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Musée des Antiquités
Le Musée National des Antiquités d'Alger, par la richesse et la diversité de ses collections, nous permet de suivre l'itinéraire plus que millénaire, des hommes qui ont peuplé l'Algérie, créant, à chaque étape, une civilisation.

Les objets culturels, religieux et artistiques, exposés au musée, nous donnent une idée de leur long cheminement, une perception plus profonde de nos valeurs culturelles et une interprétation plus juste de notre histoire. Le Musée se compose de deux sections : - La section antiquités, regroupe des sculptures, des mosaïques, des stèles, une collection de bronzes, et une collection de monnaies. - La section « Art Musulman » regroupe les documents archéologiques de l'époque médiévale et des objets, appartenant à des époques plus récentes.
LA SECTION "ANTIQUITES"

Salle Icosium.
Vers le VIIe siècle avant J.C, les Phéniciens installèrent sur le site d'Alger, un comptoir permettant de faire escale entre
Tamenfoust et Tipaza.
Une monnaie de l'époque, trouvée dans le quartier de la Marine, révèle le nom punique « Ikosium » : l'île aux mouettes.
Une stèle punique, au fronton sculpté d'une rosace et d'un croissant, symboles des divinités carthaginoises, est exposée dans
cette salle.
On peut voir les portraits des Rois Numides : juba I, Juba II, Cléopatre Séléné et Ptolomée. Ikosim faisait, partie de la
Maurétanie.

A l'époque romaine Ikosim devint Icosium. Sur cette époque, les documents sont nombreux. Le musée expose une collection de belles poteries de différentes manufactures, découvertes dans le quartier de la Marine. Sur le mur, un plan de la ville d'Alger aux différentes époques, nous renseigne sur l'histoire de la ville et les vestiges qu'elle recèle.

Salle de Cultes Païens - Mythologie et Religions.
Dans cette salle sont exposés des éléments des religions pratiquées en Afrique du Nord dans l'Antiquité, notamment :
Les stèles lybico-berbères, parmi lesquelles le fameux « Cavalier d'Abizar » et les stèles à Baal Hammon-Saturne provenant de
Sillègue. Ces stèles témoignent des plus anciennes religions connues au Maghreb protohistorique, influencées plus tard par les
cultes phéniciens.
Un grand nombre de stèles lybico-berbères est exposé le long du mur extérieur du musée.

Les religions romaines : dans la salle de cultes païens sont exposées des œuvres à caractère religieux, attribuées aux religions romaines, mais qui pourraient bien appartenir à des pratiques antérieures à l'empire romain. Un sarcophage remarquable représente la légende de Bellorophon, héros de la mythologie grecque : Bellorophon capture Pégasc, tue la Chimère, épouse la fille du roi de Lycie et, à son tour, devient roi. Non seulement le sujet mais aussi la qualité de la sculpture, laissent suposer que ce sarcophage appartient à une époque plus ancienne. Dans cette salle sont présentés un magnifique autel en pierre, du Casteltum Dimidi, et un second sarcophage orné d'une mosaïque, (Lambiridi-Batna) représentant une doctrine philosophique ésotérique, répandue en Afrique du Nord au IIe siècle ; l'Hermétisme.

Salle de marbre.
Sculptures d'origine gréco-romaine : Le musée renferme une partie importante d'œuvres d'art, héritées du )uba II, et provenant des fouilles de Cherchell. Ces sculptures sont des copies remarquables de l'école de Phidias, Polyclète, Scopas, Praxitèl ... Le torse de la Vénus de Cherchell, réplique de la Vénus du Capitole. Déméter, réplique d'un original de l'école de Phidias. Neptune. Bacchus. Groupe d'un Satyre et d'un Hermaphrodite. Antonia Minor (Mère de Germanicus. Deux jolis pilastres ouvragés ...
Sculptures d'origine carthaginoise : Deux têtes : l'une d'Hermanubis et l'autre de l'empereur Hadrien. Un bas-relief représentant Mars, Vénus et César divinisé. Dans cette salle sont présentées des statues, des sculptures, des mosaïques d'origines diverses.
LA SECTION "ART MUSULMAN"

Du Royaume de Tihert nous sont parvenus : Des sculptures sur plâtre provenant de Sedrata ( Xe et XIe siècles ). Des stèles funéraires, des sculptures sur plâtre, des céramiques de la Kalaa des Béni Hammad ( XIe siècle ) et de Béjaïa ( XIIe siècle ). Un fragment de bas-relief andalou (XIe siècle) et ( XIVe siècle ). Une marqueterie en céramique de Tlemcen ( XIVe siècle ).

Des fragments en bois du minbar de la Mosquée de Nedroma. Le dossier est gravé de versets du Coran (XIe siècle). Le minbar de la Grande Mosquée d'Alger, daté de 1097, le plus ancien meuble religieux du genre, en Algérie. Une collection de pièces de monnaie de l'époque almoravide, provenant de la Mosquée de Sidi Boumerouane d'Annaba (XIe siècle).

Artisanat Marocain : le musée expose des tapis, des hanbels, des tissus, des broderies, des faïences, des cuivres, des armes et des bijoux ... L'art Berbère : La porte de cette salle est encadrée d'un moulage de la mosquée de Sidi Hassen de TIemcen (XIIIe siècle). Aux murs sont exposés des tapis de Djebel Amour, de la petite et grande Kabylie. De merveilleux coffres berbères, des poteries, des lampes de fer, des objets en bois, des sandales et des pièces d'armurerie enrichissent l'exposition ... Salle Algérienne : Dans cette salle sont présentés des tapis du Constantinois, de Gergour, des cuivres, de magnifiques fusils algériens, les pistolets de l'Émir Abdelkader, ainsi que les fameuses broderies d'Alger. Salle Tunisienne : Tapis et cuivres de Kairouan, faïences de Nabeul et de Tunis, meubles incrustés de nacre ... Au tond de la coupole sont exposés des objets anciens de différents pays : Perse, Grèce, Syrie ... Mais l'œuvre la plus remarquable est la porte en bois, sculptée pour la Mosquée de Ketchaoua (XVIIe siècle), derrière laquelle est conservée une série de miniatures Écharpe broderie d'Alger
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