
Signalisation des péages autoroutiers
Cet article présente et explique tous les panneaux en référence avec les gares de péage des autoroutes
Principe du péage
Les péages sur autoroutes ont été instaurés dans les années 60 en France, avec notamment les A1 (Sanef), A6 (SAPL Ils auraient dû être provisoires, le temps d'amortir la construction de l'infrastructure, mais ils existent toujours aujourd'hui. On construit même encore des autoroutes à péage.
On trouve trois types de systèmes de péage :
• Le système ouvert : les automobilistes ne franchissent qu'une seule gare, soit en sortant de l'autoroute (lorsqu'ils ne parcourent que partiellement la section payante, c'est à dirent lorsqu'ils sortent avant que la section ne redevienne gratuite), soit lorsqu'ils parcourent toute la section payante. Le système ouvert est composé d'une gare pleine voie et de petites gares aux entrées d'autoroute (dans le cas où l'automobiliste entre sur l'autoroute après la gare pleine voie) ou/et aux sorties (dans le cas où il sort avant la gare pleine voie). Ce système est très présent sur de courtes sections à péage. Néanmoins, on le trouve aussi sur de plus longues (A13).
• Le système fermé : les automobilistes franchissent deux gares : une en entrant, où ils prennent un ticket de péage et une en sortant, où ils s'acquittent du péage en fonction de la distance parcourue. Le système fermé est composé d'une gare pleine voie à chaque extrémité de la section à péage et de petites gares à chaque sortie. Parfois, un système fermé appartient à deux (voir trois) concessionnaires en même temps. C'est le plus fréquemment utilisé en France et se révèle plus pratique sur les longues distances (moins de gares à franchir qu'en système ouvert).
• Le système flux libre ou free flow : les automobilistes ne franchissent aucune gare. C'est un nouveau type de péage sans barrière, fonctionnant grâce à des portiques installés au dessus des voies de circulation et munis de lecteurs de plaque d'immatriculation et de capteurs de badges télépéage ou de puces RFID permettant de s'acquitter du paiement sans s'arrêter, ni même ralentir.
Actuellement, trois façons sont utilisées pour calculer le prix à payer de l'usager :
• Le système du ticket : sur un système fermé, l'automobiliste prend un ticket magnétique à l'entrée, contenant plusieurs information comme la gare et l'heure d'entrée. A la gare de sortie, l'automobiliste donne son ticket au péagiste (ou l'insère dans un automate) qui l'insère dans un lecteur, et, par le biais d'un ordinateur ou d'un autre système, permet de calculer le montant du droit de passage. Le système du ticket est le plus ancien et le plus utilisé. Initialement, il s'agissait d'une carte perforée, mais, avec la vague de modernisation des péages à la fin des années 1970 - début des années 1980, elle a été remplacée par le ticket magnétique connu aujourd'hui.
• Le système flux libre : les automobilistes passent sous un portique qui lit automatiquement leur plaque d'immatriculation lorsqu'ils entrent sur l'autoroute. Un autre portique fait de même lorsqu'ils quittent l'autoroute, et calcule alors le montant du péage en fonction de leur point d'entrée et de leur point de sortie. Identifié grâce à sa plaque d'immatriculation, le propriétaire du véhicule scanné par les portiques reçoit la facture à payer directement chez lui. Il peut également s'acquitter du péage par des bornes automatiques situées sur les aires de service ou les échangeurs équipés.
• Le télépéage : utilisé sur tous les types de péage, ce système de nouvelle génération a été commercialisé à la fin du XXe siècle (1992, sur l'A50). Il s'agit en fait d'un abonnement. Le signataire de cet abonnement doit disposer sur le pare-brise de son véhicule un badge électronique. A la gare d'entrée, il ne prend pas de ticket mais passe sous un portique (généralement situé sur les voies spéciales tout à gauche), qui détecte le badge (et donc que l'abonné rentre sur la section à péage). Les passages sous les portiques ne nécessitent pas toujours d'arrêt mais la vitesse doit être inférieure à 30 km/h. A la gare de sortie, l'abonné repasse sous un portique. Le montant du parcours est alors prélevé de la somme prépayée (lors de la signature du contrat) automatiquement, ou s'ajoute à la facture à régler. Ce système se généralisera pour se substituer certainement au ticket magnétique à très long terme. Aujourd'hui, tous les péages sont équipés d'une voie télépéage.
Depuis quelques années, de nouveaux moyens de paiement se sont développés :
• Le paiement par carte bancaire, système composé d'un automate acceptant uniquement les cartes bancaires. Il tend à se multiplier à l'époque actuelle sur toutes les gares de péage, prenant la place des cabines de péagistes. Souvent, ce système est aussi présent sur les sorties d'autoroutes construite après la mise en service (par exemple, sortie 2.1 de l'A36). Mais il a un gros inconvénient : la possession d'une carte bancaire compatible est obligatoire. Il existe aussi sur les barrières pleine voie et les sections à péage en flux libre. • Le panier à pièces, mode de paiement sous forme d'un grand panier métallique dans lequel l'automobiliste "jette" ses pièces. Il est souvent utilisé sur les barrières pleine voie des systèmes ouverts, où le tarif est peu élevé et ne nécessite pas de paiement avec billets, et, souvent, ne rend pas la monnaie. • Le péage automatisé est constitué d'un automate permettant le paiement soit par carte bancaire, soit en espèces (billets souvent acceptés et rendu de monnaie), voire même quelquefois par chèque bancaire (contrôle à distance par caméra). On trouve désormais ce système sur la plupart des gares de péage.
La signalisation des péages
Système ouvert ou fermé




Système flux libre


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