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Ressources Naturelles

Introduction aux Minerais


INTRODUCTION :


L’Algérie se classe au quinzième rang mondial et au troisième en Afrique avec 9,2 milliards de barils de pétrole et des réserves prouvées de 0,9 % du total mondial. La géologie du pays et sa proximité aux marchés européens sont propices. Le Saharan Blend est idéal de par sa faible teneur en soufre, autour de 0,09 %, qui le rend très facile à raffiner.

Le sous-sol algérien ne se limite pas à cela, il regorge de plus de 4 500 milliards de m3 de gaz, sans parler du gaz de schiste, très facile à acheminer vers l’Europe via les nouveaux gazoducs (existants et à venir) et une flotte de méthaniers. La majeure partie des exportations algériennes d’hydrocarbures sont destinées aux principaux marchés européens soit par ordre de consommation : Italie, Allemagne, France, Pays-Bas, Espagne et Royaume-Uni. Les marchés asiatiques, dont la Chine, ont vu leur demande évoluer.


RICHESSES … SOURCE DE CONVOITISES :


L’Algérie produit du fer et de l’acier, des métaux précieux comme l’or et l’argent, des minéraux industriels incluant la baryte, la bentonite, le ciment, la pierre concassée, le gravier, le gypse, l’hélium, le calcaire, le marbre, les engrais d’azote, le phosphate, la pouzzolane, le quartz, le sel et le sable dans tous ses états.
Elle dispose en outre d’importants gisements de minéraux inexploités. On peut citer le diamant, le manganèse, le quartz cristallin, des minéraux de terres rares, le tungstène et l’uranium4. Sans oublier l’improbable découverte d’un gisement de six millions de tonnes (mt) de silicium dans l’ouest du pays en 2015.


► Or et Argent, les métaux précieux


Le ministère de l’Énergie et des Mines (MEM) estime les réserves d’or dans la région du Hoggar à 121 tonnes. La production d’or à partir de la mine d’Ames-messa par Entreprise d’Exploitation des mines d’Or (ENOR) a augmenté de 54% en 2009 passant de 647 kg en 2008 à 999 kg. Les opérations d’extraction d’or à Ames-messa ont commencé l’année 2008 en tant que processus de lixiviation (percolation lente de l’eau à travers le sol permettant la dissolution des matières solides qui y sont contenues) en tas avec une récupération d’or moyenne de 44 %. L’ENORétait alors en quête de moyens substantiels pour améliorer la mise en valeur du potentiel de la concession d’Amesmessa-Tirek.

D’autres compagnies ont exploré le sous-sol algérien afin d’y trouver de l’or. En l’occurrence Gold Houria Rapheal SpA, Gold Industrial Minerals (GOLDIM) SpA, le groupe Sovcom de travaux d’exploitation géologique et minière du Hebei, ainsi que CGC Overseas Construction Co. Ltd, North China Geological Exploration Bureau, Poly Science and Technology Co. Ltd et Shaolin Mining.

 

 

► Le fer, richesses en abondance laissées à l’abandon


Le MEM a estimé les réserves de minerai de fer à Gara Djebilet (200 km au sud-est de Tindouf, à proximité de la frontière avec la Mauritanie) et celles du gisement Mechri Abdelaziz (400 km à l’est de Tindouf) à 3,5 milliards de tonnes, sans compter les 189 mt d’Ain Temouchent (à l’extrémité occidentale du pays entre Oran et Tlemcen), de Djebel Anini (dans la wilaya de Sétif à 300 km à l’est d’Alger), d’Ouenza-Boukhadra (dans la wilaya de Tébessa à l’extrême est du pays près de la frontière tunisienne, plus précisément à 70 km de Tébessa, le chef-lieu de la wilaya) et de Sidi Maarouf (dans la wilaya côtière de Jijel située au nord-est du pays à quelque 314 km à l’est d’Alger).

Qatar International Co. qui est une joint-venture de Qatar Steel Co. et de Qatar Mining Co. a construit une aciérie de 5 mt/an dans la zone industrielle de Bel-lara (wilaya de Jijel) ; avec une capacité de démarrage de 2,5 mt/an.

Ce partenariat n’échappera pas à la règle algérienne du 49/51 confirmée par la loi de finance 2016 (LF2016) : 49 % à Qatar International et 51 % au gouvernement représenté par l’Entreprise nationale de sidérurgie (groupe Sider) et le Fonds national d’investissement.


► Plomb et zinc, la valeur ajoutée


Le MEM estime les réserves algériennes en zinc/plomb à 150 mt. Ce potentiel se situe principalement au nord du pays. Des recherches sont menées sur des sites de prospection dans la région est du pays (Batna, massif du Guergour etc...).

Fin 2009, le total des ressources (prouvées, probables et possibles) de la seule mine d’Oued Amizour s’élevait à 68 mt avec un taux de 1,1% de plomb et de 4,6 % de zinc8. Abed Maaden SpA est une joint-venture de Cecomines of China (90 %) et de la Sonatrach (Société nationale pour la Recherche, la Production, le Transport, la Transformation, et la Commercialisation des Hydrocarbures (10 %). Elle a rouvert la mine de plomb-zinc d’El Abed dans la wilaya de Tlemcen, fermée en 2002. La production de zinc et de plomb de cette mine était par le passé acheminée vers le Maroc afin d’y être traitée et réexportée ensuite en qualité de concentré9. Les gise-ments d’Ain Sedjra et de Boukhdema dans la wilaya de Sétif détiennent à eux seuls des réserves estimées à 12 mt de minerais mixtes (plomb, zinc, cuivre)10.


LES MINERAIS INDUSTRIELS :


► Ciment, l'enjeu de la relance


Le gouvernement a regroupé les douze cimenteries qui produisaient 11,5 mt/an et représentaient 65 % des ventes du pays au sein de la société de holding Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA). Le ministère de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement a investi 2,4 milliards de dollars dans le holding des cimenteries afin d’établir sa production à 20 mt/an. Après le rachat des actifs d’Orascom Cement par Lafarge dans huit pays dont l’Algérie en 2007, ce dernier groupe contrôle désormais 35 % du marché national du ciment, soit 8,7 m/t par an à travers ses trois filiales. L’Égyptien ASEC Cement, propriétaire du groupe Citadelle, est actionnaire majoritaire d’ASEC Algérie Cement Spa qui était en train de construire une nouvelle cimenterie avec une capacité de 3,2 mt/an à Djelfa (300 km au sud d’Alger). Les travaux se sont arrêtés en 2010 en attente d’un acquéreur potentiel. Aux dernières nouvelles, un industriel algérien aurait entamé des discussions pour la reprise en main de l’usine.

Afin de porter sa capacité de production annuelle de ciment à 18,5 mt à l’horizon 2017, GICA a prévu dans son plan de développement la modernisation et l’extension de deux usines ; la cimenterie d’Aïn El Kebira (Sétif) et celle d’Oued Sly (wilaya de Chlef). Dans la même logique de développement, le groupe a prévu de construire trois nouvelles cimenteries, en l’occurrence Sigus (Oum El Bouaghi), Beni Zireg (Béchar) et El Bayadh. Elles auront une capacité de production annuelle globale de 4 mt de ciment. Dans le cadre d’un programme complémentaire, une autre cimenterie a été démarrée en 2016 à Laghouat.


► Kaolin, vers l'industrialisation


La Société des Kaolins d’Algérie (SOALKA) exploite la mine d’El Milia dans la wilaya de Jijel avec une capacité de traitement du kaolin à hauteur de 50 000 t/an. La mine capitalise des réserves de l’ordre de 15 mt. La société exploite une unité de tri sur le gisement de Jebel Debbagh dans la wilaya de Guelma qui détient quelque 200 000 tonnes de réserve de minerai. La SOALKA a également lancé une campagne d’exploration du kaolin sur le site de Tabelballa (Béchar, à 1 150 km au sud-ouest d’Alger) dont les réserves sont estimées à un million de tonnes de minerai. Elle a élargi ses activités d’exploration en 2008 pour inclure d’autres minéraux et reçu des permis d’exploration pour le cuivre, le diamant, l’or et le calcaire


► Azote, ammoniac et urée granulée. L’industrie des fertilisants


Consolidée par les deux usines de fertilisants de Fertial et Sofert, la production algérienne d’engrais a quasiment triplé en 2014. L’entrée en service d’AOA en tant que troisième opérateur devrait confirmer une domination algérienne sur le secteur.

Les exportations d’ammoniac ont augmenté d’une année à l’autre atteignant les 421,7 millions de dollars entre janvier et septembre 2014. En 2014, l’Algérie a enregistré une hausse considérable de 31,7 % sur les recettes à l’exportation hors hydro-carbures, avoisinant les 2,05 milliards de dollars. L’exportation d’engrais a joué un rôle significatif dans cette augmentation, même si elle ne représente que 5 % des exportations totales.


► Phosphate, ce que redoutent les voisins


Selon le MEM, les phosphates sont l’une des plus importantes richesses naturelles du pays. Ils sont estimés à plus de deux milliards de tonnes de réserves qui se concentrent essentiellement dans l’est de l’Algérie. Ils sont classés au troisième rang mondial en termes de réserves prouvées. Le grand gisement de Djebel Onk, au sud de Tébessa, renferme à lui seul plus de la moitié des réserves du pays, alors qu’il est faiblement exploité depuis plus de quarante ans.

Par ailleurs et au rythme de production actuel, très faible par rapport à celui de nos voisins, l’Algérie dispose d’une sécurité d’approvisionnement qui dépasserait les deux siècles. Et ces réserves ne constituent qu’une partie de celles que le bassin des phosphates algérien recèlerait. Le gouvernement mise beaucoup sur le phosphate de Djebel Onk qui doit devenir un centre de développement économique d’exploitation et de transformation massif.

Ferphos, l’une des plus importantes entreprises minières d’Algérie, et le MEM ont estimé la masse des réserves de phosphate d’Algérie toutes catégories incluses à 2,2 milliards de tonnes. Selon les responsables du secteur, le ministère algérien de l’Industrie soutient quatre projets de transformation du phosphate qui sont en cours de négociation avec des groupes étrangers pour la production de l’acide phosphorique et de différents types d’engrais. Le but étant que ces projets, une fois achevés, permettent de compléter la chaîne de production de l’état brut à l’état fini et de réduire l’exportation à bas prix de ce produit minier à l’état brut, tout comme son importation à l’état fini à des coûts élevés. Un projet de réalisation de hub de transformation de phosphorite ainsi que d’une usine d’engrais de phosphate ou fertilisants phosphatés à Bouchegouf dans la wilaya de Guelma est en cours d’étude.


 

LES GRANDES INCONNUES, OU CE QUE L’ALGÉRIE RÉSERVE AUX GÉNÉRATIONS FUTURES :


► Uranium, le métal radioactif à des fins pacifiques


L’Algérie dispose de quelque 29 000 tonnes de réserves prouvées qui se situent principalement à Tamanrasset dans le Hoggar au sud. Cette dernière réserve étant classée au 16e rang mondial avec 0,8 % des réserves. Il est clair que le pays veut créer une fillière nucléaire civile en exploitant ses réserves d’uranium de Tamanrasset avec des entreprises étrangères. Mais il lui faut pour ce faire extraire l’uranium et le mettre en circuit de production.

L’Algérie possède en effet deux réacteurs expérimentaux à Aïn Oussera et à Draria, l’un ayant été vendu par la Chine tandis que l’autre, dont l’existence a été longtemps gardée secrète, était construit en partenariat avec l’Argentine. Cependant : selon les données du ministère de l’Énergie les réserves prouvées de 29 000 tonnes sont à même de faire fonctionner seulement deux centrales nucléaires d’une capacité de 1 000 mégawatts (MW), chacune pour une durée de 60 ans. L’Algérie qui a toujours défendu le droit des pays du Sud à disposer de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques dans le cadre du contrôle international envisage la mise en service d’une première centrale nucléaire à partir de 2025

Diamants et pierres précieuses, entre rêve et réalité

Depuis la découverte de trois petits diamants dans l’oued Rhumel de Constantine, en 1833, les recherches géologiques se sont poursuivies de façon ininterrompue. L’espoir de trouver un gisement de diamants ou de pierres précieuses a toujours suscité les convoitises du pouvoir en place.

Selon le ministère de l’Énergie et des Mines, le diamant algérien se répartit sur le Hoggar, la zone de Reggane et la zone du massif des Eglab. Dans le Hoggar, trois zones d’occurrences diamantifères sont connues : le Hoggar occidental, le Hoggar oriental et le Hoggar central

 

Carte no 2 : Zones d’exploitation du diamant


 

Les deux découvertes des années 1970 relancèrent la prospection sur toute la région couvrant plusieurs milliers de kilomètres. Cette dernière concerna les zones de Touat au nord, le Tadmaït et le Tidikelt à l’est, le Tanezrouft et le Taoudeni au sud et au sud-ouest. Les travaux qui suivirent dans la zone de Reggane permirent de délimiter des zones d’intérêt dont la plus étudiée est celle de Bled El Mass où plus de 1 500 diamants ont été retrouvés dans le secteur du Djebel Aberraz, mais l’effort de recherche vise depuis peu à la découverte de sources primaires notamment sur la partie du craton ouest-africain.


 

LES HYDROCARBURES, SOURCE DE REVENU, À QUAND LES ÉNERGIES RENOUVELABLES ? :


L’Algérie est devenue membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en 1969, peu de temps après le début de la production de pétrole. Le pays est aujourd’hui fortement tributaire de son secteur des hydrocarbures qui représente selon le Fonds monétaire international près de 70 % des recettes et subventions du budget et environ 97 % des recettes à l’exportation.

 

Carte no 3 : Évaluation des ressources algériennes en gaz et pétrole de schiste


 

La Sonatrach domine le secteur des hydrocarbures du pays dont elle assure plus de 70% de toute la production

 

PÉTROLE, OR NOIR CONTRE DOLLARS VERTS :



La majeure partie des réserves prouvées en pétrole de l’Algérie sont dans la région d’Hassi Messaoud où se trouve le plus grand champ pétrolier du pays. Celui-ci est situé dans l’est du pays. Le gouvernement a approuvé en février 2013 un texte modifié de la loi sur les hydrocarbures avec des incitations fiscales devant conduire les entreprises étrangères à investir dans les zones d’exploitation non opérées, notamment en offshore et là où le sous-sol est susceptible de recéler des ressources non conventionnelles.



Selon la Sonatrach, environ 66 % du territoire algérien demeurent en effet inexplorés ou largement sous-explorés. Le potentiel ne s’arrête pas là ; reste encore la possibilité d’accroître la production de champs dans les zones déjà exploitées, en particulier les bassins d’Hassi Messaoud, d’Illizi et de Berkine. D’après la Sonatrach, la province d’Hassi Messaoud-Dahar contient quelque 71 % des réserves pétrolières du pays tous types confondus : prouvées, probables et possibles. Tandis que le bassin d’Illizi, la deuxième plus grande zone, contiendrait environ 15 % de ces réserves. Les bassins d’Illizi et de Berkine ont été le théâtre de nombreuses découvertes depuis les années 1990 et ils détiennent toujours un potentiel important non exploité.



L’Algérie utilise sept terminaux côtiers d’exportation de pétrole brut, de produits raffinés, de gaz de pétrole liquéfié (GPL) et de gaz naturel liquéfié (GNL). Ces installations sont situées à Arzew, Skikda, Alger, Annaba, Oran, Béjaïa et Skhira en Tunisie. Le réseau national de pipelines facilite le transfert du pétrole à partir des champs de production intérieurs vers les infrastructures côtières. Les conduites les plus importantes sont celles qui transportent du pétrole brut du champ d’Hassi Messaoud en direction des raffineries et des terminaux transcontinentaux.


 

GAZ NATUREL, L’OR BLEU :



Le plus grand champ de gaz naturel d’Algérie, Hassi R’Mel, a été découvert en 1956 ; situé dans le centre du pays au nord-ouest d’Hassi Messaoud, il détient des réserves prouvées d’environ 2,4 milliards de m3, soit plus de la moitié des réserves prouvées de gaz naturel algérien. Le reste provient de champs de gaz associé aux réserves de pétrole brut et des champs de gaz non associé dans le sud et les régions du sud-est du pays.



L’Algérie détient en outre d’importantes capacités inexploitées de gaz de schiste. Selon un document de la Sonatrach qui se fonde lui-même sur un rapport de l’AIE de mai 2013, le pays occuperait la quatrième position mondiale en termes de ressources techniquement récupérables, juste après les États-Unis, la Chine et l’Argentine, avec 4 940 trillions de pieds cubes (TCF) de réserves dont 740 TCF récupérables sur la base d’un taux de récupération (TR) de 1527. Le bassin de Ghadamès, situé à cheval sur l’est de l’Algérie, le sud tunisien et le nord-ouest libyen, a été identifié comme un important bassin de gaz de schiste. En 2011, l’Ente nazionale idrocarburi (Eni) et la Sonatrach ont signé un accord de coopération pour le développement des ressources non conventionnelles, mettant particulièrement l’accent sur le gaz de schiste, et l’évaluation de la faisabilité technique et commerciale d’opérations. Il y a eu aussi des conversations entre Shell et ExxonMobil, d’une part, et la Sonatrach de l’autre à propos de l’exploitation des ressources de schiste.




L’Algérie exporte du gaz naturel par gazoducs et par méthaniers sous forme de GNL. Elle dispose de trois gazoducs transcontinentaux destinés à l’exportation : deux en Espagne et un en Italie. Le pays dispose de trois complexes de GNL dont deux à Arzew et un à Skikda. L’Algérie a été le premier pays du monde à exporter du GNL en 1964.


 

ÉNERGIE RENOUVELABLE, L’ENTRÉE DANS LE CLUB DES PROPRES :


► Les énergies renouvelables


Le programme consacré à l’énergie renouvelable accorde une importance particulière à l’énergie solaire, car le potentiel en vent, en biomasse, en géothermie et en sources d’hydroélectricité reste relativement faible. L’objectif est d’atteindre un niveau de 37 % de la production nationale d’électricité à partir du solaire d’ici à 2030, 3 % provenant des centrales éoliennes. On vise à une production de 22 000 MW à partir de sources d’énergie renouvelable d’ici 2030, dont 10 000 MW destinés à l’exportation avec une préférence pour les marchés européens.


► Électricité


Actuellement plus de 99 % de la production d’électricité d’Algérie proviennent de sources de combustibles fossiles. Loin des objectifs affichés par le gouvernement, l’Algérie a généré 42,8 milliards de kilowattheures (kWh) d’électricité en 2010. Moins de 1 % provenaient de l’hydroélectricité. Comme le montre la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG), le système national d’électricité consiste dans un réseau interconnecté qui assure la distribution aux parties nord et sud du pays. Quelque 99 % de la population algérienne sont connectés au réseau national.


► L’énergie solaire


Afin d’entrer dans l’arène de l’écologie, le gouvernement algérien avait pour objectif d’atteindre d’ici 2015 un niveau de 5 % d’électricité à partir de sources écologiques. Solar Power Plant One (SPP1), joint venture par accord conclu en 2006 entre la société algérienne Neal (Sonatrach, Sonelgaz et le groupe privé Sim) et la société espagnole Abener, a construit à Hassi R’Mel la première usine hybride du pays et la première de son type dans le monde ; celle-ci a été inaugurée le 15 juillet 2011, le montage du projet s’articulant autour d’un contrat de vente et d’achat d’électricité entre SPP1 et la Sonatrach. La centrale, fonctionnant au gaz naturel et à l’énergie solaire, est hybride ; elle produit 150 MW avec un apport solaire de 20 % de la puissance nominale, soit 30 MW ; elle est composée de deux parties, le champ solaire et le champ combiné.


 

CONCLUSION :


En somme, hydrocarbures et minerais ont fait le bonheur de toute une nation depuis plus de cinquante ans. Source de revenus et objet de convoitises, ils ont modelé la vie économique et politique du pays. Ce tableau de bord nécessairement partiel pour un pays de 2 381 741 km2 affiche les opportunités qui se présentent aux entreprises étrangères dans un spectre aussi vaste et aussi riche. Certes, l’Algérie repose sur un matelas de ressources de toutes natures, ce qui la rend attractive mais la réglementation et le climat des affaires y restent piégés et nul ne peut s’y introduire sans plan d’action si se n’est une clef.

 

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