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Vestiges   (3/5)

 

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Ruines berbéro-romaines III


  23 - Citadelle romaine de Timiki



Livrée à elle même, la citadelle de Timiki est située à Sidi Aïssa (Ouled Abdallah). Bien qu’elle soit classée par le ministère de la Culture. Les habitants utilisent ses pierres pour leurs clôtures ou exploitent des champs dans son enceinte.
Elle se réjouis toutefois du projet de petit musée maritime dans les grottes qui se trouvent sous le phare.

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  24 - Tombeau de Scipion l’Africain


Des nombreux vestiges historiques dont nous avons hérités lors des differentes invasions étrangères et notamment celle des Romains , il en est un qui demeure plus ou moins méconnu du grand public .Il s’agit du tombeau funeraire de-Scipion » ou-Scipion l’Africain ».
Il a été erigé en dehors du perimètre de l’ancienne Setifis mais aujourd’hui ,il se trouve au cœur de la cité El Gasria, face au premier campus de l’université Ferhat Abbes de Sétif. C est un vestige representé sous la forme d’un tombeau qui date de la fin du 3ème siècle après l’ère chretienne,
Qui est Scipion ? Pourquoi porte t-il le titre d’ » Africain- ? Enfin, quel est son apport à l’histoire de la région ?
Scipion , c’est le nom d’une grande famille qui a régné à Rome . Elle fut connue surtout lors des trois guerres puniques qui avaient opposées Carthage à Rome pendant deux siècles. Vers 216 avant JC, les troupes carthaginoises commandées par le général Hannibal Barca défont, à Cannes au Sud de Rome, l’armée romaine.

La famille Scipion prépare alors une revanche contre Carthage en constituant une armée dirigée par le général romain Cornélius Scipion. L’armée d’Hannibal est vaincue par Scipion vers 202 avant JC à Zama (près de Siliana en Tunisie). Cette victoire fut un tournant majeur dans l’histoire de l’Algérie car c’est elle qui a ouvert la voie à la conquête romaine de lAfrique du Nord. Les victoires tenues par Scipion en Afrique du Nord et en Espagne contre Carthage lui ont valu le titre « Scipio Africanus ». Scipion l’Africain est devenu une célébrité à Rome pour avoir battu Hannibal, le plus grand ennemi qu’avait connu Rome durant son histoire.
Cependant, très peu de documents évoquent l’histoire de ce « tombeau » à Sétif. Le lieu nous laisse supposer que Scipion l’Africain y serait peut-être mort ?Toutefois, les documentshistoriques indiquent qu’il est décédé en Campanie au Nord d’Italie, vers 183 avant JC. D’autres sources indiquent que sa dépouille aurait été transférée à l’endroit où se trouve le tombeau . Ces hypothèses ne semblent pas coroborer avec la présence romaine dans notre région qui date de 98 après JC, c’est-à-dire plus de 250 ans après sa mort. Le tombeau de Scipion aurait donc été construit par les Romains de l’époque Sitifis pour rendre hommage à ce général qui leur avait ouvert le chemin à la conquête de l’Afrique du Nord.
En violation des lois, ce tombeau est transformé aujourd’hui en depotoir et lieu de rendez-vous pour drogués et alcooliques. De plus, il est cerné de constructions à alors que l’article 43 de la loi 04/98 datant du 15 juin 1998 stipule qu’il faut établir un périmètre de plus de 200 mètres autour de chaque monument historique.

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  25 - Theatre Romain Skikda



En plein centre de Skikda, le théâtre romain est toujours là et ce, depuis l’an 45 avant J.C. Skikda ex Thapsa -Russicadia a été fondée par les romains après le chute de l’empire phéncien de Carthage.
Les autres cités de Skikda, telles que Stora et Collo ont été fondées par les phénciens aprés le fondation de Carthage en 814 avant J.C.
Le théâtre romain est en rénovation. Il est considéré parmi les grands théâtres de l’Afrique du nord avec une superficie initiale de 4900 m2 et qui pouvait jadis recevoir plus de 6000 spectateurs. En 1900, l’administration coloniale l’ a classé comme patrimoine culturel national.

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  26 - Bethioua (Portus Magnus)


Le site du “Vieil Arzew” ne fut identifié comme étant Portus Magnus qu’à partir de 1858 par Berbrugger, après la découverte d’un document épigraphique mentionnant son nom abrégé, inscription déplacée ensuite sur la promenade de Létang, à Oran.
Certes, ce nom était connu, par l’Itinéraire d’Antonin et par l’anonyme de Ravenne, et par deux allusions de Pline l’Ancien et de Pomponius Mela (Portus cui Magno cognomen est ob spatium). Mais le voyageur anglais Thomas Shaw identifiait en 1732 le site du Vieil Arzew avec Arsenaria, car l’identité de sens -le grand port- entre Portus Magnus et Mers el-Kebir l’avait frappé. Cette erreur se perpétuera quelques décennies. La confirmation sera acquise par divers documents épigraphiques, des bornes milliaires notamment. Les recherches étaient difficiles, car les Bettioua ont leurs maisons au milieu des ruines. Un petit musée fut installé dans une maison romaine, dont les chambres et le péristyle sont pavés de mosaïques (en voie de dégradation vers 1880).

Des fouilles faites à la ferme Robert, elle aussi en ruine, permirent de découvrir en 1862 deux magnifiques mosaïques17, qui seront déplacées au musée municipal d’Oran vers 1885. L’opinion de Jean Lassus, directeur des antiquités de l’Algérie sur ces mosaïques est moins enthousiaste : « Compositions, plus ambitieuse que réussies, sont traitées dans des couleurs terre-ocre, beige et gris ». Louis Demaeght notait en 1884 que les ruines servent de matériau de construction tant aux Bettioua qu’aux colons de Saint-Leu, et qu’à ce rythme, le site serait détruit en quelques années.
Les fouilles furent poursuivies au xxe siècle par Mme Vincent, qui avait acquis patiemment de ses deniers le secteur Nord-Est du site. Elle dégagea plusieurs édifices, dont certains de plan assez inhabituel.

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  27 - Tiklet (Taklat, Tubusuptu ou Tubusuctu)


Tubusuptu (ou Tubusuctu) est une colonie romaine de vétérans fondée en l’an -27 par Auguste avant l’ère chrétienne. Elle se situe au lieu-dit de Tiklat dans la commune d’El-Kseur (Kabylie) en Algérie (à 20 km à l’ouest de Béjaïa).
Tubusuptu était peuplée par les militaires romains de la légion VII claudia pia fidelis, cette légion est une des plus importantes de l’histoire de l’empire romain, son épitaphe claudia pia fidelis vient des faits d’armes de cette légion qui est six guerres six fois fidèle à Rome, l’une de ces guerres est la bataille d’Alésia en Gaule en 52 av. J.-C. Les vétérans romains de la légion VII se fondirent dans la population de la vallée de la Soummam. L’huile d’olive de la région était très appréciée et on retrouvait des jarres de Tiklat dans tout l’empire romain, ce qui prouve son importance commerciale au début de l’ère chrétienne.
Aujourd’hui des vestiges sont encore présents, il y a notamment un aqueduc mais aussi des thermes très bien conservés. Une mosaïque presque intacte est toujours présente sur place.

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  28 - Site D’Ikdjen




À 7 km au nord de Beni Aziz se trouve le site archéologique d’Ikjan. Les fouilles archéologiques effectuées à l’époque coloniale mis en évidence une première couche relevant de la civilisation islamique, une deuxième couche de la civilisation antique et une troisième de l’ère pré romaine.

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  29 - Citadelle byzantine de Sétif




Quartier de la basilique, rempart, cirque, quartier du temple (Sétif).
Imposante muraille de pierres taillées, conservée en grande partie qui entourait une forteresse byzantine, construite vers l’an 540. Restaurée et accessible au public.

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  30 - Gemellae (M’Lili)


Gemellae était un fort romain et un camp associé à la périphérie du désert du Sahara dans ce qui fait aujourd’hui partie de l’ Algérie . C’est maintenant un site archéologique, à 25 km au sud et à 19 km à l’ouest de Biskraet à 5 km au sud-ouest du village actuel de M’Lili avec lequel il partage probablement un nom berbère original . Il était relié par la route romaine militaire à Castellum Dimmidi et à Capsa.
Apparemment, il y avait une fortification à Gemellae avant l’arrivée des Romains. Pline l’Ancien raconte que quand Lucius Cornelius Balbus a célébré sa victoire sur les Garamantes du Sahara en 19 av. J.-C., l’une des conquêtes présentées dans le défilé à travers Rome était celle de Milgis Gemmella, décrite comme un oppidum (qui signifie généralement un établissement fortifié).
Les Romains semblent avoir occupé le site et l’ont fait l’un des avant-postes les plus au sud, marquant les limes ou les limites de l’ Empire romain.

Le premier épigraphe extrait du site est une inscription pour une statue ,de l’ empereur Hadrien , vers l’an 126 après J.-C., par un coït equitata (régiment équestre) originaire de Chalcis en Syrie . La présence de cette unité de l’armée en Afrique est attestée par des inscriptions datant d’autrefois dès 78 après JC et aussi tard que 164 après J.-C.
Une deuxième très grande dédicace à Hadrian , face à la cour centrale, date de 132 après JC. Le nom de la Légion à laquelle appartient le régiment a été marqué, vraisemblablement en raison du retrait de leur légion pour des raisons disciplinaires puis réinscrit, vraisemblablement après le retour du régiment en 253 après J.-C.
Aussi présents dans le sacellum étaient des statues d’ Antonin Pie , Pertinax et Gordian , les deux derniers avec des inscriptions indiquant la présence de l’ Ala I Pannoniorum (une unité de cavalerie élevée par l’ empereur Gordian ). Les Autels aux Dii Campestres (dieux de l’armée) ont été consacrés par Marcus Celerius Augendus, préfet des Pannoniens , et par Titus Aurelius Aurelianus, préfet d’une autre unité de cavalerie de Thrace . Il est probable que les Pannoniens étaient des substituts du régiment Legio III Augusta jusqu’à sa réintégration en 253 après JC.
L’hypothèse est que l’inscription de 126 AD, pour une statue de petite taille, représente l’établissement d’un camp «provisoire», et que l’inscription de 132 marque l’achèvement du plus grand fort.
L’établissement du fort et de la colonie environnante est probablement lié à la construction du Fossatum Africae . Gemellae est le plus grand de plusieurs forts dans la région qui suit la ligne des Fossatum . Au 5ème siècle, on mentionne encore un secteur des limes appelé Gemellensis juste avant l’invasion du Vandal. Autre que cela, l’histoire de Gemellae après 253 AD reste incertaine.
Aucun artefact chrétien n’a été récupéré, donc il n’y a pas de preuves archéologiques actuelles pour une présence byzantine. Cependant, Justinien est connu pour avoir ordonné à Belisarius en 534 après JC de restaurer les fortifications des limes comme avant l’invasion du Vandal. L’historien Procopius du 6ème siècle mentionne un Meleon comme un de ces forts reconstruit en conséquence, [11] qui ont peut-être été Gemellae. L’historien arabe du 9ème siècle Khalifa ibn Khayyat raconte que lorsque Abu al-Muhajir Dinar était émir d’ Ifriqiya (vers 675-682), il a conquis Mila qui peut avoir été Gemellae.

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  31 - Thermes berbéro-romains de Calama (Guelma)



Guelma est l’une des villes algériennes où ses visiteurs trouvent des ruines antiques dans différents endroits de la ville, et ce, car la ville actuelle de Guelma est construite sur une cité berbéro-romaine, l’antique site de Calama.
Pas loin du théâtre de Guelma, à 500 mètres, se trouve les restes d’un bâtiment imposant, il s’agit des ruines des thermes de la ville antique Calama, c’été le ou l’un des bâtiments thermales où la population locale prenaient des bains. Ci-dessous, les photos des thermes de Guelma et une visite virtuelle du site.

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  32 - Rusguniae (Tamentfoust)


Rusguniae est un site archéologique antique, situé dans la commune d’El Marsa, dans la wilaya d’Alger, en Algérie.
Depuis une haute antiquité, le Cap Matifou qui limite à l’Est la baie d’Alger abrita un établissement humain. L’empire maritime de Carthage y avait sans doute un comptoir dont aucun vestige terrestre, il est vrai, n’a jamais été décelé mais qu’un certain nombre d’indices permettent de supposer avec vraisemblance.
La ville qui s’élevait en ce lieu portait à l’époque romaine le nom de Rusguniae, toponyme où transparait, comme ailleurs, le mot Rus, désignation phénicienne d’un cap.
Les premiers témoignages de l’existence d’une cité latine sur le promontoire de Matifou sont relativement anciens.
Pline le Naturaliste, dans son énumération des villes de la Maurétanie Césarienne, mentionne Rusguniae parmi les colonies fondées par Auguste3et l’on sait que, dès le Ier siècle de notre ère et jusqu’à l’époque byzantine, l’établissement grandit et prospéra.

Au XIIe siècle le géographe arabe Edrissi y voyait encore «des vestiges de maisons, de grands édifices et d’idoles en pierre ». « On dit, précise-t-il, que c’était autrefois une grande ville ».
Une chronique espagnole du XVIIIe siècle y remarque même des « maisons, temples et aqueducs antiques qui sont nombreux, grands et beaux ».
La proximité d’Alger où l’essor des constructions s’accrût considérablement à l’époque ottoman et davantage encore après la conquête française, allait porter à cette ville antique un coup fatal. Rusguniae, pendant de nombreux siècles servit de carrière, ses pierres inscrites émigrèrent en même temps qu’étaient démantelés la plupart de ses vestiges et, de nos jours, des constructions modernes ont recouvert, en partie, son emplacement. De ce fait nos possibilités de recherches méthodiques sur le site lui-même paraissent assez compromises et, sauf un ensemble épigraphique d’époque chrétienne, les quelques inscriptions qui jadis revirent le jour au cap Matifou ne justifieraient pas, à elles seules, une étude raisonnée si une heureuse découverte ne venait aujourd’hui remettre en question le dossier historique complet de l’antique cité. ». « Elle fut ruinée par les Gots, et de ses pierres furent relevées quasi toutes les murailles de la cité d’Alger ».

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  33 - Ksar el Kaoua (Ruines du Latifundium de Kaoua)


Ksar el Kaoua, connu aussi sous un autre nom : Ruines du Latifundium de Kaoua est un château romain qui date du IIIe siècle ap.J.-C., probablement du règne de l’empereur Constantin Ier, érigé dans la province antique Mauritanie Césarienne, correspondant le territoire ouest de l’Algérie actuelle, l’endroit du château situé précisément à 12 km au nord d’Ammi Moussa dans la Wilaya de Relizane.
Les fouilles ont commencé en 1859 par un officier de génie de l’armée française, le capitaine Marchand, dans son rapport il décrit une vaste construction, tel était alors l’ensemble du château et de ses dépendances. Les premiers travaux ont fait connaitre l’entrée de l’enceinte, les deux portes de cette entrée, ainsi que les deux portes latérales qu’elles avaient entre elles.
L’entrée du fort est une porte à plein cintre, neuf de ses onze voussures sont ornementées ainsi que ses corniches. Six demi-colonnes relèvent cette entrée. La clef de la voûte contient, dans un médaillon, l’inscription chrétienne, désignant sans doute le propriétaire au nom de Ferini : SPES IN DEO FERINI AMEN.

À la même entrée, deux colonnes derrière lesquelles se trouve la première porte menant à la galerie. À sa droite, une écurie pour les chevaux et à sa gauche des escaliers en pierre menant à l’étage supérieur
À signaler que la clé de voûte où est gravée l’inscription sur médaillon a été sciée et disparue des ruines.
Les travaux ont ensuite rencontré le canal de sortie des eaux, puis dégagés l’unique et grande entrée du château, enfin concentrés dans l’intérieur, ils ont atteint les dalles, laissant debout tous les murs de refend et quelques colonnes.
Partout les traces de feu étaient nombreuses, inégalement réparties. L’entrée de l’enceinte est formée par deux pieds droits en arrière desquels est la première porte qui a 2,40 m de large.
Deux chasse-roue et une corniche unie font saillie. La seconde porte est toute semblable à la première avec quelques moulures, des corniches et deux pierres pour les tourillons des battants de la porte. Les deux portes latérales desservent sur un immense commun circulaires de 300 mètres de longueur sur une largeur de 8 à 10 mètres qui occupaient sans doute la garnison, les serviteurs et les esclaves.
En entrant dans le vaste couloir qui conduisait à la grande porte, on trouve sur la droite encastré dans le mur une pierre portant en relief une tête de bœuf ou d’antilope sculpté, (aujourd’hui, la pierre est disparue des ruines)5. À l’angle nord, se trouvent deux pièces, l’une d’elles est une salle de bain avec une baignoire. Dans l’angle sud-est de ce couloir, se trouve une sculpture de la chasse à la gazelle signalée par le capitaine Marchand, (aujourd’hui, la pierre est disparue des ruines).
On rencontre dans les enceintes du château un grand nombre de briques et de tuiles qui attestent l’existence sur ce point des habitations qui devaient abriter les esclaves, les serviteurs et probablement une partie de la garnison de la place.
Une porte ouest découverte dernièrement, qui donne sur plus de 10 pièces reliées les unes aux autres avec des entrées sous forme d’arc.

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  34 - Ruines de Boumagueur




En cours de préparation et de finition.                                                                        
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