
Le massacre de Melouza : manipulations et mensonges
C’est l’histoire d’une manipulation particulièrement audacieuse… Une opération des services secrets français en pleine guerre d’Algérie qui avait pour objectif de semer la division dans le camp indépendantiste, mais qui est aussi indirectement responsable de l’un des pires drames de ce conflit : le massacre de Melouza ! 350 villageois tués à coups de fusil, de haches et de couteaux.
Il faut aussi ajouter que cette tuerie a donné lieu à une autre guerre : celle de la propagande ! Pour le FLN , qui niera toujours farouchement toute implication dans cette tragédie, ce sont forcément les troupes coloniales qui ont perpétré ce massacre. Tandis que pour les autorités françaises , les auteurs de la tuerie sont les fellaghas qui ont éliminé des innocents, seulement coupables de vouloir rallier la France…
Monsieur X revient donc sur la genèse et la mise en œuvre de cette opération, nom de code « Olivier ». Une histoire d’où émerge la figure d’un homme étonnant qui aurait pu devenir un héros dans son pays, Mohammed Bellounis , s’il n’avait été brisé par le pouvoir colonial.
L’idée paraissait évidente : puisqu’il existait en Algérie deux organisations indépendantistes rivales , il était tentant d’attiser leur compétition et pourquoi pas ? d’essayer de se rapprocher de l’un de ses mouvements pour mieux lutter contre l’autre.
C’est ce qu’ont pensé certains dirigeants français, civils et militaires, alors que dans les années 56-57, le conflit fratricide entre le MNA et le FLN devenait chaque jour plus meurtrier. Tant en Algérie qu’en métropole.
Sur le terrain, c’est Jean Combette, le capitaine d’une SAS, une Section administrative spécialisée, qui a pris l’initiative de nouer un contact avec un chef militaire emblématique du MNA, Mohammed Bellounis. L’occasion lui paraît favorable : les Messalistes, c'est-à-dire les militants du MNA, sont affaiblis face aux coups de boutoir du FLN. Bellounis lui-même, qui commande encore une troupe de 800 maquisards, est aux abois. Retranché près du bourg de Melouza, aux confins de la Kabylie et du Constantinois, il vient d’accepter un rendez-vous clandestin avec le capitaine Combette. L’amorce d’une nouvelle alliance ? Mais un obstacle inattendu contrarie cette rencontre. Cependant le contact n’est pas rompu. Toutefois, un événement tragique, un véritable massacre, va précipiter l’évolution politique de Bellounis.
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