
Parc matériel

Trains de marchandises
Dans le domaine du transport des marchandises, la SNTF met à la disposition du client plus de 11 000 wagons très variés, appropriés aux différentes exigences de transport et à des prix compétitifs. La SNTF transporte annuellement plus de cinq millions de tonne de marchandises de toutes natures. Les principales marchandises transportées : - Produits minéraliers (Minerai de fer, phosphate, Pouzzolane) - Produits Energétiques (Carburant, Lubrifiant, Produits Spéciaux) - Produits Céréaliers (Blé, Orge, Semoule, Farine) - Marchandises Conteneurisées - Produits Divers (Engrais, Ciment, Produits Sidérurgiques, Rail, Ballast, Sable…)
Développement du rail : Programmes ambitieux
Sûr, rapide, écologique et peu coûteux, le train est un moyen stratégique pour booster l’économie nationale. Un plan global de développement de ce moyen de transport de personnes et de marchandises à travers tout le territoire est prévu à moyen et long terme. Pour le directeur général de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif), Azzedine Fridi, «ce vaste programme se scinde en deux parties». Outre la modernisation et la réhabilitation de voies, notamment dans le nord du pays, des projets sont déjà lancés et d’autres le seront après l’achèvement des études, en particulier dans le Sud et les Hauts-Plateaux.
Ces infrastructures seront construites aux normes internationales et avec une technologie de pointe. A cet effet, une enveloppe de près de 30 milliards est allouée par l’Etat. La ligne Alger-Tamanrasset raccordera le Nord au Sud sur plus de 1.800 km. «Notre priorité est de désenclaver les régions du Sud et d’utiliser le train dans le transport des produits miniers et pétroliers», a indiqué le responsable de l’Anesrif. Selon le ministre des Transports, le tronçon reliant Boughezoul, dans la wilaya de Médéa, Djelfa et Laghouat sera réceptionné au premier trimestre 2023, et le taux d’avancement des travaux est de 90%. Cette ligne est d’ailleurs un tronçon de la voie ferrée Alger-Tamanrasset qui passera également par Ghardaïa, El Ménéa et In Salah.
A en croire le DG de l’Anesrif, «des gares aux standards internationaux seront bâties et les trains pourront circuler à une vitesse de 220 km/h». Sur le plan économique et logistique, il est prévu de raccorder le rail aux sites industriels et miniers du Nord et du Sud, mais aussi aux ports et aéroports. La ligne reliant Hassi Messaoud au pôle pétrolier est en cours de réalisation et le projet Hassi Messaoud-Touggourt est à 70% d’avancement. Il sera réceptionnée au cours du premier trimestre de l’année 2023. Pour le projet de voie ferroviaire Djebel El Onk-Oued Kebrit, dans les wilayas de Tébessa et Souk Ahras, les travaux avancent. Un projet tout aussi important de ligne Béchar-Tindouf-Gara Djebilet-Bethioua (Arzew) pour le transport du minerai de fer sur une distance de 1.000 km sera lancé au début de 2023.
Une vraie dynamique économique
Le chemin de fer répond à une exigence économique et écologique. S’agissant du transport de voyageurs, il est le mieux indiqué. «Le train est accessible à tous au vu des tarifs pratiqués comparativement aux transports aérien et routier. Notre pays est vaste et les lignes ferroviaires vont raccourcir les distances», estime Abdelatif Kerzabi, enseignant à l’Université de Tlemcen. «Les trains modernes électrifiées sont écologiques et ne dégagent pas des gaz à effet de serre», ajoute-t-il. L’expert en économie insiste sur les avantages du transport ferroviaire des personnes en évoquant le désengorgement des routes et des centres urbains. «Il y aura moins d’accidents de la route et de pollution engendrée par les gaz brûlés des véhicules.
Il s’agit en priorité de relier les villes de notre vaste pays et de permettre les échanges sociaux entre les jeunes qui peuvent voyager confortablement sans se ruiner», lance-t-il, tout en rappelant au passage le développement des Etats-Unis au XIXe siècle grâce surtout au chemin de fer. Sur le plan économique, le rail ouvre une multitude de perspectives en matière de création d’emplois, d’investissements dans les zones enclavées et d’exploitation des richesses de notre sous-sol, notamment dans le Sud. «Des milliers de jeunes en quête d’emploi peuvent installer des entreprises là où passe le train.
Le transport de marchandises stratégiques, à savoir hydrocarbures et blé, au profit des populations et des entités économiques dans les zones éloignées reviendra moins cher», explique l’universitaire.
Transport ferroviaire : Le train de la relance économique
Le secteur ferroviaire, qui vit une importante dynamique d'expansion et de modernisation, est appelé à jouer un rôle principal dans la relance de l'économie nationale, ont souligné jeudi à Alger les participants à une journée d'étude sur le secteur des rails.
Ainsi, le directeur général de l'Agence nationale d'étude et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif), Azeddine Fridi, a mis en relief, lors de cette journée organisée par l'Institut national des études stratégiques globales (INESG) et le ministère des Transports, la stratégie du secteur «basée sur la modernisation des lignes existantes et la création de nouvelles lignes, dans le cadre du Programme ferroviaire national qui devrait atteindre 12.500 km à moyen terme». M. Fridi a relevé qu'une grande importance a été donnée au Grand Sud avec un programme de nouvelles lignes ferroviaires sur une longueur de 2 500 km, ce qui portera la longueur du réseau national à 15 000 km. Il s'agit notamment des lignes In Salah-Tamanrasset, Adrar-Bordj Bedji Mokhtar et Béchar-Tindouf-Gara Djebilet. Le directeur de l'Anesrif a fait observer, par ailleurs, que la priorité était donnée aux transports ferroviaires de marchandises, à travers le raccordement des ports, des zones industrielles et des grands projets structurants en vue de redynamiser l'économie nationale.
Cette dynamique sera accompagnée également par la réalisation de lignes internationales reliant l'Algérie à l'Afrique subsaharienne et à des pays arabes en vue d'encourager les exportations hors hydrocarbures. De son côté, la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) a mis en place une stratégie de développement qui vise un objectif de 55 millions de voyageurs et 12 millions de tonnes de marchandises par an à l'horizon 2025, selon la représentante de cette entreprise publique, Fatiha Bouabdellah. «La nouvelle stratégie de la SNTF prévoit de moderniser sa gestion des ressources humaines, d'augmenter ses parts de marché (voyageurs/marchandises), d'améliorer la qualité du service et de généraliser la numérisation des prestations», souligne-t-elle. Concernant les perspectives du transport fret, il est prévu pour l'année en cours le transport des produits sidérurgiques en multimodal au départ du Complexe Tosyali (Bethioua-Arzew), le transport des pellettes (minéral traité) sur le complexe AQS (Bellara-Jijel) et enfin le transport du clinker en intermodal sur le port Djendjen (Jijel) via une plateforme de stockage sise à Gare Bazoul.
A moyen terme, la SNTF envisage l'embranchement à son réseau de sept silos de stockage de l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) et du complexe Tosyali (Bethioua-Arzew) ainsi que la réhabilitation des embranchements portuaires, a indiqué la même responsable, ajoutant qu'à long terme, l'entreprise vise le raccordement du projet du port du Centre (Tipaza), le projet d'exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet (Tidouf) et le Projet Intégré Phosphates (PPI) à Tébessa. De son côté, le représentant du ministère de l'Energie et des Mines a insisté sur le rôle du transport ferroviaire dans la réussite du projet d'exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet et du Projet Intégré Phosphates (PPI). «Il n'est pas possible d'envisager l'exploitation à grande échelle de Gara Djebilet sans voie ferrée», a-t-il souligné, appelant à «lancer au plus tôt les études de la voie ferrée Bechar-Tindouf-Gara Djebilet». La rencontre, qui a réuni des cadres de différents secteurs, était également une occasion pour présenter des communications traitant, notamment, du Plan national de l'aménagement du territoire, de la sécurité ferroviaire et de l'industrie dans le secteur ferroviaire.
La SNTF se renforce
La SNTF renforce son matériel roulant voyageurs et marchandises
La société nationale des transports ferroviaires SNTF a détaillé à l’APS son programme de développement et de modernisation à l’horizon 2019. En effet, la SNTF prévoit de renforcer et de moderniser sa flotte de locomotives marchandises à travers l’acquisition en mars 2017 de 10 locomotives de marque EMD en plus des 20 du même type réceptionnées en 2016 pour un montant global de 113,8 M USD. Mais aussi, la réhabilitation de 10 locomotives de type GE confiée en 2015 au groupe américain GEI pour un délai de réalisation de 28 mois et un budget de 20,2 M USD. Le parc matériel du transport de voyageurs de la SNTF devrait réceptionner en 2018, 17 trains Coradia commandés au français Alstom pour 200 M EUR. Un vaste programme de réhabilitation de 202 voitures voyageurs est également encours. Il a été attribué au groupement français Faiveley tours et Compin SAS en 2015 pour un montant de 80,5 M EUR et un délai d’exécution de 44 mois.
La SNTF renforce son parc matériel
La SNTF a annoncé aussi, un nouveau programme de renforcement de sa flotte de transport ferroviaire d’ici 2019. En effet, la SNTF prévoit l’acquisition de 40 locomotives diesel-électrique pour le transport des marchandises, 20 autorails dont 10 pour les longs trajets et 10 autres pour les dessertes régionales, 20 automotrices de banlieues, 100 wagons céréaliers, 200 wagons citernes pour le transport de carburant, 100 wagons plats porte-conteneurs et 100 wagons phosphates. Ce programme portera les capacités de transports de marchandises de la société à plus de 15 millions de tonnes par an.
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