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Ces paysages accidentés ont aussi favorisé la résistance des Kabyles face aux conquérants successifs de l’Algérie, notamment l’armée coloniale française. Si les Français posent le pied en Algérie dès 1830, il faut attendre 14 ans pour qu’ils parviennent à pénétrer en Kabylie ! Les Kabyles refusent de se rendre face à l’envahisseur et se regroupent en 1854 sous l’égide de Lalla Fatma N’Soumer, une jeune Kabyle de 24 ans dotée d’une grande intelligence et d’un sens aigu de la stratégie militaire. La prophétesse berbère est arrêtée en 1857 et les chefs de tribus sont contraints de se rendre quelques jours plus tard. Farouche et rebelle, la Kabylie reste le théâtre d’importants mouvements insurrectionnels dans les décennies qui suivent – notamment en 1871 – toujours violemment réprimés par les colons.
Dans les hauteurs du Djurdjura, bien loin des combats et des émeutes, on pratique aujourd’hui la randonnée, le trekking, l’escalade, le canyoning, la spéléologie, le camping ou encore l’observation des animaux, dont de nombreux oiseaux. En hiver, on peut même skier à Tikjda, une station de ski située à presque 1 500 m d’altitude, réhabilitée en 2024.