►Nous sommes en 1664.
A l’instar des anglais qui occupaient Tanger et des Espagnols bien installés dans le Préside d’Oran, Louis XIV (le fameux roi soleil), projetait de prendre une ville « barbaresque », de la fortifier et d’en faire un poste avancé, pour le compte de la Ligue du Rhin, dont la France était membre, lors la première guerre Austro-turque. Sont alors proposées Bone (Annaba), Stora (Skikda) et Bejaia.
Contre toute attente, ce sera Jijel qui sera choisie. C’est ainsi que le 23 juillet 1664, 6 500 hommes constituant les troupes françaises, avec le concours de l’ordre de St Jean de Jérusalem (Malte), des Provinces- Unies (Pays bas) et de l’Angleterre, sous le commandement du Duc de Beaufort, débarquent et prennent sans réelle résistance, la bourgade de Jijel.
► Nous sommes en juillet 1775
Le roi d’Espagne, Charles II, décida de mener une expédition de grande envergure contre El Djazair avec la bénédiction de l’Eglise et l’appui de son cousin Louis XVI de Bourbon, des dirigeants des pays riverains et surtout les conseils de son premier ministre, Grimaldi.
► Nous sommes en 1927
Le prétexte de la guerre contre l'Algérie est une affaire liée un « affront » fait en 1827, par le dey d'Alger au consul représentant la France. La France décide le blocus maritime d'Alger. S'y est rajouté en 1829, le bombardement par les Algériens d'un navire français chargé de parlementer avec le dey. Cependant ce n'est qu'en 1830 que le roi Charles X se décide à « laver l'affront ». La politique très réactionnaire menée par le gouvernement français dirigé par le prince de Polignac est très impopulaire. Détourner l'attention sur l'extérieur et tenter à bon compte de gagner du prestige est en fait le but de l'intervention militaire.
Sous les ordres du ministre de guerre, le général Bourmont, une flotte importante transportant près de 37 000 hommes part de Toulon le 25 mai 1830. Elle aborde à l'ouest d'Alger le 14 juin. La ville d'Alger est prise le 4 juillet 1830. Le dey s'exile à Naples, tandis que les soldats turcs (les janissaires) partent pour l'Asie mineure.
► Nous sommes en 1945
Le 8 mai 1945, le jour même de la victoire alliée sur le nazisme, de violentes émeutes éclatent à Sétif, en Algérie. C'est un lointain prélude à la guerre d'indépendance.
Les manifestants sont des Algériens de confession musulmane, dont certains se sont battus en Italie, dans les troupes françaises qui ont contribué à abattre le fascisme. Ils souhaitent profiter de la victoire des forces alliées pour obtenir l'indépendance. Impensable pour la classe politique française, droite et gauche confondues, qui ne conçoit pas de se défaire de ses trois départements d'Algérie ! ...
Les vérités cachées de la Guerre d'Algérie
Jean Sévillia
Avec ce livre, Jean Sévillia affronte cette histoire telle qu’elle fut : celle d’une déchirure dramatique où aucun camp n’a eu le monopole de l’innocence ou de la culpabilité, et où Français et Algériens ont tous perdu ...
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La Guerre d'Algérie
Guy Pervillé
En France, il a fallu attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l’expression « guerre d’Algérie » soit officiellement reconnue. De 1954 à 1962, l’euphémisme « opérations de maintien de l’ordre » ...
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La Guerre d'Algérie : Histoire d'une déchirure
Alain-Gérard Slama
Entre 1830 et 1954, s'est lentement imposée l'idée que l'Algérie c'était la France. Mais c'était un rêve... L'absence de projet colonial, la dépendance du peuplement européen, les incertitudes du sentiment national algérien ...
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En cours de continuation ...
