
Les ressources génétiques caprines en Algérie

Introduction
L’effectif caprin algérien est estimé à 4,5 millions de têtes dont 60% de femelles. L’élevage caprin se concentre essentiellement dans les zones montagneuses, steppiques et subdésertiques où il constitue une activité économique importante.
Le cheptel caprin algérien présente une extraordinaire diversité génétique mais n’a fait l’objet, à ce jour, que de peu de description de ses populations. Dès lors, l’objectif de ce travail est le recensement des populations caprines élevées en Algérie.
Les races ont été classées en trois populations en tenant compte du contexte économique et sociologique de l’élevage, celui-ci influençant les objectifs de sélections des éleveurs.
La population des races caprines locales
Elle représente le rameau Nord Africain proche du type Kurde et Nubiosyrien. Les animaux se caractérisent par de longs poils, le plus souvent de couleur noire ou gris foncé, et par sa rusticité et son adaptation à la diversité pédoclimatique algérienne.
Ce groupe comprend la race Arbia, localisée principalement dans la région de Laghouat ; la race Kabyle, occupant les montagnes de Kabylie et des Aurès ; la race Makatia, localisée dans les hauts plateaux et dans certaines zones du Nord ; et enfin la race M’Zabia, localisée dans la partie septentrionale du Sahara.
L’élevage de ces races adaptées est orienté vers une production mixte (viande et lait).
La population des races importées
Elle est représentée principalement par la Saanen et à un moindre degré par l’Alpine, importées d’Europe et caractérisées par leur forte production laitière. La race Saanen est élevée principalement par les fabricants du fromage en Kabylie.
La population métissée
Elle est issue de croisements contrôlés ou incontrôlés des races locales avec les races Maltaise, Damasquine, Murciana, Toggenburg, Alpine et Saanen. L’objectif de ces croisements reste varié selon les régions et les éleveurs.
Conclusion
Pour une meilleure connaissance de la chèvre élevée en Algérie, il serait intéressant d’évaluer les différents systèmes de production, les performances des différents types génétiques rencontrés et la diversité génétique intra- et inter-races.
Source : MOULA Nassim (1)(2), PHILIPPE François-Xavier (1), AIT KAKI Asma (3), LEROY Pascal (1)(2) & ANTOINE-MOUSSIAUX Nicolas (1)(2). (1) Département des Productions Animales, FMV, ULg; (2) Institut Vétérinaire Tropical, FMV, ULg; (3) Faculté des Sciences, Université de Mhamed Bougara de Boumerdes (UMBB), Algérie

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