
Maladies respiratoires

01 - Présentation
Ces maladies sont causées par les microorganismes trouvés dans des gouttelettes de salive ou dans l'air, comme la toux et l'éternuement.
• 02 - Diphtérie • 03 - Cinquième maladie (Érythème infectieux aigu) • 04 - Influenza • 05 - Rougeole • 06 - Infection à méningocoques • 07 - Légionellose • 08 - Oreillons • 09 - Coqueluche (toux coquelucheuse) • 10 - Pneumococcique • 11 - Polio • 12 - Rubéole • 13 - Tuberculose • 14 - Varicelle
02 - DIPHTERIE
Qu’est-ce que la diphtérie ?
La diphtérie est une maladie causée par la bactérie Corynebacterium diphtheriae. Cette bactérie produit une toxine (un poison) qui peut causer des problèmes respiratoires, une insuffisance cardiaque et la paralysie des muscles servant à la déglutition. Grâce à la vaccination, la diphtérie est maintenant très rare au Canada, mais la bactérie a provoqué des éclosions dans d’autres pays. Sur dix personnes qui contractent la maladie, la diphtérie peut en tuer une. Le taux de décès le plus élevé est observé chez les très jeunes et les personnes âgées.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes apparaissent habituellement de deux à cinq jours après l’infection. Les premiers symptômes comprennent la fièvre, des maux de gorge, la gorge rouge, une faiblesse et des maux de tête. La toxine produite par la bactérie détruit les tissus normaux de la gorge, puis une membrane grisâtre épaisse se forme et recouvre la gorge en entier. La gorge et le cou enflent. Les complications graves associées à cette infection sont la difficulté à respirer, des lésions au cœur et au système nerveux et la mort. La diphtérie peut également endommager la peau et causer des lésions cutanées ou des plaies.
Comment la diphtérie se propage-t-elle ?
La diphtérie se transmet par des contacts étroits avec une personne infectée. Le virus se retrouve dans l’air autour d’une personne infectée qui vient tout juste de tousser ou d’éternuer et peut alors être inspiré. Le virus peut aussi se transmettre par un contact direct avec les sécrétions nasales ou buccales lors du partage de nourriture, de boissons ou de salive (p. ex. par un baiser) avec une personne infectée. La bactérie peut aussi se transmettre par contact direct avec des articles comme des mouchoirs utilisés par une personne infectée ou par le contact avec des lésions cutanées ou des plaies.
Comment diagnostique-t-on la diphtérie ?
Le diagnostic de la diphtérie est confirmé par un antécédent d’exposition à la maladie, l’apparition des symptômes, pendant l’examen clinique lorsque la membrane peut être observée dans la gorge et l’analyse en laboratoire comprenant un prélèvement d’échantillon de la gorge. Il faut réaliser des analyses de laboratoire particulières pour détecter la toxine et confirmer le diagnostic.
Qui est à risque de contracter la diphtérie ?
La diphtérie est très rare au Canada, mais on trouve tout de même des éclosions de cette maladie dans d’autres pays. Toute personne, quel que soit son âge, qui n’a jamais contracté la maladie ou qui n’est pas immunisée peut contracter la diphtérie.
Comment prévenir la diphtérie ?
La meilleure façon de se protéger contre la diphtérie est de se faire vacciner. Le CalendrierDimmunisationSystematique.pdf (gnb.ca)du Nouveau-Brunswick fournit le vaccin contre la diphtérie, qui est compris dans le vaccin contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la polio et l’Haemophilus influenzae de type b (dCaT-VPI-Hib) administré à l’âge de deux, quatre, six et dix huit mois, puis la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la polio (dCaT-VPI) à l’âge de quatre ans. Le vaccin contre la diphtérie compris dans le vaccin contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (dcaT) est donné en 7ième année (à l’âge de 12 ans).
Le vaccin contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (dcaT) devrait être offert aux femmes enceintes au cours de chaque grossesse
Tous les adultes devraient recevoir une dose de rappel du vaccin antidiphtérie tous les dix ans. Celui-ci est compris dans le vaccin contre la diphtérie et le tétanos (dT).
Comment traite-t-on la diphtérie ?
La diphtérie se traite par antibiotiques et antitoxines. Lorsqu’un médecin soupçonne un cas de diphtérie, il doit entreprendre immédiatement le traitement, même avant la réception des résultats de l’analyse de laboratoire.
Toute personne qui a été en contact avec une personne infectée doit être traitée par antibiotiques et recevoir le vaccin si son statut immunitaire n’est pas à jour. Elle doit également être testée pour vérifier si elle est porteuse de la maladie (présence de la bactérie, mais ne présente pas les symptômes de la maladie) donc elle nécessite un traitement par antibiotiques supplémentaire et doit faire l’objet d’autres tests.
Qu’en dit la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé, les hôpitaux, les laboratoires, les écoles et les garderies sont tenus de signaler les cas de diphtérie à la Santé publique. Le personnel de la Santé publique s’entretiendra avec le fournisseur de soins de santé et le patient ou son aidant pour déterminer comment l’infection a été contractée, les autres personnes à risque et les mesures de contrôle à mettre en place (notamment la vaccination et les restrictions concernant la présence au travail ou à l’école) de même que pour transmettre tout autre conseil nécessaire ou donner des antibiotiques, s’il y a lieu.
Les personnes qui travaillent dans le secteur de l’alimentation ou avec des personnes à risque ne devront pas se présenter au travail jusqu’à ce que l’on confirme qu’elles ne sont pas porteuses de la bactérie.
03 - LA CINQUIÈME MALADIE (Érythème infectieux aigu)
Qu’est-ce que la cinquième maladie ?
La cinquième maladie est une infection qui, chez les enfants, se manifeste souvent par un rash cutané rouge vif sur le visage. On l’appelle parfois la maladie de la « joue giflée ». Les adultes peuvent souffrir de douleurs articulaires.
Quelle est la cause de la cinquième maladie et comment se transmet cette maladie ?
La cinquième maladie est causée par un virus appelé parvovirus B19. Une personne infectée par la cinquième maladie peut contaminer les autres en toussant ou en éternuant. Vous pouvez parfois contracter cette maladie simplement en touchant la salive ou les sécrétions nasales d’une personne atteinte (par exemple en touchant un mouchoir usagé) puis en vous touchant les yeux ou la bouche. Une femme enceinte infectée par la cinquième maladie peut la transmettre à son futur bébé.
Qui peut attraper la cinquième maladie ?
Vous pouvez contracter la cinquième maladie à tout âge, bien qu’elle soit plus courante chez les jeunes enfants. Si vous avez déjà eu cette maladie, vous êtes protégé ou immunisé contre ce virus. Environ la moitié de tous les adultes ont déjà eu la cinquième maladie et ils ne peuvent donc plus être infectés. Cependant, la plupart des enfants d’âge préscolaire et d’âge scolaire ne l’ont pas eue. Par conséquent, lorsque ce virus circule, les enfants risquent plus de l’attraper que les adultes.
Quels sont les symptômes de la cinquième maladie ?
Un grand nombre des symptômes de la cinquième maladie (fièvre, rash, toux ou nez qui coule) sont aussi les symptômes de maladies causées par d’autres virus. Environ un quart de toutes les personnes infectées par la cinquième maladie n’éprouvent aucun symptôme.
Voici les symptômes de la cinquième maladie qui sont différents de ceux des autres maladies et qui sont les plus fréquents :
• environ trois semaines après avoir été exposé au virus, un rash rouge peut apparaître sur le visage. La forme de ce rash donne l’impression que les joues ont été giflées alors que le tour de la bouche reste pâle. Ces symptômes se manifestent habituellement seulement chez les enfants; • un rash rouge peut apparaître sur les bras, par plaques, comme de la dentelle, et il peut s’étendre à la poitrine, au dos et aux cuisses. Il peut disparaître puis réapparaître ou empirer lorsque la personne est exposée à la chaleur, par exemple si elle prend un bain chaud ou si elle est exposée directement à la lumière du soleil. Le rash peut persister pendant plusieurs semaines. Il peut ne pas se manifester du tout chez les adultes ou bien il peut prendre un aspect différent. • les adultes infectés peuvent éprouver des douleurs articulaires. C’est parfois leur seul symptôme.
La cinquième maladie est-elle grave ?
La cinquième maladie est une infection habituellement bénigne, mais elle peut entraîner des complications graves chez trois groupes de personnes :
• les personnes atteintes d’une anémie hémolytique chronique (comme la drépanocytose) qui risquent des complications représentant un danger de mort; • les personnes dont le système immunitaire ne fonctionne pas bien; • les femmes enceintes. Une femme enceinte infectée peut transmettre l’infection à son futur bébé. Si l’infection se produit au cours de la première moitié de la grossesse, il y a un très petit risque que le bébé décède dans l’utérus. Ce problème est très rare lorsque la grossesse est plus avancée. Un bébé né d’une mère infectée pendant sa grossesse ne court pas plus de risques de malformations congénitales qu’un autre bébé.
Que devrais-je faire si mon enfant ou moi avons été en contact avec la cinquième maladie ?
• Si vous avez été exposé à une personne infectée par la cinquième maladie, surveillez l’apparition de symptômes semblables à ceux du rhume pendant quatre à vingt jours. • Si de tels symptômes apparaissent, couvrez-vous la bouche et le nez lorsque vous toussez ou éternuez afin de ne pas transmettre la maladie dans des gouttelettes projetées dans l’air. Lavez-vous les mains souvent pour éviter de transmettre le virus aux autres. Après avoir utilisé des mouchoirs de papier, jetez-les directement aux ordures puis lavez-vous les mains de nouveau. • Si vous êtes enceinte, si vous souffrez d’anémie ou si votre résistance aux infections est réduite par un problème de santé, informez votre médecin que vous avez été en contact avec la cinquième maladie.
Que devrais-je faire si je contracte la cinquième maladie ?
Si vous croyez que votre enfant a la cinquième maladie et que vous faites partie d’un des groupes à risque de complications, communiquez avec votre médecin. D’autres maladies causées par des virus, telles la rubéole ou la rougeole, peuvent provoquer des symptômes semblables. Il faut parfois faire une analyse du sang pour établir la différence. Si vous avez la cinquième maladie, vous ne pouvez plus transmettre le virus aux autres à partir du moment où le rash apparaît. Par conséquent, si vous vous sentez bien, vous n’avez pas de raison de manquer le travail ou l’école après l’apparition du rash.
NOTA : Si vous êtes enceinte lorsque vous êtes infectée par la cinquième maladie, il y a un petit risque que votre bébé soit infecté lui aussi. Discutezen avec votre médecin. Pour de plus amples renseignements, communiquez avec le bureau de la Santé publique de votre région ou avec votre médecin de famille
04 - LA ROUGEOLE
Qu’est-ce que la rougeole ?
La rougeole est une maladie causée par le virus de la rougeole. Il ne s’agit pas de la même maladie que la rubéole.
On a assisté à une chute importante du nombre de cas de rougeole dans les pays où l’usage du vaccin est très répandu, mais il s’agit tout de même d’une maladie courante dans de nombreuses régions de la planète.
Quels sont les symptômes ?
Les premiers symptômes, qui apparaissent généralement de huit à douze jours après l’infection, comprennent une forte fièvre, un écoulement nasal, de la toux, de la douleur aux yeux et de minuscules taches blanches dans la bouche. Une éruption cutanée sous forme de taches rouges apparaît aussi au visage, puis s’étend au reste du corps.
La rougeole peut causer des otites ou une pneumonie (une grave infection des poumons). L’infection qu’elle engendre peut parfois causer une enflure du cerveau (encéphalite), pouvant entraîner des convulsions, une surdité, des dommages au cerveau, voire la mort.
La plupart des personnes atteintes sont malades jusqu’à dix jours puis se rétablissent complètement. Il est important de consulter votre fournisseur de soins de santé si vous avez des symptômes de la rougeole.
Comment se transmet la rougeole ?
La rougeole se transmet par des contacts étroits avec une personne infectée de quatre jours avant et quatre jours après l’apparition de l’éruption cutanée. On peut être infecté en inhalant le virus lors de contacts étroits avec une personne qui tousse ou éternue. Le virus peut aussi se propager par contact direct avec des sécrétions nasales ou laryngées, notamment :
• par les baisers ou le partage de nourriture, de boisson ou d’ustensiles; • par le partage d’une brosse à dents, d’un protecteur buccal, de serviettes, de cigarettes ou de rouge à lèvres; • par le partage de jouets que les jeunes enfants portent à leur bouche ou d’instruments de musique munis d’une embouchure.
Comment diagnostique-t-on la rougeole ?
Le diagnostic de la rougeole est confirmé par un antécédent d’exposition à la maladie, par l’apparition des symptômes et par les résultats d’une analyse en laboratoire
Dans une telle situation, il faut procéder à une analyse sanguine ainsi qu’à une analyse d’urine et prélever un échantillon dans le nez et la gorge pour confirmer le diagnostic.
Qui risque de contracter la maladie ?
Une personne qui a contracté la rougeole est protégée pour la vie. La plupart des personnes nées avant 1970 ont sans doute contracté la rougeole à l’enfance et sont donc immunisées. Les personnes nées après 1970 qui n’ont pas reçu le vaccin contre la rougeole et qui n’ont jamais contracté la maladie sont à risque.
Comment prévenir la rougeole ?
L’immunisation constitue la meilleure protection contre la rougeole. Au Nouveau-Brunswick, les enfants reçoivent normalement deux doses du vaccin RRO à 12 et à 18 mois. Les personnes nées en 1970 ou après cette date, mais qui n’ont pas déjà reçu deux doses du vaccin RRO doivent communiquer avec leur fournisseur de soins de santé pour recevoir le vaccin.
Consultez votre fournisseur de soins de santé ou une clinique du voyageur avant tout voyage entrepris par vous ou vos proches pour vous assurer que vos vaccins sont à jour.
Les personnes qui ont contracté la rougeole doivent éviter de se présenter à la garderie, à l’école ou au travail jusqu’à ce que quatre jours se soient écoulés après l’apparition de l’éruption cutanée. Pour réduire la propagation de la maladie, il est important de se couvrir le nez et la bouche lorsqu’on tousse ou éternue, de bien jeter les mouchoirs souillés, de bien se laver les mains et d’éviter de partager ustensiles, nourriture et verres.
Comment traite-t-on la rougeole ?
Il n’existe aucun traitement particulier contre la rougeole. Les symptômes comme la fièvre et les maux de tête peuvent être traités avec de l’acétaminophène (TylenolMD) ou de l’ibuprofène (AdvilMD). On ne devrait PAS donner d’AAS ou d’aspirine à une personne de moins de 18 ans en raison de son lien avec le syndrome de Reye dans le cas de certaines infections virales.
En présence d’un cas soupçonné de rougeole, il est important de téléphoner à votre centre de santé à l’avance pour que l’équipe puisse prendre des précautions afin d’éviter la transmission de l’infection à d’autres personnes.
Comment intervient la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé, les hôpitaux et les laboratoires, de même que les écoles et les garderies doivent immédiatement déclarer les cas de rougeole à la Santé publique. Le personnel de la Santé publique interrogera le fournisseur de soins de santé et le patient (ou ses soignants) pour savoir de quelle façon l’infection est survenue, pour cibler d’autres personnes à risque d’infection, pour mettre en oeuvre des mesures pour aider à freiner la propagation de l’infection (vaccination et restrictions à l’égard de l’école ou du travail) et pour prodiguer d’autres conseils.
05 - MÉNINGOCOCCIE INVASIVE
Qu’est-ce que la méningococcie invasive ?
La méningococcie invasive est une infection causée par une bactérie méningocoque. Bon nombre de personnes (environ 10 à 20 % de la population) sont porteuses de la bactérie. Elle vit au fond de la gorge ou dans le nez de ces personnes, mais n’a aucune incidence négative sur leur état de santé. Dans de rares cas, le méningocoque résiste aux moyens de défense naturels du corps et cause des maladies graves, y compris la méningite (infection des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière) ou une infection généralisée dans tout le corps qui affecte le sang et plusieurs organes.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes apparaissent de deux à dix jours (en général de trois à quatre jours) après l’exposition et peuvent inclure une fièvre élevée, des maux de tête, une raideur de la nuque, des nausées, des vomissements, l’aversion aux lumières brillantes (photophobie), la confusion, la somnolence, une petite éruption violacée, l’irritabilité, ou des pleurs excessifs chez les jeunes enfants. Les cas graves peuvent mener au coma et, en l’absence de traitement, au choc et à la mort.
Comment la méningococcie invasive se transmet-elle ?
L’infection se transmet par contact direct avec les sécrétions du nez ou de la gorge (salive) d’une personne infectée. Les baisers, la toux, les éternuements et le partage des ustensiles de table, des verres, des bouteilles d’eau, des cigarettes ou du rouge à lèvres peuvent transmettre la maladie. Dans certains cas, des personnes sont porteuses de la bactérie sans développer l’infection, mais peuvent néanmoins la transmettre à d’autres personnes qui peuvent la développer. On ne peut pas développer l’infection par le simple fait de se trouver dans la même pièce qu’une personne infectée ou de respirer l’air d’un espace qu’une personne infectée a occupé.
Comment peut on diagnostiquer la méningococcie invasive ?
Le diagnostic repose sur des symptômes cliniques et des tests de laboratoire.
Qui est à risque de contracter une méningococcie invasive ?
Bien que la maladie puisse se manifester à tout âge, les enfants de moins de un an sont les plus susceptibles de contracter cette infection, suivis des adolescents âgés de 15 à 19 ans.
Comment peut-on prévenir la méningococcie invasive ?
Prenez des précautions. La plupart des cas sont inattendus et ne peuvent être évités. Cependant, vous pouvez réduire votre risque en ne partageant pas de boissons, d’ustensiles de table, de rouges à lèvres, de cigarettes, etc., avec une personne infectée. Si vous avez été en contact direct avec une personne atteinte d’une infection à méningocoque, vous devriez voir un médecin afin de recevoir l’antibiotique recommandé. Cela aidera à prévenir le développement de la maladie chez vous. Une personne atteinte d’une infection à méningocoque ne devrait pas fréquenter l’école, la garderie, un lieu de travail ou autre endroit public.
Observez de bonnes règles d’hygiène personnelle. Lavez-vous les mains régulièrement et fréquemment avec de l’eau tiède et du savon.
Faites-vous vacciner. Il existe des vaccins pour prévenir de nombreux types de méningococcies. Un vaccin contre le méningocoque du groupe C est offert gratuitement aux bébés âgés de 12 mois. Un vaccin qui offre une protection contre quatre souches de méningocoque (groupes A, C, Y, W) est offert aux adolescents (élèves de 9e année) et aux personnes ayant certains problèmes de santé. Les personnes désireuses de se faire vacciner, mais qui ne sont pas admissibles au vaccin financé par le gouvernement devraient consulter leur médecin de famille.
Comment la méningococcie invasive se traite-t-elle ?
Il existe des antibiotiques efficaces pour le traitement d’une infection à méningocoque. Consultez votre fournisseur de soins de santé. Le traitement doit être commencé dès que l’infection est suspectée.
Qu’en dit la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé, les hôpitaux, les laboratoires et certaines institutions sont tenus de signaler les cas à la Santé publique. Les membres du personnel de la Santé publique peuvent enquêter pour savoir comment l’infection s’est produite, recenser d’autres personnes qui sont à risque d’infection (par exemple celles ayant des contacts étroits avec des personnes infectées par la méningococcie), fournir des conseils au besoin, et mettre en oeuvre des mesures de contrôle (par exemple des antibiotiques préventifs ou la vaccination).
06 - LÉGIONELLOSE
Qu’est-ce que la légionellose ?
La légionellose est une maladie causée par une bactérie appelée Legionella. On trouve ces bactéries partout dans le monde, y compris au Nouveau-Brunswick. Elles vivent dans l’environnement et se trouvent dans les sources d’eau naturelles (comme les étangs, les lacs et les ruisseaux) et les réseaux d’eau artificiels (comme les climatiseurs, les tours de refroidissement, les bains-tourbillon, les spas et les fontaines décoratives). Lorsqu’elles sont mal entretenues, les sources d’eau artificielles sont souvent la cause des maladies associées à la bactérie Legionella.
Quels sont les symptômes ?
La bactérie Legionella cause deux types de maladies : la maladie du légionnaire et la fièvre de Pontiac. Ces affections provoquent toutes deux des maux de tête, de la fièvre, des douleurs musculaires, de la diarrhée et une perte d’appétit. Les personnes atteintes de la maladie du légionnaire contractent une pneumonie et une toux qui nécessitent leur hospitalisation. Celles ayant une fièvre de Pontiac ont de légers symptômes s’apparentant à ceux de la grippe et se rétablissent souvent en quelques jours sans traitement.
Comment la légionellose se transmet-elle ?
La légionellose se propage habituellement lorsque la bactérie est présente dans une source d’eau infectée et que de fines gouttelettes d’eau provenant de cette source sont inhalées. Elle ne se transmet pas d’une personne à une autre personne.
Comment la légionellose est-elle diagnostiquée ?
Le diagnostic de l’infection se fonde sur l’évaluation des symptômes cliniques par un professionnel de la santé, et l’analyse d’un échantillon des sécrétions pulmonaires, du sang et de l’urine en laboratoire permet de confirmer le diagnostic.
Qui est à risque de contracter la légionellose ?
Toute personne exposée à la bactérie peut être infectée. Les personnes âgées, celles ayant un système immunitaire affaibli ou une maladie chronique, les voyageurs, les fumeurs, les alcooliques et les personnes qui travaillent en présence d’installations d’eau artificielles (comme les employés d’entretien des systèmes de conditionnement d’air) courent un plus grand risque de contracter la maladie.
Comment peut-on prévenir la légionellose ?
Entretien adéquat des installations d’eau. Nettoyer et désinfecter régulièrement les appareils produisant des gouttelettes comme les pommes de douches, les spas, les humidificateurs et les bains-tourbillon. Utiliser de l’eau distillée dans les appareils d’inhalothérapie et les nettoyer régulièrement Stockage adéquat de l’eau chaude. Régler les réservoirs d’eau chaude à une température d’au moins 50 °C. Installer des dispositifs de sécurité sur les robinets pour prévenir les brûlures.
Comment la légionellose se traite-t-elle ?
Il est possible de traiter la maladie du légionnaire par la prise de médicaments. La fièvre de Pontiac se résorbe d’elle-même sans traitement.
Qu’en dit la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé et les laboratoires sont tenus de déclarer de façon confidentielle tous les cas d’infection à la Santé publique. Les membres du personnel de la Santé publique peuvent enquêter pour savoir comment l’infection s’est produite, recenser d’autres personnes qui peuvent être à risque d’infection, mettre en oeuvre des mesures de contrôle et fournir des conseils, au besoin.
07 - OREILLONS
Qu’est-ce que les oreillons ?
Les oreillons sont une maladie causée par le virus des oreillons.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes apparaissent habituellement de 16 à 18 jours après l’infection. Voici des symptômes courants des oreillons :
• enflure des joues et du cou, d’un ou des deux côtés; • fièvre; • céphalée ou douleur aux oreilles; • fatigue; • muscles douloureux; • troubles d’élocution, difficultés à mastiquer ou à avaler; • perte d’appétit.
Les personnes très atteintes peuvent être victimes d’une enflure du cerveau (encéphalite) ou des membranes du cerveau (méningite), d’arthrite, de surdité ou de stérilité (incapacité d’avoir des enfants). Pendant le premier trimestre d’une grossesse, l’infection est associée à un risque accru d’avortement spontané.
Comment se transmettent les oreillons ?
Les oreillons se transmettent par des contacts étroits avec une personne infectée. Vous pouvez les contracter en inhalant le virus lorsque vous êtes en contact étroit avec une personne qui tousse ou éternue. Le virus peut aussi se transmettre par un contact direct avec les sécrétions nasales ou buccales d’une personne infectée lors du partage :
• de nourriture, de boissons, d’ustensiles ou de salive (p. ex. par un baiser); • de brosses à dents, de protège-dents, de serviettes, de cigarettes ou de rouge à lèvres; • de jouets qu’un jeune enfant a porté à sa bouche ou d’instruments musicaux munis d’une embouchure.
Une personne infectée peut transmettre les oreillons environ sept jours avant à neuf jours après le gonflement des joues et du cou.
Comment diagnostique-t-on les oreillons ?
Un fournisseur de soins de santé vous demandera si vous avez été en contact avec une personne qui a les oreillons, quels sont vos symptômes, et pourrait demander une analyse en laboratoire. Les analyses peuvent comprendre une analyse sanguine, un écouvillonnage de la gorge ou le prélèvement d’un échantillon d’urine ou de liquide de la moelle épinière Qui est à risque de contracter les oreillons? La plupart des cas d’oreillons touchent les enfants; toutefois, toute personne, quel que soit son âge, qui n’a jamais contracté la maladie ou qui n’est pas immunisée peut contracter la maladie. La plupart des éclosions d’oreillons surviennent chez les adolescents et les jeunes adultes qui n’ont reçu aucune ou une seule dose du vaccin.
Comment peut-on prévenir les oreillons ?
La meilleure façon de vous protéger contre les oreillons est la vaccination. Depuis l’apparition du vaccin contre les oreillons, le nombre de cas d’oreillons déclarés au Canada a diminué de plus de 99 %. Les oreillons sont maintenant plus courants chez les jeunes adultes. Le Calendrier d’immunisation systématique du Nouveau-Brunswick prévoit l’administration du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) à l’âge de 12 et de 18 mois.
Les adultes nés en 1970 ou après et qui n’ont pas contracté la maladie ni reçu deux doses du vaccin sont admissibles au vaccin ROR gratuit.
Les personnes qui ont contracté les oreillons devraient éviter les garderies, les écoles et le travail jusqu’à ce que se soient écoulés cinq jours après le gonflement du cou et des joues. Il est important de se couvrir le nez et la bouche lorsqu’on tousse ou éternue, de jeter les mouchoirs sales, de bien se laver les mains et d’éviter de partager la vaisselle, la nourriture ou les verres. Les personnes qui ont eu des contacts étroits avec quelqu’un ayant contracté les oreillons devraient consulter leur fournisseur de soins de santé.
Comment traite-t-on les oreillons ?
Il n’existe aucun traitement particulier contre les oreillons. Des soins de soutien en hôpital peuvent s’avérer nécessaires pour les personnes gravement atteintes, mais la plupart des personnes atteintes se rétablissent à la maison. Les symptômes comme la fièvre et les maux de tête peuvent être traités avec de l’acétaminophène (TylenolMD) ou de l’ibuprofène (AdvilMD). Les compresses chaudes ou froides peuvent soulager l’enflure. Il convient de boire des liquides en grande quantité (eau, jus, soupes) et de se reposer amplement.
On ne devrait PAS donner d’AAS ou d’aspirine à une personne de moins de 18 ans en raison de son lien avec le syndrome de Reye dans le cas de certaines infections virales.
Quel est le rôle de la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé, les laboratoires, les écoles et les garderies sont tenus de signaler tous les cas d’oreillons à la Santé publique. Le personnel de la Santé publique s’entretiendra avec le fournisseur de soins de santé et le patient (ou les soignants) pour déterminer comment l’infection a été contractée, pour identifier les autres personnes à risque, pour suggérer des mesures pour aider à freiner la propagation des oreillons (notamment la vaccination et les restrictions concernant la présence au travail ou à l’école), de même que pour transmettre tout autre conseil nécessaire.
08 - LA COQUELUCHE
La coqueluche au Nouveau-Brunswick
La coqueluche se manifeste d'abord par des symptômes semblables à ceux d'un rhume et une toux bénigne. Les symptômes s'aggravent ensuite au cours des semaines suivantes et peuvent comprendre d'importantes quintes de toux qui se terminent souvent par un son semblable au chant du coq. La coqueluche se transmet facilement d'une personne à l'autre, principalement par des gouttelettes qui se dégagent des narines, de la bouche et de la gorge d'une personne infectée. La vaccination reste le meilleur moyen de se protéger contre la coqueluche. Ce vaccin est compris dans le calendrier de vaccin systématique du Nouveau-Brunswick et il est offert aux enfants, aux adolescents et aux adultes.
Les personnes qui croient être atteintes de la coqueluche ou qui pensent qu'un membre de leur famille est infecté sont priées de communiquer avec leur fournisseur de soins de santé.
Qu’est-ce que la coqueluche ?
Également appelée « toux coquelucheuse », la coqueluche est une maladie des poumons et de la gorge causée par la bactérie Bordetella pertussis. Chez les adultes, la coqueluche peut simplement se manifester par une toux sèche et continuelle, alors que chez les nourrissons et les jeunes enfants, elle peut être mortelle.
La coqueluche est répandue dans le monde entier. D’ailleurs, au Nouveau-Brunswick, bien que des mesures d’immunisation systématique soient en place, on continue à signaler des cas sporadiques ainsi que des éclosions.
Il est possible d’être infecté par la bactérie plus d’une fois. De plus, l’immunité que procure le vaccin diminue au fil du temps; le vaccin n’offre donc pas une protection à vie. Par conséquent, les adultes, qu’ils aient déjà contracté l’infection ou non, devraient s’assurer de recevoir une dose du vaccin anticoquelucheux supplémentaire afin de maintenir leur immunité.
Quels sont les symptômes ?
La coqueluche se manifeste au départ un peu comme un rhume : éternuements, écoulement nasal, fièvre légère et toux bénigne. Dans les deux semaines qui suivent, la toux s’aggrave, provoquant de graves quintes de toux qui se terminent souvent (quoique pas nécessairement) par une longue et bruyante inspiration (appelée chant du coq). La toux peut être telle que le malade finit par vomir ou avoir des haut-le-coeur. Il arrive aussi que la toux dégage des sécrétions épaisses et claires. La toux peut durer un ou deux mois et est plus fréquente la nuit. Les bébés infectés peuvent aussi avoir de la difficulté à manger, à boire et à respirer. Les symptômes se manifestent dans les 5 à 21 jours (généralement dans les 7 à 10 jours) qui suivent l’exposition à une personne infectée.
Comment se propage la coqueluche ?
La coqueluche se transmet facilement d’une personne à l’autre, principalement par des gouttelettes qui se dégagent des narines, de la bouche et de la gorge d’une personne infectée. Si la personne infectée n’est pas traitée, elle demeure contagieuse jusqu’à trois semaines après l’apparition de la toux.
Les bébés de moins de six mois, les adolescents et les adultes ne présentent généralement pas la toux accompagnée d’une longue et bruyante inspiration caractéristique de la coqueluche. Toute personne qui tousse depuis plus d’une semaine sans diminution devrait consulter son fournisseur de soins de santé pour s’assurer qu’il ne s’agit pas de la coqueluche.
Comment confirme-t-on un diagnostic de coqueluche ?
Le diagnostic de la coqueluche est basé sur l’évaluation des symptômes et des analyses en laboratoire. Le fournisseur de soins de santé réalisera un écouvillonnage dans les muqueuses profondes du nez ou une analyse sanguine pour confirmer le diagnostic.
Qui risque de contracter la coqueluche ?
La coqueluche touche les personnes de tous âges, mais entraîne souvent des problèmes graves chez les bébés et les jeunes enfants. La maladie est généralement moins virulente chez les enfants plus âgés et les adultes. Les enfants n’ayant pas atteint l’âge d’une immunisation complète et ceux qui n’ont pas reçu tous les vaccins sont les plus à risque de présenter une maladie grave et des complications.
Les personnes qui cohabitent avec une personne infectée sont plus susceptibles d’attraper la coqueluche. L’immunisation réduit nettement le risque d’infection, mais la réinfection est possible.
Comment prévenir la coqueluche ?
L’immunisation constitue la meilleure protection contre la coqueluche.
Le vaccin contre la coqueluche figure au calendrier d’immunisation systématique du Nouveau-Brunswick pour les enfants et les adultes. 02/2018-11635
Immunisation des enfants
Le vaccin anticoquelucheux est administré à deux, quatre, six et 18 mois, à quatre ans et à l’adolescence, dans le cadre du programme d’immunisation en milieu scolaire.
Immunisation des adultes
Selon le calendrier d’immunisation des adultes, une dose de rappel du vaccin contre le tétanos et la diphtérie devrait être administrée tous les dix ans et l’une de ces doses de rappel devrait être remplacée par le vaccin à composant anticoquelucheux acellulaire.
Immunisation des femmes enceintes
Le vaccin dcaT devrait être offert aux femmes enceintes au cours de chaque grossesse.
Immunisation de l’entourage des bébés et des jeunes enfants
La coqueluche présente principalement des dangers pour les bébés et les enfants trop jeunes pour recevoir le vaccin ou pour avoir reçu les quatre ou cinq doses nécessaires. En immunisant les parents, la famille et les contacts étroits des bébés et des jeunes enfants, ces derniers se trouveront protégés par leur entourage. L’immunisation de l’entourage des bébés et des jeunes enfants leur assure une protection jusqu’à ce qu’ils aient reçu tous les vaccins nécessaires.
Les futurs parents ainsi que les adultes et les adolescents qui ont des contacts étroits avec des bébés ou des jeunes enfants devraient faire en sorte que leur dossier de vaccination soit à jour et demander à recevoir le vaccin anticoquelucheux acellulaire.
Enfin, il est important que les gens souffrant d’une toux ou d’un rhume demeurent éloignés des bébés et des jeunes enfants.
Comment traiter la coqueluche ?
La coqueluche se traite au moyen d’un antibiotique et, si la maladie est dépistée à un stade précoce, l’antibiotique pourrait prévenir la propagation de la bactérie et alléger la gravité des symptômes. Or, même avec un antibiotique, la toux peut durer plusieurs semaines.
Qu’en dit la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé, les hôpitaux, les laboratoires, les écoles et les garderies sont tenus de signaler tous les cas à la Santé publique. Le personnel de la Santé publique pourrait s’entretenir avec le fournisseur de soins de santé et le patient (ou les soignants) pour déterminer où l’infection a été contractée, les autres personnes à risque et les mesures de lutte à mettre en place (notamment l’immunisation et les restrictions concernant la présence au travail ou à l’école) de même que pour transmettre tout autre conseil nécessaire.
09 - MALADIE PNEUMOCOCCIQUE (Maladie pneumococcique invasive ou MPI)
Qu’est-ce qu’une maladie pneumococcique ?
Une maladie pneumococcique est causée par une infection de la bactérie Streptocoque pneumoniae. Une infection pneumococcique peut mener à la pneumonie (infection des poumons), à l’otite moyenne (infection de l’oreille) et à la méningite (infection des tissues qui entourent le cerveau et la moelle épinière).
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes sont fonction du site d’infection et de l’âge de la personne.
• La pneumonie peut provoquer les symptômes suivants : souffle court, fièvre, manque d’énergie, perte d’appétit, maux de tête, douleur a la poitrine et toux. • Otite moyenne. Chez les enfants, elle peut se manifester par des pleurs, le tiraillement de l’oreille, une fièvre, l’irritabilité, des problèmes d’audition et parfois de la diarrhée et des vomissements. • La méningite peut causer de la fièvre, maux de tête, des raideurs du cou, des nausées, des vomissements et de la somnolence.
Comment une maladie pneumococcique se propage-t-elle ?
La bactérie peut vivre dans la gorge sans provoquer une maladie; cependant, les bactéries causent parfois une infection.
Comment établit-on le diagnostic d’une maladie pneumococcique ?
Votre médecin ou votre infirmière praticienne peut établir le diagnostic d’une maladie pneumococcique en observant les symptômes, en réalisant un examen ou en faisant passer des tests spécialisés. Ces tests peuvent inclure un rayon-x des poumons ou la prise d’échantillons pour identifier la bactérie dans la partie infectée de votre corps (p. ex. sang).
Qui sont les personnes qui sont à risque de contracter des infections pneumococciques ?
Les infections pneumococciques graves sont plus fréquentes chez les nourrissons, les tout petits et les personnes âgées. Les personnes ayant certains problèmes de santé (p. ex. déficiences immunitaires, drépanocytose, absence d’une rate fonctionnelle) ont un risque plus élevé de contracter une maladie pneumococcique invasive.
Comment peut-on prévenir une maladie pneumococcique ?
Il existe des vaccins pour prévenir de nombreux types de maladies pneumococciques.
Le calendrier de vaccination systématique du Nouveau-Brunswick fournit le vaccin conjugué contre le pneumocoque (Prevnar®13) à tous les enfants de la province âgés de 2 mois, de 4 mois et de 12 mois. Les enfants de 12 à 59 mois qui ont un risque élevé de contracter une maladie pneumococcique peuvent recevoir ce vaccin conjugué. Les enfants de plus de 2 ans et les adultes qui ont un risque élevé de contracter une maladie pneumococcique peuvent recevoir le vaccin polysaccharidique contre le pneumocoque qui offre une protection plus étendue.
Les personnes qui ne sont pas admissibles au programme public de vaccination contre le pneumocoque, mais qui désirent recevoir le vaccin, doivent consulter leur médecin de famille.
Comment traite-t-on une maladie pneumococcique ?
Le traitement comprend l’administration d’antibiotiques, la prise de médicaments pour contrôler la fièvre et la douleur et l’ingestion de liquides pour prévenir la déshydratation.
Quelle est la réaction de la Santé publique ?
Les laboratoires doivent signaler les cas de maladies pneumococciques invasives (MPI) au bureau local de la Santé publique. Le personnel de la Santé publique communiquera avec le médecin traitant et le patient ou son aidant pour déterminer les éventuels facteurs de risque du patient et pour se renseigner sur les antécédents de vaccination. Les proches contacts du cas n’ont habituellement pas un risque accru d’infection, et aucun suivi ne s’impose. Les renseignements sur le nombre de personnes qui contractent une maladie pneumococcique invasive et les facteurs de risque de ces personnes aident les autorités sanitaires à trouver de meilleures façons de prévenir la maladie.
10 - POLIO (Poliomyélite)
Qu’est-ce que la polio ?
La polio (poliomyélite) est une maladie causée par le poliovirus. Autrefois, la polio était une maladie courante, en particulier chez les enfants, qui entraînait une paralysie et la mort. Grâce à l’introduction du vaccin contre la polio, la maladie est devenue rare dans la plupart des régions du monde, bien qu’elle persiste dans certains pays.
Quels sont les symptômes ?
La plupart des personnes infectées la polio ne présentent aucun symptôme. Celles qui présentent des symptômes souffrent d’une maladie mineure accompagnée de fièvre, de maux de tête, de léthargie, de nausées, de vomissements et se remettent complètement. Un petit nombre de personnes symptomatiques infectées par le poliovirus ressentent des douleurs musculaires intense et de raideur du cou ou du dos.
Moins d’un pour cent des personnes infectées développent une faiblesse grave appelée paralysie flasque aiguë. Cette paralysie touche habituellement les membres, mais peut également affecter les muscles de la tête et du cou ainsi que le diaphragme, qui sert à la respiration. Un petit nombre de personnes atteintes de paralysie flasque aiguë mourront.
Comment la polio se propage-t-elle ?
La polio se transmet par voie fécale orale. Le virus peut se trouver dans les selles (matière fécales) et se transmet par des contacts étroits avec une personne infectée par l’intermédiaire de petites quantités de matières fécales qui se trouvent sur des mains non lavées. Le virus se retrouve dans l’air lorsqu’une personne infectée avec la polio tousse ou éternue et peut alors être inhalé. Toutefois ce mode de transmission est peu fréquent.
Comment diagnostique-t-on la polio ?
Le diagnostic de la polio est confirmé par un antécédent d’exposition à la maladie, l’apparition des symptômes et les résultats d’une analyse de laboratoire. Étant donné que certaines autres infections peuvent entraîner des symptômes s’apparentant à ceux de la polio, il faut réaliser des analyses de laboratoire d’échantillons de selles, d’un prélèvement d’échantillon de la gorge ou de liquide céphalorachidien pour confirmer le diagnostic de la maladie.
Qui est à risque de contracter une infection à la polio ?
La polio est très rare au Canada, mais on trouve tout de même des éclosions de cette maladie dans d’autres pays. Toute personne, quel que soit son âge, qui n’a jamais contracté la maladie ou qui n’est pas immunisée peut contracter la maladie.
Les personnes qui ne sont pas immunisées peuvent être infectées dans les pays où la polio existe toujours. Elles peuvent alors apporter l’infection lorsqu’elles viennent au Canada.
Comment prévenir la polio ?
La meilleure façon de se protéger contre la polio est de se faire vacciner. Le calendrier d’immunisation systématique du Nouveau Brunswick fournit le vaccin contre la polio, qui est compris dans le vaccin contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la polio et l’Haemophilus influenzae de type b (dCaT VPI Hib) administré à l’âge de deux, quatre, six et dix-huit mois, puis la diphtérie, la coqueluche, le tétanos et la polio (dCaT VPI), à l’âge de quatre ans.
Il se peut que les adultes qui voyagent dans des régions où la polio existe toujours aient besoin d’une dose de rappel. Avant de visiter un pays où la polio est prévalente, n’oubliez pas de consulter un fournisseur de soins de santé ou une clinique santé voyage.
Comment traite-t-on la polio ?
Il n’existe aucun traitement précis contre la polio. On a surtout recours au traitement dans les cas de paralysie flasque aiguë lorsque la faiblesse est grave. Les patients atteints de paralysie flasque aiguë peuvent avoir besoin de soins intensifs pour les aider à respirer.
Qu’en dit la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé, les hôpitaux, les laboratoires, les écoles et les garderies sont tenus de signaler les cas soupçonnés de polio à la Santé publique. Le personnel de la Santé publique s’entretiendra avec le fournisseur de soins de santé et le patient ou son aidant pour déterminer comment l’infection a été contractée, les autres personnes à risque et les mesures de contrôle à mettre en place (notamment la vaccination et les restrictions concernant la présence au travail ou à l’école) de même que pour transmettre tout autre conseil nécessaire.
11 - RUBÉOLE
Qu’est-ce que la rubéole ?
La rubéole est une maladie causée par le virus de la rubéole. Elle est différente de la rougeole.
Depuis l’introduction d’un programme d’immunisation contre la rubéole pour tous les nourrissons au Canada en 1983, le nombre moyen de cas annuels de rubéole est passé d’environ 5 300 cas (de 1971 à 1982) à moins de 30 cas (de 1998 à 2004).
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes se manifestent dans les quatorze à 21 jours qui suivent l’infection et comprennent une légère fièvre, la fatigue et une enflure des ganglions lymphatiques derrière les oreilles et dans la nuque, suivies d’une éruption cutanée généralisée. L’éruption cutanée, sous forme de petites taches rouges, se manifeste d’abord sur le visage et se propage ensuite de la tête aux pieds. Elle dure environ trois jours. Une éruption cutanée ne se manifeste pas dans tous les cas de rubéole. Des complications peuvent survenir suite à une infection rubéoleuse. Certaines personnes présentent des douleurs aux articulations; ce symptôme est plus courant chez les adolescents et les femmes adultes. D’autres complications moins connues des suites d’une infection rubéoleuse sont une inflammation du cerveau (encéphalite) ou des problèmes de coagulation du sang (thrombocytopénie).
L’infection à la rubéole au début de la grossesse peut provoquer un avortement spontané, l’accouchement d’un mort né ou des anomalies congénitales graves (comme la surdité, des troubles oculaires, des malformations cardiaques ou hépatiques, des dommages à la rate ou au cerveau). Ce type de syndrome s’appelle une infection rubéoleuse congénitale et il se manifeste chez un bébé sur quatre dont la mère a eu une infection à la rubéole pendant les trois premiers mois de la grossesse.
Comment la rubéole se propage-t-elle ?
La rubéole se transmet par des contacts étroits avec une personne infectée. Le virus se retrouve dans l’air autour d’une personne infectée qui vient tout juste de tousser ou d’éternuer et peut alors être inspiré. Le virus peut aussi se transmettre par un contact direct avec les sécrétions nasales ou buccales lors du partage de nourriture, de boissons, de cigarettes ou de salive (p. ex. par un baiser) avec une personne infectée. Une personne infectée est contagieuse pendant quatre jours après l’apparition de l’éruption cutanée.
Comment diagnostique-t-on la rubéole ?
La rubéole peut s’avérer difficile à diagnostiquer parce qu’il y a de nombreux autres virus qui provoquent des maladies semblables accompagnées d’une fièvre et d’une éruption cutanée. Pour établir un diagnostic définitif, il faut effectuer une analyse sanguine.
Qui est à risque de contracter la rubéole ?
Les personnes qui ont contracté la rubéole sont protégées à vie. Toutes les personnes qui n’ont pas été vaccinées ou qui n’ont jamais contracté la rubéole sont à risque
Comment prévenir la rubéole ?
L’immunisation constitue la meilleure protection contre la rubéole. Le calendrier d’immunisation systématique du NouveauBrunswick prévoit l’administration du vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) à l’âge de douze et de dix-huit mois.
Les femmes en âge de procréer qui n’ont pas reçu le vaccin ou qui n’ont jamais contracté la rubéole sont admissibles au vaccin RRO financé par le gouvernement. Les femmes qui prévoient devenir enceintes devraient subir une analyse sanguine afin de s’assurer qu’elles sont bien protégées contre la rubéole. Le vaccin contre la rubéole ne doit pas être administré aux femmes enceintes et il faut éviter de devenir enceinte pendant le mois suivant la vaccination. Il est sécuritaire pour tous les contacts familiaux d’une femme enceinte de recevoir le vaccin RRO.
Une personne qui a contracté la rubéole devrait s’abstenir de fréquenter les garderies, les écoles et le travail jusqu’à ce que se soient écoulés quatre jours après l’apparition de l’éruption cutanée. Pour contribuer à réduire la propagation de la maladie, il est important de se couvrir le nez et la bouche lorsqu’on tousse ou éternue, de bien disposer les mouchoirs souillés, de bien se laver les mains et d’éviter de partager les ustensiles, la nourriture ou les verres.
Les femmes enceintes doivent éviter les contacts avec les personnes infectées et consulter leur fournisseur de soins de santé si elles ont été en contact avec une personne infectée.
Comment traiter la rubéole ?
Il n’existe aucun traitement particulier contre la rubéole. La plupart des personnes qui contractent la rubéole ne se sentent pas malades et se rétablissent sans complications. Les symptômes comme la fièvre peuvent être traités avec de l’acétaminophène (TylenolMD) ou de l’ibuprofène (AdvilMD). Il convient de boire des liquides en quantité (eau, jus, soupes) et de se reposer amplement.
On ne devrait PAS donner d’AAS ou d’aspirine à une personne de moins de dix-huit ans en raison de son lien avec le syndrome de Reye dans le cas de certaines infections virales.
Qu’en dit la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé, les hôpitaux, les laboratoires, les écoles et les garderies sont tenus de signaler les cas de rubéole à la Santé publique. Les statistiques sur le nombre de cas sont surveillées afin d’évaluer l’impact du programme d’immunisation et de détecter les éclosions.
12 - TUBERCULOSE (TB)
Qu’est-ce que la tuberculose ?
La tuberculose (TB) est une maladie causée par la bactérie Mycobacterium tuberculosis. On la trouve partout dans le monde, y compris au Nouveau-Brunswick. La tuberculose est toutefois une maladie rare au Canada comparativement à d’autres pays. La bactérie vit dans le corps humain et est transmise d’une personne à l’autre par voie aérienne. Elle s’en prend habituellement aux poumons, mais peut également affecter toute autre partie du corps, y compris le cerveau, les reins, les ganglions lymphatiques et la colonne vertébrale.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes de la tuberculose peuvent comprendre une perte d’appétit, une perte de poids, de la fatigue, de la fièvre et des sueurs nocturnes. Beaucoup de gens peuvent toutefois être porteurs de la bactérie pendant une longue période sans présenter de symptômes. Toute personne qui présente des symptômes ou qui a été en contact avec une personne souffrant de tuberculose devra consulter son fournisseur de soins.
Comment se transmet la tuberculose ?
La bactérie peut demeurer dans l’air pendant plusieurs heures. La bactérie est transmise d’une personne souffrant de tuberculose active à l’autre, de diverses façons : la toux, les éternuements, parler à proximité d’une personne dont les contacts étroits sont fréquents et prolongés (vivre avec une personne infectée pendant une période de six à neuf mois augmente les risques d’infection). L’infection n’est donc pas transmise par le simple fait de serrer une main, de partager de la nourriture, une boisson ou un plat, de toucher des draps ou un siège de toilette, d’échanger une brosse à dents ou d’embrasser une personne. Une personne souffre de tuberculose active lorsqu’elle est infectée par la bactérie et que celle-ci se développe dans son corps.
Cette personne présentera des symptômes comme une toux, de la fièvre et de la fatigue. Une personne souffrant de tuberculose active peut transmettre la maladie à d’autres personnes. Les enfants qui souffrent de tuberculose sont toutefois rarement contagieux et peuvent donc rarement transmettre la maladie à d’autres personnes.
Certaines personnes sont porteuses de la bactérie sans que celle-ci ne se développe et elles ne présentent aucun symptôme. Il s’agit alors d’une tuberculose latente. Les personnes atteintes de tuberculose latente ne peuvent transmettre la maladie aux autres.
Il est peu probable que la bactérie soit transmise à d’autres personnes lorsqu’elle se trouve dans une région du corps autre que les poumons et si la personne atteinte ne présente aucun symptôme.
Comment peut-on diagnostiquer la tuberculose ?
Le diagnostic de la tuberculose est basé sur l’évaluation des symptômes cliniques par un fournisseur de soins et divers tests, comme des radiographies, des analyses sanguines et d’analyse de prélèvements d’expectorant (crachat). Un test de dépistage (test de Mantoux) peut aussi aider à établir un diagnostic. Le dépistage d’une infection au moyen d’un test peut demander de deux à 12 semaines.
Qui risque de contracter la tuberculose ?
Toute personne exposée à la bactérie peut être infectée. Certaines personnes sont plus vulnérables que d’autre, y compris :
• les personnes ayant eu des contacts étroits et prolongés avec une personne qui souffre ou qui pourrait souffrir de tuberculose active (p. ex., vivre avec cette personne pendant une période de six à neuf mois); • les personnes dont le système immunitaire est affaibli en raison d’une maladie comme le VIH ou le SIDA ou suite à la prise de médicaments anti-rejet; • les personnes qui ont vécu, travaillé ou voyagé dans un pays où la tuberculose est très répandue; • les personnes qui vivent dans un établissement de soins à long terme (p. ex. les foyers de soins pour personnes âgées), un logement surpeuplé ou un établissement correctionnel (prison), ainsi que les sans-abri; • les personnes ayant subi un test de dépistage de la tuberculose dans le passé, mais qui n’ont pas reçu de traitement adéquat ou ne l’on pas suivi jusqu’au bout; • les personnes qui vivent dans une collectivité où l’incidence de la tuberculose inactive ou active est élevée; • les personnes qui travaillent avec l’un des groupes susmentionnés (p. ex., les travailleurs de la santé, le personnel d’établissements correctionnels).
Comment peut-on prévenir la tuberculose ?
Les meilleures façons de prévenir la tuberculose sont les suivantes : renoncer au tabac, maintenir des habitudes de vie saines et consulter un fournisseur de soins de santé en présence de symptômes ou après avoir été en contact avec une personne souffrant de tuberculose. Le dépistage précoce de la maladie est important afin de prévenir la propagation de l’infection et de lutter contre la maladie.
Comment la tuberculose est-elle traitée ?
La tuberculose est traitée au moyen de plusieurs médicaments, pris pendant une période de six à douze mois. Il est très important pour les personnes atteintes de respecter les médicaments et de continuer de suivre le traitement jusqu’à la fin. En effet, si elles cessent de prendre les médicaments avant le moment prévu, elles pourraient faire une rechute. La meilleure façon de lutter contre la maladie est de faire en sorte que toutes les personnes atteintes prennent les médicaments appropriés pendant au moins six mois. La plupart des gens peuvent suivre leur traitement à la maison, mais certains doivent être hospitalisés.
Que dit la Santé publique au sujet de la tuberculose ?
Les fournisseurs de soins et les laboratoires sont tenus de déclarer de façon confidentielle tous les cas d’infection à la Santé publique. Le personnel de la Santé publique peut procéder à une enquête afin de déterminer comment l’infection a été transmise, qui sont les autres personnes à risque, implanter des mesures pour lutter contre l’infection et s’assurer que les personnes touchées subissent les tests et reçoivent les traitements appropriés. Il pourrait en outre fournir des conseils, au besoin, notamment sur l’exclusion des travailleurs infectés qui occupent des emplois associés à des risques de propagation élevés, comme les personnes qui prennent part à la prestation de soins directs aux patients, à la garde d’enfants (en garderie) ou aux soins des personnes âgées (en établissement de soin).
13 - VARICELLE (picote)
Qu’est-ce que la varicelle ?
La varicelle est une maladie très contagieuse causée par le virus varicelle-zona. La varicelle peut être grave, particulièrement chez les bébés, les adultes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Habituellement, une personne ne contracte la varicelle qu’une fois, sauf que le virus peut demeurer inactif à l’intérieur du corps et se manifester plus tard sous forme d’éruption cutanée douloureuse appelée zona (herpès zoster).
Quels sont les symptômes ?
Les premiers symptômes apparaissent de 10 à 21 jours après l’exposition au virus et comprennent la fièvre, les maux de tête, la perte d’appétit et la fatigue. Quelques jours plus tard, une éruption cutanée apparaît d’abord sur le ventre, le dos, le visage et le cuir chevelu et se propage ensuite sur le reste du corps. L’éruption cutanée se présente sous forme de petites taches rouges plates qui se transforment en cloques remplies de liquide et qui démangent. De nouvelles cloques continuent d’apparaître pendant plusieurs jours. Une fois que les cloques ont éclaté, les plaies ouvertes forment des croûtes et des gales brunes sèches. Une fois l’éruption cutanée passée, il faut de cinq à dix jours pour que toutes les cloques deviennent croûtées.
La maladie est habituellement bénigne chez les enfants en santé, mais elle peut aussi entraîner des complications graves telles que la pneumonie, l’encéphalite (inflammation du cerveau) et une infection bactérienne secondaire comme une septicémie (infection du sang) ou une infection cutanée grave (fasciite nécrosante). Dans les cas les plus graves, la varicelle peut entraîner la mort. L’infection à la varicelle pendant la grossesse peut entraîner des anomalies congénitales ou la mort de l’enfant à naître.
Comment la varicelle se propage-t-elle ?
La varicelle se transmet facilement d’une personne infectée aux autres personnes qui n’ont jamais contracté la varicelle ou n’ont jamais reçu le vaccin contre la varicelle. Le virus peut se propager dans l’air par la toux ou les éternuements. Il peut également se propager par le toucher (en partageant de la nourriture ou des boissons avec une personne infectée) ou par l’inhalation de particules du virus se dégageant des cloques. Les personnes sont contagieuses de un à deux jours avant l’apparition de l’éruption cutanée et jusqu’à cinq jours après l’apparition ou lorsque les cloques se recouvrent de croûtes.
Comment diagnostique-t-on la varicelle ?
Le diagnostic de la varicelle est confirmé par une évaluation des antécédents d’exposition à la maladie, la manifestation des symptômes et l’apparition de l’éruption cutanée. Le diagnostic est parfois confirmé par les résultats d’une analyse en laboratoire, y compris une analyse sanguine et des échantillons prélevés dans les cloques.
Qui peut contracter la varicelle ?
La varicelle est très contagieuse pour les personnes qui n’ont jamais contracté la maladie ou qui n’y sont pas entièrement immunisées.
Comment prévenir la varicelle ?
L’immunisation constitue la meilleure protection contre la varicelle. Le calendrier de vaccination systématique du Nouveau-Brunswick prévoit l’administration du vaccin contre la varicelle à l’âge de 12 et de 18 mois. Une campagne d’immunisation de rattrapage qui s’étendra de 2015 à 2023 est en cours dans les écoles pour les adolescents nés entre 2000 et 2008.
Toute personne infectée par la varicelle devrait être exclue de son lieu de travail ou de la garderie ou l’école qu’elle fréquente jusqu’à ce qu’elle se sente assez bien pour y revenir. Pour que puisse être réduite la propagation de la maladie, il est important de se couvrir le nez et la bouche lorsqu’on tousse ou éternue, de bien jeter les mouchoirs sales, de bien se laver les mains et d’éviter de partager la vaisselle, la nourriture ou les verres.
Les femmes enceintes doivent éviter les contacts avec les personnes infectées par la varicelle ou le zona et consulter leur fournisseur de soins de santé si elles ont été en contact avec une personne infectée. Les méthodes de prévention doivent être mises en oeuvre dès que possible afin de réduire l’incidence de la maladie et les risques de complications.
Comment traite-t-on la varicelle ?
Il n’existe aucun traitement particulier contre la varicelle. Les personnes gravement atteintes pourraient avoir besoin de soins de soutien à hôpital, mais la plupart des personnes atteintes se rétablissent à la maison. Les symptômes comme la fièvre et les maux de tête peuvent être traités avec de l’acétaminophène (Tylenol®) ou de l’ibuprofène (Advil®). Pour soulager les démangeaisons, il est recommandé de garder la peau fraîche. Demandez des conseils à votre professionnel de la santé ou à votre pharmacien au sujet de l’application de lotions. Il est également recommandé de garder vos ongles courts et de boire beaucoup de liquides.
Il NE FAUT PAS donner d’acide acétylsalicylique (aspirine) aux enfants de moins de 18 ans en raison du risque du syndrome de Reye.
Qu’en dit la Santé publique ?
Les laboratoires, les hôpitaux et les fournisseurs de soins de santé sont tenus de signaler les cas de varicelle à la Santé publique. Les statistiques sur le nombre de cas sont compilées afin de surveiller l’incidence du programme d’immunisation et de déceler les éclosions.
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