X

Histoire d'Algérie racontée par les Historiens

 


  1 - Aux origines du Front de Libération Nationale : la scission du PPA-MTLD: Contribution à l'histoire du populisme révolutionnaire en Algérie


Les hommes qui ont été à l'origine immédiate de la révolution algérienne, Mohammed Boudiaf, Krim Belkacem, Ahmed Ben Bella, ont vu de leur vivant que la révolution faite ne correspondait pas à celle que chacun d'entre eux croyait faire. Leur mouvement, le Front de libération nationale, s'est arrogé les premiers rôles en supplantant tous ses concurrents, en particulier le Mouvement national algérien (MNA) de Messali Hadj, le pionnier du nationalisme. Messali est mort en exil, sans avoir revu cette terre qu'il appelait dès 1926 " à libérer ". Mais ses adversaires, après une période d'exercice du pouvoir, n'ont pas eu un meilleur sort. Pour comprendre cette tragique ironie de l'histoire et accéder à l'intelligence de l'Algérie contemporaine, il faut réapprécier d'une manière critique les éléments révolutionnaires accumulés dans la société algérienne avant le 1" novembre 1954 et interroger l'histoire du PPA-MTLD dont sont issus ces militants. Cet ouvrage est une remise en question des interprétations de la scission du PPA-MTLD ― y compris celle que j'ai défendue personnellement jusqu'en août 1957.  


  2 - Une vie deboutt


Mohammed Harbi, né en 1933 à El-Arrouch, est aujourd'hui le meilleur historien de l'Algérie contemporaine : ses nombreux travaux, comme ses prises de position publiques, sont autant de références incontournables. Mais il a été aussi un combattant de la première heure pour la libération de son pays, et il a joué un rôle important dans les premières années de l'indépendance, épisodes sur lesquels il était toujours resté très discret. C'est pourquoi ce premier tome de ses mémoires, attendues depuis plusieurs années, constitue un livre-événement : à la fois chronique subjective de la vie d'un " homme debout " et étude historique rigoureuse, il est nourri de documents et de témoignages inédits qui lèvent le voile sur bien des secrets. Dans ce récit plein de vie et chaleureux, M. Harbi évoque ses engagements d'adolescent dans les années quarante et son apprentissage politique. Sans perdre sa distance critique d'historien, il retrace la mobilisation des jeunes lycéens dans le MTLD, puis l'épopée de la Fédération de France du FLN pendant la guerre de libération – sur laquelle il apporte des révélations qui surprendront. Viennent ensuite la Tunisie du GPRA, avec ses conflits internes, puis Le Caire, la Guinée, et enfin l'année 1962 à Alger, où s'achève une odyssée et où commence une autre qui ira de l'illusion lyrique à la fermeture autoritaire. Par la force du témoignage, par les secrets douloureux d'une période historique décisive qu'il révèle, ce livre apporte un éclairage unique pour comprendre l'extraordinaire complexité de la société algérienne, et les drames qui la déchirent aujourd'hui.
Les hommes qui ont été à l'origine immédiate de la révolution algérienne, Mohammed Boudiaf, Krim Belkacem, Ahmed Ben Bella, ont vu de leur vivant que la révolution faite ne correspondait pas à celle que chacun d'entre eux croyait faire. Leur mouvement, le Front de libération nationale, s'est arrogé les premiers rôles en supplantant tous ses concurrents, en particulier le Mouvement national algérien (MNA) de Messali Hadj, le pionnier du nationalisme. Messali est mort en exil, sans avoir revu cette terre qu'il appelait dès 1926 " à libérer ". Mais ses adversaires, après une période d'exercice du pouvoir, n'ont pas eu un meilleur sort. Pour comprendre cette tragique ironie de l'histoire et accéder à l'intelligence de l'Algérie contemporaine, il faut réapprécier d'une manière critique les éléments révolutionnaires accumulés dans la société algérienne avant le 1" novembre 1954 et interroger l'histoire du PPA-MTLD dont sont issus ces militants. Cet ouvrage est une remise en question des interprétations de la scission du PPA-MTLD ― y compris celle que j'ai défendue personnellement jusqu'en août 1957.  


  3 - Autogestion en Algérie : Une autre révolution? (1963-1965)

On l'ignore souvent, mais dès la fin de la guerre d'indépendance, un million d'hectares et 500 entreprises sont délaissés par leurs propriétaires coloniaux. Spontanément, paysans et travailleurs occupent ces biens sans maîtres. Reconnaissant officiellement cette situation, le gouvernement Ben Bella promulgue, le 23 mars 1963, un décret: la gestion des biens déclarés vacants - ainsi que celle des biens «anormalement exploité» - sera assurée par les travailleurs. Le 30 mars, un nouveau décret fait explicitement référence à «l'organisation et la gestion des entreprises en autogestion». Autogestion: le mot est lancé, officialisé, avec de nouvelles structures: assemblée générale des travailleurs, conseil des travailleurs, comité de gestion, directeur, conseil communal d'animation de l'autogestion. Le Bureau national des biens vacants devient Bureau national d'animation du secteur socialiste sous la responsabilité de Mohammed Harbi, qui mobilise militants et chercheurs, algériens et français. Les résistances sont fortes: l'armée accapare une bonne partie du secteur agricole mis hors autogestion; dans beaucoup d'entreprises et de terres le pouvoir des travailleurs est confisqué par une nouvelle bourgeoisie qui entend accaparer la révolution à son profit. Après le coup d'État de Houari Boumedienne en 1965, seule demeurera le vocabulaire socialiste sans réalité pratique. Dans ce recueil qu'il introduit, présente et annote, Mohammed Harbi a sélectionné une série de ses propres écrits, de textes et de documents, pour beaucoup inédits, et des enquêtes de terrain qu'il a dirigées dans les fermes et usines autogérées. Alors que l'on commémore, en mars 2022, les 60 ans des accords d'Évian et de l'indépendance de l'Algérie, alors que le Hirak réclame une nouvelle révolution, ce livre vient rappeler l'histoire de l'autogestion algérienne, mise sous le boisseau par les autorités.
Les hommes qui ont été à l'origine immédiate de la révolution algérienne, Mohammed Boudiaf, Krim Belkacem, Ahmed Ben Bella, ont vu de leur vivant que la révolution faite ne correspondait pas à celle que chacun d'entre eux croyait faire. Leur mouvement, le Front de libération nationale, s'est arrogé les premiers rôles en supplantant tous ses concurrents, en particulier le Mouvement national algérien (MNA) de Messali Hadj, le pionnier du nationalisme. Messali est mort en exil, sans avoir revu cette terre qu'il appelait dès 1926 " à libérer ". Mais ses adversaires, après une période d'exercice du pouvoir, n'ont pas eu un meilleur sort. Pour comprendre cette tragique ironie de l'histoire et accéder à l'intelligence de l'Algérie contemporaine, il faut réapprécier d'une manière critique les éléments révolutionnaires accumulés dans la société algérienne avant le 1" novembre 1954 et interroger l'histoire du PPA-MTLD dont sont issus ces militants. Cet ouvrage est une remise en question des interprétations de la scission du PPA-MTLD ― y compris celle que j'ai défendue personnellement jusqu'en août 1957.  


  5 - La Guerre commence en Algérie : 1954


Mohammed Harbi, né en 1933, milite au PPA dès l'âge de 15 ans, puis au FLIC Arrêté en juin 1965 et emprisonné sans jugement jusqu'en novembre 1968, il vit en exil depuis 1973. Chargé de cours en sociologie à Paris VIII (1975-1978) et à Paris V (1976-1980), Professeur associé à l'université de Paris VII (1985-1989), il est actuellement Maître de conférences à l'université de Paris VIII. Il est l'auteur de Aux origines du FLN, le populisme révolutionnaire en Algérie, Le FLN mirage et réalité, et Archives de la Révolution algérienne.

"Toutes les composantes de la révolution algérienne sont passées au crible de l'analyse : les mouvements nationalistes (PPA de Messali Hadj, PCA, Centralistes, UDMA, Ulémas, etc.), les groupes sociaux musulmans et européens, les idées qui ont marqué une époque ou fait l'objet de débats (l'homogénéité de la nation algérienne, le mouvement assimilationniste, le "melting pot" cher aux communistes, réformisme ou lutte armée, etc.), le contenu des différents programmes. Refusant les schémas réducteurs et les simplifications abusives, Mohammed Harbi s'attache à montrer la complexité des situations avant de se prononcer dans tel ou tel sens." - Le Monde "Mohammed Harbi a fait véritablement couvre d'historien au plein sens du terme. Est-ce sa double culture arabe et française, est-ce l'exil qui l'ont rendu intelligent et lucide ? Je ne sais, mais le sens critique, l'objectivité, la distance par rapport aux idéologies ont atteint chez ce militant de toujours une sorte de perfection." - Pierre Vidal-Naquet, Libération
Les hommes qui ont été à l'origine immédiate de la révolution algérienne, Mohammed Boudiaf, Krim Belkacem, Ahmed Ben Bella, ont vu de leur vivant que la révolution faite ne correspondait pas à celle que chacun d'entre eux croyait faire. Leur mouvement, le Front de libération nationale, s'est arrogé les premiers rôles en supplantant tous ses concurrents, en particulier le Mouvement national algérien (MNA) de Messali Hadj, le pionnier du nationalisme. Messali est mort en exil, sans avoir revu cette terre qu'il appelait dès 1926 " à libérer ". Mais ses adversaires, après une période d'exercice du pouvoir, n'ont pas eu un meilleur sort. Pour comprendre cette tragique ironie de l'histoire et accéder à l'intelligence de l'Algérie contemporaine, il faut réapprécier d'une manière critique les éléments révolutionnaires accumulés dans la société algérienne avant le 1" novembre 1954 et interroger l'histoire du PPA-MTLD dont sont issus ces militants. Cet ouvrage est une remise en question des interprétations de la scission du PPA-MTLD ― y compris celle que j'ai défendue personnellement jusqu'en août 1957.  


  7 - L'Algérie et son destin : Croyants ou citoyens


Par ses aspects autobiographiques, cet ouvrage est une réflexion sur la façon dont se répondent ou se contredisent, dans une vie militante, les exigences intellectuelles et les urgences de l'engagement. Mohammed Harbi porte un regard critique sur son oeuvre. Il réévalue certaines de ses analyses et cherche à déterminer celles qui ont reçu une confirmation des événements et celles qui lui paraissent, aujourd'hui, discutables. Dans ce livre, il nous offre, sur la révolution algérienne, sur son devenir, sur ses ombres et ses lumières, un texte rigoureux, sans concession aux lyrismes convenus et aux sacralisations héroïques. Plusieurs sujets évoqués ici seront développés dans ses mémoires.
Les hommes qui ont été à l'origine immédiate de la révolution algérienne, Mohammed Boudiaf, Krim Belkacem, Ahmed Ben Bella, ont vu de leur vivant que la révolution faite ne correspondait pas à celle que chacun d'entre eux croyait faire. Leur mouvement, le Front de libération nationale, s'est arrogé les premiers rôles en supplantant tous ses concurrents, en particulier le Mouvement national algérien (MNA) de Messali Hadj, le pionnier du nationalisme. Messali est mort en exil, sans avoir revu cette terre qu'il appelait dès 1926 " à libérer ". Mais ses adversaires, après une période d'exercice du pouvoir, n'ont pas eu un meilleur sort. Pour comprendre cette tragique ironie de l'histoire et accéder à l'intelligence de l'Algérie contemporaine, il faut réapprécier d'une manière critique les éléments révolutionnaires accumulés dans la société algérienne avant le 1" novembre 1954 et interroger l'histoire du PPA-MTLD dont sont issus ces militants. Cet ouvrage est une remise en question des interprétations de la scission du PPA-MTLD ― y compris celle que j'ai défendue personnellement jusqu'en août 1957.  


|  Algérie mon beau pays   |

Top