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Ressources Hydriques

 

 

Lacs, Chotts


LISTE



A : Agoulmim n'Iker
B : Chott El Beïdha-Hammam Essoukhna
C : Chott ech Chergui
F : Lac de Fetzara
G : Chott el-Gharsa
H : Lac Halloula - Chott el Hodna
M : Chott Melrhir - Chott Merouane - Chott Mouïa Tafelat - Mzouri
N : Lac Noir (Akfadou)
O : Lac Oubeïra
R : Lac de Réghaïa
S : Sebkha d'Oran - Lac de Sidi Mohamed Benali - Chott Sidi Slimane - Chott Tinsilt - Lac El Mellah - Lac Tonga


DESCRIPTION


Le lac Noir :


Le lac Noir est un lac naturel, situé dans la forêt de l'Akfadou dans la commune d'Adekar à 1200 m d’altitude, est d’une superficie d'environ 3 hectares et d' 1 m de profondeur. Une digue artificielle a été construite d'un côté du lac pour maintenir un niveau d'eau appréciable.

► Accès :
De Béjaïa, le lac est joignable à partir de la RN 12, et via un chemin de wilaya qui traverse la localité d'Adekar.


Agoulmim n'Iker :


► Localisation :
Agoulmim n'Iker est situé dans le massif forestier de l'Akfadou, dans la daïra de Chemini située à environ 60 km au sud-ouest de Béjaïa, dans la région de Kabylie. Le lac est à 1 035 mètres au-dessus du niveau de la mer1. Le point le plus élevé dans les environs les plus proches du lac est de 1 562 mètres d'altitude. Autour d'Agoulmim n'Iker, le paysage est composé principalement de terres agricoles .

► Climat :
Le climat méditerranéen prévaut dans la région. La température moyenne annuelle dans la zone est de 19 °C. Le mois le plus chaud est juillet quand la température moyenne est de 31 °C et le plus froid est janvier, avec 8 °C. La moyenne des précipitations annuelles est de 1 055 millimètres. Le mois le plus pluvieux est février, avec une moyenne de 189 mm précipitations, et le plus sec est juillet, avec 5 mm de pluie.

► Toponymie :
Dans la langue berbère kabyle, Agoulmim n’Iker signifie le "lac du bélier"; le mot Agoulmim signifiant lac et le mot Iker désignant le bélier.


Chott ech Chergui :


Le chott ech Chergui est un lac d'eau salé situé dans le nord-ouest de l'Algérie. C'est l'un des plus grands lacs d'Algérie et d'Afrique du Nord.
C'est une vaste sebkha située au centre des Hauts plateaux d'Oranie, dans l'ouest de l'Algérie. Il est occupé par une étendue d'eau peu profonde et à l'extension variable, sa largeur est de 160 km et sa superficie varie en fonction des précipitations.
C'est aussi, une zone humide protégée par la convention de Ramsar depuis le 2 février 20015. Le site Ramsar a une superficie de 8 555 km², il constitue le foyer naturel pour de nombreuses espèces animales et végétales menacées et vulnérables.


Chott El Beïdha-Hammam Essoukhna :


Chott El Beïdha-Hammam Essoukhna est une Sebkha, un lac salé saisonnier avec une prairie permanente couverte par une végétation halophyte qui se trouve en Algérie entre la wilaya de Sétif et la wilaya de Batna, classé comme site Ramsar depuis le 12 décembre 2004. La zone fait partie du domaine public de l’état algérien, elle est contrôlée par trois ministères : le ministère de l’agriculture et le développement rural, des ressources en eau et de l’aménagement du territoire et de l’environnement

► Relief, hydrographie :
Le relief du chott est plat à l’exception de la partie nord où il est en forme de dunes. Le bassin versant de la zone reçoit un débit moyen annuel de 16 millions de m3, le site s’inonde avec la forte pluie si le niveau d’eau atteint les 1,5 m de profondeur, et se dessèche en été à partir de juin, et en consonance du dessèchement on peut voir toute la zone dans une couleur blanche remplie de sel, le pH est basique et varie autour de 8,5

► Situation :
Le site se trouve entre les deux wilayas de Batna et de Sétif, la plus grande partie se trouve à Sétif et plus particulièrement à la commune de Hammam Sokhna et le reste du site à Batna

► Climat :
Le climat de la zone est de type semi-aride froid, les précipitations varient de 300 à 350 mm par an, la sebkha fait partie des zones humides. L’humidité annuelle moyenne est de 62,74 %, le nombre de jours de neige est de 19 jours par an et il gèle en moyenne presque 2 mois par an


Chott el Hodna :


Le chott el Hodna est un lac salé endoréique du nord-est de l'Algérie. Il est le deuxième plus grand lac d'Algérie (après le chott Melrhir) et donc l'un des plus grands d'Afrique du Nord.

► Présentation : Le chott el Hodna fait partie d'une série de chotts qui se sont développés aux endroits de convergence des eaux provenant de l'Atlas saharien au sud (Aurès) et de l'Atlas tellien au Nord (Chréa et Djurdjura). La cuvette (bassin) du Hodna a une superficie de 8 500 km2 dont 1 100 km2 pour le chott à proprement parler. Il est situé à 400 mètres d'altitude. Son alimentation est assurée par au moins 22 cours d'eau principaux auxquels il faut ajouter des sources d'eau douce. Il se met en eau uniquement en hiver, sec et salé en été, des croûtes de sel couvrent toute son étendue. À cause d'une forte évaporation, il se transforme régulièrement un désert de sel.

► Localisation :
La sebkha (chott) s'étend entre deux wilayas du nord-est de l'Algérie, M'Sila et Batna. Au sud-est du chott, on trouve les communes Abdelkader Azil, M'doukel, Bitam, Barika qui appartiennent administrativement à la wilaya de Batna, à l'ouest du chott sont situées les communes de la wilaya de M'sila, M'Cif, Khoubana, Maarif, Chellal, Ouled Madhi, Souamaa et Aïn Khadra.

► Le chott, un milieu naturel unique au monde :
Le Chott el Hodna est un type de zone humide représentatif au niveau de la Méditerranée de par l'étendue de sa superficie et de son bassin versant. Sa situation en zone aride est un autre atout justifiant le degré de rareté de ce type de milieu naturel d'un seul tenant ayant subi peu ou pas de transformations importantes par l'homme. Enfin le chott est un modèle représentatif de par la présence de plusieurs types de sols, de bioclimats et de variétés biologiques. La faune et la flore riche de ce chott abritent des espèces menacées telles que la gazelle de cuvier. La faune, riche et diversifiée, est composée de 119 espèces d'oiseaux, 20 espèces de mammifères et 10 espèces de reptiles.
Depuis le 2 février 2001, le Chott el Hodna est une zone humide protégée par la Convention de Ramsar.

► Autorités de gestion :
Ce sont la Wilaya de M'Sila et la Wilaya de Batna qui sont chargées de la gestion du site par l'intermédiaire de la direction des ressources en eau de ses deux wilayas. En effet, parmi les 11 communes chevauchant le chott, 3 appartiennent à la Wilaya de Batna et 8 à la Wilaya de M'Sila à raison de 1 000 km2 pour la Wilaya de M'Sila et 100 km2 pour la Wilaya de Batna.


Chott el-Gharsa :


Le Chott el-Gharsa ou Chott el-Rharsa (arabe : شط الغرسة soit Šaṭṭ al-Ġarsa) est un chott situé au sud-ouest de la Tunisie, plus particulièrement dans le gouvernorat de Tozeur, à la frontière entre l'Algérie et la Tunisie. Il se trouve dans une dépression et atteint dans sa partie septentrionale son point le plus profond, soit 17 mètres en dessous du niveau de la mer, altitude la plus basse du territoire tunisien.

► Géographie et géologie :
Le chott s'étend sur environ cinquante kilomètres d'est en ouest, alors que sa largeur maximale du nord au sud atteint environ vingt kilomètres dans sa partie orientale. Chacune des zones du chott possède sa propre dénomination : Chtihatt Sghatt, Mejez Sfa et Er Rahim. Sur son flanc méridional se situe la région semi-aride du Jérid. Au nord s'élèvent de hautes montagnes d'un anticlinal régional composé de roches sédimentaires datant du Crétacé et de l'Éocène. Des processus tectoniques de l'époque du Tertiaire, dans le sud de l'actuelle Tunisie, ont créé des failles, des flexions et des anticlinaux. L'érosion et les mouvements de terrain ont laissé derrière eux, entre des cuestas existantes (contreforts orientaux du Djebel Chareb), une dépression en forme de cuvette et remplie de sédiments. Ces cuestas, à la manière de montagnes allongées, forment les limites nord et sud du Chott el-Gharsa. Son voisinage méridional est formé de sables alluvionnaires et s'inscrit dans le plateau saharien avec ses paysages désertiques et ses oasis.À l'échelle géologique, le chott appartient à une série de dépressions, dont le Chott el-Jérid en Tunisie et la Chott Melrhir en Algérie, traversant d'ouest en est la partie méridionale de l'Atlas.

► Fata Morgana sur le chott :
L'afflux principal d'eau douce provient de l'oued el Melah, récoltant l'eau depuis la région entre les villes de Métlaoui et Gafsa. Dans ses zones limitrophes, le Chott el-Gharsa capte de l'eau douce dans l'aquifère. En outre se produisent ici, tout comme dans le Chott el-Jérid, des prélèvements d'eau douce appelés aioun (singulier : aïn) sous la croûte de sel existante, depuis les couches de sable les plus profondes.

Les dépôts dans le bassin sont constitués de sable et d'évaporites. Par conséquent, on y trouve des dépôts de gypse déposés à l'époque du Pléistocène. Ces successions sédimentaires ont été comparées avec les évaporites sur la surface de Mars.


Chott Melrhir :


Le chott Melrhir, aussi orthographié chott Melghir, ou plus précisément Chott Melghigh, est un lac salé endoréique du nord-est de l'Algérie.

► Géographie :
Le lac a une surface d'environ 6 700 km² et il est le plus grand lac d'Algérie. Il se trouve à 35 m sous le niveau de la mer. À cause d'une forte évaporation, il devient régulièrement un désert de sel.
Les villes de Biskra, El Oued et Touggourt se trouvent à proximité.
Le chott Melrhir est une zone humide protégée par la Convention de Ramsar.

► Toponymie :
Chott Melrhir, est une déformation du nom Chott Melghigh, qui est composé de deux mots: chott et melghigh. Le mot chott (de l'arabe chatt شط, « rivage ») désigne, en Afrique du Nord, une étendue d'eau salée permanente, aux rivages changeants, située dans les régions semi-arides. Melghigh joue le rôle de déterminatif. Melghigh, est un mot berbère qui veut dire la fontanelle, en raison très vraisemblablement du fait que le chott est situé dans une dépression (-35 m).

► Climat :
Le climat dans le Chott Melrhir est chaud et aride avec une forte évaporation et de faibles précipitations. Les températures moyennes les plus basses et les plus élevées sont de 11,4 et 34,2 ° C, respectivement, et la température minimale est d'environ 0 ° C. Les précipitations annuelles sont inférieures à 160 mm. Les vents ont une vitesse comprise entre 2,7 et 5,3 m / s et sont principalement dirigés vers le sud-est entre juin et septembre et le nord-ouest, entre l'automne et au début du printemps. Les tempêtes de sable sont plus fréquentes en hiver et à la fin de l'été et durent 39 jours par an en moyenne.


Chott Merouane :


► Situation géographique :
Le lac salé chott Merouane, aussi nommé chott Felrhir, est situé au nord-est du Sahara septentrional, à environ 9 km du chef-lieu de la daïra d'El M'Ghaïr, dans la vallée de N’sigha, et à l'ouest de Hamraïa, au nord de la wilaya d'El Oued en Algérie. Ce chott, moins important et moins connu que le chott Melrhir, est séparé de ce dernier par des dunes du Grand Erg Oriental sur une distance de 4 km de longueur1. Il couvre une superficie de l’ordre de 333,7 ha2. Chott Merouane est considéré comme la plus basse altitude du nord de l’Afrique (41 m au-dessous du niveau de la mer). Ses coordonnées géographiques sont 33° 58′ 27″ Nord, 6° 03′ 31″ Est.

La région de chott Merouane fait partie de l’ensemble des étendues lagunaires de l’Afrique du Nord où les chotts Melrhir et Merouane constituent avec l’ensemble des chotts tunisiens (chott el-Jérid) et algéro-tunisiens (chott el-Rharsa) la plus grande dépression fermée.
Ce chott est classé parmi les zones humides d’importance internationale de la liste Ramsar.

Le chott est rattaché administrativement à la wilaya d’El Oued. Il est limité au nord et à l’est par la commune de Hamraïa, au sud-est par la commune de R’guiba (Sif El Menadi) et à l’ouest par la commune d’Oum El Thiour et la commune de M’ghaïr (N’sigha et Dendouga).

► Localités les plus proches :
La commune de Hamraïa, traversée par la RN 3, est située à l'est et au nord du Chott. Non loin des rives ouest, se trouvent Ourir-N'Sigha et Dendouga, deux localités dépendantes de la commune d'El M'Ghaïer. Du côté sud-Ouest du Chott, est située la localité de Aïn-Cheikh, qui dépend de la commune de Sidi Khellil.


Chott Sidi Slimane :


Chott Sidi Sliman est un chott qui fait partie des zones humides de la wilaya de Ouargla. Il est classé comme site Ramsar depuis le 12 décembre 20041. La zone dépend de la wilaya de Ouargla, du ministère de l’agriculture et du développement rural et du ministère des ressources en eau

► Relief, hydrographie :
La zone se trouve sur un relief plat au sol couvert de sable . Les eaux sont formées par des accumulations excédentaires de drainage des palmeraies avoisinantes et par des eaux souterraines .

► Situation :
Le chott est situé à environ 500 m du village de Sidi Slimane de la commune du même nom, dans la daira de Megarine au nord de la wilaya de Ouargla, pas très loin de la zaouia de sidi Slimane, et au centre d’une palmeraie et d’une roselière très dense qui atteint 10 mètres. Par l’est passe le chemin communal № 35, et le chemin de ferre la traverse .

► Climat :
Le climat de la zone est de type aride, les précipitations saisonnières sont de 19,6 mm en hiver, 18,3 mm au printemps, 2,4 mm en été et 17,7 mm


Chott Tinsilt :


Chott Tinsilt est un lac salé qui fait partie des zones humides des Hautes Plaines de la région constantinoise, il se situe dans la wilaya d'Oum El Bouaghi.
Il est classé comme site Ramsar depuis le 12 décembre 2004.
La zone dépend de l'Organisation de la Conservation des Forêts de Ouled Zouai, de la direction de l’hydraulique et de l'Inspection Régionale de l’Environnement

► Relief, hydrographie :
La zone se trouve sur la partie nord de la plaine de Ouled Zouaï entouré par des collines. Le chott est alimenté par les eaux pluviales de l'oued Ben Zerhaïb en grande partie, et du côté Nord-Ouest par les eaux usées provenant de Souk Naamane avec de petites quantités. La sortie des eaux se fait du côté Sud-Ouest, et contourne le site pour rejoindre Sebkhet El Zemoul. La superficie du bassin versant du chott peut atteindre les 10 300 ha avec une profondeur maximale de 0,5 mA .

► Situation :
Le chott est partagé entre les deux communes de Souk Naamane et Ouled Zouaï, de la wilaya d'Oum El Bouaghi. Il se situe à 5 km de la commune de Souk Naamane et à 17 km au Sud de la ville de Aïn M'lila, la RN 3 qui va de la ville de Constantine à Batna, et la voie ferrée entre Constantine et Biskra, et Sebkhet El Zemoul, se trouve à l'est .

► Climat :
Le climat de la zone est de type semi-aride, les précipitations varient de 196 à 370 mm par an, les pluies ont un caractère torrentiel et irrégulier, le chott fait partie des zones humides. L’hiver est froid car il se trouve dans un climat continental froid, la température minimale est de 2,9 °C, en été le sirocco souffle, et les lieux deviennent secs et chauds, la température maximale est de 36,9 °C.

► Espèces animales et végétales :
Sur le site, onze espèces d’oiseaux viennent hiverner, à savoir le Canard colvert, la Sarcelle d'hiver, le Canard siffleur, le Canard pilet, le Canard souchet, l'Oie cendrée, le Tadorne de Belon, l'Érismature à tête blanche, la Foulque macroule, le Flamant rose et le Grue cendrée, au total près de 9 025 individus en 2005 . Parmi les mammifères présents se trouvent le Renard roux Vulpes vulpes, le Chacal doré Canis aureus, le Lièvre commun Lepus capensis et le Rat noir Rattus rattus, parmi les amphibiens le crapaud Bufo mauritanica, parmi les reptiles le lézard Acanthodactylus sp. et la Cistude Emys orbicularis et parmi les invertébrés les crustacés Daphnia sp. et Artemia sp. et le gastéropode Helix pyramidata .

La chott est composée de deux grandes familles de végétation, les Chénopodiacées et les Aizonacées, dont les plus connues sont Mesembryan nodiflorum, les salicornes Salicornia arabica et Arthrocnemum indicum, la Ruppie maritime Ruppia maritima et l'arroche Atriplex


Lac de Fetzara :


Le lac de Fetzara (Fezzara) est un lac algérien qui se trouve à quinze kilomètres au sud-ouest de la ville d'Annaba.
Il recueille les eaux d'un bassin versant de 520 kilomètres carrés. Y débouchent l'Oued Mellah, l'Oued El Hout, l'Oued Zied.
Le lac a été reconnu site Ramsar le 4 juin 2003
Le lac Fetzara s’allonge sur 17 kilomètres d’Est en Ouest de la ville d’Annaba à l’extrême Est de l’Algérie et sur 13 kilomètres dans sa partie la plus large.
Le plan d’eau libre, dont l’eau douce est relativement temporaire selon l’intensité de la saison des pluies dont il dépend presque exclusivement, est généralement d’une étendue de plus de 5 800 hectares, auxquelles se rajoutent 4 000 hectares de terres inondables en saison hivernale constituant ainsi de vastes prairies humides.
Cette zone humide, sur le plan ornithologique, était au début du xxe siècle le site de nidification et d’hivernage le plus important de l’Est, après des travaux d’assèchement effectués durant l’époque coloniale, le lac s’est asséché durant de longues années et, de ce fait, a perdu ses qualités de site de nidification le plus important notamment pour la nidification de 12 espèces d’Anatidés, dont accidentellement, l’oie cendrée

► Géologie :
Les terrains bas constituant la majorité de la zone humide se sont formés durant l’Halocène. Les alluvions se sont formés à l’Ouest vers la côte de Skikda et, à l’Est, jusqu’à la région côtière de la plaine d’Annaba. Les montagnes, au Nord de la zone, sont formées de roches éruptives et métamorphiques du Trias. Ces roches sont des schistes cristallins et des granites. Les collines, au Sud du lac, formées au Miocène, sont constituées de flisch et de grès, et parfois de schistes mélangés aux alluvions. Des affleurements de roches se sont formés dans les montagnes situées au Nord du site, clivables, la désagrégation physique y est importante, ceci est à l’origine de la nature sableuse des terrasses.

► Géomorphologie :
La topographie du site se divise en 4 ensembles distinct: les montagnes aux alentours atteignant une altitude supérieure à 40 mètres, la terrasse formée au centre du lac atteignant une altitude comprise entre 2 et 40 mètres, la plaine d’Annaba avec une altitude comprise entre 11 et 20 mètres et enfin les terrains bas dont l’altitude est inférieure à 11 mètres. Il existe également 4 types de sols, peu évolués d’origine non climatique dus à l’érosion, aux colluvions et alluvions, les vertisols, alluvions gonflants riches en argile que la sécheresse arrive facilement à fissurer; des sols hydromorphes et des sols helomorphes à salinité élevée.

► Hydrologie :
Les eaux du lac Fetzara proviennent des montagnes environnantes, en dehors des nombreuses châabates (ruisseaux) en provenance des massifs environnants, il existe trois principaux oueds: Oued El Hout au Sud, Oued Mellah à l’Ouest et Oued Zied au Nord-Est. Les trois sont canalisés, leurs eaux sont normalement évacués par l’Oued Medjouba qui se déverse au niveau de l’Oued Seybouse qui débouche dans la mer Méditerranée, un peu plus à l’Est du site. Ceci est le résultat de la tentative avortée d’assèchement effectuée par les colonisateurs dans le cadre d’un programme d’envergure ayant touché la majorité des grandes zones humides du pays. Ces « aménagements », dont les effets perdurent aujourd’hui encore, font que le lac s’assèche régulièrement en saison estivale, les eaux de l’Oued El Hout continuant seules à alimenter le site.La partie la plus profonde du lac est formée par sédimentation à une altitude d’environ 10 mètres. Durant la saison pluvieuse, l’eau remonte jusqu’à la côte 12 mètres environ, soit à 2 mètres du niveau du centre du lac. Cet aspect temporaire, la succession de périodes d’assèchement et de mise en eau rend particulièrement intéressant le lac au vu de la minéralisation renouvelée à chaque saison, ce qui crée un milieu extrêmement favorable pour l’alimentation des oiseaux hivernants et notamment les Anatidés de surface et les foulques.

► Bassin versant :
La superficie du bassin versant du lac, y compris les oueds et les châabets (ruisseaux) représente 515 km2, au Sud, le bassin versant dont la ligne de partage des eaux se situe entre 300 et 400 mètres d’altitude est relativement vaste et onduleux avec une légère pente en direction du lac. Au Nord, la ligne de partage des eaux se situe à une hauteur d’environ 100 mètres avec une pente raide, mis à part les versants de l’Oued Zied constitués de montagnes dont la hauteur s’élève à plus de 100 mètres. La ligne de partage des eaux des parties Ouest et Est se situe entre 20 et 3 mètres, le débit d’écoulement est estimé à 210 mm par jour en moyenne.ant du lac, y compris les oueds et les châabets (ruisseaux) représente 515 km2, au Sud, le bassin versant dont la ligne de partage des eaux se situe entre 300 et 400 mètres d’altitude est relativement vaste et onduleux avec une légère pente en direction du lac. Au Nord, la ligne de partage des eaux se situe à une hauteur d’environ 100 mètres avec une pente raide, mis à part les versants de l’Oued Zied constitués de montagnes dont la hauteur s’élève à plus de 100 mètres. La ligne de partage des eaux des parties Ouest et Est se situe entre 20 et 3 mètres, le débit d’écoulement est estimé à 210 mm par jour en moyenne.

► Climat :
De type méditerranéen, tempéré et caractérisé par une saison humide douce et un été chaud et sec, la température moyenne est de 11°C en hiver et 25°C en été. La pluviométrie se situe entre 600 et 700 mm par an, dont 80% sont concentrés durant la saison pluvieuse entre les mois d’octobre à mars. L’humidité moyenne mensuelle est de 68% à 75%. L’évaporation totale annuelle s’élève à 1 376 mm, l’évaporation mensuelle est supérieure à la pluviométrie mensuelle durant les mois de mars et octobre. Les vents, en période hivernale, sont de Nord-Est et Nord-Ouest, alors qu’en été, ils sont généralement de Nord-Est. Le Sirocco souffle environ 18 jours par an.


Lac de Réghaïa :


Le lac de Réghaïa est un lac situé dans le territoire de la commune de Réghaïa distante de 29 kilomètres à l'est de la ville d'Alger. Il recueille les eaux d'un bassin versant de 842 km2 d'où débouche l'Oued Réghaïa. Le lac avec la forêt de Réghaïa, a été reconnu site Ramsar le 4 juin 2003

► Historique : Avant les années 1930, lorsque les dunes retenaient l'Oued Réghaïa et que son lit n’avait pas été recreusé, il existait un marais naturel très riche en sauvagine, mais la quête de nouvelles terres agricoles a conduit à l'assèchement de l'oued par pompage, drainage et plantation d’eucalyptus.

Ce projet est finalement abandonné et une digue en terre est construite afin de créer un réservoir pour l'irrigation, puis une digue est construite pour retenir des volumes plus importants d'eau issus de l'oued. Le chenal en aval est alors recalibré.

► Caractéristiques physiques :
- Géologie
Le lac de Réghaïa est caractérisé par un synclinal néogène de dépôts fins du miocène et du plio-quaternaire situé à mi-chemin entre Gibraltar et le canal de Sicile. Cette formation géologique, en passant par un plissement puis un remblaiement, se caractérise par des faciès géologiques qui sont de type alluvionnaire et marécageux. Ceux datant du quaternaire récent et actuel se composent de dépôts marins et lacustres, d’alluvions récents caillouteux et limoneux, de dunes consolidées, de lumachelles à pétoncles, de poudingues et de grès marins, de sable argileux et d’alluvions anciens datant du quaternaire.

- Géomorphologie
Le lac de Réghaïa est localisé sur un plateau central surélevé de la région de Réghaïa. Sa surface, profondément creusée par de nombreuses vallées torrentielles, a une configuration ondulée sillonnée par l'Oued Réghaïa qui forme une petite vallée étroite comprenant deux versants.
L’un à l’est, appartenant anciennement aux domaines agricoles de Saïdani et Ali Khodja, est actuellement occupé par le Centre cynégétique de Réghaïa, le Centre national de baguage et une station de pompage.
L’autre, à l’ouest, est occupé par le Douar Aïn El Kahla et le Domaine agricole de Boudhane. Dans la partie nord de la vallée s'allongent des dunes, plus ou moins fixées, qui séparent l'embouchure de l'Oued Réghaïa de la mer Méditerranée.


Sebkha d'Oran :


La Sebkha d'Oran ou la Grande Sebkha d’Oran est un lac salé et temporaire d'Algérie situé dans le Nord-Ouest du pays, au sud de l'agglomération oranaise.

► Géographie :
La Sebkha d'Oran est un lac situé à 15 km au sud d'Oran dans la commune de Misserghin et distante de 12 km de la mer Méditerranée. Elle est une dépression, fermée à 110 mètres d’altitude, limitée au Nord par le massif du Murdjajo et au Sud par le massif de Tessala. La sebkha occupe le fond de cette dépression, présentant une topographie apparemment plane, mais légèrement inclinée vers l'ouest, avec un point bas à 80 mètres d'altitude, et un point haut à 82 mètres. De forme elliptique, sa longueur, d'orientation approximative sud-ouest/nord-est, est de 40 km, et sa largeur de 6 à 13 km.
Elle est alimentée par un réseau hydrographique qui afflue principalement des massifs du Tessala et du Murdjajo. Cependant l’eau de cette zone est salée. Le lac, qui forme une pellicule d'eau de 10 à 30 cm variant suivant la pluviométrie, s’assèche complètement durant l’été à la suite d'une très forte évaporation et de la sécheresse qui frappe la région. Le climat est de type méditerranéen semi aride, les précipitations varient entre 378 et 473 mm par an.

► Les terres avoisinant le lac sont utilisées pour l’agriculture :
Le sel du lac a des effets négatifs sur les franges Sud de l’agglomération d’Oran ainsi que sur les pistes de l’aéroport d’Oran.
La Sebkha d'Oran est reconnu en tant que site Ramsar depuis le 2 février 20014.

► Climat :
D'après Emberger , le climat d'Es Senia est de type semi-aride.

 

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