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Célébration de L'indépendance     ( 2 / 3 )

 

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"Avec nos diplômes, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres


Le mouvement nationaliste entra dans la clandestinité en créant l'Organisation Spéciale (OS) qui allait devenir le fer de lance de la future lutte de libération nationale.
C'est ainsi que des hommes déterminés, connus par l'histoire sous le nom du "
Groupe des 22", allaient se réunir à Alger pour prendre la courageuse décision: planifier et organiser le début de l'insurrection Armée.
La date du 1er Novembre 1954 fût choisie par le "
Groupe des Six" pour le déclenchement de la lutte armée. C'est a cette date précise entre minuit et deux heures du matin, que différentes actions sont menées en divers points du territoire Algérien.



Dans le Constantinois, les Aurès, la Kabylie, L'Algérois, L'Oranais des attaques de commandos se succèdent, des incendies prenant pour cible des installations coloniales sont allumés. Des attentats simultanés contre des objectifs militaires ou de police sont déclenchés donnant a l'ensemble des actions un caractère concerté, coordonné qui démontre l'existence d'une organisation et d'une direction maîtrisant l'ensemble de la situation. Prise au dépourvu, l'administration coloniale tenta de minimiser les attaques en les considérant comme des événements sporadiques tout en s'empressant de demander des renforts de " Métropole ".

Des centaines, puis des milliers de soldats de toutes armes débarquèrent en Algérie pour tenter d'éteindre les flammes libératrices qui allaient progressivement embraser tout le pays. La marche harassante, mais inéluctable de la révolution avançait de jour en jour, gagnant à la cause toutes les couches de la population Algérienne.



La guerre de libération nationale était une lutte de tous les instants, de tous les jours et elle fût jalonnée comme toutes les révolutions de dates phares qui sont autant de repères dans son parcours.
Le 20 Août 1955, Des milliers de citoyens Algériens se soulèvent et attaquent des postes militaires et des installations Françaises dans différentes villes du Nord Constantinois. Emmenées par ZIGHOUT YOUCEF, les masses Algériennes entendaient marquer, par leur soulèvement, une adhésion totale aux idéaux du FLN / ALN et à la lutte de libération dans l'ensemble du MAGHREB.
En effet la date du 20 Août 1955 avait été choisie parce qu'elle marquait le deuxième Anniversaire de la déposition par les français du Roi du Maroc, Mohamed V.
Le soulèvement général des populations du Nord Constantinois démontrait de façon éclatante que la révolution
Algérienne n'était pas l'affaire de quelques " Fellagas " isolés, mais qu'elle concernait l'ensemble des éléments de la société Algérienne, paysans, ouvriers, petits fonctionnaires, artisans, commerçants etc... Encore une fois, la répression coloniale est terrible. L'armée coloniale entre en action et des milices privées, constituées par des extrémistes Européens, traquent et assassinent des milliers d'Algériennes et d'Algériens. Le bilan macabre atteint le chiffre de 12 000 victimes Algériennes.


Le Gouverneur général de l'Algérie, Jacques Soustelle, qu'on présentait comme un homme acquis à l'idée des reformes pouvant mettre fin a " l'insurrection ", donne carte blanche à l'armée Française qui va prendre définitivement à son compte la guerre.
Le soulèvement du 20 Août 1955 a débordé les frontières de l'Algérie et de la France et le 30 Septembre 1955, la question Algérienne est inscrite à l'ordre du jour de l'ONU.



C'est désormais une guerre totale en Algérie avec des effectifs de centaines de milliers de soldats Français engagés sur le terrain pour " pacifier " l'Algérien..
Le 19 Mai 1956 les lycéens, collégiens et étudiants de tout le pays déclenchèrent la grève illimitée des études pour montrer leur solidarité avec le combat du peuple Algérien dont ils sont une composante indissociable. Des milliers de jeunes lettrés allaient rejoindre les maquis en laissant pour l'histoire le slogan impérissable.


" AVEC NOS DIPLOMES NOUS NE FERONS PAS DE MEILLEURS CADAVRES "


Ainsi donc le peuple avec toutes ses composantes, allait mener comme un seul homme le combat libérateur avec un objectif rassembleur, effaçant tous les clivages politiques : L'INDEPENDANCE DE L'ALGERIE.
La révolution avait prouvée sa cohésion, il lui fallait parfaire son organisation.
Le 20 Août 1956 le Congrès de la Soummam consacre l'adhésion de toutes les forces politiques ayant accepté les objectifs du FLN.
Avec le congrès de la Soummam, la révolution Algérienne va prendre un nouvel élan. Vingt jours de débats vont aboutir sur la définition du programme du FLN, la structuration du FLN et de l'ALN, organisée en six Wilayas ainsi que l'affirmation de la primauté du politique sur le militaire, et de l'intérieur sur l'extérieur.


Depuis le Congrès du 20 Août 1956 la réorganisation de l'ALN en unités combattantes, dénommées KATIBAS, allait prouver son efficacité tout au long des années 1956 - 57 - 58 - 59 ou les combats de l'ALN atteignent leur apogée. De grandes batailles sont menées par les unités combattantes de l'ALN, à l'EST, au Centre, à l'OUEST, au SUD et dont les montagnes ont vibré aux bruits des balles et de la fureur des combats.
Dans les Aures, les massifs du Nord Constantinois, dans le Djurdjura, sur les monts de Palestro et du Titteri, dans le Zaccar et L'Ouarsenis, dans l'Atlas Blidéen, et l'Atlas Saharien, dans les monts de Saïda et de Tiemcen les Combattants de l'ALN ont fait preuve d'un courage et d'une abnégation sans bornes infligeant des pertes sévères à un ennemi souvent supérieur en nombre mais réduit à la défensive par la détermination héroïque des djounouds de l'ALN.


Parallèlement à cette guerre des maquis, l'ennemi était harcelé dans toutes les villes d'Algérie et principalement à Alger ou les Fidayines de la Zone Autonome d'Alger mettaient en échec la stratégie de Massu et Bigeard.
Les harcèlements de l'ennemi par l'armée des frontières EST et OUEST acculaient l'armée coloniale à mobiliser des forces importantes dans ces régions.
Pour sa part la Fédération FLN de France, allait porter la guerre de libération nationale sur le territoire Français: Organisation des émigrés Algériens, collecte de fonds pour la révolution, actions pour contrer la propagande et les actes du MNA.
Dans le même temps la Fédération FLN de France gagnait a sa cause de larges couches de la population Française.
L'adhésion de l'émigration Algérienne aux mots d'ordre du FLN et aux idéaux de la révolution allait se traduire de manière grandiose et tragique le 17-Octobre-1961. En effet, ce jour là, à l'appel du FLN des dizaines de milliers d'Algériens convergèrent des Banlieues vers le Centre de la Capitale Française pour protester contre le couvre feu discriminatoire instauré par PAPON et clamer haut et fort leur solidarité avec le combat de leur peuple en Algérie.
Les proportions prises par la guerre de libération nationale, eurent pour conséquence de déstabiliser définitivement les différents gouvernements Français, dont le dernier d'entre eux, celui de Pierre Pfimiin, et de faire chuter ainsi la quatrième république.
Le général DE GAULLE apparaît comme le seul recours pour régler le " problème Algérien " et sauver le peuple Français " de la dictature militaire et de la crise économique ". Il est investi alors par le parlement Français, le 1er Juin 1958.
En militaire averti le général DE GAULLE effectue son premier voyage en Algérie pour tâter le pouls de la population. Il le fait en TENUE MILITAIRE, ce qui augure de sa volonté a privilégier une solution militaire pour mettre fin à la guerre.


Le général DE GAULLE ordonne à l'armée colomale d'écraser rALM afm de la contraindre à la reddition " La paix des braves ". C'est alors que le général Challe avec une armée de 700.000 hommes et l'appui des forces de l'OTAN lance des grandes opérations contre les maquis de l'ALN.


Les opérations Couronne, Pierres Précieuses, Jumelles, Etincelles et autres, associées au rassemblement des populations dans des camps de regroupements amènent l'ALN à modifier sa stratégie et à l'adapter à celle de l'adversaire.
Les Katibas sont scindées en petits groupes mobiles face à l'offensive de l'armée Française.
Durant sept années et demie d'une guerre impitoyable l'armée Française aura utilisée tous les moyens matériels et humains pour arrêter le cours de la révolution.
En cette journée historique du 11 Décembre 1960, la population de Belcourt d'abord, des autres quartiers d'Alger ensuite, proclama ouvertement son adhésion à la lutte menée par les combattants de l'ALN en affirmant son engagement à la réalisation des objectifs du FLN/ALN.
Ces manifestations d'une portée historique ont apporté un nouveau souffle à la révolution et ont détruit définitivement le mythe de l'Algérie Française.


C'est ainsi que des prémices de négociations sont tenues avec le GPRA qui avait été mis en place le 19 Septembre 1958.
La fureur dévastatrice des jusqu'au-boutistes coloniaux n'allait pas s'estomper. Avec la création de l'OÂS les colonialistes s'adonnèrent à la politique des ratonnades et de la terre brûlée.
La présence des combattants de l'ALN à Alger était d'un apport dissuasif et déterminant contre les hordes de l'OAS.
Les Moudjahidine rendaient coup pour coup et pour l'histoire il faut rappeler le fiasco du maquis OAS décimé par l'ALN dans l'Ouarsenis.
Les négociations du GPRA avec le gouvernement Français allaient consacrer la victoire militaire de l'ALN par la signature des Accords d'Evian portant sur le cessez le feu le 19 Mars 1962, et le droit à l'autodétermination du peuple Algérien le 3 Juillet 1962.


Au prix de centaines de milliers de CHOUHADA, de souffrances sans bornes, d'héroïsme et de sacrifices illimités, le pays est libéré.

" L'ALGERIE  ARRACHE  SON  INDEPENDANCE "    " LE 3 JUILLET 1962 "

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