La Forêt
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Pour les besoins du présent chapitre, la foresterie se définit comme l’ensemble des travaux effectués sur le terrain pour créer, renouveler, aménager et protéger les forêts et pour récolter leurs produits. La dernière étape de la chaîne de production étudiée ici est le transport des produits bruts de la forêt. Les transformations ultérieures — bois de sciage, meubles ou papier, par exemple — sont traitées dans les chapitres nos 71, 72 et 86 de l’Encyclopédie consacrés respectivement au bois d’œuvre, au travail du bois et aux pâtes et papiers et dans la Partie 03 "Ressources industrielles", Rubrique 01 : "Agriculture", Chapitre 04 "Production forestière" de ce Web Site — ... Le travail manuel. Charge de travail. De façon générale, le travail manuel en forêt exige un effort physique intense, c’est-à-dire une forte dépense d’énergie de la part du travailleur. L’énergie dépensée est bien entendu fonction de la nature de la tâche et du rythme auquel elle est exécutée, mais pour accomplir son travail, le travailleur forestier a de toute façon besoin d’une ration alimentaire beaucoup plus importante qu’un employé de bureau ...
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La récolte du bois désigne l’ensemble des opérations d’abattage et de façonnage des bois dans une forêt ou une plantation, conformément aux exigences de l’utilisateur, puis leur livraison à un consommateur. Autrement dit, il s’agit de couper des arbres, de les débiter en billes, de les débarder et de les transporter sur une longue distance jusqu’à un consommateur ou une usine de transformation. Le transport du bois est l’étape comprise entre le chantier de récolte et la scierie. Cette opération est un élément important des coûts: dans l’hémisphère nord, elle représente entre 40 et 60% du coût d’achat total du bois à la scierie (non comprise la valeur des bois sur pied), et cette proportion est encore plus élevée dans les pays tropicaux ...
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La récolte de produits forestiers autres que le bois présente des risques nombreux et variés compte tenu de la grande diversité de ces produits. Pour mieux étudier ces risques, on peut regrouper les produits en question en différentes catégories, exemples Produits alimentaires Produits animaux, pousses de bambou, baies, boissons, fourrage, fruits, herbes, champignons, noix, huiles, cœurs de palmier, racines, graines, amidon Produits chimiques et pharmacologiques, et dérivés Plantes aromatiques, gommes et résines, latex et autres exsudats, extraits médicinaux, tanins et teintures, substances toxiques Matériaux décoratifs Ecorce, feuillage, fleurs, herbes, pot-pourri Fibres non ligneuses servant à la fabrication d’ouvrages tressés, à la construction ou au rembourrage Bambou, écorce, liège, kapok, feuilles de palmier, rotin, roseaux, chaume La récolte des produits autres que le bois peut répondre à différentes fins ...
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Planter des arbres est l’opération qui consiste à mettre en terre des jeunes plants ou des arbustes. Habituellement, le but est de reboiser une surface après exploitation, de boiser pour la première fois une parcelle pour en changer l’exploitation ou pour lutter contre l’érosion en terrain en pente, par exemple. Une opération de plantation peut porter sur plusieurs millions d’unités. Elle peut être exécutée par des exploitants privés au service des propriétaires fonciers, par des entreprises de pâtes et papiers, des services forestiers d’Etat, des organismes non gouvernementaux ou des coopératives ...
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L’importance des incendies de forêt Un élément important de la gestion forestière consiste à protéger la ressource elle-même. Parmi les nombreuses atteintes à la forêt, le feu est souvent le plus dangereux. Ce danger constitue aussi une menace réelle pour la population qui vit à l’intérieur ou à proximité du secteur boisé. Chaque année, des milliers de personnes perdent leur maison dans des incendies dévastateurs et des centaines y laissent leur vie, de même que des dizaines de milliers d’animaux domestiques.
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Les conditions climatiques, le bruit et les vibrations sont autant de facteurs de risque inhérents au travail forestier. Le degré d’exposition à de tels risques varie grandement selon la nature des tâches et l’équipement utilisé. Nous prendrons ici l’exemple de la coupe du bois, en distinguant entre travail manuel, travail motorisé (surtout à l’aide de scies à chaînes) et travail mécanisé. Le travail manuel Les conditions climatiques Le fait de travailler en plein air, dans des conditions climatiques variables, présente à la fois des côtés positifs et négatifs ....
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Dans un secteur qui présente beaucoup de risques, comme la foresterie, il est fondamental d’adopter des règles de sécurité appropriées et spécifiques si l’on veut réduire la fréquence des accidents et des problèmes de santé. Il est malheureusement beaucoup plus difficile en foresterie que dans beaucoup d’autres disciplines d’élaborer de telles règles et de les faire respecter. Souvent, les lois sur la sécurité professionnelle et les réglementations générales en vigueur ne s’appliquent pas spécifiquement à la foresterie. En outre, comme elles sont conçues à l’origine pour le travail en usine, il est souvent difficile de les appliquer à des métiers pratiqués en plein air, dans des conditions extrêmement variables ... Les travaux forestiers influent inévitablement sur l’environnement d’une manière ou d’une autre, de façon positive ou négative. Ce sont évidemment les effets négatifs qui préoccupent à la fois les organismes de réglementation et le public. L’environnement Quand on parle de l’environnement, on pense souvent à ses caractéristiques physiques et biologiques: le sol, la végétation, la faune et les cours d’eau ...
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Le travail forestier est l’un de ceux qui exigent en permanence le port d’un équipement de protection individuelle. La mécanisation a certes réduit le nombre d’utilisateurs de scies à chaînes, mais il existe encore des tâches, souvent dans des endroits difficiles d’accès, que les gros engins ne peuvent effectuer. Malheureusement, alors que les scies à chaîne portatives gagnaient en efficacité et en vitesse de coupe, la protection apportée par les vêtements et les chaussures de travail tendait à diminuer. En fait, le supplément de protection exigé a alourdi l’équipement porté par les travailleurs forestiers, ce qui rend leur tâche encore plus pénible, en particulier l’été dans les pays nordiques, et tout au long de l’année dans d’autres ... La sécurité du travail forestier repose sur l’adéquation entre les conditions d’exécution des tâches et les capacités individuelles. Plus les exigences physiques et mentales du travail concordent avec ce dont l’individu est capable (selon son âge, son expérience et son état de santé), moins la sécurité risque d’être compromise par les efforts pour atteindre les objectifs de production. Un équilibre précaire entre capacités individuelles et conditions de travail ne peut que nuire à la sécurité, individuelle et collective ... Les travaux forestiers, spécialement dans les pays en développement, ont souvent un caractère temporaire et saisonnier. Ils se déroulent en général loin des centres urbains, et les travailleurs doivent parcourir de grandes distances quotidiennement ou séjourner plusieurs jours ou plusieurs semaines dans un camp situé à proximité du chantier ...
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Les qualifications, la formation et les risques Dans de nombreuses industries, l’attention portée à la sécurité dans la conception des équipements, l’organisation du cadre de travail et le choix des méthodes peuvent grandement réduire les risques professionnels en matière de sécurité et de santé. Dans l’industrie forestière, l’exposition aux risques dépend en grande partie des connaissances techniques, des compétences et de l’expérience du travailleur et du chef d’équipe, et des efforts que l’un et l’autre sont disposés à faire dans le cadre de la planification et de l’exécution du travail. La formation influe donc de manière décisive sur la sécurité et la santé dans le secteur forestier ... Ainsi que l’indiquent différents articles de ce chapitre, il existe une assez bonne documentation sur les risques physiques liés au travail forestier. On est beaucoup moins bien renseigné, en revanche, sur l’incidence des facteurs psychologiques et sociaux (Slappendel et coll., 1993), c’est-à-dire, en l’occurrence: satisfaction et sécurité au travail; effort mental; sensibilité et réaction au stress; adaptation aux risques perçus; charge de travail, heures supplémentaires et fatigue; exposition à des conditions pénibles d’environnement; isolement social dans les camps et séparation d’avec la famille; organisation du travail; et travail en équipe ...
