
Présentation des plantes médicinales
Généralités sur les plantes médicinales
Historique :
Les traces de l’utilisation des plantes médicinales existent en chine datent de plus de 5000 ans. Les inscriptions cunéiformes, présentes sur des tablettes sumériennes, de Mésopotamie, prouvent que le pavot était déjà recherché il y a plus de 2000 ans. Le papyrus médical d’Ebert (environ 1500 ans) est le premier recueil consacré aux plantes médicinales, proposant un inventaire de 12 plantes accompagné de leur mode d’utilisation (myrrhe, ricin, ail…).(ANTON, 1999).
Les Egyptiens, dont l‟histoire remonte à plus de 4000 ans qui furent les premiers à tirer parti du règne végétal dans un souci esthétique et spirituel. De petites amphores ayant semble-t-il contenues des essences et parfums ont été retrouvées dans les sarcophages des rois. L‟essence de térébenthine était déjà utilisée et tout porte à penser que certains parfums étaient déjà obtenus sous forme d‟huiles distillées.(LUCCHESI, 2005). En Inde, le «veda», livres sacrés contenant tout la sagesse divine, rédigés vers 1500 ans témoignent eux aussi de la connaissance des plantes.
Plus tard, la civilisation Arabe dont Bagdad, Bassora et Damas étaient les principaux centres commerciaux, développa le commerce des épices et des aromates, et donna une grande impulsion à l‟art de la distillation. C‟est Geber (721-815), qui mentionna le premier de façon écrite, la description de la distillation « sèche » et celle par intermédiaire de l‟eau.
L'Alambic est incontestablement associé à Avicenne (930-1037), tout comme le vase florentin est associé à Giovanni Baptistadella Porta (1540-1615). Ce dernier, dans son célèbre ouvrage « De distillation » parut en 1567, mentionna les connaissances avancées des Arabes dans le domaine de la distillation. Hermann Boerhaave (1668-1738) fut l‟un de Premiers à décrire les huiles essentielles d‟un point de vue chimique.
A partir du 19 siècle, les chercheurs ont isolé les principes actifs : morphine (1806), quinine et strychnine (1820), digitaline (1869)…etc (PARIS et HURABIELLE, 1981).
Au début du 20 siècle, les acquits de la chimiothérapie, résulta de la chimie de synthèse, provoquent le décline de la médecine à base de plantes.
Définition:
La définition d’une plante médicinale est très simple. En fait il s’agit d’une plante qui est utilisée pour prévenir, soigner ou soulager divers maux. Les plantes médicinales sont des drogues végétales dont au moins une partie possède des propriétés médicamenteuses (FARNSWORTH et al., 1986). Environ 35000 espèces de plantes sont employées par le monde à des fins médicinales, ce qui constitue le plus large éventail de biodiversité utilisé par les êtres humains. Les plantes médicinales continuent de répondre à un besoin important malgré l’influence croissante du système sanitaire moderne (ELQAJ et al., 2007).
Autre
Les plantes médicinales sont des plantes dont au moins une partie possède des propriétés médicamenteuses (OMAR et MOHAMMED, 1993).
Elles sont impliquées dans différents secteurs sous formes de principes actifs, des huiles, des extraits, des solutions aqueuses ou organiques ou même telles qu’elles sont(AHMED, 1995). Elle contient, au niveau de ses organes, un ou plusieurs principes actifsutilisables à des fins thérapeutiques. En fait il s’agit d’une plante qui est utilisée pour prévenir, soigner ou soulager divers maux. Les plantes médicinales sont des drogues végétales dont au moins une partie possède des propriétés médicamenteuses (FARNSWORTH et al., 1986).
En Algérie
L'Algérie, pays connu pour sa biodiversité, dispose d‟une flore particulièrement riche et variée. On compte environ 3000 espèces de plantes dont 15% endémique et appartenant à plusieurs familles botaniques. Ce potentiel floristique constitué de plantes médicinales, toxiques et condimentaires, est peu exploré du point de vue chimique et pharmacologique. A cet effet, il constitue à notre avis, une source non négligeable de recherche de substances naturelles (QUEZEL, 1963).
1 - Classification Des Plantes Médicinales
Les plantes médicinales sont en fonction des caractéristiques ou des propriétés semblables, afin de faciliter leurs caractéristiques en terrain de condition environnementales propices à une meilleure production. Pour se faire deux critères essentiels sont utilisés dans la classification des plantes médicinales:
1- En Fonction De Morphologie De La Plante
Ce type de classification se base sur la localisation des substances chimiques dans les différentes parties de la plante et surtout sur l’organe qui présente la concentration la plus élevée. Par conséquent, les plantes médicinales sont classées en:
• Au niveau de la plante entière: Les principes actifs sont présents dans touts les parties de la plante sans tendance préférentielle de concentration dans un organe et pas dans l’autre, comme le cas de L’armoise. • Au niveau des feuilles: Ces plantes se caractérisent par la présence de la substance au niveau des feuilles, comme le cas du Basilic et le Menthe. • Au niveau des fleurs: Les principes actifs sont localisés dans la fleure, comme le cas de Camomille. • Au niveau des rhizomes et des racines: Les produis chimiques sont efficaces dans les racines. • Au niveau de l’écorce: Sont des plantes qui contiennent des substances efficaces dans leur écorce, comme le Cannelle et le Grenade (BEZANGERet al., 1975 ).
2 - En Fonction Physiologique Ou Thérapeutique
Cette classification est basée sur les bases physiologiques de leur impact médical outhérapeutique, sans tenir compte de la qualité de la substance active en terme de produitschimique ou synthétiques et cela indépendamment des sites de présence des substancesactives dans les différents organes de la plante qu’il s’agit fleurs, des feuilles ou autre. Lesplantes peuvent être classées en fonction de cette caractéristiques en:
• Plantes purgatives: Telle que la Chicorée et le Ricin. • Plantes analgésiques: Ou stupéfiants: telles que la Camomille, et le Persil. • Plantes pour anticapillaires lacérations: Contre la fragilité capillaire. • Plantes stimulants: Stimulants tonique cardiaque, comme la Rue, le Thym et la Chicoréecommune. (BEZANGERet al., 1975 ).
Mode d’emploi des plantes médicinales
Pour assurer l’action du médicament, il est nécessaire de traiter la plante, de la transformer pour en tirer la substance ayant une action spécifique .Etant donné la multiplicité des composants constituant les principes actifs de chaque plante et la spécificité d’action de chacun d’entre eux , il a été nécessaire d’élaborer des méthodologies diverses , qui permettent ,selon le but recherché ,leur extraction (CHIEJ, 1982 ).
Ces manipulations sont au nombre de quatre: • la décoction, • la macération, • l’infusion • l’extraction des sucs
1- La décoction
La décoction s’applique en général aux racines, écorces, bois, rameaux, fruit…(BABA AISSA, 1999).Le processus d’extraction par décoction consiste à faire bouillir, dans de l’eau , une partie ou la totalité de la plante, pendant un temps déterminé(10à30mn ), de la laisser ensuite macérer pendant un autre laps de temps et procéder enfin au filtrage à l’aide d’un papier spécial ou d’une toile à trame fine (CHIEJ, 1982). On prend, généralement, 10g d’eau pour un gramme de produit végétal (VOLAK et STODOLA, 1983).
2- L’infusion
L’infusion est la forme de préparation la plus simple; on l’applique généralement aux organes délicats de la plante : fleurs, feuilles aromatiques, sommités …Cette forme permet d’assurer une diffusion optimale des substances volatiles : essences, résines, huiles… (BABA AISSA, 1999). L’infusion est préparée en versant de l’eau bouillante sur une quantité spécifique de matière végétale en laissant reposer la mixture pendant 10-15 minutes, il s’agit d’un procédé semblable à la préparation d’un thé commun dans une théière. On emploie, en général, comme pour la décoction, un produit végétal pour dix parts d’eau (SOFOWORA, 2010).
3- La macération
Les macérations concernent généralement les plantes dont les substances actives risquent de disparaitre ou de se dégrader sous l’effet de la chaleur (par ébullition).Elles peuvent être définies comme des infusions froides de longues durée (de plusieurs jours) (BABA AISSA, 1999). Cette préparation s’obtient en mettant les plantes, en contact, à froid, avec un liquide quelconque.
Ce liquide peut être du vin, de l’alcool, de l’eau ou de l’huile. Le temps de contact est parfois très long, en effet, les plantes aromatiques ou amères devront macérer entre deux et douze heures .Les macération à l’eau sont plus rarement employées, car elles ont l’inconvénient de fermenter facilement ne doivent pas de toute manière, excéder une dizaine d’heures (DEBUIGUE, 1984). Sauf indication médicale, macérations se préparent à raison d’une de plante pour vingt parts de liquide.(VOLAK et STODOLA, 1999)
4- L’extraction des sucs
Ce procédé exige que les plantes soit absolument fraiches et humide. Les sucs contiennent les sels minéraux, les vitamines qu‟a élaborées, ainsi que les autres substances obtenues par pression. Par cette méthode, on n‟obtient pas tous les principes actifs, mais la structure des composants sensibles à la chaleur ne sera pas modifiée .Pour une utilisation domestique, on put extraire les sucs en procédant un appareil approprié, tell une petite presse, ou grâce à une centrifugeuse moderne qui permet la récupération de presque tout les sucs contenus dans la plante (CHIEJ, 1982).
5- Autres modes de préparation
En dehors des quatre préparations classiques des plantes médicinales par les procédés d’infusion, de macération et de décoction, on utilise encore les plantes sous forme de poudre, de cataplasme ou de fumigation (ABDELOUAHID et BEKHECHI, 2010).
5-1- Poudre
Les plantes desséchées (entières ou feuilles, graines, racines ou écores) sont broyées, puis incorporées aux aliments (marmelade, confiture).(ABDELOUAHID et BEKHECHI, 2010).
5-2- Cataplasme
Les cataplasme peuvent s’apprêter avec divers organes de la plante (bourgeons ,feuilles, fleurs fruit , graines ,écorces).Ils sont utilisées en applications externes pour traiter essentiellement les ecchymoses, les foulures, les brulures, les ulcérations ,certaines plaies, les inflammation, les douleur nerveuses ou musculaires, certaines formes rhumatismales, etc (BABA AISSA, 1999). Il consiste à appliquer sur la peau des préparations de consistance molle et pâteuse ou encore des préparations de plantes râpées ou écrasées. On utilise aussi des plantes amollies par infusion ou par décoction, dont on fait une espèce de coussin introduit entre deux linges et qu‟on applique sur la partie malade. Les cataplasmes peuvent être émollients, résolutifs, calmants ou rubéfiants (DEBUIGUE, 1984).
5-3- Fumigation
On fait bouillir ou bruler des plantes, de façon à bénéficier de propriétés thérapeutiques des vapeurs ou fumées produites .Ces vapeurs des plantes aromatiques ont un grand pouvoir désinfectant .Cependant, le malade, parfois, doit humer directement ces vapeurs bienfaisantes en se plaçant au-dessus du récipient retiré du feu, la tête recouverte d‟une serviette: il inspire à fond et fait alors inhalation. Aussi, la fumée qui se dégage lorsqu’on fait bruler lentement les plantes, sur les braises du foyer, sert à purifier l’air des chambres des malades.(DEBUIGUE, 1984).
Artemisia herba-alba
1 – Généralité
Le genre Artemisia appartient à la famille des Astéracées (Composites), avec plus de 350 espèces différentes qui se trouvent principalement dans les zones arides et semiarides d’Europe, d’Amérique, d’Afrique du Nord et d’Asie. Les espèces d’Artemisia sont largement utilisées comme plantes médicinales en médecine traditionnelle(NIKOLOVA,2010) L’Artemisia herba-alba est largement répandue depuis les îles Canaries et le sud – Est de l’Espagne jusqu’aux steppes d’Asie centrale (Iran, Turkménistan, Ouzbékistan) et à travers l’Afrique du Nord, l’Arabie et le Proche-Orient. En Afrique du nord, cette espèce couvre d’immenses territoires évalués à plus de dix millions d’hectares, l’Artemisia herba- alba est absente des zones littorales nord. Cependant, l’espèce se raréfie dans l’extrême sud.( NABLI , 1989)
2 - Description botanique
L’armoise blanche est une plante des climats arides et semi-arides qui pousse dans les hautes plaines steppiques, les déserts du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. C’est une plante herbacée à tiges ligneuses, ramifiées et tomenteuses de 30 à 50 cm de long. Les feuilles sont courtes, sessiles, pubescentes et argentées. Les capitules sont groupés en pannicules de petite taille de 1,5 à 3 mm allongés et étroits contenant de 3 à 6 des fleurs jaunâtres. Les bractées externes de l’involucre sont orbiculaires et pubescentes.(QUEZEL. et SANTA, 1962).
3 - Biologie :
L’Artemisia herba-alba est une plante ligneuse basse et toujours verte. Ses caractéristiques morphologiques et physiologiques font d’elle une espèce bien adaptée aux conditions climatiques arides. Le dimorphisme saisonnier de son feuillage lui permet de réduire la surface transpirante et d’éviter ainsi les pertes d’eau. Grâce à son système racinaire très dense à la surface, l’Artemisia herba-alba est capable de valoriser toute humidité superficielle occasionnée par des petites pluies. Cette espèce est également capable d’exploiter l’humidité du sol jusqu’à 50 cm de profondeur et peut profiter des fractures de la croûte, pour atteindre les poches d’humidité, notamment dans les sols à encroûtement calcaire.(EVENARI et COLL, 1980),ont rapporté que chez les plantes âgées d’Artemisia herba-alba, la tige principale se divise en « branches » physiologiquement indépendantes les unes des autres et susceptibles de mourir sans entraîner la mort de la plante entière (BOUDJALAL, 2013). La floraison de cette espèce débute le plus souvent en juin mais les fleurs se développent essentiellement à la fin de l’été. Lors des années pluvieuses et dans les sols qui lui conviennent, l’Artemisia herba-alba présente une forte production de graines et un pouvoir de régénération élevé. (NABLI, 1989)
4 - Ecologie :
L’Artemisia herba-alba existe dans des bioclimats allant du semi-aride jusqu’au saharien (entre les isohyètes de 150 à 500 mm). Elle semble indifférente aux altitudes et peut vivre dans des régions d’hiver chaud à frais. Par ailleurs, cette espèce est abondante dans le centre sur des sols, à texture fine, assez bien drainées (marnes, marno-calcaires en pente). Dans le sud, elle pousse sur des sols bruns steppiques de texture moyenne et en extrême sud sur des sols sableux. L’armoise résiste à la sécheresse, supporte le gypse et des niveaux de salinité modérément élevés. Dans un biome steppique type, les groupements d’Artemisia herba-alba sont marqués par deux strates : une strate de ligneux bas (environ 40cm du sol) et une autre constituée d’herbacées annuelles (hauteur moyenne de 20cm). (NABLI, 1989)
5 - Taxonomie :
Tableau 2 : Classification de Artemisia herba-alba (BOUDJALAL , 2013)
| Règne | Plantae | |
| Sous-règne | Tracheobionta | |
| Division | Magnoliophyta | |
| Classe | Magnoliopsida | |
| Sous-classe | Asteridae | |
| Ordre | Asterales | |
| Famille | Asteraceae | |
| Genre | Artemisia | |
| Espèce | A. herba alba (Asso) | |
Nom binomial: Artemisia herba- alba (Asso). Nom vernaculaire: algérien Chih, Français : Armoise blanche.
6 - Compositions chimiques :
Plusieurs métabolites secondaire sontété isolés et identifies de l’Artemisiaherba alba dont les plus importantssont les sesquiterpènes lactones tels que les eudesmanolides et les germacranolides. Les flavonoïdes détectés dans l’armoise montrent aussi une diversité structurale allant des flavonoïdes communs (flavones glycosides et flavonols) jusqu’aux flavonoïdes méthyles qui sont très inhabituel. Les flavonoïdes glycosides comprennent les O- glycosides tels que quercitine-3-glucoside et des flavonesC-glycosides qui sont rares dans le genre Artemisia, ainsi que dans l’ensemble des Astéracée (TOTH E,2007). En plus des sesquiterpènes lactones et des flavonoïdes l’analyse phytochimique a montré que la composition des huiles essentielles de l’Artemisia herba-alba Asso est riche en monoterpènes, triterpènespenta cycliques, santonines, coumarines et tanins.( MOHAMED et al ,2010)
7 - Utilisations de la plante
L’Artemisia herba-alba est très utilisé en médecine traditionnelle lors d’un désordre gastrique tel que la diarrhée et les douleurs abdominales. Elle est aussi utilisée en tant que remède de l’inflammation du tractus gastro-intestinal (EADI A, 2009) Plusieurs études scientifiques ont également prouvées l’efficacité de l’armoise blanche en tant qu’agent antidiabétique (BARHAM ,1972), les hmanicide(RIFAI, 1999) antiparasitaire, antibactérien, antiviral, antioxydant, anti malarien, antipyrétique, antispasmodique et antihémorragique (DDEYAMA,2006).
Allium sativum
1 - Définition :
Plante bulbeuse vivace, l’ail appartient à la famille des liliacées, cultivée pour ses caïeux appelés gousses, qui sont utilisés comme condiment (CLEMENT, 1981), et à l’espèce Allium sativum L. (CHAUX et FOURY ,1994) L’ail (Allium sativum) a des feuilles plates, longues et étroites, la tête d’ail est un bulbe constitué par des caïeux, fixés sur un plateau d’où partent les racines. L’ensemble des caïeux est enveloppé dans une fine pellicule blanche ou rose. Le nombre de caïeux par bulbe varie de5 à 16 (CLEMENT, 1981).
2 - Origine et présentation générale
2-1 Physionomie de la production
L’ail est originaire d’Asie centrale (CHAUX et FOURY ,1994 ; RENAUD, 2003). Les formes actuelles étant vraisemblablement issus de la Chine et le bassin méditerrané en. La déshydratation est le plus gros utilisateur industriel d’ails. La salaison et l’industrie pharmaceutique n’en utilisent que des quantités relativement faibles (CLEMENT ,1981); 5%de la masse commercialisée (CHAUX et FOURY ,1994).Au total, le débouché industriel est de l’ordre de 3500 à 4000 tonnes (CLEMENT ,1981).
2-2 Situation économique
Dans le monde, l’ail est cultivé sur environ 380000 ha, dans les deux hémisphères. Il occupe le 14ème rang parmi les 15 espèces légumières les plus cultivées dans le monde, avec une production assez stable de 2,7 millions de tonnes. L’essentiel de la production mondiale 80%sont très dispersées mais se limitent aux zones bénéficiant d’un climat méditerranéen(CHAUX et FOURY ,1994). Photo de pelez et gousse d'ail (ORIGINALE, 2016)
3 - Taxonomie:
Tableau 1Classification d’ail (Allium sativum).(RUCHOT, 2013)
| Règne | Plantae | |
| Embranchement | Spermatophytes | |
| Classe | Liliopsida | |
| Ordre | Liliales | |
| Famille | Liliaceae | |
| Genre | Allium | |
| Espèce | Allium sativum | |
| Nom vernaculaire | Ail | |
4 - Les variétés :
4-1 Selon cultivée :
Se divise en deux sous-espèces connues sous le nom d’ail à tige dure (ophioscorodon) et ail à tige molle (sativum). La première est résistante au froid et s’acclimate bien à une culture dans les régions plus nordiques. La seconde est mieux adaptée aux régions chaudes et ne produit pas de fleurs, sauf en conditions de stress (BACHMANN, 2008).
4-2 Selon couleur
• L’ail blanc. • L’ail • L’ail violet. (ANIAIL , 2007).
4-3 Selon récolte
L’ail vert, éphémère et fragile, est récolté début mai. Il est commercialisé dans les 24 heures afin de conserver toute sa fraîcheur. On l’appelle aussi ail nouveau, il marque le début de la saison de l’ail. L’ail sec, le plus courant, est récolté à partir de mi-juin. On le retrouve sur les étals à partir de fin juillet. La saison dure jusqu’à fin décembre pour l’ail blanc et jusqu’à fin mars pour l’ail rose... (ANIAIL,2007).
5 - Compositions :
Pour 100 g d’ail il y a : Énergie : 135 kcal – Eau : 64 g – Glucides : 27, 5 g – Lipides : 0,1 g – Protides : 6 g – Fibres : 3 g Vitamines C : 30 mg – Vitamines B6 : 1,2 mg -Vitamine E : 0,1 mg - Fer : 1,4 mg – Calcium : 38 mg Magnésium : 21 mg – Potassium : 446 mg – Sodium : 10 mg – Souffre : 200 mg. (ANIAIL,2007).
6 - D’autres compostions :
Sylfoxyde d’allylcystréine C6H11O3NS et ses dérivés. – acide pyruvique et en allcine.- il se comporte comme un antioxydant grâce à la présence de sélénium de flavonoïdes et poly phénols.-Fructosanes. - Glucides complexes dérivée du fructose. - Acides aminée soufrés (cystéine, méthionine) – vitamines du groupe B – vitamine C – beta carotène (provitamine A) – vitamine k et de vitamine E anti-oxydante (tocophérols).- minéraux oligo - éléments (calcium - phosphore,fer,etsélenium). – ses fibre elles sont composées de pectines – substances mucilagineuses - celluloses et d’hémicelluloses.(RAZAFIMBELO, 2014)
7 - Caractéristiques médicinales :
L’ail est une véritable panacée reconnue comme telle depuis l’Antiquité. Sa renommée a dès les temps et l’évolution de la médecine. À la fois préventives et curatives, de toutes les plantes médicinales, l’ail est celle à laquelle on prête le plus de vertus : stimulation du système immunitaire, prévention des risques de cancers et de maladies cardiaques, propriétés antibiotiques… Ce condiment si riche de bienfaits donne lieu à de nombreuses recherches et travaux scientifique qui mettent en lumière son bénéfice sur la santé. Mange ton ail ! Les remèdes des grands-mères en étaient souvent riches : l’ail est utilisé depuis la nuit des temps pour ses propriétés médicinales. Aux alentours de 1500 av. JC, on trouvait déjà de l’ail dans diverses formules médicinales, et sous l’Antiquité les Grecs l’utilisaient à des fi ns thérapeutiques. Au Moyen -Âge, les médecins le prescrivaient pour les fractures osseuses et les taches de rousseur. Aujourd’hui, point de vertus magiques, mais l’ail est reconnu pour ses nombreuses qualités. (ANIAIL,2007).
8 - Prévention des maladies cardio-vasculaires grâce à ses propriétés anti- oxydantes :
L’ail a un effet antioxydant, protégeant les cellules de l’impact des radicaux libres, impliqués dans l’évolution des maladies cardiovasculaires.
En effet “l’Allcine” et “l’ajoène” (substances isolées dans le bulbe d’ail) abaissent modérément la pression artérielle ainsi que le taux de lipides sanguins et permettent de lutter contre le cholestérol. Aujourd’hui, des chercheurs approfondissent les études sur les nombreuses propriétés de l’ail, notamment dans le cadre d’actions de prévention contre l’athérosclérose cardiovasculaire causant un durcissement des artères coronères.
Par sa composition riche en vitamines, minéraux et oligoéléments, l’ail stimule le système immunitaire, fortifie les os, améliore l’état de la peau, des cheveux, des ongles et lutte même contre la cellulite. (SANTE MEDICINE ,Novembre ,2014)
9 - Des effets antiseptiques et anti-inflammatoires
Grâce à “l’allicine”, essence contenue dans l’ail, l’ail est reconnu comme un bactéricide et un antiseptique pulmonaire et digestif. L’ail est un anti-septique qui agit sur les piqûres de moustique et les morsures. Il est aujourd’hui utilisé dans certains savons pour son action anti- bactérienne… et permet même de prévenir le rhume !. (CHUNG, 2006).
10 - Utilisation :
L’ail est une plante condimentaire majeure de la cuisine méditerranéenne, en gousse ou écrasé, cuit ou cru, il relève sauces, viandes et autres plats.
Les vertus thérapeutiques de l’ail cru, pendant longtemps mises à profit, sont aujourd’hui vérifiées scientifiquement. Grâce à ses composés organosulfures, il contribue à la bonne santé cardiovasculaire en fluidifiant le sang et en diminuant la tension artérielle ainsi que le taux de cholestérol sanguin. C’est aussi un antiseptique, un vermifuge et un antispasmodique (FAO STAT, 2004).
Les recherches ont permis de démontrer que l’allicine est l’un des principaux composants responsables de certains de ses effets thérapeutiques. Lorsque l’ail est broyé ou haché, l’alliine, un composé inactif et sans odeur, est transformé par une enzyme, l’allinase, en allicine qui serait plutôt un composé transitoire rapidement transformé en d’autres composés sulfurés .(CHUNG, 2006 ;BOREK, 1997).
Source : AMARNI Abdelhamid et BEN AOUALI Ameur 2017 . Evaluation des propriétés des antioxydants chez deux plantes médicinales (Allium sativum et Artemisia herba.alba ) et leur influence sur la pyrale des dattes ( Ectomyelois ceratoniae Zeller., 1839 ) .
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