
Métiers dans l'agriculture
Traitement des champs guidé par GPS, suivi de cultures sous serres par ordinateur, robots de traite, automates distribuant l'alimentation des animaux... les nouvelles technologies font évoluer le métier d'agriculteur. Un métier qui génère de nombreux emplois dans les activités de production, de conseil et de commercialisation.
Les pratiques évoluent
Sur l'ensemble des professionnels permanents de l'agriculture, beaucoup travaillent à leur compte. Si le nombre des exploitations baisse régulièrement, des milliers sont à reprendre chaque année. Une exploitation sur deux sera à céder dans les années qui viennent. Pour sécuriser leur installation, de nombreux jeunes agriculteurs choisissent de s'associer. Cela concerne la majorité des jeunes exploitants bénéficiant d'aides à l'installation. Il est conseillé d'acquérir une expérience professionnelle avant de se lancer dans la conduite d'exploitation.
Cherchant à augmenter leurs revenus, de nombreux agriculteurs élargissent leur activité en fabriquant et en vendant des produits fermiers ou en louant des gîtes. Certains se tournent vers de nouvelles pratiques, comme la vente directe aux consommateurs ou la conversion à l'agriculture biologique. Sachant que les exploitations converties au bio ont besoin de deux fois plus de main d’œuvre, des emplois devraient être créés. Logiciels de gestion de troupeaux, robots, drones chargés de surveiller les cultures... L'agriculture connectée impacte de plus en plus l'activité agricole et fait apparaître de nouveaux besoins du côté des métiers du conseil. De plus, des start-up spécialisées dans le numérique se positionnent sur ce créneau.
Bien qu'en difficulté le secteur agricole recrute
La totalité des exploitations agricoles françaises produisent plus de 75 milliards d'euros de produits agricoles : depuis 10 ans, la France est le premier producteur européen. Le secteur connaît cependant de réelles difficultés et les résultats financiers des exploitants sont en baisse, en particulier dans l'activité d'élevage. Pour autant, un chef d'exploitation agricole sur quatre déclare vouloir embaucher ce qui se traduit par le recrutement de nombreux salariés permanents chaque année. Certains postes sont difficiles à pourvoir faute de candidats qualifiés. Sont particulièrement recherchés les conducteurs-mécaniciens d'engins agricoles, les agents d'élevages bovins et porcins, les agents et les chefs de culture en particulier en maraîchage et en horticulture, ainsi que les agents viti-vinicoles polyvalents. Dans les activités de services, certains profils sont également très attendus. C'est le cas des techniciens en mécanique agricole que les constructeurs d'engins et les entreprises de travaux agricoles peinent à recruter. De même, les commerciaux ayant une compétence en agronomie ou en agroéquipement sont promis à de belles carrières dans l'activité de vente et de conseil en agrofournitures ou machinisme agricole. Environ 12 % de l'activité agricole sont réalisés par des travailleurs saisonniers. Une offre d'emplois qui permet à des jeunes en formation de découvrir différents modes de production et ainsi d'affiner leur projet.
Quelques métiers liés à l'agriculture
Agriculteur / Agricultrice
Passionné de nature, doté d'une solide formation technique et assisté d'outils informatisés, l'agriculteur est un véritable chef d'entreprise, qu'il produise des céréales, des légumes, des fruits, du lait ou de la viande ...
Synonymes : Chef/fe d'exploitation, Exploitant/e agricole Secteur professionnel : Agriculture Centres d'intérêt : J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors, Je veux m'occuper d'animaux
Propriétaire ou locataire
L'agriculteur peut être propriétaire ou occuper des terres en fermage (c'est-à-dire en location). En fonction de la taille de son exploitation, il peut embaucher des ouvriers, saisonniers ou permanents, qu'il encadre.
Un métier varié
Travail de la terre, techniques d'élevage, conduite et réparation des équipements agricoles, gestion comptable et administrative, suivi de la politique agricole commune... font partie du quotidien de ce professionnel rural.
Un rôle de chef d'entreprise
Quelle que soit la taille de son exploitation, l'agriculteur se pose les mêmes questions qu'un chef d'entreprise. Quelles productions choisir ? Que désire le consommateur ? Où investir (machines agricoles, équipements, bétail...) ? Comment sélectionner des fournisseurs ? Autant de questions pour anticiper l'avenir et respecter les critères de label de qualité et les normes européennes.
Diversifier l'activité de base
Pour améliorer ses revenus, l'exploitant peut se lancer dans le tourisme vert ou rural : accueil à la ferme, ferme-auberge, vente de produits bio, visites pédagogiques du terroir...
Aquaculteur / Aquacultrice
L'aquaculteur est un agriculteur d'un genre un peu particulier puisque sa production est immergée (dans la mer, dans un étang ou dans un bassin). Élevant des poissons, des crustacés ou des fruits de mer, il veille à leur reproduction et s'occupe de leur commercialisation.
Synonymes : Agent/e aquacole, Employé/e d'élevage aquacole, Responsable d'élevage aquacole, Technicien/ne d'élevage aquacole Métiers Associés : Algoculteur/trice, Conchyliculteur/trice, Mytiliculteur/trice, Ostréiculteur/trice, Pisciculteur/trice, Salmoniculteur/trice Secteur professionnel : Agriculture Centres d'intérêt : J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors, Je veux m'occuper d'animaux
Petit poisson deviendra grand
Quelle que soit sa spécialité, l'aquaculteur commence par se fournir en « bébés ». Il capte le naissain (tout petit coquillage) ou l'alevin (bébé poisson) en milieu naturel. Il peut également les acheter dans des fermes aquacoles ou les produire lui-même. Il accompagne leur développement en pilotant diverses opérations (tri, calibrage, choix de l'alimentation).
Un métier technique
Pieds et mains dans l'eau, ce professionnel est aussi un technicien, ayant acquis des connaissances en biologie et maîtrisant la réglementation en vigueur. Une réglementation très stricte. En salmoniculture, par exemple, l'aquaculteur doit effectuer lui-même la fécondation artificielle des poissons. D'une manière plus générale, l'aquaculteur doit contribuer à la bonne santé de ses petits protégés en soignant la qualité de leur eau et de leur alimentation. Le responsable d'élevage manage ses équipes (formation, organisation et contrôle du travail réalisé).
Arrivées à maturité (parfois au bout de 3 ans), les espèces sont conditionnées et prêtes à être vendues aux poissonniers, restaurateurs, entreprises de restauration collective...
Bûcheron/Bûcheronne
Au grand air, dans les forêts d'exploitation, le bûcheron ou la bûcheronne exerce un métier à la fois sportif et technique. Il ou elle abat les arbres, découpe des troncs, les trie et les empile sur place pour faciliter le travail du débardeur. Bonne condition physique, capacité à anticiper la direction et la surface couverte par la chute de l'arbre, respect des conditions de sécurité pour manipuler les tronçonneuses... caractérisent ces ouvriers et ouvrières d'exploitation forestière.
Synonymes : Ouvrier/ière d'exploitation forestière Secteurs professionnels : Agriculture, Fonction publique Centres d'intérêt : J'aime bouger, J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors, Je veux protéger la planète
Le métier
Dehors, sur des terrains parfois difficiles d'accès, tronçonneuse à la main, le métier de bûcheron est sportif... et technique ! Avant de couper un arbre, il faut étudier l'environnement alentour pour diriger sa chute, dans le respect des règles de sécurité afin d'éviter tout accident. Ensuite, il faut nettoyer le tronc, le découper, tronçonner les branches et empiler le bois en stères (volumes de bois mesurant 1 m3) selon l'usage de l'arbre (bois pour les charpentes, le chauffage, etc.). Savoir estimer le volume du bois «sur pied» est également essentiel, car les bûcherons et les bûcheronnes (aussi appelé/es ouvriers et ouvrières d'exploitation forestière) sont souvent payé/es à la tâche, c'est-à-dire au volume de bois débité. Selon les employeurs (entreprises de travaux forestiers, scieries, propriétaires de forêts, Office national des forêts…) et selon les saisons, les bûcherons peuvent être chargés d'entretenir la forêt : élagage des arbres, élimination des jeunes pousses, des ronces, des fougères… Des aptitudes physiques sont indispensables pour manier masse, hache et tronçonneuse, même si les matériels se sont allégés et perfectionnés. Aujourd'hui, de plus en plus de bûcherons et de bûcheronnes s'installent à leur compte et développent des compétences en comptabilité et en gestion. Ceux et celles qui exercent au sein de l'ONF (Office national des forêts) sont fonctionnaires ou salariés sous contrat, et sont dirigés par un responsable d'équipe. À noter : le métier peut parfois amener à vivre sur le lieu de travail, le temps d'un chantier.
Chef / Cheffe de cultures légumières
Les missions du chef de cultures légumières ? Répondre aux demandes des consommateurs (produire des légumes beaux, frais, savoureux et abordables), respecter l'environnement et s'adapter aux nouvelles technologies (informatique, électronique ...).
Secteur professionnel : Agriculture Centres d'intérêt : J'aime la nature, J'aime organiser, gérer, J'aimerais travailler dehors
Expert du végétal et des ressources humaines
L'activité du chef de cultures légumières est rythmée par les cycles saisonniers. Il planifie et gère la production de légumes selon les objectifs de vente. Il utilise des techniques agronomiques de précision, parfois entièrement automatisées, pour la préparation des sols ou substrats, l'irrigation, la fertilisation, le soin des cultures et la maîtrise du climat. Outre la technique et le suivi de son évolution, les ressources humaines et la qualité du travail d'équipe sont des facteurs clés de la réussite des entreprises légumières.
Gestionnaire d'une équipe
Le chef de cultures organise le travail d'une ou plusieurs équipes en animant, motivant, expliquant les consignes de travail. Il suit l'état des cultures, observe leur développement et choisit les végétaux à récolter. Il fait aussi appel à ses talents d'organisateur pour préparer les commandes, en prévoyant l'approvisionnement en plants et fournitures. Il gère les relations avec les techniciens de coopérative ou les commerciaux. Il contrôle et analyse les temps de travaux, les coûts de production et rend compte du déroulement des activités au responsable d'exploitation.
Conducteur /Conductrice de machines agricoles
Tracteur, ensileuse, moissonneuse-batteuse... Autant d'engins pilotés par le conducteur de machines agricoles, pour le compte d'un exploitant ou d'une entreprise de travaux agricoles. Il gère aussi l'entretien courant de ces machines sophistiquées.
Synonymes : Conducteur/trice d'engins agricoles Métiers Associés : Mécanicien/ne de maintenance des matériels agricoles ou d'espaces verts, Technicien/ne de maintenance des matériels agricoles ou d'espaces verts Secteurs professionnels : Agriculture, Agroéquipement Centres d'intérêt : J'aime bouger, J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors, Réparer, bricoler, j'adore ça
Une variété de machines
Le conducteur de machines agricoles conduit toutes sortes d'engins qu'il doit souvent acheminer jusqu'aux champs. Par exemple, un tracteur pour tirer la charrue ou déplacer le matériel d'irrigation des champs. Une ensileuse pour couper l'herbe ou le maïs de fourrage. Une moissonneuse-batteuse pour séparer tiges et grains... Il connaît leurs caractéristiques techniques et mécaniques et doit en assurer la programmation sur l'écran de bord, désormais intégré à tout nouvel engin.
L'entretien courant
Le conducteur doit s'assurer du fonctionnement optimum des équipements, et être capable d'effectuer des réparations courantes, mais aussi l'entretien, en hiver, lorsque le matériel est moins utilisé. Au programme : graisser, vidanger ou encore programmer le tableau de bord. Le cambouis et l'électronique embarquée ne l'effraient pas. En cas de problème important, il demande l'expertise d'un technicien de maintenance.
Une connaissance du terrain
Le conducteur de machines agricoles sait repérer les particularités d'une parcelle (taille, configuration, nature du sol). Il adapte les machines au type de travail demandé (labour, semis, épandage d'engrais, traitement, récolte, stockage...) et effectue les réglages nécessaires, comme par exemple la profondeur des sillons pour le semis.
Conseiller / Conseillère agricole
Le conseiller agricole accompagne les agriculteurs. À l'heure où l'agriculture se complexifie, il fait figure de partenaire privilégié de l'exploitant. Il l'aide à développer son activité, à choisir de nouveaux équipements et à améliorer la qualité.
Synonymes : Conseiller/ière d'entreprise agricole Métiers Associés : Conseiller/ère d'élevage Secteur professionnel : Agriculture Centres d'intérêt : J'ai le sens du contact, J'aime bouger
Relation de confiance
Comment aider une exploitation agricole en difficulté ? Quel engrais utiliser pour fertiliser les terres ? Comment diversifier les cultures et les sources de revenus ? En étroite collaboration avec l'agriculteur, le conseiller agricole cherche à répondre à ces questions. Il définit un projet et des objectifs à atteindre afin d'améliorer la quantité et la qualité de la production (végétale ou animale). Pour cela, il rencontre l'exploitant à intervalles réguliers. Une vraie relation de confiance doit s'établir car un projet peut s'étaler sur plusieurs années. Chaque exploitation étant unique, cet expert apporte une réponse adaptée à la situation, après avoir posé un diagnostic économique et technique.
Information et formation
Lors de réunions techniques, le conseiller agricole informe des groupes d'agriculteurs. Il rédige des rapports, transmet les résultats de la recherche agronomique aux producteurs, et les sensibilise aux problématiques de l'environnement, des crises sanitaires et de la fluctuation des prix. Il organise aussi des sessions de formation portant sur divers thèmes : la comptabilité et la gestion, le passage vers une agriculture raisonnée, le montage de demandes de subventions, les contraintes de la PAC (politique agricole commune européenne), etc.
Contrôleur / Contrôleuse de performance
Une appellation, deux professions : le contrôleur laitier et le contrôleur de croissance. Tandis que le premier analyse la qualité du lait, le second surveille la prise de poids du bétail destiné à la boucherie. Un appui technique indispensable pour les éleveurs.
Synonymes : Contrôleur/euse de croissance, Contrôleur/euse laitier/ère Secteur professionnel : Agriculture Centres d'intérêt : J'ai le sens du contact, J'aime bouger, J'aime la nature, Je veux m'occuper d'animaux
Analyser et sélectionner les laits
Le contrôleur laitier renseigne les éleveurs de vaches, de brebis ou de chèvres sur la quantité et la qualité du lait produit dans leurs exploitations. Sur place, il effectue des prélèvements qu'il analyse selon un protocole précis afin d'évaluer les valeurs nutritive et énergétique (taux de matières grasses, de protéines, qualités sanitaires, carences...) du lait produit. En fonction des résultats, il conseille l'éleveur sur les rations alimentaires, les surfaces de pâturage à valoriser, la sélection des génisses et des taureaux reproducteurs...
Contrôler le bétail avant consommation
De son côté, le contrôleur de croissance intervient sur les élevages d'animaux (boeufs, moutons, porcs) destinés à la boucherie. 2 à 3 pesées par an suffisent à s'assurer de la prise de poids. Autre pratique : le pointage. Le contrôleur de croissance mesure l'animal à différents endroits de son corps afin de vérifier son bon développement.
Horticulteur / Horticultrice
L'horticulteur cultive les jardins potagers, floraux, d'ornement et d'agrément. Cette appellation générale regroupe d'autres spécialistes : le floriculteur, le pépiniériste, le maraîcher et l'arboriculteur.
Synonymes : Ouvrier/ère horticole Métiers Associés : Agent/e arboricole, Maraîcher/ère, Pépiniériste Secteur professionnel : Agriculture Centres d'intérêt : J'ai la bosse du commerce, J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors
Des plantes aux petits oignons
L'horticulteur veille au développement des végétaux, depuis leur mise en culture jusqu'à la récolte, voire jusqu'à l'expédition chez les fleuristes ou les jardineries. Après la mise en terre (ou en pot), il surveille la croissance des plants, les arrose, les désherbe, les traite, les taille, les griffe ou encore les repique selon les cas. Pour favoriser la croissance des plantes, les horticulteurs choisissent des variétés, une terre et des engrais adaptés. Pour les cultures en extérieur, ils tiennent compte du sol et du climat.
Des clients bien conseillés
L'horticulteur est aussi un technicien et un commercial. Il guide les particuliers ou les professionnels dans leurs achats de plantes, les conseille sur les variétés, leur floraison, les soins à leur apporter, leur rendement, leur qualité, les lieux où elles s'épanouiront le mieux...
Des jardins sur mesure
À partir du projet d'un paysagiste ou d'un particulier, l'horticulteur étudie la faisabilité, organise le chantier, achemine les matériaux (végétaux, terre, engrais...) pour créer un jardin sur mesure.
Ingénieur / Ingénieure en expérimentation végétale
Céréales OGM (organismes génétiquement modifiés), croisements d'optimisation pour créer des fleurs exceptionnelles... l'ingénieur en production et expérimentations végétales innove, dans le respect des exigences éthiques et sociales et des normes en vigueur.
Synonymes : Chercheur/euse en agronomie spécialisé en production végétale, Enseignant/e-chercheur/euse en production végétale, Ingénieur/e agronome en production végétale Secteurs professionnels : Agriculture, Fonction publique, Industrie alimentaire, Recherche Centres d'intérêt : J'aime faire des expériences, J'aime organiser, gérer, Je rêve de travailler à l'étranger, Je suis fort en langues
Prospection botanique
Spécialiste du végétal, l'ingénieur en production et expérimentations végétales conçoit, met en oeuvre et assure le suivi de protocoles expérimentaux dans la recherche agronomique. Il expérimente, traite les données et interprète les résultats de ses observations. Il assure la reproduction dirigée et la conservation des espèces végétales (semences, organes de réserve...), planifie et organise la production, choisit et adapte les outils et techniques liés à la production végétale. Il conduit des programmes de sélection, de croisement, de multiplication et de conservation des espèces végétales, dans un but précis comme la création d'une fleur noire, le Graal de l'horticulture.
Gestion de l'unité de production
Il organise, coordonne, contrôle l'ensemble des espaces de l'unité de production végétale (constituée des cultures en laboratoire, en plein champ, sous serre...). Il diagnostique les éventuelles anomalies de fonctionnement et pilote les opérations de maintenance des installations. Il gère les moyens humains, matériels et financiers. Il conçoit et anime des actions de formation en production et expérimentations végétales auprès de collaborateurs, fait appliquer les règles d'hygiène et de sécurité (en termes de toxicologie, de réglementation, etc.).
Ingénieur forestier / Ingénieure forestière
Avec près de 15 millions d'hectares, la forêt française a besoin de professionnels. L'ingénieur forestier en fait partie. Il gère les projets d'aménagement et d'exploitation de cet immense territoire, tout en respectant l'environnement.
Secteurs professionnels : Agriculture, Fonction publique Centres d'intérêt : J'ai le sens du contact, J'aime bouger, J'aime la nature, J'aime organiser, gérer, J'aimerais travailler dehors, Je veux protéger la planète
Préserver et exploiter la forêt
L'ingénieur forestier décide des coupes et des plantations pour reboisement. Il veille aux milieux naturels en recensant la faune et la flore, en préservant une espèce d'arbre ou en créant une réserve biologique. Il gère aussi l'entretien de la forêt pour lutter, par exemple, contre les incendies, les inondations, les glissements de terrain, les bois morts...
Projeter la forêt dans l'avenir
Pour mener à bien ses missions, l'ingénieur forestier élabore des plans de gestion de la forêt sur 15 ou 20 ans. Pour cela, il organise le travail de ses équipiers sur le terrain et rencontre de nombreux partenaires (propriétaires, acheteurs, entrepreneurs, élus locaux...).
Sensibiliser le public
Pour accueillir, informer et sensibiliser le public, l'ingénieur forestier participe à de nombreux projets. Créer des sentiers thématiques pour valoriser la faune et la flore de la forêt, installer des aires de pique-nique ou des terrains de camping en harmonie avec l'environnement... Ou encore équiper la forêt en voies d'accès, de stationnement ou en fossés d'écoulement des eaux ...
Maraîcher / Maraîchère
Sans lui, pas de beaux légumes frais dans l'assiette. Le maraîcher cultive les légumes en plein champ ou sous serre. Un métier en contact avec la nature, moins physique grâce à la mécanisation, mais qui nécessite toujours rigueur et attention.
Secteur professionnel : Agriculture Centres d'intérêt : J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors
Faire pousser les légumes
En plein champ ou sous serre, le maraîcher réalise de nombreuses opérations avant la récolte des légumes et des plantes aromatiques et leur commercialisation. Il prépare le sol, sème ou repique de jeunes plants, applique des traitements pour lutter contre les parasites et les maladies, arrose, enrichit la terre avec des engrais, suit le développement des plants et entretient les cultures et les équipements d'irrigation, de fertilisation...
Profiter des technologies
De plus en plus, le maraîcher utilise des techniques agronomiques de précision, parfois entièrement automatisées. Par exemple, pour préparer des sols ou des substrats (produits qui remplacent la terre dans certaines cultures de serre). Pour irriguer, fertiliser, soigner les cultures et maîtriser le climat.
Gérer travail et commandes
Le maraîcher organise le travail des ouvriers maraîchers, les motive tout en veillant aux consignes de sécurité. Il gère la préparation des commandes en prévoyant l'approvisionnement en plants et fournitures, les coûts de production et d'expédition. Il gère enfin les relations avec les techniciens de coopératives et les commerciaux.
Mécanicien / Mécanicienne en matériel agricole
Le mécanicien de maintenance des matériels agricoles ou d'espaces verts effectue l'entretien périodique des matériels qui lui sont confiés. Il assure les réglages et repère les anomalies qui pourront faire l'objet d'une intervention plus poussée.
Secteurs professionnels : Agriculture, Agroéquipement, Fonction publique Centres d'intérêt : Je veux travailler de mes mains, Réparer, bricoler, j'adore ça
Entretien et petites réparations
Graissage, vidange, changements de pièces usées ou défectueuses, révisions générales sont les tâches principales du mécanicien de maintenance, particulièrement en hiver lorsque les machines sont davantage au repos. À partir du printemps, selon la structure dans laquelle il travaille, il peut se déplacer pour aller effectuer des dépannages en urgence.
Sur les machines agricoles
Tracteur, moissonneuse-batteuse, trayeuse... le mécanicien entretien un large parc de machines sur lesquels il se forme constamment, au rythme des évolutions techniques. Les automatismes et les systèmes embarqués étant de plus en plus présents dans les engins agricoles, le mécanicien de maintenance les paramètre et reprogramme en fonction des besoins de son client. Pendant les travaux des champs, il se tient prêt à intervenir en urgence pour un dépannage, afin de ne pas bloquer la récolte.
Sur les matériels d'espaces verts
Motoculteur, tondeuse, taille-haie ou encore tronçonneuse sont les appareils que le mécanicien de maintenance des matériels d'espaces verts doit entretenir ou réparer au fil de l'année. Il contrôle chaque pièce avant de rendre l'appareil à son propriétaire, afin que celui-ci puisse travailler en toute sécurité.
Œnologue
Scientifique au palais développé, l'oenologue est un chef d'orchestre dans le secteur vinicole. Salarié ou indépendant, il analyse et supervise tous les stades de la production du vin, du cep de vigne à la table. Son credo : la qualité.
Secteur professionnel : Agriculture Centre d'intérêt : J'ai le sens du contact
Conseiller les viticulteurs
Pour améliorer la qualité de son vin, le viticulteur fait appel à l'oenologue. Ce dernier le conseille sur le choix des cépages (variétés de plants de vigne), le terroir, les traitements éventuels à appliquer aux vignobles. Après analyse des raisins, il fixe les dates de vendanges et veille à leur bon déroulement. Il peut également sélectionner les fûts, bouchons et bouteilles les plus adaptés.
Superviser la vinification
L'oenologue supervise toutes les étapes de la vinification (fabrication du vin) ou de la distillation (élaboration des alcools). Grâce à ses connaissances des cépages, des climats et des savoirs-faire, il participe à la montée en qualité d'un vin. Son expertise couvre également la conservation, l'assemblage, l'élevage et la mise en bouteilles. Pour évaluer la qualité du vin et en corriger, si nécessaire, les défauts, il goûte régulièrement et effectue des analyses.
Assurer un rôle commercial
Ambassadeur des vins, l'oenologue sait goûter un vin et en parler longuement, en expert. Il peut donc participer à sa promotion et à sa commercialisation, notamment lorsqu'il s'agit de grands crûs.
Ouvrier forestier / Ouvrière forestière
Les récentes tempêtes ont mieux fait connaître le travail des ouvriers forestiers. Sylviculteurs ou bûcherons, ils réalisent au quotidien les travaux d'entretien et d'aménagement des massifs forestiers. Un métier à exercer en plein air... qu'il pleuve, neige ou vente.
Synonymes : Bûcheron/ne, Sylviculteur/trice Métiers Associés : Bûcheron/ne, Sylviculteur/trice Secteurs professionnels : Agriculture, Fonction publique Centres d'intérêt : J'aime bouger, J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors, Je veux protéger la planète
Entretien et conservation
Le métier comporte deux volets. D'une part, l'entretien et l'exploitation de la forêt, réalisés par les bûcherons ; d'autre part, l'aménagement et le reboisement de la forêt, effectués par les sylviculteurs.
Abattage
Le bûcheron prépare le chantier, coupe et façonne les arbres selon leur utilisation (bois d'oeuvre, bois d'industrie, bois de feu). Il réalise l'abattage des arbres en dirigeant les chutes. Il façonne à l'aide d'une tronçonneuse les produits forestiers selon un cahier des charges très précis. Il pratique des opérations de débusquage et débardage (deux opérations de déplacement) pour amener les arbres abattus sur les lieux de stockage ou d'embarquement.
Régénération de la forêt
L'agent sylvicole réalise les opérations nécessaires à la vie et à la régénération de la forêt, notamment la plantation, le débroussaillage, l'élagage... Il met en place les peuplements. Il s'occupe de la protection des plants contre les gibiers, ou du débroussaillement. Il participe également aux travaux d'équipements et d'aménagement de la forêt : drainage des fossés, ouverture des routes forestières, terrassements.
Technicien forestier / Technicienne forestière
Très proche du terrain, le technicien forestier est un véritable gestionnaire de la forêt. Cette profession, aux débouchés restreints, s'adresse à des jeunes motivés par le contact avec la nature.
Synonymes : Conseiller/ère forestier/ère Secteurs professionnels : Agriculture, Fonction publique Centres d'intérêt : J'aime bouger, J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors, Je veux protéger la planète
Surveiller et gérer la forêt
Le technicien surveille et gère la forêt, en accord avec les ingénieurs forestiers : il décide quels arbres doivent être abattus, quelles parcelles sont à replanter, avec quelles essences, quand et comment défricher les sous-bois... Il encadre sur le terrain une petite équipe lors des opérations d'élagage, d'abattage ou de reboisement. À l'ONF (Office national des forêts), il gère la forêt publique, dresse des bilans, réalise des enquêtes et des études, effectue un contrôle économique et technique. Il propose aussi des solutions : par exemple, pour aménager des sentiers dans des sites détériorés.
Au ministère de l'Agriculture, il met en place la politique forestière : protection des forêts, reboisement, amélioration des essences...
Sensibiliser la population
Au technicien forestier de sensibiliser le public, en particulier les enfants, à la protection de la nature, grâce à la création de sentiers de découverte ou de parcours santé, par exemple. Portant uniforme et arme, il peut verbaliser les contrevenants au code forestier.
Exploiter la forêt
En domaine privé, le technicien forestier est chargé de développer et d'exploiter la forêt dans un but de rentabilité : coupes de bois et vente à des scieries, plantation, surveillance de la pousse. Il conseille aussi les propriétaires pour les aider à mettre leur domaine en valeur.
Vétérinaire
Les vétos ? En ville, leurs patients sont des chiens, des chats, des rongeurs... À la campagne, ce sont les animaux de la ferme. Dans les deux cas, les vétérinaires conseillent les propriétaires des animaux de compagnie ou les éleveurs, mais d'autres débouchés sont possibles.
Secteurs professionnels : Agriculture, Industrie alimentaire, Industrie pharmaceutique, Recherche Centres d'intérêt : J'ai le sens du contact, J'aime faire des expériences, Je veux être utile aux autres, Je veux m'occuper d'animaux, Ma vocation est de soigner
Soigner les animaux de compagnie
Le vétérinaire dit « canin » soigne, opère et stérilise surtout les chiens et les chats. Il s'occupe aussi de petits mammifères, de reptiles et d'oiseaux. Il exerce le plus souvent en cabinet; en clinique (il peut alors hospitaliser les animaux) ou bien dans des CHV (centres hospitaliers vétérinaires) qui sont en plus dotés de vétérinaires spécialistes dans différents domaines (médecine interne, chirurgie, dermatologie, imagerie médicale, etc.
Soigner les animaux de production
À la campagne, le vétérinaire « mixte » partage son temps entre les animaux de compagnie et les interventions en élevage. Ce vétérinaire rural donne à l'éleveur des conseils techniques et diététiques. Il effectue également des contrôles sanitaires. Il réalise des soins et des interventions chirurgicales sur les animaux de l'élevage. Il garantit ainsi le bien-être animal et la qualité sanitaire « de la fourche à la fourchette » : il est présent depuis l'insémination artificielle d'une vache jusqu'à la naissance de son veau et au contrôle de son lait, et jusqu'à son départ pour l'abattoir.
Soigner les chevaux
À la ville ou à la campagne, le vétérinaire s'occupe également de la médecine et de la chirurgie équines. Il est alors vétérinaire « canin » ou « rural » avec une activité en lien avec les chevaux ou vétérinaire souhaitant se consacrer uniquement aux équidés.
Soigner les animaux sauvages
Qu'ils soient en captivité ou en liberté, les animaux sauvages ont, eux aussi, besoin des soins d'un vétérinaire. C'est même une obligation légale dans les zoos. Le nombre d'emplois concernés reste toutefois très faible.
Garantir la santé publique
Le vétérinaire, qu'il soit privé sous contrat avec l'État ou fonctionnaire (inspecteur de la santé publique vétérinaire, fonctionnaire du ministère de l'Agriculture,) participe au contrôle de l'hygiène et de la sécurité sanitaire dans les abattoirs, les industries agroalimentaires et tous les lieux de restauration. Il intervient en cas d'épizootie (maladie animale contagieuse) et surtout en cas de zoonose (maladie animale transmissible à l'homme) et participe ainsi largement à la santé publique. Il est le garant du respect des lois et règlements en vigueur en matière de santé animale, de santé publique et de bien-être animal.
Participer à la recherche
Dans l'industrie, le vétérinaire participe à la mise au point, à la production et à la commercialisation de médicaments et d'aliments pour animaux, de produits agroalimentaires. Il peut aussi s'orienter vers la recherche universitaire ou les laboratoires d'analyses.
Viticulteur / Viticultrice
Pour cultiver la vigne, récolter le raisin, le vinifier puis vendre le vin, le viticulteur doit travailler dur et apprendre en permanence. Dans un pays réputé pour ses grands crus, les amateurs n'ont pas leur place.
Synonymes : Vigneron/ne Secteur professionnel : Agriculture Centres d'intérêt : J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors
Maîtrise des étapes viticoles
Selon qu'il travaille seul, emploie des salariés ou adhère à une coopérative, le viticulteur réalise tout ou partie des opérations suivantes : culture de la vigne, récolte du raisin, vinification (fabrication) du vin, conditionnement et vente.
Entretien des vignes
L'élaboration d'un bon produit vient avant tout de matières premières de qualité. Ainsi, au fil des saisons, y compris l'hiver, le viticulteur entretient ses vignes et effectue différents travaux : taille, effeuillage, palissage, ébourgeonnage, nouvelles plantations...
Vendanges
À la fin de l'été, le viticulteur vendange ses vignes, c'est-à-dire qu'il récolte le raisin. Selon les vignobles et les exploitations, les vendanges se font manuellement ou mécaniquement.
Vinification (fabrication) du vin
Une fois le raisin récolté, le viticulteur peut faire le choix de procéder lui-même à la vinification, ou d'acheminer le raisin vers une cave coopérative ou un négociant qui procéderont à la transformation du raisin en vin. Le raisin est alors trié puis pressé, afin d'obtenir du moût (jus, peaux, grains, etc.). Le viticulteur procèdera ensuite à la fermentation du moût, c'est-à-dire la transformation des sucres en alcool pour obtenir du vin. Une fois le vin clarifié (procédé qui consiste à retirer les résidus solides), le vin est transféré dans une cuve ou en fût, et enfin mis en bouteille.
Commercialisation du vin
Le viticulteur peut commercialiser lui-même son vin ou via une coopérative s'il décide d'y livrer son raisin. Dans ce cas, il doit travailler en accord avec d'autres exploitants. Il peut également se faire négociant et commercialiser la récolte d'autres viticulteurs. Pour cela, il doit connaître les goûts des clients, les méthodes de publicité et les réseaux de distribution.
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