La dinanderie en Algérie est, incontestablement, un métier qui souffre d’un problème épineux, celui de l’indisponibilité de la
matière première qu’est le cuivre.
Parmi les wilayas exerçantes, citons entre autres Alger, Blida, Boumerdès, Constantine, Ghardaïa, Jijel, Mila, Sétif, Tipasa,
Tizi Ouzou et Tlemcen.
Les objets d’art finement ciselés, exposés dans des stands, subjuguent les visiteurs. Le cuivre se décline sous toutes ses formes.
En témoignent les lampes, les grands plateaux (s’ni), les plats à couscous, les miroirs, les théières, les appliques murales, ou
encore les bijoux. L’ensemble des produits témoigne d’une grande richesse ornementale. Pour rappel, le métier de la
dinanderie s’appuie sur le travail de la feuille de cuivre et sa transformation en articles utilitaires ou simplement décoratifs.
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Depuis la découverte du métal, ce précieux matériau, l’homme n’a cessé de façonner et de créer d’innombrables formes, de ciseler,
inciser, incruster divers motifs ornementaux.
Lors des fouilles archéologiques sur les sites de l’époque antique algérienne, des objets en différents alliages ont été retrouvés,
et sont actuellement conservés dans les musées nationaux.
Pour rappel, le Musée national du Bardo qui abrite une importante collection d'objets en cuivre des différentes régions du pays
qu'il ne cesse d'enrichir, organise des expositions sous le thème «La dinanderie, un art de vivre algérien»,
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Les maîtres-dinandiers se font rares et la dinanderie est menacée. Ce métier séculaire est en voie de disparition.
Dans les grandes villes du pays et presque toute l'Algérie, «le F’tour du ramadan ne devait être servi que sur le plateau
traditionnel (S’nioua), le thé n’est apprécié que dans une théière, et l’eau fraîche sentant le jasmin ne peut être exquise sans
être servie dans un ustensile en cuivre.
Fabriquer des objets de décoration, de cuisine, ou de présentation en cuivre est également le pendant d’un art de vivre de nos
parents et de leurs parents.
Le cuivre n’est pas seulement une matière qu’on transforme mais, aussi et surtout, une partie intégrante de notre culture. Il
représente, par exemple, un élément important dans le trousseau de la mariée.
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Ce travail du cuivre existe depuis le moyen Age depuis le temps ou Alger était appelée Mizghrana. On a notre propre artisanat du
cuivre raffiner et étendu.
Métier localisé autour des Casbah, dans des quartiers qui lui sont réservés à Alger, Tlemcen, Constantine et à un degré moindre à
Ghardaïa et Tindouf, ses produits témoignent d’une grande richesse ornementale.
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