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Apulée

APULE DE MADAURE
Apulée (en latin Apuleius, en Berbère Afulay, également « Apulée de Madaure », né vers 123 à Madaure, la localité actuellement nommée M'Daourouch wilaya de Souk-Ahras au nord-est de l'Algérie, décédé probablement après 170) est un écrivain, orateur et philosophe médio-platonicien. Sa renommée durable vient de son chef-d'œuvre, le roman latin Métamorphoses, également connu sous le nom de L'Âne d'or,
qui a sa place dans la littérature mondiale. L'interprétation du roman, qui présente de nombreux problèmes, en raison de sa multitude de strates constitue un des exercices les plus difficiles de la philologie classique. La technique raffinée du récit, et le masquage habile des intentions de l'auteur a conduit dans la recherche à une multitude d'hypothèses concurrentes sur sa signification.
Le récit d'Amour et Psyché introduit dans le roman a fasciné les lecteurs depuis la Renaissance, et a subi une extension extraordinaire. Sa matière mythologique, la relation d'amour entre le dieu Éros (Cupidon) et la princesse Psyché, a fourni des thèmes à des centaines de poètes, d'écrivains, de peintres, de sculpteurs, de compositeurs et de chorégraphes. Outre les spécialistes du Moyen Âge,
et les théoriciens de la littérature, une foule de psychanalystes ont participé à la discussion , scientifique sur le récit. Apulée a aussi écrit des poèmes, et a publié des discussions sur divers thèmes, en particulier philosophiques, ainsi que des discours. Une grande partie de ses œuvres a été perdue.
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Apulée
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Assia Djebar

ASSIA DJEBAR
De son vrai nom Fatima-Zohra Imalyène, est née en 1936 à Cherchell, près d’Alger. Après l’école coranique et l’école primaire à Mouzaïa, elle poursuit ses études secondaires à Blida, à Alger et entre en khâgne à Paris. Elle est la première Algérienne à intégrer l’Ecole Normale Supérieure de Sèvres en 1955. Elle interrompt ses études en 1956, en pleine guerre d’Algérie.
Elle entame sa carrière littéraire, de caractère, profondément féministe au sens noble du terme, est une pionnière de la cause des femmes, auteur prolifique de romans, essais, poésies, nouvelles, théâtre, fait désormais partie des 40 « Immortels » de L’Académie Française etc ...
Œuvres principales : La Soif, roman (1957) ; Les Impatients, roman (1958) ; Les Enfants du Nouveau Monde, roman (1962) ; Les Alouettes naïves, roman (1967) ; Poèmes pour l'Algérie heureuse, poésie (1969) ; L'Amour, la fantasia, roman (1985) ; Ombre sultane, roman (1987) ; Loin de Médine, roman (1991) ; Vaste est la prison, roman (1995) ; La Femme sans sépulture, roman (2002)
La Disparition de la langue française, roman (2003) ; Nulle part dans la maison de mon père, roman (2007) etc ...
AA
Assia Djebar
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Mouloud Feraoun

MOULOUD FERAOUN
De son vrai nom Aït-Chabane, Feraoun étant le nom attribué par l'état-civil français né le 8 mars 1913 à Tizi Hibel en haute Kabylie (Algérie française à l'époque) . Élève de l'école normale d'Instituteurs de Bouzaréah (Alger), il enseigne durant plusieurs années comme instituteur, directeur d'école et de cours complémentaire, inspecteur des centres sociaux. Feraoun commence à écrire en 1934 son premier roman, Le fils du pauvre.
L'ouvrage, salué par la critique obtient le Grand prix de la ville d'Alger. L'écrivain est abattu le 15 mars 1962 à Alger, à quatre jours seulement du cessez-le-feu, par un commando de l'OAS (l'assassinat de Château-Royal).
Œuvres principales : Le fils du pauvre en 1950 ; La terre et le sang en 1953 ; Jours de Kabylie en 1954 ; Les chemins qui montent en 1957 ; Lettre ouverte à Camus en 1958 ; Les poèmes de Si Muhand en 1960.
BB
Mouloud Feraoun
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Mouloud Mammeri

MOULOUD MAMMERI
Mouloud MAMMERI est né le 28 décembre 1917 à Taourirt Mimoun (Ath Yenni) en Haute Kabylie en Algérie. Ecrivain, anthropologue, linguiste amazigh et enseignant. Mobilisé en 1934 et libéré en 1940, il s'est inscrit à la Faculté des Lettres d'Alger. De 1957 à 1962, il est resté au Maroc et a rejoint l'Algérie au lendemain de l'indépendance. Mouloud MAMMERI dirigea alors le C.R.A.P.
Il fut maître de la chaire de Berbère à l'université d'Alger de 1962 à 1969 .Il anima alors bénévolement des cours de langue amazighe jusqu'en 1973. En 1982, il fonda à Paris le Centre d'Etudes et de Recherches Amazighes (C.E.R.AM.). Ce long itinéraire scientifique lui a permis de rassembler une somme d'éléments fondamentaux sur la langue et la littérature amazighes.
Mouloud MAMMERI décéda dans un accident de la route près de Aïn Defla le 25 Février 1989 à son retour d'un colloque à Oujda (Maroc).
Œuvres principales : La Colline oubliée en 1952 ; L’Opium et le bâton en 1965 ; Le Foehn ou la preuve par neuf en 1982 ; Précis de grammaire berbère en 1988.
CC
Mouloud Mammeri
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Mohammed Dib

MOHAMMED DIB
Né en 1920 à Tlemcen, romancier et poète, Mohammed Dib appartient à la génération 52 qui fonde la littérature algérienne d’expression française, notamment avec sa trilogie: La grande maison (1952), L’incendie (1954), Le métier à tisser (1957). Avant de se consacrer pleinement à sa vie d’écrivain, Dib fait mille métiers: instituteur, comptable, journaliste à Alger Républicain , organe du Parti Communiste.
(en même temps que Kateb Yacine). ses activités militantes irritent les autorités coloniales qui l’expulsent d’Algérie en 1959. Il s’installe alors en France et commence à construire une œuvre extrêmement fertile ramifiée en genres multiples: romans, poèmes, nouvelles, théâtre… Mohammed Dib a reçu de nombreux Prix, notamment le Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française en 1994,
attribué pour la première fois à un écrivain maghrébin. Il meurt le 2 mai 2003 à l'âge de 82 ans, près de Paris. .
Œuvres principales: La Grande Maison, roman, 1952 ; L'Incendie, roman, 1954 ; Le Métier à tisser , roman, 1957 ; Un Été africain, roman, 1959 ; Baba Fekrane, contes pour enfants, 1959 ...
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Mohammed Dib
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Kateb Yacine

KATEB YACINE
Kateb Yacine est né en 1929 à Constantine, dans l’Est de l’Algérie. Son père avait une double culture, française et musulmane. Après l’école coranique, il entre à l’école du lycée français. Fut emprisonné en 1945 , reprit ses études au lycée de Bône puis en France. De retour en Algérie, en 1948, il entre au quotidien Alger Républicain et y reste jusqu’en 1951. Il est alors docker, puis il revient en France où il exerce divers métiers..
Ensuite, il poursuivra ses voyages avec les tournées de ses différents spectacles. Il est généralement considéré comme l’un des fondateurs de la littérature maghrébine moderne de langue française. Il meurt de leucémie à Grenoble en octobre 1989. Il a reçu nombreux pris notamment Le Grand Prix national des Lettres décerné par le ministère de la Culture en France.
Œuvres principales : Nedjma, roman, 1956 ; Le Polygone étoilé, roman, 1966.
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Kateb Yacine
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Rachid Mimouni

RACHID MIMOUNI
Rachid Mimouni est un écrivain algérien né le 20 novembre 1945 à Boudouaou (Alma, à 30 km à l'est d'Alger), mort à Paris le 12 février 1995 d'une hépatite aigüe. Il est issu d'une famille paysanne pauvre. Malgré son enfance maladive (douleurs aux articulations), il a réussi dans ses études et accède au cycle supérieur. Étudiant à Alger, il obtient sa licence en sciences commerciales en 1968. .
Après un bref passage par le monde professionnel (assistant de recherche), Mimouni part au Canada pour terminer son post-graduation, à l'École des hautes études commerciales de Montréal. Il étudie les sciences à l'Université d'Alger avant d'enseigner à l'École supérieure du commerce. À partir de 1976, il enseigne dans cette même école ; puis après à l'école supérieure du commerce à Alger, dans les années 1990.
De son vivant, Rachid Mimouni occupait plusieurs postes de responsabilités : membre du conseil national de la culture, président de la fondation Kateb Yacine, président de l'avance sur recettes et vice-président d'Amnesty International. Rachid Mimouni meurt dans sa chambre d'hôpital le 12 février 1995 à Paris.
Œuvres principales Le printemps n'en sera que plus beau (roman) 1978 ; Le Fleuve détourné (roman) 1982 ; Une peine à vivre (roman) 1983 ; L'Honneur de la tribu (roman) 1989 ; La ceinture de l'ogresse (roman) 1990 ; Une peine à vivre (roman) 1991 ;
De la barbarie en général et de l'intégrisme en particulier (roman) 1992 ; La Malédiction (roman) 1993 ; Chroniques de Tanger (roman) 1995.
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Rachid Mimouni
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Malek Haddad

MALEK HADDAD
Malek Haddad est un écrivain algérien d’expression française né le 5 juillet 1927 à Constantine . Fils de Slimane Haddad, instituteur kabyle à Constantine, c'est dans cette ville que Malek Haddad fait ses études. Il vit la langue française à l’école comme un exil plus fort encore que l’exil : « Je suis moins séparé de ma patrie par la Méditerranée que par la langue française ».
Lui-même instituteur pendant une courte période, il abandonne ses études après 1954 à la faculté de droit d'Aix-en-Provence pour aller travailler comme ouvrier agricole. Pendant la Guerre de Libération, Malek Haddad collabore à plusieurs revues . Après 1962, chargé de la direction de la Culture au ministère de l’Information de 1968 à 1972, il fonde la revue littéraire Promesses.
Il est nommé en 1974 secrétaire de l'Union des écrivains algériens. Malek Haddad décède des suites d'un cancer le 2 juin 1978 à Alger.
Œuvres principales : La Dernière impression (roman), 1958 ;
Je t’offrirai une gazelle (roman), 1959 ; L’Élève et la leçon (roman), 1960; Le Quai aux Fleurs ne répond plus (roman), 1961. Poème: Le pâtre.
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Malek Haddad
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Frantz Fanon

IBRAHIM FRANTZ FANON
Naît, le 20 juillet 1925 à Fort-De-France, ses parents issus des esclaves ramenés d’Afrique durant les siècles précédents. Bachelier en 1946, il revient en métropole faire ses études de médecine à la faculté de Lyon. Pendant cette période, il est absorbé par la médecine mais aussi par la littérature et la philosophie. Parallèlement à son activité psychiatrique, en ethnologue nous dira Tosquelles,
Fanon s’associe à l’action révolutionnaire en hébergeant des maquisards, leur fournissant locaux, informations et matériel. Son action politique est alors intense (collaboration à la rédaction de Résistance algérienne et d’El Moudjahid, participation en 1958 au congrès panafricain d’Accra). En 1959, un grave accident de voiture l’empêche pendant quelques mois de poursuivre sa tâche ...
Frantz Fanon était un psychiatre et essayiste martiniquais sa seconde mère patrie l'Algérie a choisi l'un des plus beau boulevard de sa capitale en le baptisant :
BOULEVARD FRANTZ FANON
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Frantz Fanon
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Tahar Djaout

TAHAR DJAOUT
Tahar Djaout est un écrivain, poète et journaliste algérien d'expression française. En 1993, il fut l'un des premiers intellectuels victime de la « décennie du terrorisme » en Algérie. D'origine kabyle, Tahar Djaout est né le 11 janvier 1954 à Oulkhou (Ighil Ibahriyen) près d'Azeffoun en Kabylie dont il fréquente l'école jusqu'en 1964. Sa famille s'installe ensuite à Alger.
En 1970 sa nouvelle Les insoumis reçoit une mention au Concours littéraire « Zone des tempêtes ». Il achève ses études l'année suivante au Lycée Okba d’Alger et obtient en 1974 une licence de mathématiques à l’Université d’Alger. Responsable de 1980 à 1984 de la rubrique culturelle de l’hebdomadaire Algérie-Actualité, il y publie de nombreux articles sur les écrivains algériens de langue française
dont les noms et les œuvres se trouvent alors occultés, notamment Jean Amrouche, Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Mohammed Dib, Jean Sénac, Bachir Hadj Ali, Messaour Boulanouar,... Il quitte en 1992 Algérie-Actualité pour fonder avec quelques uns de ses anciens compagnons, son propre hebdomadaire : le premier numéro de Ruptures, dont il devient le directeur, paraît le 16 janvier 1993. » .
Victime d'un attentat organisé par des islamistes, le 26 mai 1993, Tahar Djaout meurt à Alger le 2 juin et est enterré le 4 juin dans son village natal d'Oulkhou.
Oeuvres principales : L’Arche à vau-l’eau (poèmes) 1971; L’Exproprié (roman), 1974-1976); Les Rets de l'oiseleur (nouvelles), 1973-1981; Les Chercheurs d'os (roman) 1984; L'Invention du désert (roman) 1987; L’Exproprié (roman) 1991; Les Vigiles (roman) 1991; Le Dernier Été de la raison (roman) 1999. Poèmes : Ö Miroir « A Lemri».
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Tahar Djaout
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Tahar Ouettar

TAHAR OUETTAR
Tahar Ouettar se situe parmi les principales figures littéraires sur la scène artistique en Algérie. Il naît le 15 août 1936, à Sedrata un petit village dans l'est algérien, proche de Souk Ahras il est issu d'une tribu Chaoui, celle des Haraktas. Il s’installe après à M'daourouch, où il a vécu la meilleure période de son parcours. Il rejoint ensuite l'école de l'association des oulémas qui a ouvert en 1950,
et il se distingue parmi les meilleurs élèves.Les études le conduisent successivement à l'institut Ben Badis de Constantine puis à la Zitouna de Tunis début 19543. Durant les années 1950, il adhère au socialisme, en lisant les récits épiques. Il commence à publier dans les journaux vers 1955. En 1989, il préside l’association culturelle « Aljahidhiya ». Il a beaucoup parlé de la région de son enfance dans ses œuvres.
Parmi ses dernières publications ; Le Saint Tahar Regagne Son Sanctuaire et Le Printemps Bleu. En 2005, il est lauréat du prix Sharjah de l'UNESCO pour la culture arabe. Son roman Al Laz (l’as), 1974, a été plagié par Yasmina Khadra. Ce dernier a fini par retirer son roman [Le privilège du Phenix] des librairies suite aux plaintes de Tahar Ouettar, .
avant de le republier en 1989, expurgé des passages incriminés et du personnage Al Laz qu'il avait repris dans Le Privilège du Phenix. Il décède le 12 août 2010 à Alger des suites d'une longue maladie.
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Tahar Ouettar
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Rachid Boudjedra

RACHID BOUDJEDRA
Issu d'une famille bourgeoise, il passe sa jeunesse à Aïn Beida, puis il commence ses études à Constantine et les poursuit à Tunis (Tunisie). Dès 1959, il prend part à la lutte contre la présence française en Algérie. Blessé, il voyage dans les pays de l'Est, puis l'Espagne, où il est représentant du FLN. En 1962, après l’indépendance, il retourne en Algérie et devient un étudiant syndicaliste. Il entreprend alors des études de philosophie à Alger et à Paris.
Il obtient une licence de philosophie à La Sorbonne en 1965 et achève son cursus en soutenant une thèse de doctorat sur Louis-Ferdinand Céline. il fait une licence de mathématiques à l'université d’Alger. Il se destine à l’enseignement (Blida), mais en 1965, après la prise du pouvoir par Houari Boumédiène, il quitte l’Algérie. Interdit de séjour pendant plusieurs années, car il faisait l'objet d'une condamnation à mort, il vivra d’abord en France de 1969 à 1972
où il sera professeur de philosophie au lycée de Coulommiers, puis au Maroc où il enseignera à Rabat jusqu'en 1975. En 1977, il devient conseiller pour le ministère de l'Information et de la Culture. Il participe à la rubrique culturelle de la revue hebdomadaire Révolution africaine. Il est membre de la ligue des droits de l’homme. Il a une sœur et un frère. En 1981, il est nommé lecteur à la SNED et enseigne à l'IEP d'Alger.
En 2010, il reçoit le prix du Roman arabe pour Les figuiers de Barbarie.
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Rachid Boudjedra
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Albert Camus

ALBERT CAMUS
Né le 7 novembre 1913 à Mondovi, près de Bône, en Algérie, et mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin, dans l'Yonne1, est un écrivain, philosophe, romancier, dramaturge, essayiste et nouvelliste français. Il est aussi journaliste militant engagé dans la Résistance française et, proche des courants libertaires2, dans les combats moraux de l'après-guerre. Son œuvre comprend des pièces de théâtre, des romans,
des nouvelles, des films, des poèmes et des essais dans lesquels il développe un humanisme fondé sur la prise de conscience de l'absurde de la condition humaine mais aussi sur la révolte comme réponse à l'absurde, révolte qui conduit à l'action et donne un sens au monde et à l'existence, et « alors naît la joie étrange qui aide à vivre et mourir »3.Sa critique du totalitarisme soviétique lui vaut les anathèmes des communistes
et coupe les ponts avec Jean-Paul Sartre4. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1957,sa réputation et son influence restent grandes dans le monde. Selon Bertrand Poirot-Delpech, les essais sur son œuvre ont abondé juste après sa mort, tandis qu'on rendait très peu compte de sa vie. Les premières biographies ne sont apparues que dix-huit ans après sa mort. Parmi celles-ci,
la plus impressionnante est celle de Herbert R. Lottman5, un journaliste américain observateur de la littérature européenne pour The New York Times et le Publishers Weekly. Dans le journal Combat, ses prises de position sont audacieuses, aussi bien sur la question de l'indépendance de l'Algérie que sur ses rapports avec le Parti communiste français, qu'il quitte après un court passage de deux ans7.
Camus est d'abord témoin de son temps, intransigeant, refusant toute compromission ; il est ainsi amené à s'opposer à Sartre et à se brouiller avec d'anciens amis. D'après Herbert R. Lottman, Camus n'appartient à aucune famille politique déterminée, bien qu'il ait été adhérent au Parti communiste algérien pendant deux ans. Il ne se dérobe cependant devant aucun combat : .
il proteste successivement contre les inégalités qui frappent les musulmans d'Afrique du Nord, puis contre la caricature du pied-noir exploiteur. Il va au secours des Espagnols exilés antifascistes, des victimes du stalinisme, des objecteurs de conscience.
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Albert Camus
