Deuxième ville de Kabylie, Tizi Ouzou occupe la vallée de l’oued Sebaou, entourée de montagnes. L’histoire récente de la ville est mouvementée.
Depuis l’indépendance de l’Algérie, elle est devenue l’un des centres des revendications culturelles et identitaires portées par les Kabyles suite
à la politique d’arabisation du gouvernement algérien. En 1980, le Printemps berbère éclate à Tizi Ouzou, en Kabylie et à Alger : des manifestations
politiques et des grèves ont lieu pour affirmer les droits culturels de la population berbère et la reconnaissance de l’identité amazigh. S’ensuit, en
2001, le Printemps noir. Cette série de violentes émeutes de militants kabyles aboutit finalement à la reconnaissance du tamazight comme langue
nationale. Tizi Ouzou est un bon point d’ancrage pour visiter le reste de la région, notamment le Djurdjura et les villages pittoresques de la
Grande Kabylie.
