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Planter et aider la Biodiversité


La destruction de nature entraîne la disparition de nombreuses espèces privées de leurs habitats : oiseaux, papillons, hérissons, abeilles…





  OÙ FAUT-IL PLANTER ?


Pour que la nature regagne le terrain qu’elle a perdu, il faut planter beaucoup et surtout partout… Si vous avez la chance de disposer d’un espace extérieur, planter chez soi est un bon début mais si ça n’est pas le cas, que cela ne vous arrête pas ! Nous pouvons agir au cœur de notre territoire de vie. Découvrez où et comment vous y prendre.


  Chez soi, dans sa co-propriété …



Vous avez déjà mis des fleurs mellifères dans vos jardinières ou vos plates-bandes, c’est très bien, maintenant on vous propose d’aller un peu plus loin…

Seule ou avec l’aide de vos proches, colocataires ou voisins, vous pouvez aider la biodiversité en plantant une haie, un bosquet comestible ou des plantes grimpantes.

Balcon, terrasse, jardin, clôture de votre copropriété, plate-bande au pied de votre immeuble… il y a forcément un espace en mal de nature qui n’attend que vous pour accueillir ce type de plantations. Grâce à elles, vous attirerez les insectes butineurs, nourrirez les oiseaux et procurerez des refuges pour de nombreux animaux sauvages qui soyez en sûr(e)s, vous en seront reconnaissants.


  Dans sa rue, son école, son entreprise, chez un agriculteur, etc …



Planter chez soi est une évidence, c’est somme toute assez simple. Mais face à la disparition massive de la biodiversité, les besoins de plantations dépassent très largement le cadre de notre propre jardin ou terrasse. Ce qu’il faut c’est un retour massif de haies dans les champs, d’arbres, arbustes et de plantes grimpantes dans les cours d’écoles, au cœur de nos villes trop minérales, sur les terrains vierges et les bâtiments des entreprises…

C’est là que tout se joue et en tant que citoyen.ne, vous avez tout à fait le pouvoir d’agir, même si le terrain ne vous appartient pas. Une bonne dose de motivation, une pincée de détermination et trois ou quatre ami.e.s à vos côtés vous seront nécessaires pour identifier un terrain, définir votre projet de plantation, obtenir l’autorisation du propriétaire et planter pour la biodiversité.




  QUE FAUT-IL PLANTER ?


Plantations ornementales ou comestibles, rapides et peu coûteuses, ou plus denses nécessitant de l’entretien… Découvrez les 4 types de plantations que nous vous conseillons, il y en a forcément une qui correspondra à vos envies et capacités. Toutes sont en mesure d’offrir aux espèces animales les zones de refuge dont elles ont besoin pour se nourrir, se reproduire, se protéger et circuler. Certaines plantations sont à éviter, ne vous y trompez pas !


  Bosquet comestible : les fruits et la convivialité en plus !



Les fruitiers ont de nombreux avantages : préservation de la biodiversité, lutte contre l’effet d'îlot de chaleur, récolte de fruits frais, mais ce n’est pas tout… Plus que tout autre arbre, l’arbre fruitier est générateur d’interactions et de lien social.

Si on peut planter un bosquet comestible, même sur une assez petite surface de 8 à 10 m2, l’idéal est d’avoir un terrain plus grand pour pouvoir créer un lieu d’échange et de partage dédié à la cueillette, ouvert à tous les habitants du quartier. Et si, en plus des plantations, on installe des mares, des bancs et quelques tables de pique-nique, le bosquet comestible devient un vrai lieu d’accueil pour toutes et tous, oiseaux et insectes compris, qui s’y régaleront et y trouveront refuge.


  Mini-forêt : maxi effets sur la biodiversité !



Créé par un botaniste japonais dans les années 1970, le concept de mini forêt est idéal en ville. Appelé « méthode Miyawaki », du nom de son inventeur, ce concept de plantation consiste à créer ou à restaurer des forêts, en plantant de manière très dense des espèces végétales locales.

Aucune configuration ne lui résiste : bords de routes pour absorber le bruit et la pollution, terrains en pente pour prévenir les glissements ou les inondations, parcelles herbeuses perdues au cœur de l’asphalte pour former des îlots de fraîcheur.

La grande diversité des essences qui la compose et la super-densité de la plantation favorisent un retour de la biodiversité. En effet, les insectes, pollinisateurs, oiseaux et petits mammifères y trouveront un refuge de choix pour se nourrir et nicher.


  Murs végétalisés : l’hospitalité au naturel



Les murs végétalisés ont tout pour eux ! Esthétiques, véritables garde-manger pour les pollinisateurs, isolants phoniques mais aussi thermiques, ils sont une solution toute trouvée pour répondre aux besoins de renaturation des villes.

De plus, ce type de plantation est assez simple à mettre en place : il ne demande que très peu d’espace, peu de préparation du sol, un faible investissement et quasiment aucun entretien, car la grande majorité des plantes grimpantes ne dépassera pas les câbles installés pour favoriser leur déploiement.

Pour planter des grimpants : opter pour les pots ou un trou de quelques dizaines de centimètres. Un jeu d’enfant, ou presque !


  Haie champêtre : le bon planT pour la biodiversité



Parce qu’elle est composée d’une grande variété de plantes locales, la haie champêtre constitue un véritable nid douillet pour la faune sauvage, contribuant à rétablir l’équilibre de la biodiversité : de nombreux oiseaux, petits mammifères et insectes viennent s’y réfugier, y nicher et s’y nourrir.

Une fois bien installés, ils deviendront les alliés de vos cultures, en venant à bout des pucerons et autres indésirables. Mais ça n’est pas tout ! La haie a de nombreux autres atouts :


  •   elle protège du vent, du froid, du soleil et des regards ;
  •   elle permet de réduire l’usage des pesticides ;
  •   elle joue un rôle de régulateur en retenant l’eau de pluie qui s’infiltre dans le sol ;
  •   elle protège le sol en limitant son érosion et son lessivage ;
  •   elle peut-être productrice de fruits ou de bois de chauffe.


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