
LES RISQUES BIOLOGIQUES CHEZ LES TRAVAILLEURS FORESTIERS
Comparativement au reste de la population, les personnes qui travaillent en plein air, notamment dans l’agriculture et la foresterie, sont plus exposées à des risques biologiques, c’est-à-dire d’origine animale, végétale, bactérienne ou virale.
Les plantes et le bois
Les problèmes les plus courants sont des réactions allergiques à des plantes et à des produits ligneux (bois, écorce, sciure) et végétaux, notamment au pollen. S’y ajoutent les blessures de contact (avec des épines, des aiguilles, de l’écorce, etc.) et les risques d’infections secondaires qui peuvent entraîner des complications. Il est donc particulièrement important de porter des vêtements de protection appropriés.
Il est impossible de dresser un tableau exhaustif des propriétés toxiques des plantes, des produits du bois et de leurs constituants. Dans ce domaine, les notions théoriques ne suffisent pas, seule l’expérience pratique peut permettre d’acquérir les connaissances spécifiques indispensables pour prendre des mesures de sécurité.
Les grands mammifères
L’utilisation de chevaux, bœufs, buffles, éléphants, etc. comme animaux de trait peut être à l’origine de situations dangereuses imprévues, susceptibles d’avoir des conséquences graves. Les maladies que ces animaux peuvent transmettre à l’humain constituent aussi un risque important.
Les infections et les maladies transmises par les animaux
Elles représentent le principal risque biologique. Leur nature et leur incidence étant très différentes d’une région à l’autre, il est impossible de les passer toutes en revue. Le tableau 68.8 présente une liste d’infections communes en foresterie.
Tableau 68.8 Quelques infections courantes chez les travailleurs forestiers
| Cause | Transmission | Localisation | Effets | Prévention/thérapie | ||||
| Amibiase | Entamoeba histolytica | De personne à personne, ingestion avec des aliments (eau, fruits, légumes); porteurs souvent asymptomatiques | Tropiques et zones tempérées | Troubles fréquents de l’appareil digestif | Hygiène individuelle; chimioprophylaxie et vaccination impossibles Thérapie: chimiothérapie | |||
| En cours de finition ... | ||||||||
Les serpents venimeux
Toute morsure de serpent venimeux constitue une urgence médicale. Elle requiert un diagnostic exact et un traitement immédiat. Vu la grande variété des espèces et les particularités territoriales, le savoir nécessaire à cette fin ne peut s’acquérir que localement et, pour cette raison, ne peut être décrit en termes généraux. La pose d’un garrot et la pratique d’une incision de la peau au niveau de la morsure (uniquement par une personne expérimentée) en tant que techniques de secourisme, sont sujettes à controverse. Il est nécessaire d’administrer rapidement une dose d’un antidote approprié. Il faut également surveiller les réactions allergiques généralisées à l’antidote, qui peuvent mettre la vie en danger. La personne blessée doit être transportée en position allongée. Il ne doit être administré ni alcool ni morphine.
Les araignées
Seuls quelques poisons d’araignées ont été étudiés à ce jour. Il est capital d’identifier l’araignée (ce qui n’est possible que par la connaissance du milieu local) et d’administrer éventuellement un antisérum, sachant qu’il n’existe de toute façon aucune mesure de secours valable dans toutes les situations. Les règles mentionnées pour les serpents venimeux s’appliquent aussi aux araignées.
Les abeilles, les guêpes, les frelons et les fourmis
Le poison d’un insecte peut avoir différents effets selon le siège de la piqûre. Dans un premier temps, il est recommandé de retirer le dard de la peau (en prenant soin de ne pas inoculer plus de poison dans l’organisme pendant l’opération) et de refroidir la région touchée. La complication la plus à craindre après une piqûre d’insecte est une réaction allergique généralisée qui peut mettre la vie en péril. Les sujets allergiques aux piqûres d’insectes devraient donc toujours emporter avec eux de l’adrénaline et un antihistaminique injectable.
Les scorpions
Après une piqûre, il est capital d’administrer une dose d’antidote. Là encore, la connaissance du milieu local est nécessaire pour dispenser les premiers soins.
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