
Maladies d’origines alimentaires et hydriques (eau)

01 - Présentation
Les maladies transmises par les aliments ou par l’eau, sont parfois appelées intoxication alimentaire sone, généralement causées par la consommation d’aliments ou de boissons contaminés par des bactéries, des parasites ou des virus.
Maladies
• 02 - Campylobacter • 03 - Cryptosporidium • 04 - Infection E. coli • 05 - Giardiase • 06 - Hépatite A • 07 - istériose • 08 - Norovirus • 09 - Salmonellose • 10 - Shigellosis (Shigella) • 11 - Diarrhée du voyageur • 12 - Fièvre typhoïde • 13 - Yersini
Prévention des maladies d'origine alimentaire et hydrique
Les maladies transmises par les aliments ou par l’eau, sont parfois appelées intoxication alimentaire sone, généralement causées par la consommation d’aliments ou de boissons contaminés par des bactéries, des parasites ou des virus. Ces organismes peuvent être excrétés dans les fèces des animaux et des personnes infectés. Les symptômes des maladies transmises par les aliments ou par l’eau sont gastro‑intestinales, par exemple de douleurs abdominales et de diarrhées fréquentes. Elles qui être excrétés dans les fèces. Vous pouvez aussi tomber malade si vous nagez dans de l’eau contaminée ou si vous entrez en contact étroit avec une personne malade.
Certains groupes de personnes sont davantage à risque de complications sévères, notamment les femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes âgées et tous ceux qui souffrent déjà d'autres maladies ou dont le système immunitaire est affaibli, par la chimiothérapie par exemple.
Il y existe toutefois plusieurs façons de prévenir ces maladies :
Observer les règles de propreté.
Tirer la chasse d'eau de la toilette sur toutes les selles et nettoyer le périmètre avoisinant à l’eau chaude et au détergent. Il est recommandé d’utiliser un désinfectant à base de chlore.
Observer de bonnes règles d’hygiène personnelle.
Se laver soigneusement et fréquemment les mains constitue une mesure de prévention importante pour les personnes de tout âge. Superviser les enfants lorsqu’ils se lavent les mains. Se laver soigneusement les mains avec du savon et de l’eau en frottant vigoureusement toutes les surfaces pendant au moins 20 secondes.
• Se laver soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après être allé aux toilettes, avoir changé une couche ou avoir nettoyé un enfant qui est allé aux toilettes ainsi qu’avant et après avoir fourni des soins à une personne souffrant de diarrhée. • Se laver les mains après avoir touché à des animaux, avoir été exposé à leur environnement, avoir nettoyé leurs fèces ou avoir fait du jardinage. • Se laver les mains avant et après de préparer des aliments ou de manger.
Prendre des précautions en matière de salubrité alimentaire à apprendre les bases de la salubrité alimentaire afin de vous protéger vous-même, de protéger votre famille et votre communauté.
• Laver ou peler tous les fruits et les légumes crus avant de les manger. Ne consommer que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage, yogourt et crème glacée, et les jus). • Faire cuire correctement toutes les viandes (viande, volaille et fruits de mer). Par exemple, le bœuf haché doit être cuit à une température interne de 71 °C/160 °F. • Se laver les mains et nettoyer les surfaces et les ustensiles destinés à la préparation de nourriture après tout contact avec de la volaille ou de la viande crue.
• Se laver les mains avant de manipuler de la nourriture et entre la manipulation de différents aliments. • Éviter tout contact entre des aliments cuits et des aliments crue (par exemple la volaille crue et la poulet). • Lavez et assainissez les ustensiles, équipements et surfaces (planches à découper, plans de travail, etc.) avant et après chaque usage, et lors d'un changement de tâches. Assurez-vous d'utiliser de l'eau chaude et un détergent pour laver, puis rincez à l'eau chaude. Assainissez les surfaces en contact avec les aliments avec une solution assainissante (par ex. le chlore doit être à 100 ppm). • En présence de symptômes et pour les 48 heures qui suivront le rétablissement, éviter de préparer de la nourriture pour d’autres personnes.
Boire de l’eau traitée adéquatement.
Les sources privées d’approvisionnement en eau devraient faire l’objet d’analyses au moins deux fois par année en vue de déceler la présence des coliformes totaux et de la bactérie E. coli. L’analyse des matières inorganiques des échantillons de puits privés devrait être effectuée de préférence tous les deux ou trois ans.
• Ne pas avaler d’eau provenant d’une piscine, d’une cuve thermale, d’une fontaine publique, d’un lac, d’une rivière, d’une source, d’un étang, d’un ruisseau ni de l’océan. • Ne pas boire d’eau non traitée provenant d’un lac, d’une rivière, d’une source, d’un étang, d’un ruisseau ni d’un puits peu profond. • Ne pas boire d’eau du robinet ni utiliser de glaçons pendant un séjour dans une zone à risque élevé, sauf si l’eau provient d’une source traitée adéquatement.
Renseignements supplémentaires
Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec votre fournisseur de soins
de santé, votre bureau local de la Santé publique ou Télé-Soins (811). Société canadienne de pédiatrie: http://www.cps.ca/fr
Sites Web utiles :
• Calendrier d’immunisation systématique du Nouveau-Brunswick • www.immunize.ca/fr • Association canadienne de santé publique – Immunisation : https://cpha.ca/fr/immunisation • Agence de la Santé publique du Canada : www.phac-aspc.gc.ca • Société canadienne de pédiatrie : www.cps.ca/fr
02 - Campylobacter
Qu’est-ce que le Campylobacter ?
L’infection à Campylobacter est causée par un groupe de bactéries nommées Campylobacter. On retrouve ces bactéries partout dans le monde, y compris au Nouveau Brunswick. Elles se logent dans l’intestin des humains et des animaux infectés. Elles causent une maladie gastro intestinale et sont excrétées dans les fèces. Il s’agit de l’une des causes les plus communes de la diarrhée.
Quels sont les symptômes ?
Généralement, les symptômes apparaissent de deux à cinq jours après l’infection. La plupart des gens qui sont malades souffrent de diarrhées, de crampes abdominales, de nausées, de vomissements et de fièvre. Les symptômes persistent habituellement pendant une semaine. Certaines personnes peuvent toutefois tomber gravement malades.
Comment se transmet l’infection à Campylobacter ?
Les bactéries Campylobacter peuvent se retrouver dans le sol, la nourriture et l’eau ou sur les surfaces contaminées par des fèces de personnes et d’animaux infectés. Les bactéries sont transmises par contact entre un animal et un humain ou par la consommation d’eau et d’aliments contaminés. La transmission par contact entre humains est moins commune. La plupart des cas d’infection sont associés à une mauvaise manipulation ou à la consommation de volaille crue ou insuffisamment cuite. La transmission des bactéries Campylobacter peuvent être à cause de contact entre des aliments cuits et de la volaille crue.
Modes de propagation de la bactérie :
• la consommation de volaille insuffisamment cuite; • la consommation de lait non pasteurisé; • les jeunes enfants qui touchent aux emballages de volaille dans les paniers d’épicerie, puis qui se mettent les doigts dans la bouche; • la préparation de poitrines de poulet crues sur une planche à découper, puis le découpage des ingrédients d’une salade (tomates, poivrons et laitue) à l’aide des mêmes outils non lavés (couteau et planche à découper).
Comment peut-on diagnostiquer une infection à Campylobacter ?
Le diagnostic de l’infection est basé sur l’évaluation des symptômes cliniques par un fournisseur de soins et l’analyse d’un échantillon de selles en laboratoire.
Qui risque de contracter une infection à Campylobacter ?
Toute personne exposée aux bactéries peut être infectée. Or, les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli présentent des risques accrus de tomber gravement malades. La plupart des gens se rétablissent toutefois sans traitement particulier.
Comment peut-on prévenir une infection à Campylobacter ?
Observer les règles de propreté. Tirer la chasse d’eau de la toilette sur toutes les selles et nettoyer le périmètre avoisinant à l’eau chaude et au détergent. Il est recommandé d’utiliser un désinfectant à base de chlore.
Observer de bonnes règles d’hygiène personnelle. Se laver soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après être allé aux toilettes ou avoir changé une couche, après avoir touché à des animaux ou avoir été en contact avec leurs fèces, après avoir manipulé de la viande ou de la volaille crue et avant de préparer ou de manger de la nourriture.
Prendre des précautions en matière de salubrité alimentaire. Laver ou peler les fruits et les légumes crus avant de les manger. Faire cuire correctement toutes les viandes (viande, volaille et fruits de mer). Éviter tout contact entre des aliments cuits et de la volaille ou toute autre viande crue. Ne consommer que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage, yogourt et crème glacée).
Boire de l’eau traitée adéquatement. Éviter d’avaler de l’eau provenant de sources d’eau destinées aux loisirs, comme les piscines et les cuves thermales. Ne pas boire d’eau de surface non traitée provenant de lacs ou de ruisseaux. Procéder régulièrement à une analyse de l’eau provenant de son puits privé (une ou deux fois par année).
Comment peut-on traiter une infection à Campylobacter ?
Les personnes qui souffrent de diarrhée devraient boire beaucoup de liquides pour éviter la déshydratation, rester à la maison durant la maladie et suivre les règles d’une bonne hygiène personnelle, comme se laver les mains. En présence de symptômes et pour les 48 heures qui suivront le rétablissement, éviter de préparer de la nourriture pour d’autres personnes. Consulter son fournisseur de soins pour obtenir des conseils en cas de diarrhée sanglante ou grave. Des médicaments disponibles sur ordonnance peuvent parfois être employés pour traiter l’infection.
Comment la Santé publique intervient-elle ?
Les fournisseurs de soins et les laboratoires sont tenus de déclarer de façon confidentielle tous les cas d’infection à la Santé publique. Le personnel de la Santé publique pourrait procéder à une enquête afin de déterminer comment l’infection a été transmise, qui sont les autres personnes à risque et quelles mesures prendre pour lutter contre l’infection. Il pourrait en outre fournir des conseils, au besoin, notamment sur l’exclusion des travailleurs infectés qui occupent des emplois associés à des risques de propagation élevés, comme les personnes qui prennent part à la manipulation des aliments, à la prestation de soins directs aux patients, à la garde d’enfants (en garderie) ou aux soins des personnes âgées (en établissement de soins)
03 - Cryptosporidium
Qu’est-ce que le Cryptosporidium ?
L’infection à Cryptosporidium est causée par des parasites microscopiques appelés Cryptosporidium parvum. On trouve les parasites partout dans le monde, y compris au Nouveau Brunswick. Ils se logent dans l’intestin des personnes et des animaux infectés, comme les bovins. Les parasites causent une maladie gastro-intestinale et sont excrétés dans les fèces. Il s’agit de l’une des causes les plus communes de la diarrhée.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes apparaissent habituellement de deux à dix jours après l’infection. La plupart des gens qui tombent malades souffrent de diarrhée, de crampes abdominales, de nausées de vomissements et d’une fièvre légère. Les symptômes persistent habituellement environ deux semaines, mais peuvent cesser, puis réapparaître avant que la personne affectée ne se rétablisse complètement. Il se peut que certaines personnes infectées ne présentent aucun symptôme; elles peuvent tout de même contribuer à la propagation de la bactérie.
Comment se transmet le Cryptosporidium ?
Les parasites Cryptosporidium sont excrétés dans les fèces des personnes et des animaux infectés. Les parasites peuvent se retrouver dans le sol, la nourriture et l’eau ainsi que sur les surfaces contaminées par des fèces infectées. Ils sont transmis par contact entre humains ou entre un animal et un humain, ou encore par la consommation d’eau et d’aliments contaminés. Les parasites Cryptosporidium sont protégés par une coquille extérieure qui leur permet de survivre à l’extérieur d’un hôte pendant de longues périodes. Ils sont le plus souvent transmis par la consommation d’eau non traitée ou traitée de façon inadéquate.
Modes de propagation des parasites :
• la consommation d’eau non traitée provenant de lacs et de ruisseaux contaminés par les fèces d’animaux; • l’ingestion d’eau contaminée lorsque l’on se baigne dans un lac, un ruisseau, une piscine ou une cuve thermale; • le contact entre les mains et la bouche après avoir touché à une vache ou à un veau infecté.
Comment peut-on diagnostiquer une infection à Cryptosporidium ?
Le diagnostic de l’infection est basé sur l’évaluation des symptômes cliniques par un fournisseur de soins et une analyse en laboratoire d’un échantillon de selles.
Qui risque de contracter une infection à Cryptosporidium ?
Toute personne exposée aux parasites peut être infectée. Or, les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli présentent des risques accrus de tomber gravement malades.
Comment peut-on prévenir une infection à Cryptosporidium ?
Observer les règles de propreté. Tirer la chasse d’eau de la toilette sur toutes les selles et nettoyer le périmètre avoisinant à l’eau chaude et au détergent. Il est recommandé d’utiliser un désinfectant à base de chlore.
Observer de bonnes règles d’hygiène personnelle. Se laver soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après être allé aux toilettes ou avoir changé une couche, après avoir touché à des animaux ou avoir été en contact avec leurs fèces, après avoir manipulé de la viande ou de la volaille crue et avant de préparer ou de manger de la nourriture.
Prendre des précautions en matière de salubrité alimentaire. Laver ou peler les fruits et les légumes crus avant de les manger. Faire cuire correctement toutes les viandes (viande, volaille et fruits de mer). Éviter tout contact entre des aliments cuits et de la volaille ou toute autre viande crue. Ne consommer que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage, yogourt et crème glacée).
Boire de l’eau traitée adéquatement. Éviter d’avaler de l’eau provenant de sources d’eau destinées aux loisirs, comme les piscines et les cuves thermales. Ne pas boire d’eau de surface non traitée provenant de lacs ou de ruisseaux. Faire bouillir l’eau pendant une minute afin de tuer tous les pathogènes connus comme Cryptosporidium et E. coli. Procéder deux fois par année à une analyse de l’eau provenant de son puits privé afin de déceler la présence de bactéries. L’analyse bactériologique visant à déterminer la présence de la bactérie E. coli est d’ailleurs employée comme indice de contamination fécale de l’eau potable.
Comment peut-on traiter une infection à Cryptosporidium ?
Les personnes qui souffrent de diarrhée devraient boire beaucoup de liquides pour éviter la déshydratation, rester à la maison durant la maladie et suivre les règles d’une bonne hygiène personnelle, y compris se laver les mains. En présence de symptômes et pour les 48 heures qui suivront le rétablissement, éviter de préparer de la nourriture pour d’autres personnes. Consulter son fournisseur de soins pour obtenir des conseils et des soins en cas de diarrhée sanglante ou grave. Des médicaments disponibles sur ordonnance peuvent être employés pour traiter l’infection.
Comment la Santé publique intervient-elle ?
Les fournisseurs de soins et les laboratoires sont tenus de déclarer de façon confidentielle tous les cas d’infection à la Santé publique. Le personnel de la Santé publique pourrait procéder à une enquête afin de déterminer comment l’infection a été transmise, qui sont les autres personnes à risque et quelles mesures prendre pour lutter contre l’infection. Il pourrait en outre fournir des conseils, au besoin, notamment sur l’exclusion des travailleurs infectés qui occupent des emplois associés à des risques de propagation élevés, comme les personnes qui prennent part à la manipulation des aliments, à la prestation de soins directs aux patients, à la garde d’enfants (en garderie) ou aux soins des personnes âgées (en établissement de soins).
04 - Escherichia Coli (E. coli)
Qu’est-ce que l’Escherichia coli (E. Coli) ?
L’infection à E. coli est causée par un groupe de bactéries appelées Escherichia coli. On trouve ces bactéries partout dans le monde, y compris au Nouveau-Brunswick. Elles se logent dans l’intestin des personnes et des animaux infectés et sont excrétées dans les fèces. Les bactéries se retrouvent dans le sol et l’eau ainsi que sur les surfaces contaminées par des fèces d’humains ou d’animaux. Il existe diverses souches de la bactérie E. coli. Certaines souches d’E. coli peuvent causer une infection gastro intestinale ainsi que d’autres maladies chez les humains; elles sont donc dites « pathogènes ».
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes se manifestent habituellement trois ou quatre jours après l’infection. La plupart des personnes qui sont malades souffrent de douleurs abdominales et de diarrhées fréquentes. Cette diarrhée est souvent sanglante. Les symptômes disparaissent habituellement après cinq à dix jours. Certaines personnes risquent toutefois de tomber gravement malades.
Comment se transmet l’E. coli ?
Les bactéries E. coli sont excrétées dans les fèces des humains et des animaux infectés. Elles peuvent se retrouver dans le sol, la nourriture et l’eau ainsi que sur les surfaces contaminées par des fèces infectées. Elles sont transmises par contact entre humains ou entre un animal et un humain, ou encore par la consommation d’eau et d’aliments contaminés. La plupart des cas d’infection sont associés à une mauvaise manipulation de la viande crue ou encore à une cuisson insuffisante de la viande ou de la volaille. La contamination de la viande se produit habituellement lors de l’abattage et du dépeçage de bovins. D’autres aliments peuvent également être contaminés : les fruits et les légumes frais, les noix, le lait et les produits laitiers non pasteurisés ainsi que le jus de pommes et le cidre non pasteurisés.
Modes de propagation de la bactérie:
• la consommation de viande ou de volaille insuffisamment cuite; • les personnes qui ne se lavent pas les mains après un contact direct avec des animaux dans leur environnement naturel; • la consommation d’eau contaminée.
Comment peut-on diagnostiquer une infection à E. coli ?
Le diagnostic de l’infection est basé sur l’évaluation des symptômes cliniques par un fournisseur de soins et une analyse d’un échantillon de selles en laboratoire.
Qui risque de contracter une infection à E. coli ?
Toute personne exposée à une souche pathogène d’E. coli peut être infectée. Or, les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli présentent des risques accrus de tomber gravement malades. Il arrive que la bactérie E. coli provoque une maladie grave et parfois mortelle, le syndrome hémolytique et urémique (SHU).
Comment peut-on prévenir une infection à E. coli ?
Observer les règles de propreté. Tirer la chasse d’eau de la toilette sur toutes les selles et nettoyer le périmètre avoisinant à l’eau chaude et au détergent. Il est recommandé d’utiliser un désinfectant à base de chlore.
Observer de bonnes règles d’hygiène personnelle. Se laver soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après être allé aux toilettes ou avoir changé une couche, après avoir touché à des animaux ou avoir été en contact avec leurs fèces, après avoir manipulé de la viande ou de la volaille crue et avant de préparer ou de manger de la nourriture.
Prendre des précautions en matière de salubrité alimentaire. Laver ou peler les fruits et les légumes crus avant de les manger. Faire cuire correctement toutes les viandes (viande, volaille et fruits de mer). Éviter tout contact entre des aliments cuits et de la volaille ou toute autre viande crue. Ne consommer que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage, yogourt et crème glacée).
Boire de l’eau traitée adéquatement. Éviter d’avaler de l’eau provenant de sources d’eau destinées aux loisirs, comme les piscines et les cuves thermales. Ne pas boire d’eau de surface non traitée provenant de lacs ou de ruisseaux. Faire bouillir l’eau pendant une minute afin de tuer tous les pathogènes connus comme Cryptosporidium et E. coli. Procéder deux fois par année à une analyse de l’eau provenant de son puits privé afin de déceler la présence de bactéries. L’analyse bactériologique visant à déterminer la présence de la bactérie E. coli est d’ailleurs employée comme indice de contamination fécale de l’eau potable.
Comment peut-on traiter une infection à E. coli ?
Les personnes qui souffrent de diarrhée devraient boire beaucoup de liquides pour éviter la déshydratation, rester à la maison durant la maladie et suivre les règles d’une bonne hygiène personnelle, comme se laver les mains. En cas de diarrhée grave ou sanglante, consulter un fournisseur de soins pour obtenir des conseils et un traitement
Comment la Santé publique intervient-elle ?
Les fournisseurs de soins et les laboratoires sont tenus de déclarer les cas d’infection par des souches pathogènes d’E. coli à la Santé publique. Le personnel de la Santé publique s’entretiendra ensuite avec le patient (ou les soignants) afin de déterminer comment l’infection a été transmise, qui sont les autres personnes à risque de contracter une infection de la même source et quelles mesures prendre pour lutter contre l’infection. Il pourrait en outre fournir des conseils, au besoin, notamment sur l’exclusion des travailleurs infectés qui occupent des emplois associés à des risques de propagation élevés, comme les personnes qui prennent part à la manipulation des aliments, à la prestation de soins directs aux patients, à la garde d’enfants dans une garderie ou aux soins aux personnes âgées dans un établissement.
05 - Giardia
Qu’est-ce que le Giardia ?
L’infection à Giardia est causée par des parasites microscopiques appelés Giardia. On trouve ces parasites partout dans le monde, y compris au Nouveau Brunswick. Ils se logent dans l’intestin des personnes et des animaux infectés, comme les castors et les rats musqués. Ils causent une maladie gastro intestinale et sont excrétés dans les fèces. Il s’agit d’une cause commune de la diarrhée.
Quels sont les symptômes ?
Généralement, les symptômes apparaissent de une à deux semaines après l’infection. Parmi les principaux symptômes on compte : selles liquides, grasses, de couleur pâle et fréquentes, crampes abdominales, nausées, flatulences, ballonnement, perte de poids et fatigue. Les symptômes persistent habituellement pendant deux à six semaines, mais peuvent occasionnellement durer plus longtemps. Il se peut toutefois que certaines personnes infectées ne présentent aucun symptôme; elles peuvent tout de même transmettre les parasites.
Comment se transmet le Giardia ?
Les parasites sont excrétés dans les fèces des personnes et des animaux infectés. Ils peuvent se retrouver dans le sol, la nourriture et l’eau ainsi que sur les surfaces contaminées par des fèces infectées. Les parasites sont transmis par contact entre humains ou entre un animal et un humain, ou encore par la consommation d’eau et d’aliments contaminés. Ils sont protégés par une coquille extérieure qui leur permet de survivre à l’extérieur d’un hôte pendant de longues périodes. Il faut donc faire bouillir ou filtrer l’eau non traitée avant de la boire. La plupart des cas d’infection sont associés à la consommation d’eau non traitée ou traitée de façon inadéquate.
Modes de propagation des parasites :
• la consommation d’eau non traitée provenant d’un lac ou d’un ruisseau contaminé par les fèces d’animaux; • l’ingestion d’eau contaminée lorsque l’on nage dans un lac, un ruisseau, une piscine ou une cuve thermale; • le contact avec les selles d’une personne infectée après avoir changé une couche.
Comment peut-on diagnostiquer une infection à Giardia ?
Le diagnostic de l’infection est basé sur l’évaluation des symptômes cliniques par un fournisseur de soins et une analyse en laboratoire d’un échantillon de selles; il arrive parfois que plusieurs échantillons soient requis
Qui risque de contracter une infection à Giardia ?
Toute personne exposée aux parasites peut être infectée. Or, les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli présentent des risques accrus de tomber gravement malades.
Comment peut-on prévenir une infection à Giardia ?
Observer les règles de propreté. Tirer la chasse d’eau de la toilette sur toutes les selles et nettoyer le périmètre avoisinant à l’eau chaude et au détergent. Il est recommandé d’utiliser un désinfectant à base de chlore.
Observer de bonnes règles d’hygiène personnelle. Se laver soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après être allé aux toilettes ou avoir changé une couche, après avoir touché à des animaux ou avoir été en contact avec leurs fèces, après avoir manipulé de la viande ou de la volaille crue et avant de préparer ou de manger de la nourriture.
Prendre des précautions en matière de salubrité alimentaire. Laver ou peler les fruits et les légumes crus avant de les manger. Faire cuire correctement toutes les viandes (viande, volaille et fruits de mer). Éviter tout contact entre des aliments cuits et de la volaille ou toute autre viande crue. Ne consommer que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage, yogourt et crème glacée).
Boire de l’eau traitée adéquatement. Éviter d’avaler de l’eau provenant de sources d’eau destinées aux loisirs, comme les piscines et les cuves thermales. Ne pas boire d’eau de surface non traitée provenant de lacs ou de ruisseaux. Faire bouillir l’eau pendant une minute afin de tuer tous les pathogènes connus comme Cryptosporidium et E. coli. Procéder deux fois par année à une analyse de l’eau provenant de son puits privé afin de déceler la présence de bactéries. L’analyse bactériologique visant à déterminer la présence de la bactérie E. coli est d’ailleurs employée comme indice de contamination fécale de l’eau potable.
Comment peut-on traiter une infection à Giardia ?
Les personnes qui souffrent de diarrhée devraient boire beaucoup de liquides pour éviter la déshydratation, rester à la maison durant la maladie et suivre les règles d’une bonne hygiène personnelle, comme se laver les mains. En présence de symptômes et pour les 48 heures qui suivront le rétablissement, éviter de préparer de la nourriture pour d’autres personnes. Consulter son fournisseur de soins de santé pour obtenir des conseils et des soins en cas de diarrhée sanglante ou grave. Des médicaments disponibles sur ordonnance peuvent parfois être employés pour traiter l’infection
Comment la Santé publique intervient-elle ?
Les fournisseurs de soins et les laboratoires sont tenus de déclarer de façon confidentielle tous les cas d’infection à la Santé publique. Le personnel de la Santé publique pourrait procéder à une enquête afin de déterminer comment l’infection a été transmise, qui sont les autres personnes à risque et quelles mesures prendre pour lutter contre l’infection. Il pourrait en outre fournir des conseils, au besoin, notamment sur l’exclusion des travailleurs infectés qui occupent des emplois associés à des risques de propagation élevés, comme les personnes qui prennent part à la manipulation des aliments, à la prestation de soins directs aux patients, à la garde d’enfants (en garderie) ou aux soins des personnes âgées (en établissement de soins).
06 - Hépatite A
Qu’est-ce que l’hépatite A ?
L’hépatite A est une maladie du foie causée par un virus. Les pays en voie de développement ont la plus forte prévalence de l’hépatite A, mais ce virus se retrouve partout dans le monde, y compris au NouveauBrunswick. Le virus se transmet normalement dans les selles des personnes infectées, et peut se trouver également dans le sang.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes apparaissent généralement un mois après qu’une personne a été infectée. Certaines personnes ne présentent aucun symptôme. D’autres peuvent être atteintes de fièvre, de fatigue, d’une perte d’appétit, de nausées, de douleurs au ventre, de jaunisse (jaunissement de la peau et du blanc des yeux) ou avoir des urines foncées. Les symptômes s’estompent généralement en moins de deux mois, mais ils peuvent durer jusqu’à six mois chez certaines personnes.
Comment l’hépatite A se transmet-elle ?
Le virus de l’hépatite A se transmet par les selles de personnes infectées et peut se trouver dans l’eau et les sols contaminés par les eaux usées. Les personnes manipulant des aliments et ayant une mauvaise hygiène personnelle et dont les mains portent des traces de matières fécales peuvent contaminer les aliments, même les aliments prêts à consommer ou cuits. Les surfaces peuvent aussi être contaminées. Les crustacés et mollusques récoltés dans des eaux contaminées ont également été liés à des flambées épidémiques.
La maladie se propage également par des contacts personnels étroits avec des personnes infectées ayant une mauvaise hygiène personnelle. Elle peut également être transmise facilement par les nourrissons et les jeunes enfants qui portent des couches. D’autres cas sont liés à l’utilisation illégale de drogues par voie intraveineuse et à la propagation d’infections transmissibles par le sang.
Comment l’hépatite A est-elle diagnostiquée ?
Le diagnostic repose sur des symptômes cliniques et des tests de laboratoire. Qui risque de contracter l’hépatite A? Les personnes qui voyagent dans les pays où la maladie est répandue risquent une exposition par les aliments et l’eau. Les utilisateurs de drogues injectables courent un risque accru d’exposition.
Comment prévenir l’hépatite A ?
Se faire vacciner. Il existe un vaccin contre l’hépatite A. Communiquer avec le fournisseur de soins de santé pour en savoir plus, en particulier avant un voyage dans des pays où l’hépatite A est présente.
Observer les règles de propreté. Tirer la chasse d’eau et s’assurer qu’il n’y a pas de selles dans la toilette, et nettoyer le périmètre avoisinant à l’eau chaude et au détergent. Il est recommandé d’utiliser un désinfectant à base de chlore.
Observer de bonnes règles d’hygiène personnelle. Se laver soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après chaque passage aux toilettes ou changement de couche, après avoir touché un animal ou avoir été en contact avec ses fèces, après avoir manipulé de la viande crue ou avant de préparer ou de manger des aliments. S’assurer que les enfants se lavent les mains et que les soignants se lavent les mains après avoir changé une couche.
Prendre des précautions en matière de salubrité alimentaire. Laver ou peler les fruits et les légumes crus avant de les manger. Veiller à bien faire cuire les viandes (viande, volaille, fruits de mer). Éviter tout contact entre les aliments cuits et de la volaille ou de la viande crue. Ne consommer que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage, yogourt et crème glacée).
Boire de l’eau adéquatement traitée. Éviter d’avaler de l’eau destinée aux activités de loisir, comme celle des piscines ou des spas. Ne jamais boire d’eau de surface non traitée des lacs ou des cours d’eau. Faire analyser régulièrement l’eau provenant d’un puits privé (une ou deux fois par année).
Avoir des rapports sexuels protégés et utiliser correctement des préservatifs pour les relations vaginales, anales et orales. Ne jamais partager des accessoires servant à l’injection de drogues, tels que des aiguilles ou des seringues, avec d’autres partenaires pour réduire le risque d’infections transmissibles par le sang.
Quel est le traitement de l’hépatite A ?
Un fournisseur de soins de santé pourra donner des conseils et proposer un traitement. Il existe des médicaments sur ordonnance pour gérer les symptômes. Une personne qui présente des symptômes devra éviter de préparer des aliments pour autrui et respecter une bonne hygiène personnelle.
Qu’en dit la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé, les hôpitaux, les laboratoires, les écoles et les garderies sont tenus de signaler les cas à la Santé publique. Les membres du personnel de la Santé publique peuvent enquêter pour savoir comment l’infection s’est produite, recenser d’autres personnes qui peuvent être à risque d’infection, fournir des conseils au besoin et mettre en œuvre des mesures de contrôle, y compris l’exclusion des travailleurs infectés dans les professions à haut risque comme les personnes participant à la manipulation des aliments, aux soins directs aux patients et aux soins des jeunes (garderie) ou des personnes âgées (milieux institutionnels).
07 - Listériose
Qu’est-ce que la listériose ?
La listériose est une maladie causée par un groupe de bactéries appelées Listeria monocytogenes. On trouve ces bactéries partout dans le monde, y compris au Nouveau-Brunswick. Elles vivent dans les intestins des personnes et des animaux (notamment les bovins, les porcs et les volailles) infectés et sont excrétées dans les selles.
Quels sont les symptômes ?
Généralement, les symptômes apparaissent environ trois semaines après l’infection d’une personne par les bactéries. La plupart des personnes qui sont malades ne présentent toutefois que des symptômes bénins. Les symptômes peuvent inclure la fièvre, la douleur musculaire, la nausée et la diarrhée.
Comment la listériose se transmet-elle ?
Les bactéries sont excrétées dans les selles des personnes et les excréments des animaux infectés et peuvent se trouver dans l’eau et dans les sols contaminés par des eaux usées ou par l’élimination des déchets animaux. Les personnes qui ont une mauvaise hygiène personnelle et dont les mains portent des traces de matières fécales peuvent contaminer les aliments, y compris les aliments prêts à consommer et les aliments manipulés après la cuisson. Les bactéries peuvent se trouver également dans des viandes et des fromages à pâte molle prêts à manger incorrectement traités. Les surfaces peuvent aussi être contaminées. La viande peut également être contaminée par les excréments d’animaux au cours du processus d’abattage.
La maladie se transmet normalement par la consommation d’aliments contaminés par les bactéries. Contrairement à d’autres bactéries causant des maladies, les bactéries de type Listeria vont croître sur des aliments conservés à des températures de réfrigération.
Comment la listériose est-elle diagnostiquée ?
Le diagnostic de l’infection repose sur l’évaluation des symptômes cliniques par un fournisseur de soins de santé et sur l’analyse en laboratoire d’un échantillon de selles.
Qui risque de contracter la listériose ?
Qui risque de contracter la listériose ?Toute personne exposée aux bactéries peut être infectée. Les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli présentent des risques accrus de tomber gravement malades.
Comment peut-on prévenir la listériose ?
Comment peut-on prévenir la listériose ?Observez des règles de propreté adéquates. Tirez la chasse d’eau après chaque selle et nettoyez le périmètre avoisinant à l’aide d’eau chaude et de détergent. Il est recommandé d’utiliser un désinfectant à base de chlore. Éliminez les carcasses d’animaux de la ferme de façon appropriée.
Observez de bonnes règles d’hygiène personnelle. Lavez-vous soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après chaque passage aux toilettes ou changement de couche, après avoir touché un animal ou avoir été en contact avec ses excréments, après avoir manipulé de la viande et avant de préparer ou de manger des aliments. Assurez-vous que les enfants se lavent les mains.
Prenez des précautions en matière de salubrité alimentaire. Lavez ou pelez les fruits et les légumes crus avant de les manger. Faites bien cuire toutes les viandes. Évitez le contact d’aliments cuits avec de la viande crue. Ne consommez que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage et yogourt). Les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées devraient éviter les viandes transformées, les fromages à pâte molle faits à partir de lait cru et le poisson fumé.
Buvez de l’eau adéquatement traitée. Évitez d’avaler de l’eau destinée aux activités de loisir comme celle des piscines. Ne buvez pas d’eau de surface non traitée des lacs ou des cours d’eau. Procédez régulièrement à l’analyse de l’eau provenant d’un puits privé (une ou deux fois par année).
Comment traiter la listériose ?
Les personnes qui souffrent de diarrhée devraient boire beaucoup de liquides pour éviter la déshydratation, rester à la maison durant la maladie et suivre les règles d’une bonne hygiène personnelle, comme se laver les mains. Consultez votre fournisseur de soins de santé pour obtenir des conseils et des soins en cas de symptômes; des médicaments sur ordonnance peuvent être employés.
Qu’en dit la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé, les hôpitaux, les laboratoires, les écoles et les garderies sont tenus de signaler les cas à la Santé publique. Les membres du personnel de la Santé publique peuvent enquêter pour déterminer comment l’infection s’est produite, recenser d’autres personnes qui peuvent être à risque d’infection, fournir des conseils au besoin et mettre en oeuvre des mesures de contrôle, y compris l’exclusion des travailleurs infectés dans les professions à haut risque comme les personnes participant à la manipulation des aliments, aux soins directs aux patients et aux soins aux jeunes (garderie) ou aux personnes âgées (milieux institutionnels).
08 - Norovirus (Grippe Intestinale)
Qu’est-ce que le Norovirus (grippe intestinale) ?
Les infections par des Norovirus sont causées par un groupe de virus appelés norovirus. On les trouve partout dans le monde, y compris au Nouveau-Brunswick. Ils causent souvent des éclosions dans les écoles, les garderies et les établissements résidentiels. Ils entraînent une diarrhée (grippe intestinale) et sont excrétés dans les fèces et les vomissements. Cette « grippe intestinale » n’est pas apparentée à la grippe ou l’influenza, qui est une maladie respiratoire causée par le virus de l’influenza.
Quels sont les symptômes ?
Quels sont les symptômes ?Les symptômes apparaissent habituellement soudainement, environ 24 à 48 heures après l’infection. La plupart des personnes qui tombent malades souffrent de nausées, de vomissements, de diarrhée et de crampes abdominales. Les personnes atteintes peuvent également ressentir une faible fièvre, des frissons, des maux de tête, des douleurs musculaires et de la fatigue. Les symptômes durent généralement de huit à 12 heures et les gens se rétablissent normalement en 48 heures.
Comment se transmet le Norovirus ?
Les norovirus sont excrétés dans les selles et les vomissements des personnes infectées et se propagent très facilement. Ils sont transmis par contact entre personnes.
Mode de propagation des virus:
• les personnes infectées qui ne se lavent pas correctement les mains avant de préparer de la nourriture; • le partage de nourriture ou l’échange d’ustensiles avec une personne infectée; • le contact avec des surfaces et des objets contaminés par des norovirus (comme des poignées de porte).
Comment peut-on diagnostiquer une infection à Norovirus ?
Le diagnostic clinique de l’infection est fondé sur l’évaluation des symptômes cliniques par un fournisseur de soins et l’analyse en laboratoire d’un échantillon de selles
Qui risque de contracter une infection à Norovirus ?
Toute personne exposée aux virus peut être infectée. Or, les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli présentent des risques accrus de tomber gravement malades. Des éclosions peuvent se produire tout au long de l’année et sont courantes dans les familles et les milieux où les gens se côtoient de près, comme les foyers de soins, les hôpitaux, les garderies, les écoles et les établissements résidentiels.
Comment peut-on prévenir une infection à Norovirus ?
Observer les règles de propreté. Tirer la chasse d’eau de la toilette sur toutes les selles et nettoyer le périmètre avoisinant à l’eau chaude et au détergent. Il est recommandé d’utiliser un désinfectant à base de chlore.
Observer de bonnes règles d’hygiène personnelle. Se laver soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après être allé aux toilettes ou avoir changé une couche, après avoir touché à des animaux ou avoir été en contact avec leurs fèces, après avoir manipulé de la viande ou de la volaille crue et avant de préparer ou de manger de la nourriture.
Prendre des précautions en matière de salubrité alimentaire. Laver ou peler les fruits et les légumes crus avant de les manger. Faire cuire correctement toutes les viandes (viande, volaille et fruits de mer). Éviter tout contact entre des aliments cuits et de la volaille ou toute autre viande crue. Ne consommer que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage, yogourt et crème glacée).
Boire de l’eau traitée adéquatement. Éviter d’avaler de l’eau provenant de sources d’eau destinées aux loisirs, comme les piscines et les cuves thermales. Ne pas boire d’eau de surface non traitée provenant de lacs ou de ruisseaux. Procéder régulièrement à une analyse de l’eau provenant de son puits privé (une ou deux fois par année).
Comment peut-on traiter une infection à Norovirus ?
Restez chez vous si vous présentez des symptômes et êtes malades. Les personnes qui souffrent de diarrhée devraient boire beaucoup de liquides pour éviter la déshydratation et suivre les règles d'une bonne hygiène personnelle, comme se laver les mains. Éviter de préparer de la nourriture pour d’autres personnes. Consulter son médecin de famille pour obtenir des conseils et des soins en cas de diarrhée sanglante ou grave. Des médicaments disponibles sur ordonnance peuvent être employés pour traiter l’infection.
Comment la Santé publique intervient-elle ?
En cas d’éclosion, les fournisseurs de soins de santé et les laboratoires doivent signaler les cas à Santé publique. Le personnel de Santé publique peut ensuite enquêter pour déterminer l’origine des infections, qui sont les autres personnes à risque et quelles mesures prendre pour lutter contre l’infection. Il pourrait en outre fournir des conseils, au besoin, notamment sur l’exclusion des travailleurs infectés qui occupent des emplois associés à des risques de propagation élevés, comme les personnes qui prennent part à la manipulation des aliments, à la prestation de soins directs aux patients, à la garde d’enfants (en garderie) ou aux soins des personnes âgées (en établissement de soins).
09 - Salmonellose
Qu’est-ce que la salmonellose ?
La salmonellose est une maladie causée par un groupe de bactéries du genre Salmonella. On trouve ces bactéries partout dans le monde, y compris au Nouveau-Brunswick. Elles se logent dans l’intestin des personnes et des animaux infectés, particulièrement la volaille (poussins et canetons) et les reptiles (serpents et tortues). Les bactéries causent une maladie gastro-intestinale et sont excrétées dans les fèces. Les bactéries du genre Salmonella sont l’une des causes les plus communes de la diarrhée.
Quels sont les symptômes ?
Généralement, les symptômes apparaissent un ou deux jours après l’infection. La plupart des gens qui tombent malades souffrent de diarrhée, de crampes abdominales, de maux de tête, de nausées, de vomissements et de fièvre. Les symptômes durent généralement moins d’une semaine. Certaines personnes peuvent toutefois tomber gravement malades.
Comment se transmettent les bactéries du genre Salmonella ?
Les bactéries du genre Salmonella sont excrétées dans les fèces des personnes et des animaux infectés. Elles peuvent se retrouver dans le sol, la nourriture et l’eau ainsi que sur les surfaces contaminées par des fèces infectées. Les bactéries sont transmises par contact entre humains ou entre un animal et un humain, ou encore par la consommation d’eau et d’aliments contaminés. La plupart des cas de propagation sont associés à une mauvaise manipulation de volaille ou d’œufs crus ou encore à une cuisson insuffisante de la volaille ou d’œufs. Le contact entre des aliments cuits et de la volaille crue sur une planche à découper ou par l’utilisation d’un couteau non lavé peut en outre contribuer à la propagation de l’infection à Salmonella. L’infection se transmet également par la manipulation de reptiles de compagnie et de leur nourriture.
Modes de propagation de la bactérie :
• Les personnes qui ne se lavent pas immédiatement les mains après avoir touché à des poussins, des canetons ou des tortues; • La consommation d’œufs crus; • La consommation de volaille insuffisamment cuite.
Comment peut-on diagnostiquer une infection à Salmonella ?
Le diagnostic de l’infection est basé sur l’évaluation des symptômes cliniques par un fournisseur de soins et l’analyse d’un échantillon de selles en laboratoire.
Qui risque de contracter une infection à Salmonella ?
Toute personne exposée à la bactérie peut être infectée. Or, les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli présentent un risque accru de tomber gravement malades. La plupart des personnes se rétablissent cependant sans traitement particulier.
Comment peut-on prévenir l’hépatite A ?
Comment peut-on prévenir l’hépatite A ?Observez les règles de propreté adéquates. Tirez la chasse d’eau après les selles et nettoyez le périmètre avoisinant avec de l’eau chaude et du détergent. Il est recommandé d’utiliser un désinfectant à base de chlore.
Observez de bonnes règles d’hygiène personnelle. Lavez-vous les mains soigneusement avec de l’eau savonneuse après chaque passage aux toilettes ou changement de couche, après avoir touché un animal ou sa nourriture ou avoir été en contact avec ses fèces, après avoir manipulé de la viande crue et avant de préparer ou de manger des aliments.
Prenez des précautions en matière de salubrité alimentaire. Lavez ou pelez les fruits et les légumes crus avant de les manger. Faites cuire correctement toutes les viandes (viande, volaille, fruits de mer), y compris les produits de viande transformés congelés. Évitez tout contact entre les aliments cuits et la volaille ou toute autre viande crue. Ne consommez que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage, yogourt et crème glacée).
Buvez de l’eau adéquatement traitée. Évitez d’avaler de l’eau destinée aux activités de loisir, comme celle des piscines ou des spas. Ne buvez pas d’eau de surface non traitée des lacs ou des cours d’eau. Procédez régulièrement à l’analyse de l’eau provenant d’un puits privé (une ou deux fois par année).
Comment peut-on traiter une infection à Salmonella ?
Les personnes qui souffrent de diarrhée devraient boire beaucoup de liquides pour éviter la déshydratation, rester à la maison durant la maladie et suivre les règles d’une bonne hygiène personnelle, comme se laver les mains. En présence de symptômes et pendant les 48 heures qui suivront le rétablissement, évitez de préparer de la nourriture pour d’autres personnes. Consultez votre fournisseur de soins de santé pour obtenir des conseils et un traitement si vous avez une diarrhée sanglante ou grave; des médicaments sur ordonnance peuvent être employés.
Quel est le rôle de la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé, les hôpitaux, les laboratoires, les écoles et les garderies sont tenus de signaler les cas à la Santé publique. Le personnel de la Santé publique peut enquêter pour savoir comment l’infection s’est produite, recenser d’autres personnes qui peuvent être à risque d’infection, fournir des conseils au besoin et mettre en œuvre des mesures de contrôle, y compris l’exclusion des travailleurs infectés dans les professions à haut risque, comme les travailleurs participant à la manipulation des aliments, aux soins directs aux patients et aux soins des jeunes enfants (garderies) ou des personnes âgées (établissements).
10 - Shigellose
Qu’est-ce que la shigellose ?
La shigellose est une maladie causée par un groupe de bactéries appelées Shigella. On trouve ces bactéries partout dans le monde, y compris au Nouveau-Brunswick. Elles vivent dans les intestins des personnes infectées et sont excrétées dans les selles. Ces bactéries sont l’une des causes les plus communes de la diarrhée.
Quels sont les symptômes ?
Quels sont les symptômes ?Les symptômes apparaissent normalement entre un et trois jours après l’infection d’une personne par les bactéries. La plupart des gens qui tombent malades souffrent de diarrhée, de crampes abdominales, de nausées, de vomissements et d’un peu de fièvre. Les symptômes persistent habituellement pendant une semaine.
Comment la shigellose se propage-t-elle ?
Comment la shigellose se propage-t-elle ?Les bactéries shigella sont excrétées dans les selles des personnes infectées et peuvent se trouver dans l’eau et les sols contaminés par les eaux usées. Les manipulateurs d’aliments qui ont une mauvaise hygiène personnelle et dont les mains portent des traces de matières fécales peuvent contaminer les aliments, y compris les aliments crus et les aliments manipulés après la cuisson. Les surfaces peuvent également être contaminées.
La maladie se propage aussi par contact personnel étroit avec une personne infectée; par exemple, les nourrissons et les jeunes enfants dont l’hygiène personnelle est inadéquate peuvent la transmettre aux autres.
Comment la shigellose est-elle diagnostiquée ?
Le diagnostic de l’infection repose sur l’évaluation des symptômes cliniques par un fournisseur de soins et sur l’analyse en laboratoire d’un échantillon de selles.
Qui risque de contracter la shigellose ?
Toute personne exposée aux bactéries peut être infectée. Les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli présentent des risques accrus de tomber gravement malades
Comment prévenir la shigellose ?
Observer les règles de propreté. Tirer la chasse d’eau de la toilette sur toutes les selles et nettoyer le périmètre avoisinant à l’eau chaude et au détergent. Il est recommandé d’utiliser un désinfectant à base de chlore.
Observer de bonnes règles d’hygiène personnelle. Se laver soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après être allé aux toilettes ou avoir changé une couche, après avoir touché un animal ou avoir été en contact avec ses excréments, ainsi qu’avant de préparer ou de manger des aliments. Assurez-vous que les enfants se lavent les mains et que les soignants se lavent les mains après avoir changé une couche.
Prendre des précautions en matière de salubrité alimentaire. Laver ou peler les fruits et les légumes crus avant de les manger. Faites bien cuire toutes les viandes. Évitez le contact d’aliments cuits avec de la viande crue. Ne consommez que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage et yogourt).
Buvez de l’eau adéquatement traitée. Évitez d’avaler de l’eau destinée aux activités de loisir comme celle des piscines et les cuves thermales. Ne buvez pas d’eau de surface non traitée des lacs ou des cours d’eau. Procédez régulièrement à l’analyse de l’eau provenant d’un puits privé (une ou deux fois par année).
Comment traiter la shigellose ?
Les personnes qui souffrent de diarrhée devraient boire beaucoup de liquides pour éviter la déshydratation, rester à la maison durant la maladie et suivre les règles d’une bonne hygiène personnelle, comme se laver les mains. En présence de symptômes et pendant les 48 heures qui suivront le rétablissement, évitez de préparer de la nourriture pour d’autres personnes. Consultez votre fournisseur de soins de santé pour obtenir des conseils et un traitement si vous avez une diarrhée sanglante ou grave; des médicaments sur ordonnance peuvent être employés.
Qu’en dit la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé, les hôpitaux, les laboratoires, les écoles et les garderies sont tenus de signaler les cas à la Santé publique. Les membres du personnel de la Santé publique peuvent enquêter pour savoir comment l’infection s’est produite, recenser d’autres personnes qui peuvent être à risque d’infection, fournir des conseils au besoin et mettre en œuvre des mesures de contrôle, y compris l’exclusion des travailleurs infectés dans les professions à haut risque comme les personnes participant à la manipulation des aliments, aux soins directs aux patients et aux soins aux jeunes (garderie) ou aux personnes âgées (milieux institutionnels).
11 - Diarrhée Des Voyageurs
Qu’est-ce que la diarrhée des voyageurs ?
La diarrhée des voyageurs est un trouble de santé caractérisé par une augmentation de la fréquence des selles molles ou liquides. Elle peut avoir des causes variées, y compris les bactéries, les virus et les parasites. Il s’agit du problème de santé le plus fréquent chez les personnes qui voyagent dans des pays tropicaux. Les destinations associées à des risques élevés comprennent la plupart des pays en voie de développement, l’Amérique latine, l’Afrique, le Moyen Orient et l’Asie.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes apparaissent habituellement dans la première semaine du séjour, mais peuvent se manifester à n’importe quel moment et même après la fin du voyage. La diarrhée est généralement associée à de la douleur abdominale, des nausées, des vomissements, de la fièvre et un sentiment général de malaise. La plupart des personnes touchées se rétablissent en un ou deux jours.
Comment se transmet la diarrhée des voyageurs ?
Comment se transmet la diarrhée des voyageurs ?Beaucoup d’organismes responsables de la diarrhée sont excrétés dans les fèces des humains et des animaux infectés. Ils peuvent se retrouver dans le sol, la nourriture et l’eau ainsi que sur les surfaces contaminées par des fèces infectées. Les organismes sont transmis par contact entre personnes ou entre animal et personne, ou encore par la consommation d’eau et d’aliments contaminés. La plupart des cas de diarrhée des voyageurs sont associés à de mauvaises conditions d’hygiène ou à une mauvaise hygiène personnelle.
Modes de propagation de la maladie :
• la consommation d’aliments préparés par une personne infectée ne s’ayant pas lavé les mains et qui ont ainsi été contaminés par des fèces; • la consommation de légumes contaminés par des fèces d’humains employées comme fertilisant; • la consommation d’eau contaminée par des eaux usées contenant des excréments d’humains.
Comment peut-on diagnostiquer la diarrhée des voyageurs ?
La diarrhée des voyageurs est habituellement diagnostiquée par l’analyse en laboratoire d’un échantillon de fèces. Elle peut toutefois être diagnostiquée d’autres façons en raison des divers organismes auxquels elle est associée.
Qui risque de contracter la diarrhée des voyageurs ?
Toute personne qui voyage dans une région associée à des risques élevés peut être touchée.
Comment peut-on prévenir la diarrhée des voyageurs ?
Observer de bonnes règles d’hygiène personnelle. Se laver soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après être allé aux toilettes ou avoir changé une couche, après avoir touché à des animaux ou avoir été en contact avec leurs fèces, après avoir manipulé de la viande ou de la volaille crue et avant de préparer ou de manger de la nourriture.
Prendre des précautions en matière de salubrité alimentaire. Laver ou peler les fruits et les légumes crus avant de les manger. Faire cuire correctement toutes les viandes (viande, volaille et fruits de mer). Éviter tout contact entre des aliments cuits et de la volaille ou toute autre viande crue. Ne consommer que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage, yogourt et crème glacée).
Boire de l’eau traitée adéquatement. Ne pas boire d’eau du robinet ni utiliser de glaçons pendant un séjour dans une zone à risque élevé sauf si l’eau provient d’une source traitée adéquatement. Éviter d’avaler de l’eau provenant de sources destinées aux loisirs, comme les piscines et les cuves thermales. Ne pas boire d’eau de surface non traitée provenant de lacs ou de ruisseaux. Procéder régulièrement à une analyse de l’eau provenant de son puits privé (une ou deux fois par année).
Se faire vacciner. Se faire vacciner avant un séjour dans un pays où l’on risque de contracter une maladie pouvant être prévenue par un vaccin, dans une région où il n’est peut être pas sécuritaire de boire de l’eau et où les mesures d’hygiène adéquates ne sont pas généralement appliquées. Pour davantage de renseignements à l’intention des voyageurs internationaux sur les maladies pouvant être prévenues par un vaccin, consulter son fournisseur de soins de santé ou se rendre dans un centre de santé voyage et de vaccination.
Comment peut-on traiter la diarrhée des voyageurs ?
Les personnes qui souffrent de diarrhée devraient boire beaucoup de liquides pour éviter la déshydratation, rester à la maison durant la maladie et suivre les règles d’une bonne hygiène personnelle, comme se laver les mains. La plupart des personnes atteintes se rétablissent sans traitement particulier et plusieurs médicaments vendus sans ordonnance peuvent atténuer les symptômes. Consultez son fournisseur de soins de santé pour obtenir des conseils et un traitement en cas de diarrhée sanglante ou grave.
12 - Typhoïde
Qu’est-ce que la typhoïde ?
La fièvre typhoïde est une maladie causée par un groupe de bactéries appelées Salmonella typhi. Ces bactéries sont présentes partout dans le monde, mais surtout dans les pays en développement. Elles vivent dans les intestins des personnes infectées et sont excrétées dans les selles. Cette maladie n’est pas commune au Canada.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes apparaissent normalement une semaine ou deux après qu’une personne a été infectée par les bactéries. Quelques personnes infectées peuvent ne pas avoir de symptômes. La plupart des personnes sont un peu indisposées et les symptômes peuvent inclure la fièvre, les maux de tête, la faiblesse, la perte d’appétit, la toux ou une éruption cutanée. La personne peut souffrir de diarrhée, bien que la constipation puisse être plus fréquente chez les adultes.
Comment la typhoïde se propage-t-elle ?
Les bactéries sont excrétées dans les selles et l’urine des personnes infectées qui sont malades ou qui sont porteuses de la bactérie (le porteur n’a pas de symptômes de la maladie, mais continue d’excréter des bactéries). Les bactéries peuvent se trouver dans l’eau et les sols contaminés par les eaux usées. Les manipulateurs d’aliments qui ont une mauvaise hygiène personnelle et dont les mains portent des traces de matières fécales peuvent contaminer les aliments, y compris les aliments crus et les aliments manipulés après la cuisson. Les surfaces peuvent aussi être contaminées.
La maladie se propage également par contact personnel étroit avec une personne infectée; par exemple, les nourrissons et les jeunes enfants dont l’hygiène personnelle est inadéquate.
Comment la typhoïde est-elle diagnostiquée ?
Le diagnostic de l’infection repose sur l’évaluation des symptômes cliniques par un fournisseur de soins et sur l’analyse en laboratoire d’un échantillon de selles.
Quelles sont les personnes à risque d’infection de la typhoïde ?
Toute personne exposée aux bactéries peut être infectée.
Comment prévenir la typhoïde ?
Faites-vous vacciner. Il existe un vaccin contre la typhoïde. Pour plus d’information, et notamment avant de vous rendre dans des pays où la typhoïde est présente, contactez votre fournisseur de soins de santé.
Observez les règles de propreté. Tirez la chasse d’eau après chaque selle et nettoyez le périmètre avoisinant à l’aide d’eau chaude et de détergent. Il est recommandé d’utiliser un désinfectant à base de chlore.
Observez de bonnes règles d’hygiène personnelle. Lavez-vous soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après chaque passage aux toilettes ou changement de couche, après avoir touché un animal ou avoir été en contact avec ses excréments, ainsi qu’avant de préparer ou de manger des aliments.
Prenez des précautions en matière de salubrité alimentaire. Lavez ou pelez les fruits et les légumes crus avant de les manger. Faites bien cuire toutes les viandes. Évitez le contact d’aliments cuits avec de la viande crue. Ne consommez que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage et yogourt).
Buvez de l’eau adéquatement traitée. Évitez d’avaler de l’eau destinée aux activités de loisir comme celle des piscines. Ne buvez pas d’eau de surface non traitée des lacs ou des cours d’eau. Procédez régulièrement à l’analyse de l’eau provenant d’un puits privé (une ou deux fois par année).
Comment traiter la typhoïde ?
Les personnes qui souffrent de diarrhée devraient boire beaucoup de liquides pour éviter la déshydratation, rester à la maison durant la maladie et suivre les règles d’une bonne hygiène personnelle, comme se laver les mains. Consultez votre fournisseur de soins de santé pour obtenir des conseils et des soins en cas de symptômes; des médicaments sur ordonnance peuvent être employés.
Qu’en dit la Santé publique ?
Les fournisseurs de soins de santé, les hôpitaux, les laboratoires, les écoles et les garderies sont tenus de signaler les cas à la Santé publique. Les membres du personnel de la Santé publique peuvent enquêter pour savoir comment l’infection s’est produite, recenser d’autres personnes qui peuvent être à risque d’infection, fournir des conseils au besoin et mettre en œuvre des mesures de contrôle, y compris l’exclusion des travailleurs infectés dans les professions à haut risque comme les personnes participant à la manipulation des aliments, aux soins directs aux patients, et aux soins aux jeunes (garderie) ou aux personnes âgées (milieux institutionnels).
13 - Yersinia
Qu’est-ce que l’Yersinia ?
L’Yersinia est une infection causée par un groupe de bactéries appartenant au genre Yersinia. On trouve ces bactéries partout dans le monde, y compris au Nouveau-Brunswick. Elles se logent dans l’intestin des personnes et des animaux infectés. Les bactéries causent une maladie gastro intestinale et sont excrétées dans les fèces. Il s’agit d’une des causes les plus communes de la diarrhée.
Quels sont les symptômes ?
Généralement, les symptômes apparaissent de trois à sept jours après l’infection. La plupart des personnes malades ont des douleurs abdominales et de la fièvre. Les jeunes enfants et certains adultes peuvent toutefois souffrir de diarrhée sanglante. Certaines personnes peuvent également tomber gravement malades.
Comment se transmet l’Yersinia ?
Les bactéries du genre Yersinia sont excrétées dans les fèces des personnes et des animaux infectés. Elles peuvent se retrouver dans le sol, la nourriture et l’eau ainsi que sur les surfaces contaminées par des fèces infectées. Les bactéries sont transmises par contact entre un animal et un humain ou par la consommation d’eau et d’aliments contaminés. La transmission par contact entre humains est moins commune. La plupart des cas d’infection sont associés à une manipulation inadéquate de porc ou d’autres viandes crues ou mal cuites ou à leur consommation. Les contacts entre des aliments cuits et du porc ou d’autres viandes crues sur des planches à découper ou par l’utilisation inadéquate de couteaux contribuent en outre à la propagation de la yersinia.
Modes de propagation de la bactérie:
• la consommation d’aliments contaminés, surtout du porc ou des produits dérivés crus; • la consommation d’eau contaminée ou d’eau provenant de sources destinées aux loisirs; • le contact entre la bouche et un objet ayant précédemment été en contact avec les excréments d’un animal infecté ou les selles d’un humain infecté; • les enfants se mettant les mains dans la bouche après avoir joué avec un chien ou un chat infecté; • la consommation de lait ou de produits laitiers non pasteurisés.
Comment peut-on diagnostiquer une infection à Yersinia ?
Le diagnostic de l’infection est basé sur l’évaluation des symptômes cliniques par un fournisseur de soins et une analyse d’un échantillon de selles en laboratoire.
Qui risque de contracter une infection à Yersinia ?
Toute personne exposée à la bactérie peut être infectée. Or, les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli présentent des risques accrus de tomber gravement malades. La plupart des gens se rétablissent toutefois sans traitement particulier.
Comment peut-on prévenir une infection à Yersinia ?
Observer les règles de propreté. Tirer la chasse d’eau de la toilette sur toutes les selles et nettoyer le périmètre avoisinant à l’eau chaude et au détergent. Il est recommandé d’utiliser un désinfectant à base de chlore.
Observer de bonnes règles d’hygiène personnelle. Se laver soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après être allé aux toilettes ou avoir changé une couche, après avoir touché à des animaux ou avoir été en contact avec leurs fèces, après avoir manipulé du porc cru et avant de préparer ou de manger de la nourriture.
Prendre des précautions en matière de salubrité alimentaire. Bien faire cuire le porc. Éviter tout contact entre des aliments cuits et du porc cru ou des surfaces ou des ustensiles contaminés. Ne consommer que des produits laitiers pasteurisés (lait, fromage, yogourt et crème glacée).
Boire de l’eau traitée adéquatement. Éviter d’avaler de l’eau provenant de sources d’eau destinées aux loisirs, comme les piscines et les cuves thermales. Ne pas boire d’eau de surface non traitée provenant de lacs ou de ruisseaux. Procéder deux fois par année à une analyse de l’eau provenant de son puits privé afin de déceler la présence de bactéries.
Comment peut-on traiter une infection à Yersinia ?
Les personnes qui souffrent de diarrhée devraient boire beaucoup de liquides pour éviter la déshydratation, rester à la maison durant la maladie et suivre les règles d’une bonne hygiène personnelle, comme se laver les mains. En présence de symptômes et pour les 48 heures qui suivront le rétablissement, éviter de préparer de la nourriture pour d’autres personnes. Consulter son fournisseur de soins pour obtenir des conseils et des soins en cas de diarrhée sanglante ou grave. Des médicaments disponibles sur ordonnance peuvent être employés pour traiter l’infection.
Comment la Santé publique intervient-elle ?
Les fournisseurs de soins et les laboratoires sont tenus de déclarer de façon confidentielle tous les cas d’infection à la Santé publique. Le personnel de la Santé publique pourrait procéder à une enquête afin de déterminer comment l’infection a été transmise, qui sont les autres personnes à risque et quelles mesures prendre pour lutter contre l’infection. Il pourrait en outre fournir des conseils, au besoin, notamment sur l’exclusion des travailleurs infectés qui occupent des emplois associés à des risques de propagation élevés, comme les personnes qui prennent part à la manipulation des aliments, à la prestation de soins directs aux patients, à la garde d’enfants (en garderie) ou aux soins des personnes âgées (en établissement de soins).
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