
Ruines berbéres III
25 - Tombeau de Tin Hinan
Le Tombeau de Tin Hinan occupe la partie supérieure d’une colline située sur la rive gauche de l’Oued Tifirt à proximité de l’oasis d’Abalessa au Hoggar dans le sahara algérien. Ses dimensions sont de 26,25 m de grand axe, 23,75 m de petit axe et 4 m de hauteur. Maquette du tombeau exposée au musée du Bardo à Alger. Lors de sa découverte, le monument était recouvert d’amas de grosses pierres qu’il a fallu déblayer avant d’entreprendre les fouilles. L’enceinte, régulière, était formée d’un mur en pierres sèches et certains de ces blocs étaient si volumineux que se posait la question de savoir comment leur transport au sommet de la butte s’était effectué. D’où l’hypothèse de l’œuvre de populations étrangères à la région. La fouille du Mausolée, unique dans le Sahara, a permis de découvrir onze salles. La plus grande avait pour mesures 6 × 7 m et la plus petite 3,50 × 2 m. Une seule porte communique avec l’extérieur. La seule salle explorée au cours de la mission franco-américaine de 1926 renfermait le squelette d’un corps, présenté comme étant la reine Tin Hinan, placé dans un caveau souterrain protégé par des dalles de pierre, ainsi qu’un somptueux mobilier archéologique dont des bijoux en or et en argent et une lampe romaine. Nous reproduisons les conclusions du docteur Leblanc, doyen de la Faculté de Médecine d’Alger qui a examiné le squelette : « On peut affirmer que le squelette est celui d’une femme de race blanche en se basant sur (etc..) L’ensemble du squelette examiné rappelle fortement le type égyptien des monuments pharaoniques, le type des hautes classes, caractérisé par la grande taille élancée, la largeur des épaules, l’étroitesse du bassin et la minceur des jambes ». Reygasse a fouillé les autres salles en 1933. Avec Émile Félix Gautier ils émettent les hypothèses suivantes : « Voilà un réduit à la fois sacré et fortifié où le mobilier atteste de très fortes influences romaines, et laisse d’ailleurs soupçonner des influences nègres. Il semble bien que ce réduit, assez spacieux pour avoir contenu des magasins, ait dû être un gite d’étapes entre la mer Méditerranée et l’Afrique noire. Influences méditerranéennes qui, nécessairement, se sont développées après l’apparition du chameau. » Les bijoux et le mobilier funéraire de Tin Hinan sont exposés au Musée du Bardo à Alger. + Info (Nouvelle fenêtre)
26 - Les Djeddars (Frenda)
Tout comme le Medracen ou le Mausolée royal de Maurétanie, les Djeddars (ou Djeddars de Frenda), situés sur des hauteurs à l’ouest de Medroussa, dans la région de Frenda (wilaya de Tiaret), sont des monuments funéraires berbères des ve et vie siècles. À l’époque qui s’étend de 429 à 671, c’est-à-dire du départ des Romains jusqu’à la conquête musulmane, il y avait, dans l’Ouest algérien, des roitelets à la tête de principautés. Tels seraient les rois berbères enterrés dans les Djeddars près de Medroussa et dont la capitale parait avoir été Tsinouna. Les inscriptions retrouvées dans ces sépultures ne remontent pas au-delà du vie siècle. Cependant, le chercheur Adrien Berbrugger fait remonter la construction des Djeddar à une période ultérieure à celle des Byzantins. Gabriel Camps fera le lien entre le Madracen, le Mausolée Royal de Maurétanie dit le tombeau de la chrétienne et les Djeddars, qui seraient la « forme magnifiée » des tombeaux de pierre sèche connus dans le nord de l’Afrique depuis six mille ans. Cependant, les tumuli protohistoriques à enceinte bâtie nommés bazina ont la forme d’un cône à degré3, alors que les djeddar ont un soubassement carré et une élévation pyramidale. + Info (Nouvelle fenêtre)
27 - Canyon du Ghoufi
Le canyon du Ghoufi est un site touristique situé dans les Aurès en Algérie. Le village de Rhoufi est une agglomération secondaire de la commune de Ghassira dans la wilaya de Batna. Le long canyon a été creusée par le fleuve Abiod et s’étend sur trois ou quatre kilomètres le long du fleuve. Le site est cependant remarquable pour les points de vue offerts aux visiteurs et pour les couches géologiques qui apparaissent sur les versants du canyon, bien connus des géologues. Les strates racontent l’histoire géologique du site. D’autre part, l’endroit est le résultat spectaculaire du travail de l’érosion, notamment celle de l »Abiod qui coule en contrebas. Le long canyon a été creusée par le fleuve Abiod (Ighzir Amellal), traverse toute la contrée de Tifelfel à M’Chouneche. Sur trois ou quatre kilomètres le long de l’oued, des jardins d’arbres fruitiers et des palmiers encaissés dans l’oued, dominés par des falaises d’une hauteur de 200 m ou plus selon les endroits. Le village de Ghoufi est situé en bordure de la route nationale, sur la falaise nord. Surplombant l’oasis, les balcons du Ghoufi, taillés en cascades dans la roche, ont attiré l’homme qui y a construit des demeures aujourd’hui inhabitées datant de quatre siècles. Au tournant de chaque balcon se trouve un village au milieu duquel se dresse une taqliath (un bâtiment de plusieurs étages contenant un nombre de chambres égal au nombre de familles, servant à l’entrepôt des récoltes et des provisions). Les villages accrochés à flanc de falaise avaient pour nom Hitesla, Idharène, Ath Mimoune, Ath Yahia, Ath Mansour ou Taouriret. L’architecture est typiquement berbère. Les matériaux utilisés sont la pierre sommairement polie et jointe avec un mortier local, des troncs d’arbres et de dattiers. Les gorges du Ghoufi sont, à l’image des montagnes Rocheuses et du Grand Canyon, composées de roches métamorphiques et sédimentaires, et d’une végétation de type oasis, spécificité unique de cette région. + Info (Nouvelle fenêtre)
28 - Palais de Dihia (Bagaï – Baghai)
Agglomération et place forte ancienne dont le Ksar Baghaï actuel a conservé le nom. Elle était située entre l’Aurès au sud et la Garaat al-Tarf au nord, non loin de l’oued Bou Roughal qui descend de la trouée de Khenchela. Le nom antique de ce cours d’eau (Abigas*), cité par Procope (Guerre des Vandales, II, 19) est lui-même à rapprocher de celui de la ville de Bagaï dont il irriguait la campagne. La ville était établie sur un mamelon dominant au loin le pays et couvrant une partie des Hautes-Plaines sur le versant nord de l’Aurès. Cette position stratégique sur une des routes allant de Carthage — ou de Kairouan — au Zab par Tebessa et Lambèse au débouché d’un des passages de l’Aurès vers le Sahara par les vallées des oueds el Arab-el Abiod, explique le rôle de premier plan joué par la cité fortifiée entre l’époque byzantine et le xie siècle. Elle fut le centre d’une région militaire dépendante du Zab et souvent au cœur des conflits multiples qui opposèrent les maîtres de l’Ifrīqiya aux mouvements de dissidence politique et religieuse, nés dans les tribus berbères du Maghrib central. A l’époque romaine, Bagaï pourrait avoir été à l’origine un castellum indigène ; elle est dotée d’un conseil de décurions en 162 ap. J.-C. (C.I.L., VIII, 2275), mais l’épigraphie du lieu qui n’a pas été fouillé, se réduit à quelques noms de légionnaires (Lassère, 1977, p. 262-264 ; Le Bohec, 1989, p. 502, 527). Elle ne permet pas de dire quand elle devint cité romaine. Siège d’un évêché dès 256, où elle est représentée au Concile de Carthage, la ville sera sous le Bas-Empire un des principaux centres du donatisme; Mandouze, sous Constant, un des instigateurs de la résistance au pouvoir impérial en Numidie est Donatus dont l’action provocatrice est présentée par Optat de Milev (De schismate donatistarum, III, 1, 4) comme complémentaire de celle de son homonyme plus connu de Proconsulaire : il aurait, par des crieurs publics, rameuté les circoncellions des environs à Bagaï, dont la basilique servait de centre de ravitaillement. En 394, un important concile, souvent mentionné par saint Augustin, réunit à Bagaï 310 évêques donatistes. Vers 404, l’évêque catholique Maximianus y fut molesté par les donatistes pour avoir obtenu contre eux la restitution de la basilique du fundus Calvaniensis. En 411, un évêque donatiste, Donatianus, assistait à la conférence de Carthage sans rival catholique mentionné. Au dire de Procope (Guerre des Vandales, II, 19), les Byzantins auraient trouvé la ville désertée par ses habitants lors de la campagne de Solomon en 539-540 ; mais elle devint par la suite une des grandes places fortes de la région : un témoignage du même Procope (de Aedificiis, VI, 7, 8) mentionne Bagaê parmi les cinq villes mises en état de défense « autour de la montagne » sous la responsabilité de Solomon (Desanges, 1963, p. 43-44). Une inscription publiée en 1967 confirme cette assertion : elle commémore la construction de la fortification de Bagaï, sous le règne de Justinien par le préfet d’Afrique (Durliat, 1981, p. 42-44). Cette fortification est restée opérationnelle jusqu’à la fin de l’époque byzantine : dans les dernières années du vie siècle, la ville, siège d’un évêché, est mentionnée par Georges de Chypre comme kastra (éd. Gelser, pendant l’invasion arabe, elle sert de refuge aux populations d’alentour (Ibrahim ar-Raqiq, p. 41). Sur la route du Maghrib, Oqba rencontra cet obstacle et chercha à l’éviter : il vainquit la cavalerie grecque sous les murs de Bagaï en 683, mais ne s’attarda pas au siège de la ville (Ibn Khaldoun, Hist. des Berbères, I, p. 331 ; El Békri, Description de l’Afrique septentrionale, trad. de Slane, p. 322). Lorsque la Kāhina regroupa ses forces pour faire face aux troupes de Hāsan ben Numan, elle s’appuya sur les rives de la Meskiana. Après sa victoire, elle conserva la cité qui ne fut occupée qu’après sa mort, par Hāsan, en 82/701. Il est peu vraisemblable que les remparts de Bagaï aient été rasés par la Kāhina à en juger par ce qu’il en reste et par l’importance de la place pendant les premiers siècles de la période arabe. Aux XIIIie et IXe siècles, sous le gouvernement des Wulat de Kairouan, Bāghāya maintint la présence arabo-musulmane et protégea les marches de l’Ifrīqiya lors des soulèvements berbères de l’ouest, attisés par l’hérésie khāridjite. Ceux des Hawwāra et des Miknāssa Ibādites étaient particulièrement menaçants. Contre eux, Bāghāya demeura, avec Tobna, une des places les plus importantes du Zāb dont on connaît le rôle politique et militaire, jusqu’à la fin de la dynastie aghlabide. Par exemple, sous Muhammad II, c’est cette place que choisit le général Bu Hafaǧa comme base opérationnelle pour « ratisser » l’Aurès vers 870, et rallier Balazma. Finalement, comme les autres places de la région, Bāghāya ne devait capituler que sous les assauts de l’armée chīite de Abū Abd Allāh al-Ahwal en 907/294. Elle devint dès lors la base stratégique du dâ’i dans sa marche vers Kairouan. Sa reddition durement ressentie par l’Émir Zīyādat Allāh III dont l’armée s’était repliée sur Laribus, annonçait la chute, deux ans plus tard, de la dynastie aghabide. Aux Xe et XIe siècles, Bya dépendit des gouverneurs Banū-Hamdūn, puis zīrides auxquels les Fatimides avaient confié leurs marches de l’ouest. La ville supporta vers 943 les assauts d’Abū-Yazīd qu’elle détourna vers le Jérid, puis ceux des rebelles Hawwāra et Zanāta. C’est à cette occasion que s’illustrèrent les premiers zīrides avant de prendre la direction de l’Ifrīqiya. Mais pour des raisons obscures, la ville voulut échapper à leur contrôle et dut subir une sévère répression. Bāghāya n’en continua pas moins de survivre : en 999, elle résista au siège de Falful, gouverneur félon de Tobna et fut délivrée par Bādīs*. Avant de disparaître vers 1024/415 lors de l’invasion des Banū Hilāl, Bāghāya avait été un des verrous de l’Ifrīqiya zīride contre les Zanāta et contre la puissance montante des Hammadides. Al Idrissi qui parcourt le Maghrib au xiie siècle décrit en ces termes la cité déchue (éd. Hadj Sadok, 1983, p. 126) : « Bagay est une grande ville, entourée d’un rempart en pierre ; elle a un faubourg également entouré d’un rempart où se tenait autrefois des sūq qui se tiennent aujourd’hui dans la ville même, le faubourg étant inhabité par suite des méfaits des Arabes. C’est la première ville de la datte ; elle a un oued qui lui vient du côté sud et lui fournit l’eau potable ; celle-ci est aussi fournie par des puits. Il y avait, autour de la ville, des campagnes, des villages et des exploitations agricoles. Maintenant, de tout ceci, il ne reste presque rien. Des groupes berbères y sont établis qui trafiquent avec les Arabes. Leurs principales ressources sont le froment, l’orge et la perception des taxes. L’autorité est exercée par leur mašāyiẖ (leurs vieux chefs). Près de là, à la distance de quelques milles seulement, est la montagne d’Awrās, dont les habitants tyrannisent leurs voisins ». De la fortification byzantine, certainement remaniée au Moyen Age subsiste le tracé du rempart urbain dont seule la partie nord-est est conservée aujourd’hui en élévation (Pringle, 1981, p. 184). L’enceinte dessinait un quadrilatère irrégulier de 1 172 m de périmètre délimitant une surface de 8,2 ha. Le mur (2,2 m de largeur) était formé d’un double parement en grand appareil à noyau de blocage renforcé par des boutisses ; il était flanqué de 36 tours au total, rondes aux angles et carrées sur les côtés. Deux portes principales, encadrées par des tours, donnaient accès à la ville à l’ouest et au sud-est. Au nord-ouest de l’enceinte était accolé à l’intérieur, un fort ou « citadelle » de 70 × 63 m, flanqué de tours aux angles et au milieu des côtés. Il enveloppait lui-même un ouvrage plus petit (26 × 26 m). Le mur extérieur du fort était précédé d’une sorte d’avant-mur. Diehl voyait dans ce dispositif l’ultime refuge de la garnison en cas de siège mais il n’est pas assuré que cet ensemble appartienne à un état homogène de la construction. Cette muraille antique, en pierre, à tours rondes et carrées, est signalée par Ibn Hawkal (trad. de Slane, p. 216) et Al Muqaddasi (trad. Pellat, p. 20-21) : c’est probablement avant le xe siècle et donc sous les Aghlabides — au début de l’expansion de Bāghāya qui se poursuivit jusqu’au milieu du xe siècle — que les faubourgs furent ceints à leur tour d’un rempart. Après le passage des Banā Hilāl, les deux remparts (de la ville et du fort) restèrent seuls debout, les faubourgs étant abandonnés et les marchés regroupés à l’intérieur de la première enceinte. + Info (Nouvelle fenêtre)
29 - Tahouda (Thabudium oppidium)
Le palais d’Aksel (Koceila) en cours de préparation. . + Info (Nouvelle fenêtre)
30 - Mausolée de Tacfarinas
Le mausolée de Takfarinas, situé dans la commune d’El-Hakimia (sud de Bouira). en cours de préparation. + Info (Nouvelle fenêtre)
31 - Mausolée royal de Maurétanie dit Tombeau de la Chrétienne
Le Mausolée royal de Maurétanie appelé aussi « Tombeau de la Chrétienne » est un mausolée circulaire d’une hauteur de 32,4 mètres et de 60 mètres de diamètre. Visible depuis l’autoroute est ouest, à quelques kilomètres de Tipaza, les visiteurs peuvent apercevoir ce gigantesque monument historique juché au sommet d’une colline. Conservé en état moyenne, ce monument a reçu un coup de canon par le chef de la régence d’Alger, Salah Raïs, dans sa quête de trésors. Doté de 60 colonnes à chapiteaux ioniques, le mausolée dispose de quatre grandes fausses portes de plus de six mètres d’hauteur, positionnées sur ses points cardinaux dont celle de l’est est en excellente conservation. Lors des fouilles, les chercheurs français ont procédés à plusieurs forages du sommet vers le bas, ces forages leur ont permis de découvrir une cavité à l’intérieur du mausolée, suite à quoi, les chercheurs ont créé des ouvertures afin d’atteindre la cavité. Une fois la cavité atteinte, les chercheurs ont découvert un couloir circulaire qui passe par trois chambres, en le suivant, ils sont arrivés à trouver l’unique porte qui permet d’accéder au mausolée, cette porte été cachée sous la fausse porte du coté Est. + Info (Nouvelle fenêtre)
32 - Tour berbère du Djebel Mestiri
La tour berbère de Djebel Mestiri est une tour de surveillance, située près de Tébessa – Thevest dans le sud constantinois. Cette tour est construite en matériaux de petites tailles au-dessus d’une base de six rangs de grandes pierres de taille. Elle a été restaurée en 1903. La tour est dotée d’une citerne située à l’intérieur du monument et servait à l’alimentation en eau des défenseurs de cet édifice fortifié. Il est à signaler que c’est pour faciliter son approvisionnement en eau que sa construction n’a pas été effectuée sur le point culminant du Djebel Mestiri. La construction de la tour par les berbères a été rendue nécessaire pour la surveillance des mouvements des romains, des vandales et des byzantins, à l’effet de pouvoir alerter à temps la population et de mieux organiser leurs attaques contre l’occupant. + Info (Nouvelle fenêtre)
33 - Mausolée de Siga (Syphax – Beni Rhenane)
Le mausolée de Beni Rhénane, fouillé par G. Vuillemot, se dresse sur le sommet du Djebal Skouna, sur la rive droite de la Tafna, dominant le site de l’antique Siga, qui occupe le plateau de Takembrit logé dans un méandre sur la rive gauche du fleuve. Avant les fouilles, les ruines affectaient la forme d’un tumulus de 18 m de diamètre et avaient été signalées comme tel par P. Pallary. De véritables tumulus, bazinas et cercles de pierre, occupent les environs, comme il est fréquent au voisinage des monuments funéraires importants. + Info (Nouvelle fenêtre)
34 - Le mausolée de Massinissa (Soumaâ du Khroub)
Le mausolée archéologique de Massinissa dont seule sa base est toujours sur place, est situé au sommet d’une colline à Cirta, capitale de la Numidie, aujourd’hui Constantine. Appelé Soumaâ du Khroub, le mausolée dit de Massinissa est l’un des rares mausolées numides si ce n’est pas l’unique qui a conservé ses trésors. En effet, plusieurs objets ont été découverts lors des fouilles de ce mausolée, notamment : - deux urnes brisées, - une cotte ou tunique, - débris d’un casque qui protège le haut de la tête et la nuque, - une épée et sa gaine en bois de cèdre, une courte épée (poignard), - médaillon avec le relief du dieu Neptune (Dieu Berbère) - etc… Les objets trouvés dans ce mausolée sont exposés aujourd’hui au public dans le musée de Cirta à Constantine. Ce mausolée a été attribué, par des historiens et chercheurs, au roi numide Massinissa d’où son nom le « Mausolée de Massinissa », alors que certaines hypothèses indiquent qu’il s’agit du mausolée du roi Micipsa, fils et successeur du roi Massinissa. + Info (Nouvelle fenêtre)
35 - Imedghassen (Medghassen ou Medracen)
L’Algérie, un pays considéré comme le berceau de l’humanité, a toujours été en tête de liste quand il s’agit de l’histoire de la civilisation. Toute région de l’Algérie porte la trace de plusieurs civilisations, en passant par la préhistoire et l’antiquité. Parmi les différentes régions qui regorgent de sites archéologiques et culturels, le pays chaoui, cette région qui été autre fois la terre des rois berbères conserve aujourd’hui des centaines de sites archéologiques qui reflète l’importance de la région au fil du temps. Au nord de la capitale des Aurès, Batna, se trouve un mystérieux monument, à forme pyramidale, haut de plus de dix huit mètres et large de plus de cinquante huit mètres, construit en pierres de taille. Il s’appel Imedghassen (Imedghacen ou Medracen), un monument historique considéré comme un symbole de l’architecture amazighe, il a une base cylindrique ornée de soixante colonne d’ordre dorique. Comme les différents monuments historiques à forme pyramidale que dispose l’Algérie, Imedghassen s’agit d’un mausolée royal. Dans ce genre de constructions, les numides ont bien su cacher l’entrée qui mène au(x) salle(s) funéraire(s) de leurs mausolée, Imedghassen ne fait pas l’exception, l’entrée qui mène à l’intérieur du mausolée a bien été dissimulée ce n’est qu’en 1850 que les chercheurs ont réussis à découvrir l’entrée du Mausolée. L’entrée d’Imedghassen se trouve à la troisième marche des gradins du cône supérieure (la troisième marche se trouve à une hauteur de plus de cinq mètres), l’entrée s’ouvre sur un escalier de onze degrés qui donne sur une galerie droite qui elle mène vers la salle funéraire, cette salle exiguë dispose dans chaque coté en largeur une banquette large de vingt centimètres et haute de trente centimètres pouvaient servit autrefois à déposer des objets funéraires ou à supporter des planches, etc …. l’Accès à l’intérieur du monument a permis aux chercheurs de prendre des prélèvement des poutres en cèdre à l’intérieur de la galerie et pouvoir effectuer la datation au carbone quatorze ce qui a donné l’âge d’Imedghassen, il date donc du quatrième siècle avant notre ère ce qui donne la supposition qu’il s’agit d’un mausolée construit en l’honneur du roi Gaia ou l’un de ses prédécesseurs. Aujoudhui, Imedghassen est un site archéologique ouvert au public, visité par plusieurs personnes intéressées par l’Histoire de l’Algérie et de l’antiquité. Pour les personnes ayant des difficultés a imaginer l’état du monument avant qu’il soit dégradé par la nature, ci-dessous une reconstitution d’Imedghassen montrant le monument en l’état de sa construction avec une coupe qui permet de voir la structure intérieure du monument (escalier, la galerie et la chambre funéraire). + Info (Nouvelle fenêtre)
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