Evolution de la production fourragère en Algérie
Historique
L’évolution de la production fourragère en Algérie est passée par quatre périodes :
Première période
Cette période est caractérisée par la dominance de la rotation biennale jachère- céréale, dans les zones à vocation céréalière. Les principales ressources fourragères pendant cette période ; sont essentiellement : la jachère pâturée, les prairies naturelles, les parcours steppiques, les fourrages cultivés (l’orge en vert, l’association vesce-avoine et dans une moindre mesure les fourrages verts (le trèfle et le Sorgo) et les parcours forestiers (Hamadache, 2000).
Deuxième période (1971 -1987)
L’adoption de la politique d’intensification, a permis la réduction des superficies de la jachère au profit des fourrages cultivés (Vesce avoine, Avoine), des légumineuses alimentaires (pois chiche, lentille) et des cultures industrielles (Tournesol, Betterave), Les superficies occupées par les fourrages cultivés en début des années quatre vingt a dépassé 400,000 ha, soit presque 6 % de la surface utilisée par l’agriculture (Hamadache, 2000).
Tableau 2. Evolution de la superficie des fourrages cultivés (1971/1987) Source : (Abdelguerfi, 1987)
| Campagnes | 1971/1975 | 1976/1980 | 1981/1985 | ||
| Superficie (1000 ha) | 454 465 | 315 822 | 554788 | ||
Troisième période (1988-2000)
L’émergence des EAI et des EAC, a caractérisé cette période, Les semences fourragères ont bénéficié des subventions de l’état. Le tableau 3 traduit l’évolution des superficies des fourrages cultivés pendant cette période. Ces superficies augmentent progressivement mais suivant une vitesse relativement réduite (Hamadache, 2000).
Tableau 3. Evolution de la superficie des fourrages cultivés (2004/2005) Source ; M.A.D.R, 2002)
| Campagnes | 1986/1990 | 1991/1995 | 1996/2000 | ||
| Superficie (1000 ha) | 458 050 | 498 332 | 658 480 | ||
Quatrième période (2000-2005)
Durant cette période, une importance particulière, a été attribuée aux cultures fourragères, à travers le développement de la filière, dans le cadre du PNDA (Plan national du développement agricole). Ce programme recommande dans le cadre de la reconversion, sur une période de cinq ans, la mise en culture d’une sole fourragère de 200,000 ha, en sus de celle habituellement cultivée et la diversification de la gamme fourragère (introduction d’espèces fourragères nobles telle que la luzerne, le bersim, la vesce, le pois, le sorgho fourrager, le ray gras et la fétuque). Autres objectifs visés est l’augmentation du taux de couverture des besoins nationaux en lait et en viande rouge, à travers l’amélioration des performances zootechniques du cheptel et la diminution du prix de vente de la viande, et par conséquent la réduction des importations en lait et en viande (Khaldoun et al, 2001).
Tableau 04. Evolution de la superficie des fourrages cultivés (2004/2005) Source : (M.A.D.R, 2007)
| Campagnes | 2000/2001 | 2002/2003 | 2004/2005 | ||
| Superficie (1000 ha) | 516 420 | 386 475 | 472 871 | ||
Situation actuelle
D’après les données fournies par le ministère de l’Agriculture pour la campagne (2006/2007), la place réservée aux fourrages cultivés (sec et vert) représente seulement 2,3% de la SAU et 1,2% de la SAT. Les fourrages cultivés sont pratiqués essentiellement dans les zones les plus arrosées (zone humide et sub-humide), sur une superficie ne dépassant pas 500 000 ha, Ils se limitent essentiellement à la vesce avoine, avec 70% des surfaces cultivés, les céréales (Orge ; Avoine ; Seigle), occupent 20% de ces surfaces, la luzerne et le sorgho sont peu représentatifs, soit 1 à 5% de la surface cultivée.
Tableau 05. Superficie, production et rendement des fourrages cultivés (2006/2007) Source : (M.A.D.R, 2007)
| Type de fourrage | Superficie (1000 ha) | Production (qx) | Rendement (qx/ha) | ||
| Fourrages artificiels (consommés en sec) | 401 340 | 10 167 350 | 25,30 | ||
| Fourrages artificiels (consommés en vert) | 92 453 | 86 72 420 | 93,80 | ||
| Total | 493 793 | 18 839 770 | 119,10 |
Le tableau 6, indique que les superficies consacrées à la production des fourrages non cultivés, sont constituées par les prairies naturelles (0,3% de la SAU), la jachère fauchée (10,1% de la SAU) et la jachère pâturée (89,6% de la SAU).
Tableau 06. Superficie, production et rendement des fourrages naturels (2006/2007) Source : (M.A.D.R, 2007)
| Type de fourrage | Superficie (1000 ha) | Production (qx) | Rendement (qx/ha) | ||
| Prairies naturelles | 25 462 | 605 565 | 23,70 | ||
| Jachère fauchée | 202 299 | 4386 765 | 21,60 | ||
| Jachère pâturée | 3 837 225 | – | – | ||
Source : GAAD, Djouher 2010 , Contribution à l’etude morphologique et phénologique de 29 populations Algériennes de Sulla coronaria L. Medik. (Syn. Hedysarum coronarium L.)
| Algérie mon beau pays | |
Top