
Habillement divers
Habit homme Chaoui
Pour le costume masculin des Aures la base reste similaire au reste des régions et se constitue d’un gilet (b’diya) coupé dans un tissu ordinaire, doublé d’une étoffe blanche ou ocre sans col ni manche. La ceinture (h’zam) un tissu large et léger parfois agrémenté de fils de soie ocre.
Le Serouel (sérouel el kaâda) est de même facture que celui de l’algérois par une large assise rétrécie au niveau des chevilles.
Les chaussures sont des mocassins coupés dans du cuir rigide sans talon, marrons ou noirs.
Par contre les cavaliers mettent des bottes de cuir très fin rehaussées d’étriers.
Le turban ou ammama est une sorte de tissu brodé au fil de soie ocre sur fond blanc de trois à quatre mètres de long, l’homme s’entoure plusieurs fois la tête en laissant un pan retomber sur la nuque.
Quant au Burnous, il possède les mêmes caractéristiques que celui d’Alger, hormis que le tissu est en laine de chameau à l’état naturel (ouarbr).
La Chedda Traditionnelle de Tlemcen
Les mariages de Tlemcen sont spectaculaire et féeriques. Quelle princesse n’a pas rêvé de son prince charmant venant la chercher avec son cheval blanc drapé d’un burnous?
La mariée étant vêtue de l’inconditionnelle Chedde enveloppée d’un Haïk de soie d’un blanc immaculé. la chedda Tlemcenienne est une tenue d’origine princière, elle est composée d’une couronne en forme de cone brodée de fetla (fil d’or fabriqué à Tlemcen) appellé "Tedj".
On couvre la partie basse de la couronne par une sorte de collier d’or avec des pierres précieuses qu’on appelle Zerof. Plus haut, il y a le Djbin.
Les grandes boucles d’oreilles sont appellés Lkorsa.
Le vêtement est composé d’une longue robe en tissus fin et brillant qui s’appelle Rda.
Par dessus ce vêtement, il y a le caftan court travaillé avec de la fetla, et les bijoux de perles viennent couvrir la poitrine de la mariée, appellées "Johor".
La chéchia de Dzaier laqdima
La chéchia, cette calotte rouge, basse ou haute n’est pas l’apanage masculin.
Elle fut autrefois la coiffe des femmes algériennes qui l’ont héritée des femmes turques.
La chéchia version élégance revient à la mode pour être portées avec grâce par la gent féminine lors des grandes occasions.
Lorsque pour la première fois Meriem avait dit à sa fille qu’elle portait des chéchias dans cet Alger des années 20, cette dernière encore jeune et loin des traditions citadines avait ri et s’était moquée de sa mère.
Porter des chéchias destinées à ces messieurs ! C’était le comble du ridicule pour une petite fille de l’époque. Mais Meriem nullement désarçonnée par l’ironie de sa fille expliqua que ce sont de jolies calottes en velours ou en satin travaillées et brodées au fil d’or ou d’argent qui accompagnaient les tenues des jeunes filles ou tenues traditionnelles.
Accessoire incontournable, les citadines maghrébines rehaussaient leurs tenues vestimentaires en coiffant, remplaçant le foulard. La chéchia féminine a changé de forme à travers le temps, de conique elle devient ronde et basse et parfois carrée. Portée inclinée sur la tête, recouvrant à peine la chevelure la chéchia pouvait être agrémentée de pièces d’or et de pierres fines selon le rang des familles. A Tlemcen elle est de forme conique et entre dans la tenue des jours de noces. Dans l’est algérien elle est en or et en pièces d’or que l’on appelle el garn ou la corne.
Au fil du temps la chéchia a été remplacée par mahermat leftoul, large foulard en soie épaisse aux longues franges.
El Maherma était ornée de «rchichqates», des épingles en or que l’habilleuse, une vieille dame respectable et au fait de la mode à qui en de pareilles occasions on louait les services.
Extrait de : Zohra, Art et Mode - Horizons
| Algérie mon beau pays | |