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TAMURT - TAMAZGHA - TAMAZIGHT

 

Présentation de l'école en Kabylie


L'expression « école en Kabylie » renvoie à plusieurs réalités distinctes, de l'histoire coloniale aux infrastructures scolaires actuelles (publiques, privées ou religieuses) dans cette région d'Algérie.

Voici un aperçu complet des différents types d'écoles liés à la Kabylie :


  L'histoire de l'école coloniale française en Kabylie


À la fin du XIXe siècle, la Troisième République a instauré des écoles primaires de la république spécifiques en Kabylie, considérées alors comme des laboratoires de la politique de scolarisation indigène coloniale.

•   Écoles pionnières :
Des villages comme Taourirt-Mimoun, Djemâa-Sahridj ou les Beni Yenni ont abrité les premières écoles de la région dès les années 1880.

•   Les instituteurs locaux :
Cette période a vu émerger de grandes figures de la littérature algérienne, à l'image de l'écrivain et instituteur Mouloud Feraoun, qui enseigna dans son village natal de Tizi-Hibel.

•   Méthodes pédagogiques :
Ces établissements utilisaient la méthode directe (apprentissage intensif du français parlé), théorisée à l'époque par l'École Normale de Bouzaréah.


  Les écoles et l'enseignement aujourd'hui


Le système scolaire moderne en Kabylie englobe tous les niveaux d'enseignement, du primaire à l'université, répartis principalement sur les wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira.

•   Écoles publiques :
Elles suivent le programme officiel national algérien, dispensé en arabe, avec l'enseignement généralisé de la langue amazighe (berbère) introduite progressivement depuis les années 1990.

•   Écoles privées :
De nombreux établissements privés agréés par l'État se développent dans les grands centres urbains de Kabylie, à l'image de l'École Alpha Excellence à Tizi Ouzou, qui proposent un suivi renforcé et des apprentissages linguistiques diversifiés.

•   Écoles traditionnelles (Zaouïas) :
Complémentaires au parcours classique, les écoles coraniques traditionnelles et les mosquées de Kabylie connaissent un fort engouement en été. Des communes comme Maatkas (Tizi Ouzou) organisent de grands programmes estivaux d'apprentissage pour les enfants locaux et ceux de la diaspora.


 

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