
Burnous
Avarnous - Barnous
Le burnous est un grand manteau ample, sans manches et doté d'un capuchon, originaire des régions du Maghreb, en particulier du peuple berbère. Historiquement fait de laine, ce vêtement traditionnel est porté dans le monde arabo-musulman, notamment en Algérie, où il symbolise l'identité culturelle et est utilisé lors d'événements importants comme les mariages et les fêtes religieuses.
✓ Caractéristiques principales :
• Forme : Un grand manteau long, très ample, avec une capuche pointue. • Matière : Traditionnellement en laine ou en poil de chèvre, il peut aussi être fait de coton. • Couleurs : Il est souvent de couleur blanche, marron ou noire. • Étymologie : Le mot vient de l'arabe burnūs, lui-même emprunté au grec birros.
✓ Importance culturelle et usages :
• Symbole identitaire : Le burnous est un emblème de l'identité et de l'héritage culturel, surtout en Algérie. • Vêtement de cérémonie : Il est porté lors des mariages et des fêtes religieuses, souvent par le marié et pour la mariée. • Vêtement pratique : En hiver et dans les montagnes, il sert de manteau protecteur contre le froid. • Tradition des Spahis : Il a été traditionnellement porté par les Spahis, des unités de cavalerie de l'Armée d'Afrique. • Symbolisme : Le burnous blanc, en particulier, symbolise la pureté.
Source : Aperçu IA
Le burnous de Djelfa
La djellaba et le burnous en poils de chameau des Ouled Naïl constituent la «marque déposée» de la tribu de Messaad, au sud de Djelfa, où le génie créatif de la femme s’est mêlé à celui de l’homme pour conférer à ces habits traditionnels la double fonction vestimentaire d’apparat et de protection contre le froid des steppes. L’artisanat du poil camélidé est un patrimoine encore bien préservé par les Naïlis. Source non négligeable de subsistance, la pratique de cet artisanat assure également la pérennité de ce métier, en dépit de sa modeste rentabilité économique qu’expliquent la rareté et la cherté de la matière première. Le tissage du burnous et de la djellaba est une activité très répandue chez les Ouled Naïl.
En effet, plus de 60 % des familles de Djelfa pratiquent l’artisanat du tissage de la laine et du poil camélidé, particulièrement dans la ville de Messaad, au moment où 83 % des familles de la région s’appuient pour leur subsistance sur ce type d’artisanat. Cette activité artisanale intense se traduit par une production annuelle de quelque 30 000 djellabas et burnous en laine ou poil camélidé, tissés à la main.
La confection d’une djellaba ou «kachabia» en laine de camélidé demande un travail de plus ou moins longue durée, en étapes ordonnées et successives, dont la principale réside dans la bonne sélection de la laine. Il s’agit dans ce cas, au même titre que pour le burnous, de choisir la laine la plus fine, appartenant en général à une bête d’un an d’âge et réputée être le nec plus ultra de la laine de camélidé. Suivent ensuite, tout naturellement, le tissage puis la couture et la broderie pour arriver enfin à un produit fini de haute qualité, le plus souvent offert en gage d’amitié, censé symboliser surtout la «noblesse d’âme» et la «virilité des hommes» de ces régions.
D’après les spécialistes, le plus gros de la toison chez le dromadaire (animal à une bosse) se trouve généralement au niveau de la tête, du cou et des épaules, alors que le chameau (deux bosses), inexistant en Algérie, possède une toison de laine plus fournie qui l’aide à supporter le froid des régions où il évolue, notamment dans les hautes plaines asiatiques. Le poil de camélidé est réputé pour sa légèreté et sa solidité. Il est plus doux et plus souple que la laine de mouton, d’après les connaisseurs, qui expliquent que ses poils sont «vides à l’intérieur», ce qui permet à la bête de garder une chaleur constante. Ses couleurs variant du marron au brun très clair ou jaunâtre (gardées au tissage dans leurs teintes naturelles) dépendent généralement de l’espèceet de l’âge de l’animal, sachant que la quantité de la toison obtenue dépend également de chaque espèce de dromadaires et de chameaux.
Le burnous en fête à Bou Saâda : Un habit immémorial
La fête du burnous bat son plein depuis dimanche à Bou Saâda, dans la wilaya de M’sila, réunissant une cinquantaine d’artisans issus d’une vingtaine de wilayas.
Selon le directeur de la PME et de l’artisanat (DPMEA), cette rencontre de cinq jours vise à promouvoir ce manteau traditionnel à capuchon qui se décline, selon les régions, en plusieurs modèles dont «el khitoussa», tissé avec des poils de chameau, le burnous blanc répandu à Bou Saâda et en Kabylie et le burnous noir moins en vogue dans le Hodna.
La rencontre met également en exergue les divers dispositifs publics destinés à la protection et à la promotion du patrimoine et les actions publiques menées dans ce sens, a souligné le même responsable.
Précieuse opportunité pour la commercialisation de cet habit immémorial, cette fête met en contact les artisans de plusieurs régions du pays, favorisant les échanges et la confrontation des expériences, tout en permettant au public, nombreux dès l’ouverture de la manifestation, à découvrir un habit parfois semblable à celui porté dans le Hodna, mais quelquefois si différent. Les meilleurs artisans et les doyens des artisans de la wilaya de M’sila seront notamment honorés en marge de cette fête durant laquelle des concours des meilleurs costumes traditionnels pour hommes et pour femmes sont organisés, outre la réalisation d’un documentaire sur le burnous. L’exposition initiée à l’occasion présente, en plus des divers modèles de burnous, une gamme très variée des costumes traditionnels et réserve un stand aux produits artisanaux de Bou Saâda et un autre pour les photographies d’époque et récentes de la ville hôte.
Extrait de : El.Watan du 20/04/2010
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