
Ruines berbéro-romaines I
01 - Arc dit « de Septime Sévère » et thermes dits « du Légat » de Lambèse
A près d’un kilomètre au Nord Est des ruines du camp militaire de la 3ème Légion Augusta (ville basse) et à 500 mètres Nord Ouest des ruines de la ville basse de Lambèse, soit à l’intérieur de la ville actuelle de Tazult, se trouve les ruines de deux monuments, il s’agit d’un arc dit « de Septime Sévère » et des thermes dits « du Légat ». + Info (Nouvelle fenêtre)
02 - Forteresse byzantine de Timgad
La forteresse byzantine de Timgad a été construite par le général byzantin Solomon entre 539 et 540 de notre ère au sud de la ville, en utilisant des blocs arrachés aux monuments romains. Par sa protection, la forteresse a donné vie à la ville de Timgad qui a été totalement détruite à la fin du 5e siècle par la population autochtone des montagnes environnantes. La ville de Timgad et sa forteresse cessèrent d’être habitées à partir du 8e siècle de J.C. La forteresse byzantine de Timgad, qui est bâtie sur un grand sanctuaire de l’époque romaine dédié aux dieux protecteurs d’une source d’eau, est l’un des monuments les plus importants de la ville de Timgad. + Info (Nouvelle fenêtre)
03 - Amphithéâtre de Lambèse
Dans la commune de Tazoult, se trouve plusieurs sites archéologiques antiques dont le site de Lambèse qui s’étend sur plusieurs hectares. A l’est des ruines de Lambèse, le visiteur trouve les ruines d’un grand monument circulaire, il s’agit de l’amphithéâtre de Lambèse, un amphithéâtre qui a perdu les pierres de ses gradins mais garde toujours la forme et les fondations. L’amphithéâtre été autrefois, à l’antiquité, utilisé comme moyen de divertissement, il accueilli des combattants appelés gladiateurs qui se battaient à mort, entre eux ou avec des animaux tels que les félins et ce, devant les regards de milliers de spectateurs. + Info (Nouvelle fenêtre)
04 - Henchir Besseriani
Les ruines situées au lieu-dit actuel Henchir Besseriani à 5 km au Sud de l’oasis de Négrine, sur le piémont saharien du massif des Nemencha, sont celles d’un camp romain entouré d’une agglomération. Le camp fut construit en 104 ou 105, par Minicius Natalis légat propréteur de la IIIe Légion Auguste sous le règne de Trajan (C.I.L., VIII, 2478-2479=17969-17971 ; Le Bohec, 1988, p. 369, n. 27, pp. 376, 430-433). Ces ruines correspondent à la mention d’Ad Majores par la Table de Peutinger (IV, 1-5) sur la route frontière se dirigeant vers Thabudeos par Ad Medias et Badias (Badès). Des milliaires posés sur cet axe sous le même légat confirment la prise de contrôle par l’armée romaine de ces confins sahariens dans les premières années du premiers siècle ap. J.-C. Le Djebel Madjour qui domine le site, a conservé le nom antique Ad Majores. Par ailleurs, dans celui de Négrine survit l’éthnique ancien Nigrenses, qui est connu par une brique de Palerme (C.I.L. X, 10962), où il est question des magasins des Nigrenses Majores (sur un domaine dépendant de Minicius Natalis). Le titre d’un évêque plebis Nigrenses Majorum, est cité à la conférence de Carthage de 411 (Man-douze, 1982, p. 653). On peut légitimement rapprocher de cet éthnique et du Djebel Madjour, le nions nomine Niger, atteint dans cette même région par une colonne de Cornélius Balbus en 19 av. J.-C. (Pline l’Ancien, V, 37 : éd. Desanges, p. 63). Cette montagne caractéristique pour qui l’aborde en venant du Bas Sahara, aurait plus tard, servi d’éponyme au limes Montensis, secteur de la frontière d’Afrique mentionné par la Notitia Dignitatum Oc, (XXV, 3, 5, 21, 23, éd. Seeck, pp. 174-175), entre le limes Thamallensis, secteur de Telmine dans le Nefzaoua et le limes Bazensis, secteur de Badès (Baradez, 1949, pp. 143-144, 147). L’implantation militaire d’Ad Majores, relayée ou non par les castra (N ?)eptitina (Nefta) du Jérid, était bien placée, à un carrefour de pistes au débouché du couloir de Bir el Ater, pour surveiller efficacement les déplacements saisonniers dans la zone de contact, intensément irriguée à l’époque antique, entre la montagne et le Bas Sahara. Le camp de cohorte, d’un type classique, avait un mur d’enceinte aux angles arrondis et était percé de quatre portes où ont été trouvées les inscriptions de dédicace. L’entrée principale se trouvait au Sud. Le rempart avait 1 m d’épaisseur et mesurait environ 130×80 m (et non 170×100 comme il a été écrit dans les publications anciennes, cf. Le Bohec, 1988, p. 430). De même, les bastions d’angle décrits par les auteurs comme des remaniements de basse époque, ne sont guère apparents sur les clichés aériens (Baradez, p. 118). Des thermes ont été repérés à l’intérieur du camp, au Sud-Est. Une brique estampillée révèle la présence, dans la garnison, de la IIe Cohorte d’Espagnols intervenue peut-être en renfort et qui a pu jouer un rôle dans le développement de l’agglomération autour du camp (Le Bohec, 1988, p. 432 ; 1989, pp. 84-85, 171). En effet, une ville elle-même ceinte d’un rempart, a enveloppé ultérieurement le camp et elle avait le rang de municipe dans la seconde moitié du iiie siècle (Lepelley, 1981, p. 29) : deux inscriptions du temps de Dioclétien et de Maximien (C.I.L. VIII, 2480= 17970 ; 2481), évoquent un tremblement de terre survenu vingt ans auparavant et à la suite duquel deux duumvirs du municipe avaient promis de reconstruire à leurs frais un arc de triomphe. Cette reconstruction qui ne sera effectuée que sous Dioclétien, témoigne de l’effort édilitaire accompli en Afrique à cet époque, sous la responsabilité, en l’occurrence, du gouverneur Flavius Flavianus et d’un curateur reip(ublicae) gérant les finances de la cité. Les vestiges de deux arcs sont effectivement signalés dans les descriptions anciennes du site, les uns près de la porte ouest du camp, les autres près d’une des portes de la ville, où avaient été découvertes respectivement les deux inscriptions. L’enceinte urbaine, de 1800 m de périmètre, flanquée de nombreuses tours, aurait été faite à une basse époque, peut-être par les Byzantins (Cagnat, 1913, p. 565, n. 2), mais plus vraisemblablement à l’époque de la reconstruction des arcs, comme semble le suggérer Gsell (A.A.A., f° 50, n° 152, p. 6). Un autre ouvrage de défense attribué aux Byzantins, se trouverait plus au Nord (Guéneau, 1907, p. 323), mais tous ces renseignements n’ont pas été confirmés. En revanche, la découverte, près de l’oasis de Négrine, d’un ostrakon byzantin où il est question d’un olearius arcarius — c’est-à-dire d’un contrôleur fiscal pour l’huile — apporte la preuve décisive du retour sous l’administration impériale de ces régions présahariennes (Albertini, 1932, p. 53-62). De même, les cinq ostraka trouvés plus récemment près de Bir Trouch et qui mentionnent, entres autres, des redevances en orge sous le règne de Gunthamund, attestent que l’autorité vandale s’était étendue jusqu’au Sud des Nemencha (A.E., 1967, pp. 588-592 ; Bonnal-Février, 1967, pp. 239-249). Comme les Tablettes Albertini contemporaines plus au Nord, ces documents tardifs témoignent du maintien d’un effort d’administration que pouvait justifier une richesse agricole liée à la fois aux sources pérennes des oasis et aux aménagements hydrauliques de l’antiquité dans la zone de piémont (Baradez, 1949, p. 205). Une autre découverte attestait la romanisation des élites sociales de la cité berbère présaharienne des Nigrenses : celle d’une villa située à un kilomètre au Nord de l’oasis de Négrine. On y voyait des mosaïques, aujourd’hui disparues, l’une à décor de feuillages dans un arrangement géométrique avec une inscription où se lisait le nom Flavorium, l’autre faite de motifs géométriques, avec, au centre, une inscription versifiée (Marcillet-Jaubert, 1976, p. 9). + Info (Nouvelle fenêtre)
05 - Mausolée de Hammam Guergour
Le mausolée se trouve près des vestiges des thermes de Hammam Guergour. En cours de finition. + Info (Nouvelle fenêtre)
06 - Thermes de Hammam Guergour
Le hammam Guergour, sur le Bou Sellam, est une station thermale réputée pour ses eaux sulfatées qui jaillissent à 43°. La ville romaine qui s’était développée auprès de ses sources portait le même nom que le Bou Sellam : Sava. De cette cité qui avait acquis le statut de municipe, subsistent des vestiges de thermes (canalisations, piscines) un mausolée et plusieurs inscriptions chrétiennes dont une memoria des martyrs Rogatianus Donatus, Garg (ilius). Il est difficile de déterminer à quelle église se rattachaient ces martyrs de Sava. En 411, comme dans de nombreuses villes africaines, deux évêques étaient en compétition à la tête de la Plebs Assabensis, le catholique Sextilius et le donatiste Marcianus. L’évangélisation de cette région semble avoir gagné une bonne partie de la population. Au cours de la semaine qu’il consacra à l’exploration du Guergour, en 1938, L. Les-chi identifia les ruines de plusieurs églises à Algrège (Aïn Degrage), à Aïn Dokoar (Lesbi), Oundedja (peut-être Ad Olivam). Il existait à Aïn Roua* (Horrea) une basilique d’où provient la remarquable vasque en pierre portant une décoration animale (serpent, scorpion, colombes, coquilles saint-Jacques) florale et géométrique. Un chrisme confirme le caractère chrétien de cette vasque sans doute destinée aux ablutions des fidèles. Tous ces éléments de décor sont sculptés en champ levé. + Info (Nouvelle fenêtre)
07 - Rusubikari (Mers Eddadjadj)
Le site archéologique «Mers Eddadjadj» (port-aux-poules) à Zemmouri Marine (Boumerdès) constitue l’un des plus prestigieux sites découverts ces dernières années, de par ses valeureux vestiges témoins des différentes civilisations qui y se sont succédé, d’où la nécessité d’assurer sa protection et sa revalorisation pour éviter son déclin et sa décadence. Situé à l’entrée principale de Zemmouri Marine, un vaste espace éclaté s’offre au visiteur. Ce site à l’abandon, découvert en 1996, a été pourtant classé patrimoine national culturel en 2016, d’où le besoin incessant de créer, sur place, une section spéciale pour les archéologues et étudiants afin de revaloriser ce site et préserver les pièces archéologiques enfouies, en attendant leur transfert vers les musées.Après l’inscription des vestiges de ce site sur l’inventaire additionnel des biens culturels de la wilaya de Boumerdès, des fouilles ont été menées en 2018 et 2019, ayant permis, notamment la découverte de pièces archéologiques remontantaux différentes époques historiques. Cependant, le site demeure sans protection et sujet au pillage et à la destruction. À l’issue des fouilles réalisées l’été passé par une équipe de spécialistes de l’Université d’Alger et du Centre national de recherches en archéologie (CNRA), le site de sept hectares regorgerait de vestiges attestant de l’existence d’une ville antique peuplée jadis. Les habitants de la commune de Zemmouri Marine attendent impatiemment la valorisation de ce site qui renferme énormément de vestiges pouvant contribuer, de manière efficace, à la promotion de la destination touristique et culturelle de cette ville côtière en y attirant des touristes, des estivants et les passionnés par le patrimoine. Un bureau d’études spécialisé pour l’élaboration d’un plan technique Pour la sauvegarde et la valorisation de ce site archéologique important, un bureau d’étude spécialisé s’est lancé dans l’élaboration d’un plan technique permanent pour la protection et la sauvegarde du site Mers Eddadjadj, suite à des investigations archéologiques triennales menées par l’Institut national d’archéologie et l’association locale «Souagui», a indiqué le directeur de la Culture, Koudid Abdelaali. Le bureau d’études en question a été choisi par la commission de wilaya de protection des biens culturels pour l’élaboration de ce plan, suite au classement du site patrimoine national culturel en 2016. Selon Koudid, ce plan constitue un outil de réhabilitation et de reconstruction portant des orientations juridiques et règlementaires pour la protection du site et son exploitation en tant qu’espace touristique. Le site Mers Eddadjadj, formé de couches souterraines archéologiques appartenant aux différentes époques historiques, a bénéficié en 2017 de travaux de prospection archéologique effectués par des étudiants de l’institut d’archéologie relevant de l’université d’Alger 2 avec la participation d’enseignants et de chercheurs de différentes spécialités, en sus du sondage archéologique effectué en mars 2007 ayant donné lieu à d’importantes découvertes à l’origine du classement du site patrimoine culturel national, le 28 avril 2016. Pour le Dr Ismaïl Benamane, archéologue, en se référant aux opérations de prospection et aux sources et références historiques, ce site renfermerait la ville historique Mers Eddadjadj, célèbre à l’époque islamique et connue sous l’appellation «Rusubikari» à l’époque romaine et fut un important comptoir de négoce à l’époque des phéniciens. En 1225, ce pôle économique important a subi une attaque militaire menée par Yahia Ben Abi Ghania El Miourki, qui avait conduit une révolte contre les Almohades, en détruisant leurs villes et forts, dont cette cité, qui fut dès lors ensevelie sous le sable des siècles durant, avant de réapparaitre en 2006, a-t-il ajouté. + Info (Nouvelle fenêtre)
08 - Puits Aghlad
Le puits berbéro-romain dit Aghlad se trouve à 9 kilomètres de la commune de M’chira. En cours de finition. + Info (Nouvelle fenêtre)
09 - Lucu Maata (Timziouine)
Le site archéologique de Luca Maaa fut autrefois appelé ôLucuô (LVCV selon une inscription existante sur une borne milliaire visible au musée d’Oran). Il était à l’époque de l’empereur romain Sepime Sévère d’origine berbère un des camps permanents de la frontière de Maurétanie, dons la garnison était constituée par « cahors I pannoniom » (1er cohortes des pannoniens). Ce site historique qui s’étend sur plus de 10 héctares de superficie, semble avoir été abandonné vers la fin du troisième siècle et le début du quatrième siècle de notre ère. + Info (Nouvelle fenêtre)
10 - Bordj Chemissa
La commune de Bordj Ghedir (Wilaya de Bordj Bou Arreridj) dispose de plusieurs ruines berbéro-romains dont le fameux Bordj Chemissa. En cours de finition. + Info (Nouvelle fenêtre)
11 - Nécropole de Tipasa – Tipaza
L’édification de la nécropole avait débuté à l’époque païenne, ce dont attestent des tombes d’époques antérieures dont l’une des plus représentatives est le caveau punique débité dans la falaise qui a secondairement basculé dans la mer, ainsi que d’autres tombes païennes reconnaissables par leur forme en cupule semi-circulaires et des columbariums qui sont des édifices sépulcraux destinés à recevoir des urnes cinéraires. La basilique Sainte-Salsa La basilique est située à environ 300 mètres en dehors des remparts au sommet de la colline. Il est très probable qu’initialement à cet endroit une petite chapelle a été édifiée au milieu d’une nécropole païenne pour contenir le tombeau de la sainte, dans le lieu de sépulture familial, cette chapelle a été agrandie progressivement pour se transformer en église. La basilique Sainte-Salsa était initialement de forme carrée de 15 mètres de côté, l’entrée selon l’usage s’ouvre vers l’orient tandis que l’abside a une orientation occidentale, les murs de l’église étaient bâtis en pierre de taille. À l’intérieur l’église est formée d’une nef centrale de 7 mètres 50 de large délimitée par deux rangées de piliers surmontés d’archivoltes et deux bas-côtés larges de 2,5 mètres chacun. Au centre de cette basilique, une tombe bien conservée à cause de sa valeur religieuse pour la communauté tipasienne, surmontée par un cippe de forme semi cylindrique avec une épitaphe qui nous apprend qu’elle appartenait à Fabia Salsa, une matrone très probablement ancêtre païenne de sainte Salsa. Au ve siècle, toute la nef centrale excepté le tombeau de Fabia Salsa fut occupée par une mosaïque ornementale, contenant du côté de l’abside un cadre enfermant une inscription commémorative dédiée à Potenti, très probablement un évêque du milieu du ve siècle. Dans la première moitié du vie siècle, l’église a subi d’importantes modifications notamment en l’agrandissant pour atteindre 30 mètres de long, les bas-côtés collatéraux ont été surmontés de tribunes dont les escaliers existent encore de part et d’autre de l’entrée. Au nord, une petite porte ouverte dans le mur mène à une area qui descend en pente vers la falaise. Une chambre quadrangulaire renferme une table à agapes ou mensa. Au sud, l’église est flanquée d’un enclos funéraire plus somptueux et d’une pièce « des combattants ». À l’intérieur de l’église, le tombeau de Fabia Salsa fut recouvert par un socle revêtu de plaques de marbre et entouré d’une grille, sur ce socle un sarcophage en marbre représentant la légende de Séléné et Endymion fut posé, en raison de son emplacement central et la sauvagerie avec laquelle il a été détruit, S. Gsell avança l’hypothèse que ce sarcophage a renfermé les restes vénérés de sainte Salsa, + Info (Nouvelle fenêtre)
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