
La Robe traditionnelle
La Robe Traditionnelle Constantinoise
✓ La Djebba Fergani
Le costume traditionnel de Constatine est principalement représenté par la Djebba, élément primordial du vêtement féminin. C’est une longue robe de velours sans col et aux manches longues. La Djebba est travaillée au medjboud (broderies dorée très fine en arabesques) qui est très populaire même au-delà des frontières.
La magie opérée par cet habit réside dans le fait qu’outre les richesses de l’étoffe, la broderie couvre l’ensemble de la robe avec une inspiration savante empruntée à la faune et à la flore.
La Djebba constantinoise se décline sur des couleurs variables, bordeaux, bleue, verte, toujours rehaussée au fil d’or. Il faut dire aussi dans un souci de détail que cette robe est appelée « djebbet Fergani » en référence à la famille Fergani, précurseur de la haute couture à Constantine.
En agrément à cet habit, la femme met une ceinture de Louis d’or de valeurs différentes. Les chaussures restent des babouches du même style, avec cette précision que chaque femme qui se marie doit le faire dans une Djebba Fergani, mais le côté onéreux de cette robe crée en fait une nouvelle tradition qui consiste à léguer de mère en fille la djebba.
Nous pourrons ainsi voir à loisir les perfections d’un art qui s’est perpétué jusqu’à nos jours.
✓ La Gandoura Fergani
Cet ensemble, indispensable aux trousseaux des jeunes mariées se porte le jour de la Hanna juste après le mariage civil
La gandoura constantinoise aujourd’hui appelée Gandoura Fergani en hommage au célèbre chanteur de maalouf a été copiée et quelque peu modifiée à Bône comme à Tlemcen, mais seul le savoir-faire ancestral des Constantinoises qui s’est transmis de mère en fille depuis des temps immémoriaux, confère à cette robe toute son authenticité
Robe typique Chaoui
Resplendit d’une beauté sobre encouragée par la nature de la région. On découvre alors un costume féminin fait d’une large chemise aux manches amples appelée le Maqdha dont le métrage égale deux fois la personne qui le porte.
Le tissu est replié sur lui-même et les côtés sont cousus sur toute la longueur hormis au niveau des bras.
Une fente permettra le passage de la tête la chemise en cotonnade unie est fendue sur vingt centimètres au niveau de la poitrine souvent de couleur marron ou bien rose.
Le Tâjbibt est la robe du dessus, elle est enfilée sur le Maqdha c’est une sorte de gandoura de même genre que la précédente mais sans manche rapportée, réalisée en cotonnade de fantaisie. Les femmes dans un souci d’élégance, en mettent plusieurs différentes. En avoir plusieurs est signe de richesse. Les azriyat (femmes libres) en portent trois ou sept.
Le El-Hâf est la pièce essentielle du costume.
La robe du dessus est un vêtement flottant qui s’apparente au Peplos Dorien (habit grec) cité par Hérodote.
Le El-hâf est fait d’une pièce d’étoffe de dix mètres de long dont la largeur dépasse quatre-vingt centimètres. Cette pièce est coupée en deux parties égales qui sont assemblées sur toute la longueur par une couture. Le El-Hâf est conçu dans une cotonnade noire.
Pour la ceinture elle est travaillée exclusivement par la femme aurésienne qui la tresse dans de la laine multicolore. Celle-ci sera ensuite enroulée autour de la taille et nouée sur le côté.
Le Tajdidh est usité comme manteau d’hiver, on le retrouve sous la forme d’une pièce d’étoffe qui enveloppe les épaules et tombe aux chevilles.
Il est tissé par les femmes dans une laine blanche et épaisse, ornée parfois de bandes brunes qui tombent vers le bas. Les deux extrémités du manteau sont accrochées entre-elles par une broche : « l’amessak ».
L’Ougâ est aussi tissé d’une manière exclusive par les femmes, c’est d’ordinaire un tajdidh de fine laine blanche ou plus rarement en soie blanche qui est mis durant les fêtes et les cérémonies.
Le Kettaf, vêtement de même genre que l’ougâ, avec cette différence que ce ne sont pas les femmes qui le réalisent. Ce sont deux étoffes de soie réunies entre elles sur toute la longueur, et dont le métrage dépend de la taille de la personne. Pour l’été, on porte souvent l’Althâm une sorte de kettâf fait de coton noir.
Les chaussures sont des semelles tressées qui retiennent les pieds par des cordelettes d’alfa qui passent entre les orteils et qui finissent nouées sur la cheville.
Les chaussures de cérémonies sont la belgha en peau de chèvre, sans talon dont le bout est arrondi. La partie postérieure est terminée par une pointe qui sert à tirer la sandale vers le haut. Le belgha est souvent de couleur rouge avec un bout en cuir jaune.
Plusieurs foulards et un turban constituent la coiffe. Le premier de ceux-ci est noir ou rouge, il est plié en triangle par la femme et appliqué à la base de son front en croisant les sangles sur la nuque puis ramené sur le haut du front et noué ensuite. Le turban est placé en dernier lieu.
Robe Traditionnelle de Sétif (Le Binouar Staifi)
C’est la robe traditionnelle des sétifiennes, caractérisant l’habit féminin de toute la région de Sétif.
L’étymologie de ce terme n’est pas bien connue. Pour certains il dériverait du mot « peignoir » et pour d’autres c’est la transcription du mot arabe dialectal « bi nouar », c’est à dire « avec des fleurs ».
Il s’agit d’une robe ample et large, dépourvue de manches, avec une certaine échancrure au niveau de la poitrine. Elle est en général perlée et avec des paillettes et comprenant la dentelle.
Le top du top de ce binouar s’appelle « Charb Ezdaf ».
C’est l’habit incontournable du trousseau de la jeune mariée sétifienne. Elle est pour Sétif ce qu’est la gandoura « Fergani » pour les constantinoises. C’est une robe à la broderie trés fine, comprenant toute sorte de fleurs allant de la rose à la marguerite brodées en soie . Les nombreux tailleurs et confectionneurs, notamment ceux de l’ avenue Ben Boulaid rivalisent d’ingéniosité pour mettre au point des modèles aussi attirants les uns que les autres avec toujours des couleurs flamboyantes.
La Robe Traditionnelle d’Oran (blousa oranaise)
La blousa oranaise est originaire de Tlemcen, et comme beaucoup d’artisans tlemceniens qui se sont installés dans la ville d’Oran. Cette tenue est naturellement devenue le costume préférée des oranaises.
Cette tenue est une robe avec une ornementation de perles en guise de décolleté.
Cette tenue a étais aussi modernisée; la doublure est remplacée par un pantalon large en satin ou une robe en satin plissé .
La Robe Kabyle Traditionnelle
La robe Kabyle n’a pas toujours eu la forme qu’elle a aujourd’hui
L’ancienne robe Kabyle été faite de laine blanche tissée, une seule pièce ouverte par une fente sur la poitrine. Les anciennes robes Kabyles n’avaient pas de manches, mais étaient assez grandes pour recouvrir les bras. La robe Kabyle était accompagnée de ce qu’on appelait axellal, une sorte de manteau d’hiver qui protégeait la femme Kabyle du froid. La ceinture était aussi présente, faite de laine et enroulé une dizaine de fois autour de la taille.
Cousue à la machine à partir de plusieurs pièces à présent, elle peut comporter des manches courtes ou longues comme elle peut être sans manches, elle est fendu par devant et décoré comme sur le dos et le bas de la jupe avec des rubans qu’on appel Zigga.
Une partie du corsage nommé iciwi sert de poches aux femmes kabyles qui s’en servent pour cacher leurs économies.
La jupe est recouverte d’une fouta (lfoudha), un tissu multicolore (souvent noir, rouge et jaune) noué au niveau de la taille.
Les femmes Kabyles portent leurs plus belles robes en soi pour celles qui en ont les moyens les jours de mariages Kabyles, signes de richesses accompagnés de bijoux Kabyles.
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