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Ressources Alimentaires

 

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Partie expérimentale


  Objectif de travail


Le but de notre travail est de contribuer à la détermination des maladies qui touchent les vaches importé installé et élevé en zone semi-aride, plus spécifiquement dans la région de M’sila à l’aide d’un diagnostic pratique sur les maladies existantes.



  Matériels et méthodes



  Matériel


Dans notre travail on a utilisé un questionnaire pour réaliser une enquête auprès des vétérinaires dans la wilaya de M’sila et on a utilisé aussi un registre de suivi de la ferme de MEZRRIR qui contient le suivi sanitaire des vaches importés pendant l’année (2014).



  Méthodes






  Présentation de la zone d’étude



  Situation géographique et administrative


La wilaya de M’sila, occupe une position privilégiée dans la partie centrale de l’Algérie du nord. Dans son ensemble, elle fait partie de la région des hauts plateaux du centre et s’étend sur une superficie de 18 .175 Km2.

Elle est limitée au Nord par la wilaya de Bordj Bou Arreridj, au Nord –Est par la wilaya de Sétif, à l’Est par la wilaya de Batna, au Sud par la wilaya de Djelfa, au Sud-Est par la wilaya de Biskra à l’Ouest par la wilaya de Médéa, au Nord –Ouest par la wilaya de Bouira.

La wilaya de M’sila comprend 15 daïras qui regroupent 47 communes.



  Milieu physique



a) Relief

De par sa situation géographique, dans le versant Sud des monts du Hodna, la wilaya de M’sila est fortement soumise à l’influence du climat aride et semi-aride. Elle se présente comme une région enclavée entre le contre forts des Atlas Tellien et Saharien. Elle comprend trois zones agro-écologiques :

•   La steppe (60%) du territoire et accueille l’essentiel de l’élevage ovin.
•   La plaine de Hodna (33%) est consacrée principalement à l’agriculture (céréales, arboriculture,….)
•   Le piémont (7%) est réservé à l’agriculture de montagne (céréaliculture) et comporte quelques massifs forestiers.


b) sols

Du Nord au Sud les grandes zones pédologiques se caractérisent par :

•   Une zone de montagne xérique ; ou les sols sont des minéraux bruts d’érosion en association avec des sols bruns calcaires.
•   Une zone steppique de dépôts quaternaires anciens et moyens, les sols sont des groupes sierozems sur croute calcaire à encroutement et à nodules calcaires.
•   Une zone steppique de dépôts alluviaux. Les sols sont surtout peu «évolués, d’apport alluvial en différents degrés affectés par des sels.
•   Une zone subdésertique sableuse avec dunes de sable.
•   Une zone subdésertique sablo-caillouteuse qui comprend la partie septentrionale de l’Atlas saharien.


c) climat

Le climat de la région de M’sila est de type continental à tendance aride contrasté avec une saison sèche et chaude alternant avec une saison hivernale froide (gelées fréquentes).

•   Pluviométrie : Sur le plan pluviométrique, la zone la plus arrosée est située au nord ; elle reçoit plus de 480 mm par an (Djebel EchChouk - Chott de Ouenougha) ; quant au reste du territoire, la zone la plus sèche est située à l’extrême sud de la Wilaya et reçoit moins de 200mm/an.
•   Température : Les températures estivales les plus élevées sont celles des mois de Juillet et Août, le mois le plus chaud est le mois de Juillet avec une température moyenne de 33.9°C.
Les températures hivernales les plus basses sont celles des mois de Décembre, Janvier et Février, la température moyenne la plus basse durant l’année 2012 est celle de mois de Janvier avec une température moyenne de 8°C.
La température moyenne des maxima varie de 18.4°C (Janvier) et 46.2°C(Juillet), tandis que la température moyenne des minima varie de -5°C (Février) à 20.8°C (Août).



  Ressources hydriques


Le territoire de la wilaya de M’sila est un immense bassin versant qui reçoit le flux pluvial grâce aux différents oueds qui sont alimentés à partir des bassins versant de la wilaya et ceux des wilayas limitrophes particulièrement au nord (Bouira _ Bordj Bou Arreridj). Ces Oueds ce jettent principalement au chott el Hodna.


Potentialités en eaux souterraines :

Deux types de nappes sont connus à travers le territoire de la wilaya :

•   Nappe phréatique : peu exploitée car ces eaux sont très chargés et saumâtre.
•   Nappe profonde : captive du Hodna et d’Ain Rich.


Potentialités en eau de surface :

Les potentialités en eau de surface sont estimées à 320 Hm3 /AN, environ 90% de cellesci se perdent dans le chott du Hodna.


Tableau 5: les ressources hydrique dans la wilaya de m’sila.



Les principaux Oueds ayant des écoulements importants durant toute l’année sont ceux originaires du nord de a wilaya. Pour le reste du territoire de la wilaya, le réseau hydrographique est moins dense.


Tableau 6 : Principaux Oueds de M’sila




  Production laitière


Tableau 7 : La production laitière dans la wilaya de M’sila 2010_2014




  Production de viande rouge


Tableau 8 : Production de viande rouge dans la wilaya de M’sila 2009_2014




  Effectifs Bovine


Tableau 9 : Effectifs bovine dans la wilaya de M’sila 2010 _ 2014




  Programme de vaccination


Tableau 10 : Le plan de vaccination concernant la wilaya de M’sila 2011_2014





  Présentation de la ferme enquêtée



  Identification et localisation


La ferme de MEZRRIR situé dans la Commune de M’sila, Daira de M’sila , Wilaya de M’sila. Elle occupe une superficie de 142 hectares avec 15 mains d’œuvre permanant (1 ingénieur, deux vétérinaires, un technicien et 11 employés), avec une main d’œuvre saisonnière entre 4 et 10 employ



  Effectifs bovin


Les vaches sont importé de France et introduit dans la région de M’sila durent l’année 2014, le cheptel est composé de deux race (46 vaches de la race Montbéliard, 108 vaches de la race Prim Holstein). Les vaches sont en stabulation libre dans une étable équipée de logettes et matelas et abreuvoir a niveau constant.



  Alimentation


•   Type de fourrage utilisé : foin d’avoine, luzerne vert, avoine vert, sorgho, orge en vert, ensilage de maïs, paille. (Source : ferme sauf pour l’ensilage de maïs qu’est acheté)
•   Type de concentré : granulé Vache Laitière 18% MAT (Source : unité de fabrication d’aliment)
•   Nombre de distribution de concentré : 2 fois/jour.



  Hygiène et prophylaxie


•   Aire de couchage est suffisante.
•   Nombred’auge dans le bâtiment : 150
•   Mode d’évacuation des eaux usées : fosse à lisier.



  Résultats et discussions



  Résultat des enquêtes avec les vétérinaires



1 - Maladies


Tableau 12 : Les maladies les plus fréquentes durant l’année 2014 dans la wilaya





Tableau 13 : Les maladies les plus fréquents par pourcentage




Nous voyons sur le tableau 12 que les affections les plus importantes sont les mammites avec un pourcentage de 20.41% suivi par la pneumonie avec 16 .78%, la métrite avec 13.12% et la diarrhée avec 11,59%.

Au point de vue groupe de maladie, nous remarquons que les maladies métaboliques et digestifs sont en première position avec 26,04% (Surtout la diarrhée, l’hypocalcémie, l’acidose l’indigestion). Suivi par les affections de la mamelle (les mammites) avec un pourcentage de 20,42%. Dans le 3eme ordre on a les maladies respiratoires (pneumonie) et les troubles de reproduction (métrite) avec 16% pour les deux. Puis on trouve les maladies de l’appareille locomoteur (12 ,60%) et les maladies parasitaires (7,17%) et dans le dernier ordre c’est les troubles nerveuses.


Mammite

Selon les vétérinaires, les affections les plus importantes sont les mammites avec un pourcentage de 20.41%. Selon Guerin. et al, (2011) en France les mammites atteignent environ 20 % des vaches. Ces pourcentages montrent bien que le taux d’affections des mamelles chez les vaches laitières à M’sila est comparable a celui avancé dans la littérature française. Il ne faut pas oublier que ces chiffres restent douteux pour plusieurs raisons, l’absence de contrôle laitier qui se considère comme le meilleur suivi des mammites par rapport aux statistiques que sont avancés par les vétérinaires enquêtées dans cette étude.


Métrite

Le pourcentage de la métrite dans la région de M’sila est de 13.12%, Alors qu’en France la fréquence des métrites chez les vaches laitières Prim ’Holstein varie entre 10 et 30 % (Institut d’élevage, 2008). Il faut souligner que les techniques utilisées pour la détection des métrites restent des techniques de base, ce qui nous laisse pencher vers une mauvaise détection des métrites.


Hypocalcémie

L’hypocalcémie affecte environ 5% des vaches laitières, elle dans l’intervalle lancé par Hanzen en 1996 qui varie de 1,4 à 10,8%. D’après Laraichi, (2000), Elle atteint un objectif de moins de 6 % qui est acceptable dans les élevages bien gérés.

L’hypocalcémie provient après 24 à 48h de vêlage, elle touché les vaches les plus âgées, les races hautes productrices (vaches laitières), et le principal cause de l’hypocalcémie est l’alimentation (Fourrage vert) et les pratiques d’alimentations dans chaque exploitation.


Indigestion

Le pourcentage d’Indigestion dans la région d’étude est de 2.81%. L’indigestion bovin est une question complexe (Gibbon et al, 1970).On peut expliquer ces résultats, par la conduite alimentaire des exploitations utilisés pour l’alimentation bovine hivernale de leurs troupeaux, qui reposé uniquement sur la distribution des aliments grossiers et secs (Paille et foins).


Arthrite septique

Le pourcentage d’arthrite dans la région d’étude est de 7.91%. Selon Vallet (2000), l’arthrite septique est une affection qui touche les jeunes animaux. On peut expliquer nos résultats par l’effet des conditions climatiques (Détermination de température dans l’hiver), des conditions du bâtiment (Qualité et quantité de litières), et par les conditions d’hygiène.


Avortement

En ce qui concerne les avortements, il est difficile d’en estimer le nombre annuel étant donné que certains passent inaperçus et que d’autres ne sont pas déclarés. D’autant plus qu’au la wilaya de Msila (0,36%) les démarches mises en place pour diagnostiquer l’origine d’un avortement sont restreintes


laitières Prim’Holstein, la wilaya de M’sila se trouve avec un taux d’avortements clairement moins que celui de la France. Ce taux d’avortements peut être expliqué à la fois par des facteurs climatiques et des facteurs infectieux, notamment par la présence de brucellose et autres maladies abortives. L’absence de mesure obligatoire pour le diagnostic ne permet pas d’estimer l’importance relative des différentes étiologies.


Boiteries

Les boiteries représente 4.69% des maladies dans la région de M’sila, Alors qu’en France, selon Tocze (2006), la prévalence est de 8,4 % des vaches en étable entravée et de 27 % des vaches en air paillée. Plusieurs facteurs permettent d’expliquer cette prévalence de boiteries :

•   Les éleveurs n’embauchent pas suffisamment de personnel pour s’occuper des animaux.
•   Le sol n’est pas adéquat pour un élevage bovin, sachant que les éleveurs récupèrent des bâtiments qui ne sont pas conçus à l’ origine commedes bâtiments d’élevage.
•   Les pareurs ne sont pas assez qualifiés dans ce domaine.
•   La ration alimentaire n’est pas adéquate pour les vaches.
•   Il n y a pas assez de pareurs pour répondre à lademande importante des éleveurs.



2 - Mortalités

Tableau 16 : Les mortalités enregistrées on association avec les causes




Sur les résultats exposés dans le tableau 16, nous remarquons que les causes des mortalités sont différentes d’une daïra à l’autre et d’une région a l’autre, mais les maladies métaboliques surtout l’acidose et la diarrhée sont les causes principales dans la plupart des cas. On aussi un nombre assez important des troubles de reproduction comme la dystocie.


Le pourcentage de mortalités enregistré durant l’année 2014 est de 4,47%. Les vétérinaires ont soulevé le problème du retard de consultation donc retard de l’intervention de vétérinaire, ce qui réduit la chance de survie de l’animale malade.



3 - Situation générale


Tableau 14 : Utilisation d’un registre de notifications des maladies et des médicaments




Sur les résultats exposés dans le tableau 14, nous remarquant que 61% des vétérinaires visitée utilisent une registre écrit permanant des cas traités et des médicaments, et 39 % n’ont pas utilisent un registre


Tableau 15 : Les visites vétérinaires




Sur les résultats exposés dans le tableau15, nous voyons que les visites vétérinaires ne sont périodiques que dans 22% des cas. La plus par des vétérinaires ne se déplacent que en fonction de la demande de l’éleveur (78% des vétérinaires sont intervenir après l’appelle de l’éleveur).


Tableau 17 : Plan de vaccination




Sur les résultats exposés dans le tableau17, nous remarquons que le plan de vaccination dans la wilaya de M’sila repose sur l’utilisation des vaccins : antirabique, anti aphteuse chez la plupart des éleveurs, avec des vaccins : anti brucellique, anti claveleuse, anti charbon et
Entérotoximie dans certains cas

D’après les registres d’inspection vétérinaire de la wilaya ; la rage, la fièvre aphteuse et la brucellose sont les maladies les plus contagieuses et sont des maladies reconnu légalement contagieuses (M .R.L.C).



  Résultat d'études de registre de suivi de la ferme de MEZRRIR



Tableau 19 : Les cas malades et seins pendant l’année 2014




Tableau 20: Les maladies bovines les plus fréquentes et leur pourcentages dans la wilaya de M’sila




Nous remarquons que :
Les maladies les plus fréquentes chez les vaches importées introduites dans la région durant l’année 2014 sont les boiteries avec 38,46% suivie par les mammites avec 31,5 % puis les métrites 18,46% et les pneumonies avec 6,92% et en fin les diarrhées avec 4,62%.

Les mammites et les boiteries sont des maladies répétitifs apparaissent au moins 2 fois durant l’année chez une vache malade. La mammite et la métrite sont des maladies toujours apparaissent après le vêlage.


Mammite

Dans un troupeau laitier, la mammite est le principal problème d’élevage, qui touche tous les régions. Le tableau 20 montre que le pourcentage d’infection par la mammite dans la région étudiée durant l’année est de 20,41%, alors que dans la ferme étudiée est 31,5%. D’après Gibbon et al (1970), la mammite peut se produire à tout moment, mais elle est plus particulièrement fréquente au moment de parturition. Les principaux facteurs de manifestation de mammite sont le climat et l’hygiène. Donc la dominance de contamination dans l’hiver s’explique par la stabulation prolongée avec manque des pratiques d’hygiène.


Métrite

Parmi les problèmes les plus délicats de la conduite d’élevage de bovin c’est la métrite, c’est une maladie très fréquente avec un pourcentage de 18,46% dans la ferme et de 13,12 % dans la wilaya pendant l’année. Nos résultats sont proches à ceux rapporté par Berchi (2006) de 2001 au 2005 qui a trouvée des pourcentages de 18 ,47 %, 18,45 %, 26,31%, 24%, respectivement, sauf 2003 au il a enregistrées 11,20%. On peut expliquer ces résultats par l’effet des facteurs climatiques et d’ambiance (température), le caractère dystocique du premier vêlage.


Boiterie

La boiterie est une « maladie » multifactorielle qui fait baisser le rendement global de l'exploitation bovine. Les principales causes en sont :

•   Une production élevée
•   Une alimentation pauvre en structure, ne favorisant pas la rumination
•   La détention sur des sols trop durs avec peu ou pas de litière
•   Des soins inappropriés aux onglons
•   Un manque d'attention en élevage de la qualité des onglons
•   Un dépistage trop tardif des animaux boiteux


Broncho-pneumonie

Elle représente une valeur non négligeable de l’ensemble des pathologies 6.92%. On peut corréler ce résultat à la nature climatique de l’année. D’après Gibbon(1970), la stabulation des bovins dans les locaux à courant d’air humide, froid et mal ventilé, est un important facteur prédisposant de la maladie de Broncho-pneumonie.


Diarrhée

Le pourcentage des diarrhées présentes 4.62% ceci explique que l’éleveur ne respecte pas les règles d’hygiène avant et après le vêlage (nettoyage, vaccination) et les pratique alimentaire. L’augmentation de diarrhée chez les vaches en printemps est dû au pâturage intensif « alcalose » un excès d’azote, notamment d’azote soluble à l’occasion d’un lâcher à l’herbe (faible teneur en MS) au moment de fin de l’hiver et début de printemps (Vallet ,2006) et fin de printemps jusqu’à fin de l’hiver (un excès d’amidon, les grains de céréale) « acidose ».


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