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L'Algérie Numide   (5 / 5)

 





JUBA I

Juba 1 succéda à Hiempsal son père, jusqu'en 46 av. J.C. Il prit le parti de Pompée et anéantit l'armée de Soribornus Curio, qui débarqua en Afrique en 49 av. J.C. Battu à Thapsus par César, il se donna la mort, comme le firent ses alliés, Scipion et Caton.


JUBA II
Son fils, le futur roi Juba II, enfant encore, fut emmené captif à Rome où il fut éduqué. Il épousa Cléopâtre Selené, fille de Cléopâtre et d'Antoine.
Auguste lui restitua, pour un temps, la Numidie et en 25 av. J.C. il devint roi de la Maurétanie, dont la capitale fut loi.
Ce fils du révolté Juba I, vaincu par César, fut un roi très cultivé. Sans atteindre l'envergure politique de son ancêtre Massinissa, ni le courage exceptionnel de Jugurtha, Juba II s'efforça de créer un climat favorable à l'épanouissement de son peuple. Souverain lettré, ayant beaucoup voyagé, influencé par les philosophes grecs, il écrivit plusieurs ouvrages de dialectique et fir venir des artistes grecs. Ils créèrent en Cesarea un mouvement artistique très puissant qui gagna tout le royaume.


Grand admirateur de Périclès l'Olympien, qui fit de sa patrie la Démocratie modèle, Juba II voulut gouverner la Maurétanie à son image. Les méthodes démocratiques de son gouvernement lui valurent la faveur de ses sujets, et ses grandes qualités l'estime des nations étrangères. Selon Pausanias, Athènes lui érigea une statue dans son gymnase.

C'était l'hommage de la Grèce à Juba Lybico, roi africain. Juba II connaissait très bien l'histoire de son pays et même celle des autres peuples. Il est cité comme historien dans les traités d'histoire, tant grecs que latins.

II écrivit aussi des ouvrages sur le théâtre, la peinti grammaire, les sciences de la nature ; malheureusement œuvre est perdue à jamais.


Mais l'ouvrage dont la pei la plus regrettable est sa " Description de la Libye ". Au début de son régne, il fit explorer les îles Fortune ( Iles Canaries). Pline lui attribue la découverte des îles Purpuraris (îles de Madère) dont les habitants teignaient admirablement les étoffes en pourpre.

De ses voyages, il ramena à Cesarea une vaste bibliothèque et les copies des meilleures sculptures du " siècle de Périclès ", de l'école de Myron et Polyclète, de Phidias et de Praxitèle. Parmi les copies des sculptures de Phidias figurent l'Apollon de Cherchell, Demeter et Corée, puissantes sculptures de style parthénonien, la Vénus de Cherchell, qui, malgré ses mutilations, resplendit encore d'un éclat incomparable.

L'intérêt porté par Juba II à la culture ne l'empêcha pas de construire Césarée, de l'embellir et de faire de la capitale de son royaume, l'une des plus belles villes de l'Antiquité.


Le phare de l'îlot date de son règne ; il a été comparé, toutes proportions gardées, à celui d'Alexandrie. Cette construction atteste que juba II, à l'instar de ses aînés, appliquait les principes d'une véritable politique économique. Le phare était l'une des éléments de l'aménagement du port, destiné à développer sur la côte le trafic maritime, en vue du commerce aussi bien que des explorations géographiques. Les fouilles effectuées dans les ruines de Cherchell, n'ont pas livré tous leurs secrets, mais il est certain qu'une partie de sa splendeur est due à Juba II. Bien des chapiteaux sur la place, doivent appartenir à cette époque. Juba II a laissé à la postérité, une ville qui fut un centre de culture et d'art. Les sculptures grecques découvertes à Cherchell, sont exposées au musée de la ville, au musée des Antiquités à Alger et au musée du Louvre à Paris.



PTOLEMEE
Fils de Juba II, fut le dernier roi Numide. Il fut assassiné par Caligula, en l'année 42 de notre ère. A ce moment-là, la ville s'étendait sur 2,5 km de long et 1,5 km de large, et renfermait dans son enceinte un grand nombre d'oeuvres artistiques et littéraires .


Une collection numismatique des derniers rois numides (Juba II, Cléopâtre Séléné et Ptolémée) est exposée au Musée des Antiquités d'Alger. Les monnaies de )uba II reflètent très bien son époque. On y retrouve à la fois les tradition monétaires des anciens rois numides, les souvenirs égyptiens de Cléopâtre Séléné, la culture gréco-romaine de |uba II, et le désir de ressourcement de son fils Ptolomée, dont le régne fut de courte durée.

Les Romains, après la mort de Ptolémée, fils de Juba II, annexèrent la Maurétanie. Ils la divisèrent en deux provinces impériales : la Maurétanie Tingitane et la Maurétanie Césarienne, laquelle correspondait aux "Telles" Oranais et algérois et à la partie occidentale du Constantinois.


TACFARINAS
Contemporain de Ptolomée, Tacfarinas dirigea la révolte des Numides contre l'impérialisme romain, sous le règne de Tibère. Dès l'année 17 de notre ère, il livra une guerre sans merci aux armées romaines. Cette lutte indépendantiste dura huits années. Le guerrier Mazipa, combattit à ses côtés. Malgré les demi défaites de Tacfarinas, la guerre sanglante entre les Numides et Rome, ne prit fin qu'en l'année 24, dans la bataille que lui livra le pré consul Donabela en Auzia. (Aumale), où Tacfarinas trouva la mort au champ d'honneur comme le voulait la tradition numide. Tacite consacre à Tacfarinas une place importante dans les livres II et III de ses Annales et malgré le ton méprisant qu'il emploie envers le Chef Numide, la personnalité de celui-ci en sort grandie.


Tacite consacre à Tacfarinas une place importante dans les livres II et III de ses Annales et malgré le ton méprisant qu'il emploie envers le Chef Numide, la personnalité de celui-ci en sort grandie. Tacfarinas tint tête à César, à qu'il envoya des Ambassadeurs. César, refusa ses revendications, argumentant que même celles de Spartacus n'avaient pas été prises en considération.


 

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