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La colonisation française de 1830 à 1962


Source : Petit Futé - Algérie - 2025

Au milieu du XIXe siècle, la conquête coloniale française remplace nombre d’édifices d’inspiration turco-vénitienne par des constructions de style occidental. On peut distinguer différentes périodes.

Tout d’abord, celle de la conquête qui voit la transformation des villes arabo-musulmanes et la création de villes et de villages de colonisation.

À peine arrivé, le gouvernement français transforme Alger. Il crée une place d’Armes (la place des Martyrs aujourd’hui) et rase la ville basse et son front de mer, centre historique de l’antique el-Djezaïr, qui sont rebâtis dans un style néoclassique avec des ferronneries et des huisseries bleues qui mettent en valeur le blanc immaculé des façades.

La ville blanche est dotée de tous les attributs d’une grande ville française hors de la métropole.

À 80 km d’Oran, Sidi Bel Abbès fut bâtie sur la rive droite de l’oued Mékerra par les légionnaires dès 1843 en suivant le plan en damier dessiné par le capitaine du génie Prudon.

Système de fortifications, architecture haussmannienne, portes, casernes, hôpital militaire, places, rues, égouts : le capitaine a tout prévu. Y compris des glacis qui séparent nettement les quartiers résidentiels des Européens du centre-ville des quartiers populaires appelés « Village nègre » puis « faubourg Bugeaud », et dénommés par les autochtones « Grâba », réservés aux habitants pauvres. Ville garnison de la Légion étrangère, elle en sera la maison mère jusqu’en 1962.

Ainsi, le quartier Viénot, aussi appelé le Grand Quartier, caserne principale du 1er régiment étranger, est construit au cœur de la ville.

Trois corps de logis, hauts et étroits, à l’architecture austère, entourent la place.

Autour de la caserne principale, le Petit Quartier, en face du quartier Viénot, a longtemps gardé son nom de quartier de la Remonte ou de Cavalerie et héberge les activités administratives des légionnaires.

Le cercle militaire (le mess des officiers) est l’un des plus anciens bâtiments militaires de Sidi Bel Abbès qui anime la ville.

En 1936, cette cité moderne, prospère, à l’urbanisme complet où il fait bon vivre, inaugure en grande pompe son nouveau théâtre, le plus beau et le plus grand d’Afrique du Nord. Conçu par l’architecte Charles Montaland, qui s’inspire du théâtre des ChampsÉlysées, le théâtre de Sidi Bel Abbès à l’architecture italienne est fortement influencé par l’Art déco alors très en vogue à Paris.




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