
Dans les années 1930, Alger est au cœur d’intenses débats architecturaux.
C’est dans ce climat passionné que débarquent Le Corbusier et le mouvement moderne des années 1930 puis celui de l’école d’Alger avec Pouillon et Perret.
Dès 1932, le plan Obus de Le Corbusier prévoit l’implantation d’un quartier d’affaires à la Marine.
Parmi ses disciples, Louis Miquel, l’un des créateurs de l’unité d’habitations Aérohabitat.
Bâti en 1955 sur le modèle du « village vertical » de la Cité radieuse de Marseille, ce géant de béton est un village suspendu en plein
centre d’Alger bâti sous forme de barre sur pilotis. Composé de quatre bâtiments, de trois cents appartements parfois en duplex, Aérohabitat
comporte aussi une galerie marchande.
L’implantation en épine des deux immeubles principaux n’obstrue pas la vue des logements en amont.
Après avoir réhabilité le Vieux-Port de Marseille, Fernand Pouillon est invité en 1953 en Algérie par Jacques Chevallier, le nouveau maire d’Alger,
qui lui demande de réaliser des logements sociaux destinés aux populations musulmanes : Diar es-Saada, Diar el-Maçoul et Climat
de France à Bab el-Oued. Au début des années 1960, Fernand Pouillon s’installe à Alger.
En découvrant l’architecture de la cité de M’Zab bâtie au Xe siècle, Fernand Pouillon a une révélation.
Il a compris l’essence de l’architecture algérienne.
Ce style d’urbanisme en communion avec le nature l’inspire quand il dessine les structures hôtelières et universitaires commandées par l’État algérien.
Citons par exemple l’hôtel M’zab inauguré en 1972 à Ghardaïa