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La poterie, un art ancestral



Concurrencée par la poterie industrielle, la poterie traditionnelle est menacée de disparition à cause de l'usage intensif des ustensiles en métal et en plastique importés massivement, mais surtout du peu d'intérêt affiché par les jeunes générations parmi les descendants des artisans qui ont consacré toute leur vie à ce métier.
On y trouve la gargoulette de Djemila, le plat des Maâtkas, la lampe à huile des Aurès et le pot à traire les chèvres de Babors. Des ustensiles peints en rouge vif ou en marron, façon d'une beauté remarquable et d'une simplicité frappante, qui méritent de figurer en bonne place dans un musée d'ethnographie.
En mettant en valeur aussi la poterie de Lakhdaria, la cruche d'Aokas, la gargoulette de Larbaâ Nath Irathen et la jarre de Ouadhias, la marmite avec couscoussier de Lakhdaria, la jarre de Larbaâ Nath Irathen, la lampe à huile de Ouadhia, et la petite cruche de Aïn Turki, à Miliana.
Outre le savoir-faire et la technicité remarqués dans la fabrication des poteries en Algérie, notamment dans la Kabylie et les Aurès, leur particularité réside dans ces signes, motifs et symboles graphiques qu'elles portent, révélant la créativité, mais aussi l'importante place sociale de la femme. Par sa valeur esthétique, la poterie algérienne, dont l'histoire et les dessins ont fait l'objet de nombreuses études ethnographiques et archéologiques, aura besoin d'une meilleure valorisation, surtout que cet art n'est plus concentré dans la Kabylie ou les Aurès, mais il est répandu à travars tout le pays.


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