
01/33 - Megan Rapinoe (football) La footballeuse américaine a été sacrée meilleure joueuse et meilleure buteuse de la Coupe du monde féminine de football par la FIFA en 2019. Connue pour son jeu tactique.

Ces femmes qui ont marqué le sport féminin
Elles ont brillé ces dernières années ou nous ont fait rêver enfant. Ces super championnes entraînent aujourd’hui encore dans leur sillage des milliers de filles. Au-delà de leurs prouesses sportives, elles rappellent qu’être une championne ne se conjugue pas qu’au masculin.
Une raquette à la main, des skis aux pieds ou sur un tatami … La palette des sports se décline à l’infini et nous aurions pu ajouter des dizaines d’autres noms. Mais nous avons choisi des figures qui ont lutté pour que leur talent soit reconnu, se faire une place dans un milieu d’hommes, qui ont porté les couleurs de leur discipline très haut. Elles ont révolutionné une manière d’être sur le terrain, ont tout donné, repoussant sans cesse leurs limites, quitte à s’écrouler. Certaines ont eu à affronter des milliers de commentaires sexistes, parce que leur physique ne correspondait pas à une pseudo-norme, parce qu’elles rêvaient de tout mener de front (et elles ont raison) ou parce qu’elles étaient femmes tout simplement. Et parce que pour certains, leurs performances restent en deçà de celles des hommes. Découvrez en images les sportives qui nous ont un jour fait vibrer.

01/33 - Megan Rapinoe (football) La footballeuse américaine a été sacrée meilleure joueuse et meilleure buteuse de la Coupe du monde féminine de football par la FIFA en 2019. Connue pour son jeu tactique.

02/33 - Serena Williams (Tennis) À chaque tournoi jusqu’à sa retraite prise en 2022, Serena Williams a impressionné. La tenniswoman américaine est la première joueuse de l’histoire à avoir gagné toutes les compétitions majeures. Elle détient également le record du nombre de victoires (39) en simple en Grand Chelem

03/33 - Amandine Henry (football) Capitaine des Bleues de 2017 à 2020, la joueuse internationale française a amené son équipe en quarts de finale lors de la Coupe du monde 2019 à domicile. Et a fait rêver des milliers de petites filles.

04/33 - Catherine Destivelle (Alpinisme) La grimpeuse et alpiniste française est la première femme à gravir en hiver et en solitaire les Grandes Jorasses, le Cervin et la face nord de l’Eiger, les trois grandes faces nord des Alpes.

05/33 - Clarisse Agbegnenou (Judo) Avec cinq médailles olympiques, dont trois en or, Clarisse Agbegnenou possède l’un des plus beaux palmarès du judo féminin sur la scène française comme internationale. En quelques années, elle est devenue un modèle pour le sport féminin.

06/33 - Ada Hegerberg (Football) La Norvégienne est la première footballeuse à être récompensée du Ballon d’or féminin, créée en 2018.

07/33 - Ana Carrasco (Moto) La pilote espagnole de moto remporte l’édition 2017 du Supersport 300 et devient la première femme à remporter une course dans un Grand Prix.

08/33 - Simone Biles (Gymnastique) Avec quatre titres olympiques aux Jeux de Rio, puis trois à ceux de Paris en 2024, Simone Biles est la plus grande gymnaste actuelle. L’athlète alerte également sur la santé mentale. « Nous [sportifs] sommes aussi humains, nous devons protéger notre esprit et notre corps, plutôt que de faire ce que le monde attend de nous », avait-elle souligné en 2021, après s’être retirée du concours par équipe aux JO de Tokyo.

09/33 - Billie Jean King (Tennis) Considérée comme l’une des plus grandes joueuses de tennis de l’histoire, Billie Jean King s’est engagée en parallèle de sa carrière pour l’égalité femmes-hommes dans le sport. Elle fonde en 1973 la Women’s Tennis Association.

10/33 - Perrine Laffont (Ski de bosses) Avec neuf globes de cristal, cinq titres de championne du monde et un titre olympique, la championne de ski acrobatique est la skieuse la plus titrée dans l’histoire de sa discipline.

11/33 - Céline Dumerc (Basket) Avec 262 sélections, Céline Dumerc détient le record de sélections en équipe de France de basket-ball, femmes et hommes confondus.

12/33 - Amélie Mauresmo (Tennis) Icône du tennis tricolore, Amélie Mauresmo est la seule Française de l’ère moderne à avoir occupé le premier rang mondial (2004). Elle est nommée en 2021 à la tête du tournoi de Roland-Garros. La joueuse de tennis devient la première femme à occuper ce poste.

13/33 - Kathrine Switzer (Marathon) Kathrine Switzer est la première femme à courir le marathon de Boston en 1967. Il faudra attendre quinze années de plus pour que la discipline s’ouvre aux femmes aux Jeux olympiques, en 1984. Entre ces deux dates, la marathonienne milite activement pour permettre aux femmes de participer aux courses de fond.

14/33 - Estelle Mossely (Boxe) Médaillée d’or aux JO de Rio en 2016, Estelle Mossely est la première boxeuse française à remporter le titre olympique, depuis l’introduction des compétitions féminines en 2012.

15/33 - Naomi Osaka (tennis) En 2018, la joueuse de tennis devient la première Japonaise, femmes et hommes confondus, à remporter un tournoi du Grand Chelem avec l’US Open et à se classer numéro 1 mondiale. L’athlète s’illustre également par ses prises de position en soutenant ouvertement le mouvement Black Lives Matter ou en s’exprimant sur le sujet de la santé mentale.

16/33 - Laure Manaudou (Natation) La nageuse française possède l’un des plus beaux palmarès de la natation féminine internationale. Le 15 août 2004, lors des JO d’Athènes, Laure Manaudou remporte la médaille d’or sur le 400 mètres nage libre et devient la première Française – depuis Jean Boiteux en 1952 – à décrocher le titre olympique en natation. Elle ouvre ainsi la voie à la réussite pour la natation française sur la scène internationale.

17/33 - Eugénie Le Sommer (Football) L’attaquante lyonnaise est la meilleure buteuse de l’histoire des Bleues, avec 93 buts en 198 sélections. Elle devance aussi Olivier Giroud, qui détient le record côté masculin avec 57 buts.

18/33 - Norma Enriqueta Basilio Sotelo (Athlétisme) Célèbre pour ses performances au saut de haies, la Mexicaine est devenue un symbole dans l’histoire des Jeux olympiques. Elle est la première femme à allumer la flamme olympique lors des Jeux de Mexico, en 1948.

19/33 - Marie-Claude Pietragalla (Danse) « Don Quichotte », « Signes », « Don’t look back », « M. et Mme Rêve »… À chaque ballet, Marie-Claude Pietragalla, danseuse étoile à l’Opéra national de Paris de 1990 à 1998, fascine.

20/33 - Jeannie Longo (Cyclisme) Avec treize titres mondiaux et un titre olympique, la Française détient l’un des plus beaux palmarès du cyclisme. Pionnière féminine dans ce sport, Jeannie Longo a essuyé pendant de nombreuses années les attaques sexistes. « Je crois que j’ai beaucoup apporté au cyclisme », répondait-elle en 1987 au cycliste Marc Madiot qui estimait qu’« une femme sur un vélo, c’est moche »

21/33 - Surya Bonaly (Patinage artistique) L’image a fait le tour du monde. En 1994, la patineuse française refuse de monter sur la deuxième marche du podium lors des championnats du monde de Chiba. Par cinq voix contre quatre, les juges viennent de sacrer sa concurrente japonaise alors que les deux athlètes ont obtenu la même note lors de leurs passages respectifs. « Elle comprend qu’elle ne pourra pas gagner avec les règles actuelles. En tant que corps noir féminin, ça ne peut pas être elle quoi qu’elle fasse », expliquait Maboula Soumahoro, maître de conférences à l’université de Tours, dans le documentaire « Noirs en France ».

22/33 - Laura Flessel (Escrime) L’escrimeuse est l’une de ces femmes qui ont marqué l’histoire des JO. En 1996, à Atlanta, la « guêpe » remporte deux médailles d’or lors des débuts de l’épée féminine. Après avoir mis fin à sa carrière sportive aux JO de Londres, en 2012, Laura Flessel devient ministre des Sports sous la présidence d’Emmanuel Macron de mai 2017 à septembre 2018

23/33 - Marinette Pichon (Football) Icône du football féminin français, Marinette Pichon arrive en équipe de France à 18 ans, en 1992. Elle la quittera seulement à sa retraite, en 2007. Près de dix ans plus tard, en 2018, la footballeuse reçoit le « Out d’or de la personnalité sportive ».

24/33 - Julie Bresset (VTT) Championne olympique à Londres en 2012, deux fois championne du monde, quatre fois championne de France… La Bretonne Julie Bresset, spécialiste de VTT cross-country, a connu une immense carrière. La sportive a aussi participé à libérer la parole au sujet du burn-out dans le sport de haut niveau.

25/33 - Katie Ledecky (Natation) En décrochant l’or sur 800 m nage libre aux Jeux de Paris, la nageuse américaine est devenue la sportive la plus titrée de l’histoire des Jeux, égalant la gymnaste soviétique Larissa Latynina.

26/33 - Marie-José Pérec (Athlétisme) Légende du sport tricolore, Marie-José Pérec est à ce jour la seule française triple championne olympique d’athlétisme.

27/33 - Sarah Ourahmoune (Boxe) Sarah Ourahmoune commence la boxe en 1996 alors que les combats féminins ne sont pas encore autorisés. « On me disait : “Tu vas t’abîmer le visage” », racontait-elle au ELLE. La boxeuse est sacrée championne du monde en 2008 et vice-championne olympique en 2016.

28/33 - Stephanie Gilmore (Surf) La surfeuse australienne est la sportive la plus titrée dans l’histoire de la discipline. Son combat pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes dans le surf aboutit en 2019 lorsque la World Surf League annonce que les primes de résultat seront à présent égales entre tous.

29/33 - Nadia Comaneci (Gymnastique) Sa renommée est légendaire. La gymnaste roumaine est considérée comme l’une des meilleures sportives dans sa discipline. En 1976, à Montréal, elle est la première gymnaste à obtenir la note parfaite de 10 lors de Jeux olympiques, pour sa performance aux barres asymétriques.

30/33 - Tessa Worley (Slalom) La Française, qui a mis un terme à sa saison en 2023, a fait partie des meilleures skieuses mondiales. Spécialiste du slalom géant, elle a notamment été sacrée championne du monde de sa discipline à deux reprises, en 2013 et 2017.

31/33 - Nezha Bidouane (Athlétisme) Championne du monde en 1997 puis en 2001 aux 400 mètres haies, médaillée de bronze aux JO de Sydney, en 2000, elle est l’athlète arabe la plus titrée.

32/33 - Florence Arthaud (Navigatrice) Le 18 novembre 1990, Florence Arthaud est la première femme à remporter la Route du Rhum, une course solitaire en quatorze jours. « Pas mal de choses ont évolué après et notamment le regard des autres », confiera ensuite la navigatrice à l’AFP.

33/33 - Camille Muffat Triple médaillée à Londres en 2012, Camille Muffat est la troisième athlète française à réussir cette performance, après Micheline Ostermeyer en 1952 (athlétisme) et Laure Manaudou en 2004. Elle perd la vie dans un accident d’hélicoptère en mars 2015 au côté de Florence Arthaud, laissant la France en deuil.
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L’histoire de Wilma Rudolph, DE LA paralysie AUX JO
Août 1960 à Rome, les Jeux olympiques d’été battent leur plein, et la ville est en sueur : déjà littéralement parce que les températures explosent le compteur à l’époque, mais surtout parce qu’une athlète afro-américaine vient de pulvériser les jeux et rentre dans l’Histoire en décrochant 3 médailles d’or. Un exploit qui la hisse au rang de première femme à empocher un triplé de médailles dorées.
La vie de Wilma Rudolph : un parcours hors du commun
Rien ne laissait présager une telle destinée. Les obstacles se présentent dès sa naissance : elle voit le jour le 23 juin 1940, dans le ghetto de Bethlehem, au nord du Tennessee aux Etats-Unis. C’est la … vingtième, oui, d’une fratrie de 22 enfants, la fille d’un père porteur de bagages et d’une mère domestique. Elle naît prématurée de 2 mois et c’est un bébé poids plume. À 4 ans, elle est frappée par la scarlatine et une double pneumonie. Et comme si ça ne suffisait pas, la petite Wilma grandit à Clarksville, composée de 40 000 habitants dont 75% de blancs, où la ségrégation et discrimination battent leur plein. Résultat : les soins médicaux réservés aux afro-américains sont très réduits, et un seul médecin est alloué à toute leur communauté.
La famille de Wilma la soigne donc au mieux à la maison, en la massant et lui faisant prendre des bains chauds, mais quand ses maux se calment enfin, Wilma commence à avoir des problèmes au niveau des jambes. Le verdict tombe alors : elle est atteinte de la poliomyélite et perd totalement l’usage de sa jambe gauche qui est désormais paralysée... Et, selon les médecins, c’est pour la vie.
Entre guérison et débuts sportifs
En grandissant Wilma se force à mettre un pied devant l’autre malgré l’attelle et le corset qu’elle porte. Des efforts qui paieront : à l'âge de 12 ans et grâce à ses nombreuses visites au Mehary medical college de Nashville qui accepte de traiter les afro-américains, elle retrouve progressivement l’usage de ses jambes. Wilma est désormais sur les starting blocks de la vie, assoiffée d’activité physique... Mais aussi de sport. Tout va alors très vite : elle intègre l'équipe de basket de son école et bat même le record de points sur un match pour ensuite être sélectionnée dans l'équipe de l'État du Tennessee. Plus rien ne semble l’arrêter : elle est alors tellement rapide et insaisissable sur le terrain de basket qu’on la surnomme alors Skeeter (moustique). Elle est repérée par Ed Temple, un coach de renommée du Tennessee, et sa vélocité l’envoie naturellement vers les pistes de courses, plus infinies et ouvertes qu’un terrain clos de basket. En 1956 elle participe aux Jeux olympiques d’été de Melbourne, et à 16 ans seulement, elle décroche la médaille de bronze sur le relais 4x100 mètres aux côtés de son équipe, dont elle est la plus jeune membre. Oui, c’est fou.
1960 - Engagée et animée par la lutte
Si Wilma est une athlète animée par la soif de revanche sur son passé paralysé, elle a encore le goût amer de la discrimination que subissait et subit encore sa communauté. Elle raconte que lorsqu’elle avait 6 ans, elle était déjà marquée par la discrimination : “Je me suis dit : il y a quelque chose de pas normal dans tout ça. Les blancs ont tout le luxe, et nous les noirs avons le sale boulot.” Quand en 1960 elle est qualifiée pour les Jeux olympiques de Rome on est encore finalement loin du célèbre discours de Martin Luther King (1963), ou des Black Panthers (1966). Wilma est donc à l’aube d’une révolution, et chacune de ses victoires permet de hisser la communauté afro-américaine un peu plus haut, tout en suscitant l’espoir. Wilma court dans les pas de Jesse Owens. Et elle le clame haut et fort, il est une grande source d’inspiration pour elle. Car dans l’ombre des Jeux olympiques plane toujours cette soif des nations à démontrer leur puissance au travers des meilleures performances sportives...
La consécration olympique de Wilma Rudolph
Août 1960, la planète entière a donc les yeux rivés sur Rome (on se souvient, il s’agit de la toute première édition à être retransmise en direct à la télévision et ça à travers le monde). Wilma s’apprête à courir un 100 mètres légendaire. Seulement... La veille de la demi-finale, elle se foule la cheville en trébuchant dans un trou pendant l’entrainement. La douleur ne semble pourtant pas la déstabiliser, bien au contraire…
Au top départ, elle s’élance sur la piste, avec une cheville foulée donc. Très rapidement, elle laisse loin derrière toutes les autres participantes : elle vient d’exploser le record du monde en 11,3 secondes. Du jamais vu. Lors de la finale, elle remporte haut la main la médaille d’or en 11 secondes, battant son temps précédent. Il ne sera pourtant pas homologué comme record du monde... car “le vent étant puissant ce jour-là et ayant pu jouer en faveur du temps”.
Wilma ne s’arrête pas là puisqu’elle enchaîne ensuite avec une victoire au 200 m, puis du 4x100 m avec son équipe, où elle tient la place cruciale de dernière sprinteuse et franchit la ligne d’arrivée à la première place. Le sport au féminin est en émoi. L’écrivain Raymond Johnson écrira que “Pendant un jour, la conquête spatiale, la folie des missiles et tout le reste ont disparu des subconscients pendant que Wilma venait d’exploser le 100 mètres en 11 secondes.”
Elle vient également d’entrer dans l’Histoire en devenant la première femme à rafler trois médailles d’or sur des jeux Olympiques.
L’impact de Wilma sur les clichés de la beauté de l’époque
Cette année-là, sur 5348 sportifs, 610 sont des femmes. Et la victoire de Wilma enflamme les médias. En Italie, on la surnomme “la Gazelle noire”, et de manière assez étrange le monde se fascine sur son physique : sa peau noire, ses longues jambes fines et musclées, son sourire emblématique font réagir. Il faut se souvenir qu’à cette époque, le sport est encore très imprégné de masculinité. Déjà par son ratio de participants hommes/femmes, mais aussi parce qu’une femme sportive, dans l’inconscient collectif, c’est souvent une femme physiquement... masculine.
La place de la femme dans le milieu sportif était encore très fragile. Il n’est pas rare à l’époque de lire des propos de la part des journalistes sportifs, jugeant que la place d’une femme est plutôt à la maison qu’en compétition sportive. Aux yeux de beaucoup, les nageuses américaines blanches et blondes incarnent à elles seules la féminité dans la compétition. Par exemple, la célèbre nageuse américaine Chris von Saltza qui venait d’exploser sur les mêmes Jeux que Wilma 3 médailles d’or et 2 d’argent, eut le droit de la part du magazine Life dans un article : “elle a presque autant de médailles que de taches de rousseur”, pour vous dire combien il était important de relier ses victoires... à son physique. La participation de Wilma et ses victoires sont donc aussi le point de départ d’une nouvelle vision du corps des femmes à la peau noire, allant à l’opposé des corps blancs majoritairement représentés comme l’incarnation de la beauté et de la féminité à l’époque.
L’après jeux olympiques
Wilma revient des JO de Rome en star. Elle est reçue par John Fitzgerald Kennedy, fraîchement élu et les émissions télévisées les plus prestigieuses se l'arrachent. Elle a remporté des médailles sportives, mais son ultime combat commence maintenant. Son histoire est bordée de blessures, qu’elle s'acharne à panser les unes après les autres au fil du temps. Et le sport dans tout ça ? À son retour, en 1960, Wilma reprend directement l’université et décroche un diplôme en éducation en 1961. Elle prend sa retraite en 1962, à quoi bon continuer à courir si sa revanche sur son corps est prise. D’autres causes l’animent désormais, et elle veut faire évoluer le sport au féminin plus que jamais.
Dans son autobiographie, Wilma Rudolph explique :
"Le fait est que les athlètes féminines noires sont au bas de l'échelle des sports américains. La plupart d'entre elles sont impliquées dans l'athlétisme parce que c'est le seul sport qui leur est encore vraiment ouvert. Combien de golfeuses noires y a-t-il ? Combien de joueuses de tennis noires ? Quand leur carrière sur piste est terminée, peu importe ce qu'elles ont accompli aux Jeux olympiques, il n'y a pas de place pour elles."
En juillet 1994, Wilma apprend qu’elle est atteinte d’une tumeur au cerveau. Elle s’éteint 4 mois plus tard chez elle, à l'âge de 54 ans.
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