
Personnages : La Femme dans toute sa splendeur
L’apport des femmes.
Elles étaient éffacées dans leurs actions, mais que ce soit dans le lointain passé, pendant les différents envahissements ou colonisations, durant la période de la guerre de Libération, elles se sont toujours manifestées par leurs participations et engagements. De tous temps, leurs actions ont été notables, admirables et en croissance exponentielle ...
Tin Hinan.
Reine berbère du 4e siècle, Tin Hinan est considérée par les Touaregs nobles du Hoggar (en Algérie) comme leur mère fondatrice. Elle est connue essentiellement par la tradition orale, avec des versions parfois contradictoires qui laissent une grande part au mystère ... Lire Suite ...
Dyhia (Kahina).
La première, la Kahina, personnage historique, est une princesse amazigh (berbère) qui s’est opposée, au VIIe siècle, aux Arabes et à l’implantation de l’islam lors de l’invasion du Maghreb par les troupes d’Hassan. L’histoire retient d’elle qu’elle a rassemblé les différentes tribus contre l’envahisseur ; grâce à cette union, les Berbères ont réussi à arrêter les troupes arabes et à les renvoyer en Tripolitaine ... Suite en cours ...
Cyria.
Une guerrière et princesse numide peu connue. L’historiographie fut peu généreuse avec les figures féminines. Elles ont été bien souvent quand elles ne sont pas occultées, reléguées, confinées à des rôles secondaires. Les ouvrages d’Histoire se font avares de détails. Tel est le cas de Cyria, une princesse numide qui livra bataille contre les romains ... Suite en cours ...
Yemma Gouraya.
A l’époque médiévale, la montagne du Gouraya s’appelait Amsioun, comme le prouve le témoignage daté du XIIème siècle d’ Al-Idrissi, célèbre géographe du roi normand Roger II de Sicile :« Bejaia, située près de la mer, sur des rochers escarpés, est abritée, au nord, par une montagne dite Amsioun, très élevée, d’un difficile accès et dont les flancs sont couverts de plantes utiles en médecine : bois de hadhadh, scolopendre, al-barbaris, grande centaurée, rezavend, castoun, absinthe,… ». Elle changea de nom après le XVIème siècle grâce à l’action de celle qui deviendra la sainte protectrice de la ville ... Suite en cours ...
Fadhma N’soumer.
Lalla Fadhma N’soumer, héroïne du Djurdjura, est née dans un village proche de Ain El Hammam en 1830, quand a commencé l’occupation française. Son vrai nom est Fatma Sid Ahmed. Le surnom « N’Soumer » lui a été donné pour sa piété et sa force et aussi parce qu’elle a vécu dans le village de Soumer ... Lire Suite ...
Ourida Meddad
Issue d’une famille pauvre de Kabylie qui a du émigrer vers la capitale, elle a 16 ans lorsqu’en tant qu’agent de liaison du FLN de la Zone autonome d’Alger, elle est arrêtée l’été 1957 par l’armée à Alger pour être torturée jusque tard dans la nuit par les paras du général Massu dans une école de la Casbah de la rue Sarouy, lieu de triste mémoire où tant de militants ont passé de si cauchemardesques moments comme à la villa Sésini, le palais Klein ou le Café-Bains Maures ... Suite en cours ...
Tayeb Brahim Fatiha.
Issues d’une grande famille militante d’El Gâada de Sig, et à Sidi Bel-Abbès où elles ont grandi, les Tayeb Brahim ont côtoyé d’autres femmes de l’OC FLN comme Affane Fatima, les sœurs Azza Saleha et Djamila, El Fekaïr Melouka, Bendimered Soraya, Sekkal Hafida et El Kheir Nebia. C’est ainsi qu’à 15 ans en 1959 et grâce à Cherifa sa sœur ainée de 5 ans qu’elle rejoint le maquis de la Mekerra à bord d’une charrette, alors qu’elle est infirmière dans un cabinet privé à Sidi Bel-Abbès ... Suite en cours ...
Baya Hocine.
C’est une autre icône de la Casbah, quartier mythique qui a enfanté tant de révolutionnaires, et particulièrement des femmes. A l’image de Baya Hocine, de son vrai nom Baya Mamadi, née à la Casbah d’une famille kabyle dépossédée et contrainte à rejoindre la ville, et qui a très tôt rejoint les structures du FLN, influencée par son grand frère engagé à l’UGEMA des étudiants musulmans ... Suite en cours ...
Yasmine Belkacem.
Née à Alger en 1943 dans le quartier populaire de Belcourt où elle passe son enfance avec sa mère couturière, elle n’a que 14 ans quand elle entre en contact avec le FLN où elle se charge du ravitaillement des réseaux clandestins avec sa voisine Fettouma. Démasquées toutes deux en 1958, elles fuient vers Larbâa chez un oncle puis Yasmine part seule rejoindre les maquis de l’Ouest à Oued Fodda ... Suite en cours ...
Djamila Amrane-Minne.
Djamila Amrane-Minne (1939-2017) : née sous le nom de Danielle Minne, fille de la moudjahida française Jacqueline Guerroudj. Militante du Front de Libération National et poseuse de bombe. Elle rejoint la rébellion sous le nom de « Djamila » qu'elle gardera et participe à l’âge de 18 ans au triple attentat à la bombe perpétré par le FLN en 1957. Elle pose une bombe dans le quartier européen d'Alger, sur la rue Michelet, ce qui entraîne la mort de plusieurs personnes et de nombreux blessés. Elle est condamnée à 7 ans d'emprisonnement et sera libérée en 1962 à l’indépendance du pays ... Suite en cours ...
Hassiba Ben Bouali.
Hassiba Ben Bouali (1938-1957) : poseuse de bombes, elle rejoint les rangs du FLN tout en continuant ses études d'infirmière. Son physique d'Européenne l'amène à déposer des bombes dans les lieux publics. L'armée française l'assassine avec Ali La pointe, commandant en chef du FLN, le 8 octobre 1957. Grande militante de la cause algérienne, elle écrit une lettre avant sa mort : « si je meurs, vous ne devez pas me pleurer, je serais morte heureuse, je vous le certifie » ... Suite en cours ...
Djamila Bouhired.
Djamila Bouhired (1935- ) : officier de liaison et assistante de Yacef Saâdi. Le 30 septembre 1956, elle pose une bombe qui n’explose pas, mais participe au recrutement de plusieurs moudjahidate comme Djamila Bouazza. La justice française la condamne à la peine de mort, ce qui provoque une grande médiatisation à l'époque (son compagnon d'alors, le célèbre avocat français Jacques Vergès, la défendra). Elle est graciée avant les accords d'Évian du 18 mars 1962. Djamila Bouhired continue d'apporter son soutien au peuple algérien. Le 22 février 2019, elle descend dans la rue dans le cadre du « Hirak », grand mouvement populaire pour le départ du président Abdelaziz Bouteflika, à la tête de l'Algérie pendant 20 ans (1999-2019). Djamila Bouhired est certainement l'héroïne la plus célèbre de la guerre d'Algérie. Par exemple, au Caire, le 5 juillet 1958, jour de fête nationale algérienne, des portraits de Djamila Bouhired sont brandis dans la foule. De plus, la même année, le célèbre réalisateur égyptien Youssef Chahine lui dédie le film biographique Djamila l'Algérienne ... Suite en cours ...
Djamila Boupacha.
Djamila Boupacha (1938- ) : s’engage très jeune auprès du FLN, à l’âge de 15 ans. L'armée française l'arrête en 1960 auprès des membres de sa famille, la torture et la viole pendant plusieurs mois. Grâce à son avocate Gisèle Halimi et au soutien manifeste de Simone de Beauvoir qui lui dédie une tribune intitulée "Pour Djamila Boupacha" dans Le Monde, son procès est très médiatisé et contribue à faire la lumière sur les sévices perpétués par l’armée française durant la guerre d'Algérie. Djamila Boupacha est graciée en prélude des accords d'Évian du 18 mars 1962 ... Suite en cours ...
Zohra Drif.
Zohra Drif (1934- ) : avocate, militante du FLN et poseuse de bombe. Elle en place une dans un café-bar fréquenté majoritairement par des pieds-noirs, entraînant la mort de 3 jeunes femmes et faisant 12 blessés. Elle est arrêtée avec Yacef Saâdi en 1957 et est condamnée à 20 ans de travaux communautaires. Elle participe toujours activement à la société algérienne et manifeste dans le cadre du « Hirak » le 22 février 2019 pour la destitution du président Abdelaziz Bouteflika. Suite en cours ...
Jacqueline Guerroudj.
Jacqueline Guerroudj (1919-2015) : moudjahida française membre du parti communiste, mère de Djamila Amrane-Minne et épouse du moudjahid Abdelkader Guerroudj, avec qui elle est condamnée à mort par la France en 1957 et dont elle divorce le 22 mars 1969. Tout comme Djamila Bouhired et Djamila Boupacha, les deux sont graciés le 8 mars 1962, peu de temps avant les accords d'Évian du 18 mars de la même année. Jacqueline Guerroudj publie son témoignage Des Douars et des prisons en 1993 ... Suite en cours ...
Raymonde Peschard.
Raymonde Peschard, nom de guerre « Taous » « Le Paon » (1927-1957) : assistante sociale, militante du Parti communiste algérien et moudjahida algérienne d'origine européenne. Raymonde Peschard se sert du haïk pour dissimuler son apparence. Seule Européenne à être reconnue comme martyre « chahida » par les autorités algériennes après l'indépendance. Raymonde Peschard incarne également les condamnations douteuses de l'armée française, et qui se basent sur des informations non-fondées. Dans le but d'investiguer les attentats à la bombe du Milk-Bar (septembre 1956) et d'un bus à Diar-es-Saada, l'armée française arrête le militant communiste indépendantiste français Fernand Iveton. Sous la torture, celui-ci finit par avouer l'implication d'une femme « blonde » aux services de renseignements français, dans le but de protéger Jacqueline Guerroudj. En raison de cette fausse information livrée sous la contrainte, Raymonde Peschard est immédiatement mise en cause, et la presse européenne médiatise cette condamnation publique. La poseuse de bombe « blonde » Zohra Drif, accompagnée de la brune Djamila Bouhired, étaient en fait les poseuses de bombe de l'attentat du Milk-Bar ... Suite en cours ...
Zoulikha Oudaï.
Zoulikha Oudaï née Echaïb Yamina est née le 7 mai 1911 à Hadjout. Issue d’une famille aisée, son père Braham, conseiller municipal, est un riche propriétaire. Elle n’est âgée que de 6 ans lorsqu’elle perd sa mère et est confiée à ses grands-parents maternels (Dar Aggoun – Essebagh). Scolarisée, elle obtient le Certificat d’études primaires ... Suite en cours ...
Meriem Bouattoura.
Symbole de la femme algérienne combattante, Meriem Bouattoura, cette héroïne chaouie tombée à la fleur de l’âge, n’a peut-être pas eu les hommages qu’elle mérite, et son histoire, fabuleuse et quasi mythique, doit être portée au plus large public : son combat, son sacrifice et sa symbolique sont vraiment dignes d’une icône. Née le 17 ... Suite en cours ...
Nafissa Hamoud.
Nafissa Hamoud (née à Alger en 1924, morte le 10 décembre 2002) est une femme militante du FLN durant la guerre d'Algérie. Issu d'une famille de la bourgeoisie algéroise, son père était Mufti d'Alger, elle fait partie en 1944 des premiers noyaux d'étudiantes en médecine, encore peu nombreuses à cette époque de l'association des étudiants musulmans d'Afrique ... Suite en cours ...
Annie Steiner.
Née le 7 février 1928 à Hadjout, près de Tipaza d’une mère française et d’un père d’origine italienne installée depuis longtemps en Algérie comme directeur d’hôpital, Annie Florio de son nom de jeune fille est d’une famille aisée, installée en Algérie depuis trois génération. Elle fait son lycée à Blida dans l’établissement Duveyrier (aujourd’hui Ibn Rochd), pépinière nationaliste où viennent tout juste de passer Abane Ramdane, Ali Boumendjel, Benyoucef Benkhedda, Saad Dahlab, Mhammed Yazid et Mohamed Lamine Debaghine. Elle suit ensuite des études de droit à Alger et commence à travailler en tant que juriste où elle côtoie les difficultés des Algériens ... Suite en cours ...
Aldjia Benallegue-Nourredine.
La Doctoresse était pour nous dès la première moitié des années quarante, une personnalité emblématique de l’éveil et de la fierté nationale dans les divers domaines. Son mari, Benallègue Abdelkrim était pharmacien. Il avait été pendant ses études maître d’internat au lycée de Ben Aknoun. Il nous donnait des nouvelles des évolutions politiques comme des collègues Amar Bentoumi et Henine Yahia Lire Suite ...
Louisette Ighilahriz.
Issue d'une famille originaire de Kabylie, Louisette Ighilahriz est née le 22 août 1936, au Maroc. Elle s’engage à vingt-et-un ans auprès des indépendantistes algériens du FLN lors de la bataille d'Alger ; recherchée en ville, elle fuit au maquis le 28 septembre 1957. Grièvement blessée dans une embuscade tendue par l'armée française, Louisette Ighilahriz est rapatriée d'urgence dans un hôpital où elle passera près de trois mois dans les locaux de la 10e DP (division parachutiste), où elle subira d'innommables tortures ; un médecin de l'armée française la fait transférer en prison alors que ses forces commencent à l'abandonner ... Lire Suite ...
Djamila Bouazza.
Courageuse militante politique, originaire d'El Affroune (Blida), Djamila Bouazza faisait partie de ces nombreux fidayines qui, durant l'épique et glorieuse Bataille d'Alger, menèrent le combat libérateur contre l’occupation Française. Assurant le rôle d'agent de liaison après sont recrutement par le FLN historique, à l'âge de 19 ans, elle reçu pour tâche, le 26 janvier 1957, de poser une bombe dans une brasserie du centre d'Alger. Arrêtée, Djamila Bouazza fut, le 15 juillet 1957, aux cotés de Djamila Bouhired, la première femme a être condamnée à mort par le tribunal militaire de la force occupante Française en Algerie ... Lire Suite ...
Gisèle Halimi.
Née Zeiza Gisèle Elise Taïeb en 1927 à La Goulette en Tunisie, d’un père berbère et d’une mère juive, Gisèle Halimi a obtenu son brevet d’avocate à Tunis en 1948 avant d’entrer au Barreau de Tunis, puis de partir exercer à Paris en 1956. Durant la guerre d’Algérie, Gisèle Halimi devient l’une des avocats des militants du FLN. Elle se fera remarquer par sa défense de Djamila Boupacha qui fut accusée d’avoir déposé une bombe et torturée par des militaires français durant sa détention à Alger. Lire Suite ...
Izza Bouzekri.
La veuve de Abane Ramdane, la moudjahida Izza Bouzekri, est décédée mercredi, 17 mai 2017 à Alger, à l'âge de 88 ans, des suites d'une crise cardiaque. Née le 15 septembre 1929 à la Casbah (Alger), Mme Bouzekri avait commencé son militantisme au sein de l'Association des femmes musulmanes algériennes (AFMA) sous l'égide du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) et était membre de l'Organisation civile du Front de libération national (FLN) de 1955 à 1962 ... Lire Suite ...
Aïcha Kandisha.
D’appartenance maghrébine, la Kahina est connue à travers toute l’Afrique du Nord, alors qu’Aïcha Kandicha est principalement associée au Maroc et parfois à l’Ouest algérien. L’histoire n’est pas unanime sur les événements de leurs vies dont on connaît plusieurs variantes. En croisant les diverses versions, il ressort que toutes les deux ont subjugué par leur beauté et particulièrement celle de leur chevelure dont il est dit, en ce qui concerne la Kahina, qu’elle est « éployée comme les ailes de l’aigle », mais également par leur force de caractère qui les mènera jusqu’au bout de leurs convictions et jusqu’à la mort ... Lire Suite ...
( En cours de continuation ... )
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