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Présentation    (1 / 3)

 

Résumé chronologique


L’indépendance


• 1961. Le 8 janvier, le référendum sur la politique d’autodétermination voit un large succès du « oui », en France comme en Algérie. En février, des activistes européens constituent l’Organisation armée secrète (OAS). Echec du « putsch des généraux » en avril. Le 17 octobre, la répression policière d’une manifestation algérienne pacifique à Paris fait une centaine de morts.
• 1962. Le 8 février, à Paris, les forces de l’ordre chargent un rassemblement contre l’OAS, tuant neuf Français. L’enterrement des victimes, le 13, rassemble un demi-million de manifestants. La signature des accords d’Evian, le 18 mars, est suivie d’un cessez-lefeu dès le lendemain. L’indépendance de l’Algérie sera ratifiée par référendum, en France le 8 avril 1962 et en Algérie le 1er juillet. Le 5 juillet, l’Algérie proclame son indépendance. Début de l’exode des Européens d’Algérie. Le bilan de la guerre est de 300 000 à 600 000 morts selon certaines sources, 1 500 000 de martyres selon les sources algériennes. Le 22 juillet, M. Ahmed Ben Bella, soutenu par le colonel Houari Boumediène, qui commande l’Armée nationale populaire (ANP), forme à Tlemcen un Bureau politique contre le GPRA, installé à Alger. En septembre, l’ANP entre dans la capitale. M. Ben Bella prend la tête du gouvernement le 29 septembre.
• 1963. La Constitution est adoptée par référendum le 8 septembre. Instauration d’un régime de parti unique. M. Ben Bella est élu président de la République le 15 septembre. Hocine Aït Ahmed crée quelques jours plus tard le Front des forces socialistes (FFS) et entre en dissidence en Kabylie.
Octobre 1963 est un conflit militaire opposant le Maroc et l'Algérie
• 1964. Les troupes françaises se retirent d’Algérie en juin, mais restent présentes à Mers El-Kébir et au Sahara.
• 1965. Le colonel Boumediène renverse M. Ben Bella le 19 juin. La Constitution est abrogée en juillet.
• 1966. Nationalisation des mines et des compagnies d’assurances étrangères en mai. Signature d’accords de coopération avec la France.
• 1967. L’armée française quitte les bases de Reggane et Bechar en mai. En juin, l’Algérie rompt ses relations diplomatiques avec les Etats- Unis à la suite de la guerre de six jours entre Israël et les armées arabes. Coup d’Etat avorté contre Boumediène en décembre.
• 1968. Les Français évacuent la base de Mers El-Kébir en janvier.
• 1971. Nationalisation des hydrocarbures le 24 février : l’Etat acquiert 51 % des avoirs des sociétés pétrolières françaises présentes en Algérie. En novembre, le gouvernement lance la « révolution agraire » et la « gestion socialiste des entreprises » (GSE).
• 1973. Le IVe sommet des pays non alignés se tient à Alger en septembre.
• 1974. Dans un discours prononcé aux Nations unies, en avril, Boumediène prône l’instauration d’un nouvel ordre économique international.
• 1975. Visite de Valéry Giscard d’Estaing, en avril, la première d’un président français depuis l’indépendance.
• 1976. La Charte nationale est approuvée le 27 juin par référendum et la Constitution le 27 novembre. Boumediène, unique candidat en lice, est élu président en décembre.


Le Virage


• 1978. Mort de Boumediène le 27 décembre.
• 1979. Le colonel Chadli Bendjedid est élu président le 7 février.
• 1980. « Printemps berbère » : émeutes à travers toute la Kabylie, en avril, pour la reconnaissance de la culture berbère.
• 1981. François Mitterrand, qui se rend à Alger en novembre, propose que les rapports franco•algériens soient « un symbole des relations nouvelles entre le Nord et le Sud ». Trois mois plus tard, les deux pays signent un accord sur le gaz.
• 1983. Visite du président Chadli à Paris, en novembre, la première d’un chef d’Etat algérien depuis l’indépendance.
• 1984. M. Bendjedid est réélu le 12 janvier. Adoption, en juin, du « code du statut personnel et de la famille ».
• 1986. Manifestations étudiantes à Sétif et à Constantine en novembre.
• 1988. De violentes émeutes à Alger et dans le reste du pays, du 4 au 10 octobre, font plusieurs centaines de victimes (600 morts selon un bilan officieux). L’état de siège est déclaré. M. Bendjedid est réélu en décembre après avoir promis des réformes politiques et économiques.
- 1989. Une nouvelle Constitution, qui ouvre la voie au multipartisme, est adoptée par référendum le 23 février. Le Front islamique du salut (FIS), créé le 18 février et dirigé par Abassi Madani et Ali Belhadj, est légalisé en septembre.


La « décennie noire »


• 1990. Le FIS remporte une large victoire aux élections municipales et régionales du 12 juin, premier scrutin libre depuis l’indépendance. Le général Khaled Nezzar est nommé ministre de la défense en juillet.
• 1991. Le 23 mai, le FIS appelle à une grève illimitée. Les affrontements entre forces de l’ordre et militants du FIS font des dizaines de morts. Le premier ministre Mouloud Hamrouche, démissionnaire, est remplacé par Sid Ahmed Ghozali le 5 juin. Les élections sont reportées. Abassi Madani et Ali Belhadj sont arrêtés le 30 juin.
• 1992. Le président Bendjedid, soupçonné de complaisance envers le FIS, est contraint à la démission le 11 janvier et remplacé le 14 par un Haut Comité d’Etat (HCE), dirigé par Mohamed Boudiaf. Le second tour des élections est annulé. Les violences qui s’ensuivent font près de 70 morts. Le HCE proclame l’état d’urgence le 9 février et dissout le FIS le 4 mars. Le 29 juin, Mohamed Boudiaf est assassiné à Annaba. Le 26 août, un attentat à la bombe dans l’aérogare d’Alger, attribué aux islamistes, fait huit morts et une centaine de blessés.
• 1993. L’état d’urgence est prorogé pour une durée indéterminée le 7 février. On estime à 15 000 le nombre de personnes tuées en un an.


La réconciliation


• 1994. Le général Liamine Zeroual est nommé aux commandes de l’Etat le 30 janvier par le HCE. Apparition des Groupes islamiques armés (GIA), dont se démarque l’ex•FIS.
• 1995. Le 13 janvier, les principales formations de l’opposition, islamistes compris, signent à Rome un « contrat national » appelant notamment à l’arrêt des violences. Le pouvoir rejette le texte. Le général Zeroual remporte l’élection présidentielle dès le premier tour, le 16 novembre, avec plus de 60 % des suffrages.
• 1996. La réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président de la République et interdisant les partis religieux et régionalistes est approuvée par référendum, le 13 novembre, avec plus de 85 % des voix.
• 1997. Le 24 septembre, l’Armée islamique du salut (AIS), bras armé de l’ex-FIS et opposée aux GIA, annonce une trêve à partir du 1er octobre. Le 23 octobre, après avoir remporté les élections législatives de juin, le Rassemblement national démocratique (RND) de M. Zeroual obtient plus de 55 % des sièges des assemblées communales. La répression va crescendo.
• 1998. En septembre, M. Zeroual annonce sa volonté de démissionner et la tenue d’une élection présidentielle anticipée.


Une paix civile fragile


• 1999. Le 15 avril, M. Abdelaziz Bouteflika remporte l’élection présidentielle avec 73,8 % des suffrages. L’opposition dénonce des fraudes massives. Le 6 juin, l’AIS proclame l’arrêt définitif de ses opérations. Le 18 août, le Mouvement algérien des officiers libres (MAOL), créé en 1998, appelle à poursuivre en justice les généraux « responsables de la tragédie » algérienne. La loi de « concorde civile » est approuvée par référendum, le 16 septembre, par plus de 98 % des voix.
• 2000. M. Bouteflika charge M. Ali Benflis de former un nouveau gouvernement le 26 août.
• 2001. Emeutes sanglantes en Kabylie, en avril, après la mort d’un lycéen dans une gendarmerie. D’importantes manifestations ont lieu à Tizi-Ouzou et à Alger. Le 3 octobre, le gouvernement présente un projet de réforme visant à officialiser la langue berbère (tamazight). Signature, le 19 décembre, d’un accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne.
• 2002. Le 8 avril, le tamazight est reconnu langue nationale – mais non officielle – par le Parlement. Le FLN remporte les élections législatives du 30 mai, boycottées par les partis kabyles.
• 2003. M. Ahmed Ouyahia remplace M. Benflis à la tête du gouvernement en mai. M. Madani, libéré en juillet avec M. Belhadj, appelle à la fin de la lutte armée le 25 août.
• 2004. M. Bouteflika obtient 85 % des suffrages à l’élection présidentielle du 8 avril. Le gouvernement signe un accord de partenariat stratégique avec la France en juillet.
• 2005. Le projet de « Charte pour la paix et la réconciliation nationale » est approuvé par référendum, le 29 septembre, à plus de 97 % des voix. Le bilan de treize ans de violences est de 150 000 morts et des milliers de disparus.
• 2006 –2007 : Bouteflika réélu président, continue à mener une politique de « réconciliation ».
• 2008 : Alors que la manne pétrolière remplit les caisses de l’État, plusieurs émeutes contre la pauvreté ont lieu à Alger.
Novembre : Les acquis démocratiques d’octobre 1988 sont balayés, l’état d’urgence mis en place en 1992 est renforcé.
• 2009 : Grève des candidatures pour la présidentielle en Algérie, Bouteflika est réélu président. Il reconduit le gouvernement. Les services secrets et les islamistes sont plus puissants que jamais.


L'Incertitude


• 2010 : Le gouvernement algérien annonce qu’il va s’attaquer au fléau de la corruption.
• 2011 : Émeutes dues à l’augmentation des prix des denrées alimentaires. Le gouvernement distribue 30 milliards de dollars de subventions et la promesse d’une augmentation des salaires. L’état d’urgence en place depuis 1992, est levé le 24 février 2011.
• 2012 : Célébration des 50 ans d’indépendance. Décès de deux anciens présidents de l’Algérie : Ahmed ben Bella (1963-1965) et Chadli Benjdid (1979-1992).
• 2013
16 janvier : Prise d’otages dans le site gazier In Amenas à Tinguentourine, dans le sud-est algérien, par le groupe islamiste les “signataires par le sang” qui réclame entre autre l’arrêt de l’intervention militaire française au Mali. 37 otages et 29 terroristes trouvent la mort.
20 février : La loi autorisant l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels entre en vigueur.
11 septembre : Remaniement ministériel. Dix-huit ministres quittent le gouvernement. Les nominations permettent à Abdelaziz Bouteflika de reprendre la main en vue des élections présidentielles de 2014.
• 2014
17 Avril : Abdelaziz Bouteflika est réélu pour un quatrième mandat avec 81,53 % des suffrages exprimés.
27 décembre : L’Algérie allume sa première torche de gaz de schiste dans le bassin d’Ahnet, près d’In Salah dans la wilaya de Tamanrasset. La population manifeste contre cette exploitation.
• 2015
Le mouvement contre le gaz de schiste s’intensifie.
Mai : L’Algérie enregistre un déficit de 4,32 milliards durant les quatre premiers mois de l’année. La situation économique est difficile.
Juillet : affrontements communautaires entre Arabes et Berbères dans la région de Ghardaïa ayant coûté la vie à 22 personnes et fait plus de 200 blessés en à peine 48 heures.
Ce même mois, treize soldats algériens sont abattus dans la région d’Aïn Defla par un groupe terroriste. Les attaques terroristes se sont multipliées depuis 2010.
• 2016 avr 9 : En visite officielle à Alger, le PM français Valls appelle son ministre Macron à jouer collectif.
• 2017 jan 26 : Il neige dans le désert du Sahara.
• 2018 avr 11 : Un avion militaire de transport décolle de la base de Boufarik puis s'écrase : 257 morts.
• 2018 déc 8 : L'église catholique béatifie 19 religieux assassinés dont les 7 moines de Tibéhirine, le père anversois Charles Deckers des Missionnaires d'Afrique (Pères blancs) et l'évêque d'Oran, monseigneur Pierre Claverie.
• 2019 22 février : manifestations nationales contre le 5e mandat de Abdelaziz Bouteflika. Les manifestations durent plusieurs semaines et se déroulent tous les vendredis.
• 2019 mar 11 : Le Président Bouteflika renonce à briguer un 5e mandat et décide de reporter les présidentielles.
• 2019 avr 2 : Le Président Bouteflika démissionne.
• 2020 mai : Une météorite aussi ancienne que le système solaire, "Erg Chech 002" est découverte dans le sud.
• 2021 jan 1 : Le Président Tebboune signe le décret promulguant la révision de la Constitution.
• 2021 août 10 : 65 morts dans des incendies "d'origine criminelle" en Kabylie.
• 2021 sept 17 : L'ex-Président Abdelaziz Bouteflika meurt.
• 2021 oct 31 : Le Président Tebboune ordonne au groupe public Sonatrach de ne pas reconduire le contrat du gazoduc passant par le Maroc et alimentant l'Espagne.

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