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LE STOCKAGE ET LE TRANSPORT


  Le stockage



La culture et la récolte des plantes, tout comme la pratique de l’élevage en vue de la production animale, font partie des occupations humaines depuis longtemps admises au rang des plus anciens et des plus importants métiers du monde. Aujourd’hui, l’exploitation agricole et l’élevage comportent des travaux aussi divers qu’il y a de cultures, de fibres textiles et d’animaux d’élevage. Une ferme peut être constituée par une seule famille qui cultive la terre entièrement à la main et sur un espace limité; elle peut également être une vaste exploitation commerciale implantée sur de grandes étendues de terres et hautement mécanisée, faisant appel à un matériel très perfectionné et à des installations de pointe. Il en va de même pour le stockage des produits agricoles: il peut être réalisé dans des conditions rudimentaires, comme dans de simples cabanes et fosses creusées manuellement, ou avec des moyens beaucoup plus perfectionnés, comme dans des silos-tours, des silos-couloirs, des compartiments de stockage et des chambres froides.



  Les risques et leur prévention


Les produits agricoles tels que céréales, fourrages, fruits, noix et légumes sont souvent stockés aux fins de la consommation animale et humaine ultérieure, ou de la vente au public ou à des industriels. Le stockage des produits avant leur acheminement sur les marchés peut se faire dans des fosses, silos-couloirs, compartiments de stockage, silos-tours, chambres froides, chariots, remorques, granges et wagons de marchandises, pour ne mentionner que ceux-ci. Quels que soient les produits stockés et les caractéristiques des entrepôts, les opérations de stockage comportent, elles aussi, des risques.



  Les chutes de personnes et d’objets


Les chutes peuvent se produire à des hauteurs variables. Dans le cas des silos, compartiments de stockage, granges et autres structures semblables, les chutes peuvent avoir lieu du haut de ces structures comme à l’intérieur ou à l’extérieur de celles-ci. La plupart du temps, les personnes tombent de toits non protégés, à travers des ouvertures pratiquées dans le plancher, dans des escaliers, des greniers et cages diverses, d’échelles ou de plates-formes surélevées. Des chutes peuvent aussi se produire en montant sur un véhicule ou en en descendant (remorques, chariots, tracteurs), sur des surfaces glissantes, en trébuchant sur un objet ou encore en étant poussé par un objet en mouvement. Par mesure de protection contre les chutes, on veillera à:


•   porter une ceinture de sécurité, un baudrier, un filin et des chaussures de sécurité;
•   installer des rambardes, des plinthes et des planches à tasseaux sur les toits pentus;
•   placer des grilles de protection sur les ouvertures pratiquées dans le plancher, dans les greniers et les cages;
•   installer des tire-veilles ou des mains-courantes des deux côtés des escaliers et prévoir un revêtement antidérapant en cas de besoin;
•   conserver les planchers en bon état, unis, sans trous ni accumulation de déchets et de matériaux glissants;
•   prévoir des prises sur toutes les échelles fixées à demeure et des paliers de repos;
•   conserver les échelles coulissantes et les marchepieds en bon état, et apprendre aux travailleurs à les utiliser correctement.

Les produits agricoles peuvent être entreposés en vrac, en gerbes, en sacs, en cageots ou en balles. Le stockage en vrac s’applique généralement aux grains de céréales comme le blé et le maïs et aux graines de soja. Les produits entreposés en gerbes, en sacs, en cageots ou en balles comprennent le foin, la paille, les légumes, les céréales et le fourrage en général. Des chutes d’objets se produisent dans tous les types de stockage. Les travailleurs sont souvent blessés par la chute de sacs mal arrimés ou d’objets placés en hauteur ou mal empilés; on devrait par conséquent leur apprendre à empiler correctement les produits pour éviter tout effondrement. Les employeurs devraient s’assurer que les installations et les méthodes de stockage sont conformes à la réglementation en vigueur.



  Les espaces confinés


Les produits agricoles peuvent être stockés dans deux sortes de structures: celles qui contiennent suffisamment d’oxygène, comme les granges, les charrettes ou les remorques ouvertes, et celles qui en sont dépourvues, comme les silos, les réservoirs et les chambres froides. Ceux-ci, qui sont des espaces confinés, devraient faire l’objet de précautions particulières. La teneur en oxygène devrait être vérifiée avant d’y pénétrer; le cas échéant, on y insufflera de l’air ou l’on portera un appareil de protection respiratoire autonome. En outre, une autre personne prête à porter secours devrait toujours se trouver à proximité. Des problèmes de suffocation peuvent survenir dans les deux types de structures si les produits qui y sont entreposés ont les caractéristiques d’un fluide, comme les tas de grains de céréales et autres produits similaires dans lesquels le travailleur peut se faire engloutir et mourir par asphyxie. Il n’est pas rare que les travailleurs pénètrent dans les silos à grains en cas de difficultés de remplissage ou de vidange dues au tassement des grains qui forment des bouchons ou des ponts. Pour remédier à la situation, les travailleurs peuvent être tentés de piétiner ces tas compacts pour les désagréger, encourant le risque de tomber et d’être engloutis ou aspirés dans la masse si le mécanisme de remplissage ou de vidange est en marche. Un risque analogue menace les personnes qui pénètrent dans un silo pour décoller les grains adhérant aux parois. Il y a lieu de prévoir des systèmes de verrouillage, de signalisation de sécurité et de protection contre les chutes, avec ceintures et cordes de sécurité, dans les cas où des travailleurs doivent effectivement pénétrer dans un silo à grains. Il faut veiller tout particulièrement à la sécurité des enfants que leur curiosité et leur envie de jouer ou d’imiter les adultes attirent dans ces lieux, avec des conséquences souvent fatales.

Les fruits et les légumes sont souvent conservés dans des chambres froides avant d’être acheminés sur les marchés. Selon le type d’installation, ces chambres doivent être considérées comme des espaces confinés et leur teneur en oxygène doit être contrôlée. Parmi les risques qu’elles présentent, citons les engelures et les accidents, parfois mortels, par hypothermie après une exposition prolongée au froid. Pour pénétrer à l’intérieur de ces enceintes, il convient de porter des vêtements de protection adaptés à la température qui y règne.



  Les gaz et les substances toxiques


Selon la teneur en humidité du produit au moment du stockage, les conditions atmosphériques et autres, le fourrage et les grains peuvent produire des gaz dangereux et, notamment, du monoxyde de carbone (CO), du dioxyde de carbone (CO2) et des oxydes d’azote (NOx), dont certains peuvent provoquer la mort en quelques minutes. Le danger est également présent si le stockage des produits dans une enceinte s’accompagne d’une accumulation de gaz non mortels susceptible d’entraîner un manque d’oxygène. S’il y a production de gaz, ceux-ci devraient être contrôlés. En outre, il est possible que les produits stockés aient été traités avec un pesticide au cours de la période de croissance pour éliminer les adventices, les insectes et les maladies, ou encore au cours des opérations de stockage pour réduire les risques de pourriture ou de moisissure et autres dégâts causés par les spores ou les insectes; il peut en résulter des risques de formation de gaz, d’inhalation de poussières ou de contact avec des substances dangereuses. Les travailleurs devraient porter un équipement de protection individuelle et tenir compte de la nature du traitement, de la durée de vie du pesticide utilisé et des instructions relatives à son emploi.



  Les risques liés aux machines


Les entrepôts peuvent contenir toutes sortes d’installations mécaniques destinées à acheminer les produits, comme les transporteurs à courroies ou à rouleaux, les souffleuses, les vis à grain, les toboggans et les autres appareils de manutention dotés de leur propre source d’énergie. Les risques sont liés notamment:

•   aux points de pincement (angles rentrants) des courroies, poulies, tambours et engrenages . Des protecteurs devraient être placés là où des organes en mouvement peuvent happer ou blesser les travailleurs;
•   aux agrafes de courroies, vis d’arrêt, clavettes, boulons et autres pièces formant saillie . Les vis d’arrêt, clavettes et boulons formant saillie sur des arbres en rotation devraient être noyés ou encaissés. Les agrafes des courroies devraient être inspectées régulièrement et remplacées en cas de besoin;
•   aux points de cisaillement formés par les bras des volants, les vis sans fin et leurs carters, les rayons de poulies, les manivelles et les leviers. Ces points devraient être protégés ou encoffrés;
•   aux organes de transmission en mouvement ou à des éléments sous tension . Ceux-ci devraient être protégés ou encoffrés;
•   à la mise en marche intempestive de machines ou d’autres engins mécaniques . Un dispositif de verrouillage et de mise en garde devrait être installé avant tout travail d’entretien ou de réparation;
•   au port de vêtements amples ou à des cheveux libres risquant d’être happés par des arbres en rotation . On ne devrait jamais porter de vêtements amples ou effilochés. Les cheveux longs seront retenus dans une coiffe;
•   à un niveau de bruit excessif . L’exposition au bruit devrait faire l’objet d’une attention particulière; des mesures de contrôle, à la fois administratives et techniques, devraient être prises en cas de besoin.

Les travailleurs devraient être instruits des risques auxquels ils peuvent être exposés et être familiarisés avec les règles élémentaires de sécurité et les méthodes de travail qu’il convient d’appliquer.



  Les effets sur la santé


Les travailleurs affectés à la manutention et au stockage des produits agricoles sont exposés à des risques de troubles respiratoires. L’exposition aux poussières, aux émissions de gaz divers, aux produits chimiques, à la silice, aux spores fongiques ou aux endotoxines peut causer des lésions pulmonaires. Des études ont établi un lien entre les troubles pulmonaires causés par ces substances et les travailleurs qui manipulent grains de céréales, coton, lin, chanvre, foin ou tabac. Le risque existe par conséquent à l’échelle mondiale. Les affections pulmonaires contractées au cours de travaux agricoles s’entendent notamment des dénominations communes ci-après: asthme professionnel, poumon de fermier, maladie du tabac vert, poumon des mineurs de charbon, choc anaphylactique dû aux poussières organiques, maladie des ensileurs, bronchite, obstruction des voies respiratoires. Les premiers symptômes peuvent s’apparenter à ceux de la grippe (frissons, fièvre, toux, céphalées, myalgies et difficultés respiratoires), particulièrement dans les cas d’exposition à des poussières organiques. La prévention des troubles respiratoires devrait comprendre une évaluation du milieu de travail, des programmes de promotion de la santé axés sur la prévention primaire ainsi que l’utilisation d’appareils de protection respiratoire et d’autres éléments de protection individuelle en fonction des résultats de l’évaluation environnementale.



  Le transport


Simple en apparence, l’acheminement des denrées vers le marché consiste en fait en une série d’opérations qui sont souvent aussi complexes et dangereuses que celles liées à la production et au stockage. Le transport peut être assuré par des personnes, à l’aide d’animaux, d’engins mécaniques simples tels que des bicyclettes ou des carrioles tirées par des animaux, ou encore à l’aide de chars et de remorques tirés par des tracteurs. On peut également employer des véhicules commerciaux (camions, trains et avions). Au fur et à mesure que la population mondiale s’accroît et que les centres urbains se développent, un nombre de plus en plus important d’engins et de matériels agricoles se trouvent mêlés à la circulation routière. Aux Etats-Unis, selon le Conseil national de la sécurité (National Safety Council (NSC)), 8 000 tracteurs et autres véhicules agricoles ont été impliqués dans des accidents de la route en 1992 (NSC, 1993).

Bon nombre d’exploitations agricoles fusionnent et prennent de l’ampleur à la suite de l’achat ou du fermage d’exploitations plus petites et généralement dispersées. Une étude menée en 1991 dans l’Ohio a révélé que 79% des exploitations étudiées exerçaient leurs activités sur des sites multiples (Bean et Lawrence, 1992).



  Les risques et leur prévention


S’il existe des risques spécifiques inhérents à chacun des moyens de transport mentionnés ci-dessus, la présence simultanée sur les routes de véhicules automobiles de type courant et d’engins de transport agricole est particulièrement préoccupante. En effet, le nombre sans cesse croissant de collisions entre ces véhicules et ces engins — lesquels circulent plus lentement et sont parfois plus larges que les voies qu’ils empruntent — va de pair avec l’augmentation du nombre des engins agricoles utilisant le réseau routier. Des facteurs contraignants, tels que la nécessité de planter à une période bien déterminée pour assurer la récolte et acheminer les denrées vers les marchés ou les lieux de stockage le plus rapidement possible, font que les machines agricoles doivent souvent emprunter les routes dans une semi-obscurité, à l’aube ou au crépuscule. Une étude approfondie conduite dans les 50 Etats américains a révélé que les règlements concernant l’éclairage et la signalisation des véhicules étaient loin d’être homogènes dans tout le pays. Ce manque d’uniformité est source de confusion pour les conducteurs de véhicules motorisés (Eicher, 1993). Si l’on songe à la vitesse supérieure des véhicules automobiles, le mauvais éclairage et la signalisation inadéquate des engins agricoles ont souvent des effets dévastateurs. Une autre étude menée aux Etats-Unis a révélé que les types d’accidents les plus fréquents étaient les collisions par l’arrière, les heurts latéraux lors d’un croisement ou d’un dépassement, les collisions en écharpe ou en biais, les collisions frontales ou celles provoquées par un véhicule en marche arrière. Dans 20% des 803 collisions entre deux véhicules, le véhicule agricole était touché en biais; dans 28% des cas, la collision était latérale (15% lors d’un croisement et 13% lors d’un dépassement). Dans 22% des cas, il s’agissait de collisions par l’arrière (15%), frontales (4%) ou lors d’une marche arrière (3%). Les autres accidents (25%) avaient été provoqués par un objet autre qu’un véhicule en mouvement (véhicules en stationnement, piétons, animaux, etc.) (Glascock et coll., 1993).

Dans de nombreuses régions du monde, on fait appel à la traction animale pour transporter les produits agricoles. Bien qu’elles soient généralement fiables, la plupart des bêtes de trait sont daltoniennes, ont un instinct de territorialité et un instinct maternel, des réactions imprévisibles qui leur sont propres et une force considérable; ces animaux ont provoqué de nombreux accidents de la route.

Les principes généraux de sécurité ci-après s’appliquent à toutes les activités de transport:

•   les lois et règlements locaux en matière de circulation routière devraient être connus et respectés;
•   seules les personnes chargées du transport et du déchargement des marchandises devraient être autorisées à se trouver à bord des véhicules;
•   les véhicules devraient circuler le plus près possible du bas-côté de la route;
•   tout dépassement d’autres véhicules (en mouvement ou en stationnement) ou de piétons devrait être effectué avec prudence;
•   les véhicules en panne devraient, si possible, évacuer la chaussée;
•   tous les instruments de signalisation et d’éclairage des véhicules et engins agricoles devraient être maintenus en bon état de fonctionnement et de propreté;
•   toute personne se trouvant sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiants devrait s’abstenir de conduire.

La réglementation en vigueur peut exiger un type spécifique de signalisation ou d’éclairage; or, le plus souvent, elle ne prescrit que des normes minimales. A moins que les textes n’en interdisent explicitement l’installation, les agriculteurs devraient installer des instruments de signalisation ou d’éclairage appropriés non seulement sur les véhicules automobiles, mais aussi sur les engins tractés.

L’éclairage est particulièrement important aux heures du jour et de la nuit où le véhicule ou l’engin agricole se déplace dans la pénombre ou dans l’obscurité. S’il possède une source d’énergie, le véhicule devrait être équipé au minimum de deux phares avant, de deux feux arrière, de deux clignotants et de deux feux stop.

Les feux arrière, les clignotants et les feux stop peuvent être intégrés en un seul bloc ou être installés séparément. On peut se renseigner sur les normes en la matière auprès des organisations de normalisation telles que la Société américaine des ingénieurs agronomes (American Society for Agricultural Engineers (ASAE)), l’Institut américain de normalisation (American National Standards Institute (ANSI)), le Comité européen de normalisation (CEN) et l’Organisation internationale de normalisation (ISO).

Si le véhicule ne possède pas sa propre source d’énergie, on utilisera un éclairage fonctionnant sur pile, bien que ces systèmes ne soient pas aussi efficaces. Ce type d’éclairage est en vente dans le commerce, dans divers modèles (projecteurs, lampes clignotantes, gyrophares, éclairage stroboscopique) et en plusieurs tailles. Si l’on ne peut s’en procurer, il faut alors poser des réflecteurs, drapeaux et autres dispositifs de substitution décrits ci-dessous.

On trouve actuellement beaucoup de nouveaux matériaux réflecteurs qui permettent de rendre les véhicules agricoles plus visibles. Ils sont vendus sous forme de plaquettes ou de bandes adhésives de différentes couleurs. La réglementation locale devrait être consultée pour savoir quelles sont les couleurs ou combinaisons de couleurs admises.

Les matériaux fluorescents permettent une excellente visibilité de jour grâce au rayonnement solaire qui fait ressortir leurs propriétés électroluminescentes. Une réaction photochimique complexe se produit quand les pigments fluorescents absorbent les rayonnements solaires non visibles et renvoient l’énergie sous forme d’ondes lumineuses plus longues. En un sens, les matériaux fluorescents «rayonnent» à la lumière du jour et sont plus lumineux que les couleurs conventionnelles dans les mêmes conditions d’éclairage; leur inconvénient majeur est qu’ils se détériorent assez rapidement à la suite d’une longue exposition au rayonnement solaire.

La réflexion est l’une des caractéristiques de la vue. Les ondes lumineuses qui frappent un objet sont absorbées ou réfléchies dans toutes les directions (réflexion diffuse) ou à un angle exactement opposé à l’angle sous lequel la lumière a frappé l’objet (réflexion spéculaire). La rétroréflectivité est très similaire à la réflexion spéculaire; toutefois, la lumière est réfléchie directement vers la source de lumière. Il existe trois sortes de matériaux rétroréflecteurs, chacun possédant un degré de réflectivité différent qui dépend essentiellement des méthodes de fabrication. Ils sont présentés ici par ordre croissant d’intensité de rétroréflectivité: lentilles protégées (type ID), lentilles encapsulées (haute intensité) et lentilles à facettes (diamant, prismatiques, homologation C2 ou IIIB par le ministère des Transports). Ces matériaux rétroréflecteurs permettent une visibilité excellente de nuit. Ils sont aussi très utiles pour mettre en évidence le gabarit des engins agricoles. Des bandes de matériaux rétroréflecteurs et fluorescents collées sur toute la largeur, à l’avant comme à l’arrière, permettent aux conducteurs de véhicules non agricoles d’apprécier la largeur de l’engin qu’ils vont croiser ou dépasser.

Aux Etats-Unis, au Canada et dans bien d’autres pays, on utilise également le triangle rouge avec un centre jaune-orange pour désigner les «véhicules lents», c’est-à-dire ceux qui se déplacent à moins de 40 km à l’heure. Les autres véhicules se déplacent à une vitesse bien supérieure et leur conducteur est enclin à mal évaluer la vitesse du véhicule plus lent, donc à freiner trop tard. Cette plaque distinctive triangulaire ou toute autre mise en garde appropriée devrait être fixée à demeure.



  Les effets sur la santé


Les travailleurs chargés du transport des produits agricoles sont exposés à des risques d’affections respiratoires et de lésions pulmonaires dont l’apparition peut être due à l’exposition aux poussières, aux produits chimiques, à la silice, aux spores fongiques et aux endotoxines. Ces risques varient selon que le véhicule est ou n’est pas équipé d’une cabine étanche et que le conducteur est appelé ou non à charger et décharger les marchandises. Si le véhicule a été utilisé pour l’application de pesticides, ceux-ci pourront être encore présents à l’intérieur de la cabine, à moins qu’elle ne soit équipée d’un dispositif de filtration d’air. Les premiers symptômes sont de type pseudogrippal, particulièrement dans les cas d’exposition aux poussières organiques. La prévention des troubles respiratoires devrait comprendre l’évaluation du poste de travail et des programmes de promotion de la santé axés sur la prévention primaire et l’utilisation de masques, d’appareils de protection respiratoire et de tout autre élément de protection individuelle requis.


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