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Que veut dire cette expression ? 01 à 10


 

 

  01 - Quand les poules auront des dents


Qu’elle soit mouillée, de luxe ou aux œufs d'or, la poule se rencontre dans de nombreuses expressions animalières. Dans cet article, nous nous intéresserons aux quenottes de la cocotte : la signification la locution “quand les poules auront des dents”, sa date d’apparition dans la langue française, son lien avec le volatile. Pour aller plus loin, nous verrons comment les gallinacés se débrouillent pour broyer les aliments sans denture. Les esprits curieux apprendront aussi que les poules n’auront peut-être jamais de dents, mais… elles en ont eu !

Issu du langage familier, l’idiotisme français “quand les poules auront des dents” signifie tout simplement jamais. La formule s’emploie pour parler d’une chose qui a peu de chance - voire aucune - de se produire. L’origine exacte de la formule reste imprécise mais à l’instar de nombreuses expressions animalières, elle provient vraisemblablement du milieu rural où l’on connaît bien cet oiseau de basse-cour et ses caractéristiques (dentaires en l’occurrence). “Quand les poules auront des dents” a comme synonymes d’autres locutions très connues telles que "la semaine des quatre jeudis", "à la Saint-Glinglin", “renvoyer aux calendes grecques”, “un de ces quatre matins”, “à Pâques ou à la Trinité” ou encore, “ce n’est pas demain la veille”. Toutes qualifient quelque chose qui n’arrivera jamais.    



  02 - Nid-de-poule


Les automobilistes connaissent bien les nids-de-poule, ces gros trous dans la chaussée qui peuvent occasionner de gros dégâts sur un véhicule. Mais pourquoi ces déformations du bitume font référence au gallinacé alors qu’on y trouve ni poule ni œufs ? Dans cet article, nous saurons tout sur les origines de cette locution française : son année d’apparition et ses liens avec le gallinacé. Nous apprendrons également à quelle époque le royaume de France a commencé à se préoccuper des nids-de-poule et comment agir, aujourd’hui, quand on roule sur un nid-de-poule !

Un nid-de-poule est une petite dépression dans une chaussée où s’accumulent l’eau et la boue, et qui résulte de la dégradation du revêtement de la route. On en trouve fréquemment sur les voies, les parkings et parfois sur les trottoirs mal entretenus. Le trou se caractérise généralement par une forme arrondie et des bords francs causés par la désintégration du support enrobé de la surface. En synonyme à nid-de-poule, on peut citer une fondrière, une ornière ou un creux dans la chaussée. Bien que moins courante, la variante orthographique nid de poule (sans tirets) est admise. Le pluriel est nids-de-poule.    



  03 - Avoir la chair de poule


Nous avons tous ressenti la chair de poule en de multiples occasions dans notre vie. Qu’elle soit causée par le froid ou la peur, cette sensation désagréable se traduit par un hérissement des poils qui laissent alors apparaître des petits grains sur la peau. Dans cet article, nous saurons pourquoi l’expression fait référence au gallinacé et depuis quand elle s’emploie dans la langue française. Nous apprendrons également comment le phénomène de chair de poule s’explique scientifiquement.

Couramment utilisée dans le langage courant, la locution chair de poule désigne l’aspect hérissé que prend l'épiderme sous l’effet du froid, de la peur ou de toute autre émotion forte, comme le plaisir. Il s’agit d’un frisson, une réaction épidermique incontrôlée qui se manifeste par le hérissement des poils sur certaines parties de notre corps (généralement l’avant-bras). Parmi les synonymes de la locution avoir la chair de poule, on peut citer : avoir froid, avoir peur ; trembler de froid ; trembler de peur ; frissonner de froid (de peur) ; frémir de froid (de peur), avoir les chocottes ; avoir la trouille ; se les cailler ; se les geler ; se les peler ; grelotter ; avoir les grelots. On peut aussi dire “donner la chair de poule” ou “faire venir la chair de poule”.    



  04 - Maman poule ou mère poule


Chez l’humain, une maman poule se caractérise par un comportement excessivement protecteur envers ses enfants. Dans cet article, nous apprendrons tout de cette expression : sa signification, son origine, sa première apparition dans la langue française et son lien avec l’animal. Nous saurons également si la poule est vraiment une mère poule avec ses poussins.

Quand elle est attribuée à un être humain, l’expression maman poule désigne une femme attentionnée à l’égard de ses enfants, attentive à leur bien-être, très protectrice et qui fait preuve d'une extrême vigilance envers eux. Selon la définition du Dictionnaire de l’Académie française, être une mère poule c’est être très maternante. Par extension, la formule s’emploie aussi pour qualifier toute personne qui se soucie des besoins des autres. À noter qu’on rencontre parfois la variante papa poule.    



  05 - Crier au loup


Qu’arrive-t-il à celui qui ne cesse de crier au loup ? On finit par ne plus le croire. Conséquence : lorsque se présente un vrai danger, personne ne vient secourir le lanceur d’alerte. Telle est la leçon que veut enseigner cette formule datant de l’Antiquité. “Crier au loup” : décryptage d’une des plus anciennes expressions françaises.

La locution “crier au loup” véhicule non seulement l’idée de lancer de fausses alertes à répétition mais sous-entend également ses répercussions : quand l'alerte véritable est donnée, elle n'est plus écoutée. En effrayant sans cesse les gens, en inventant des dangers ou en les exagérant, le crieur finit par perdre de sa crédibilité. Ainsi, quand une menace réelle se profile, elle est prise à la légère. Fatigués de s’alarmer pour un rien, les gens ne réagissent plus. Voici un exemple d’utilisation de l’expression issu de L’homme et les loups, un ouvrage de Sandrine Willems paru en 2001 : “À force de crier au loup, évidemment, plus personne ne vient.” À noter que la langue anglaise emploie la traduction littérale : “cry wolf” (crier au loup) et “by crying wolf” (à force de crier au loup).    



  06 - Il n'y a pas un rat


L’expression “il n'y a pas un rat” décrit un endroit désert. Dans cet article, nous allons comprendre pourquoi cette locution emploie le petit mammifère à titre de comparaison. Nous découvrirons également l’époque à laquelle est apparue la formule et dans quel registre s’inscrivent ses premières utilisations. Plus intéressant encore : nous tisserons le lien avec une autre célèbre expression qui met en scène l’ennemi n°1 du rongeur. En effet, pour dépeindre un lieu où “il n’y a pas un rat”, on peut aussi dire “il n’y a pas un chat” ? Explication.

La locution “il n'y a pas un rat” décrit un endroit complètement désert, où l’on ne rencontre absolument personne - pas même un rat. Il existe des formules équivalentes telles que la variante “il n’y a pas un chat” ou encore “il n'y a pas âme qui vive”. De nombreuses expressions françaises exagèrent la réalité de manière à frapper l’imagination, tel est le cas d’“il n'y a pas un rat“. En effet, l’idiotisme s’emploie aussi pour décrire un lieu pas forcément vide mais avec très peu de monde. Pour l’anecdote, en Allemagne on dit “il n'y a pas un cochon” (“hier ist kein schwein”), en Italie “il n’y a pas un chien” (“non c'è un cane”) et en Argentine, “il n’y a pas un perroquet” (“no está ni el loro”).    



  07 - Être nu comme un ver


Être nu comme un ver fait partie des expressions animalières les plus imagées et dont la signification se révèle particulièrement limpide. La comparaison entre la nudité chez l’humain et l’anatomie du lombric semble évidente mais est-elle exacte pour autant ? Dans cet article, nous allons étudier les origines de la locution, sa première apparition et son évolution jusqu’à aujourd’hui. Pour tirer les vers du nez de cette expression, il nous faut remonter au Moyen Âge.

“Être nu comme un ver” est une locution adjectivale qui signifie être dénudé, complètement nu, totalement dévêtu. On note que la même formule existe en italien (nudo come un verme). Selon le contexte, “être tout nu” peut aussi signifier “être dépouillé de tout” et par extension, être fortement appauvri. Parmi les expressions synonymes, on peut citer “être en costume d'Adam” ou “en tenue d’Eve”.    



  08 - Tête de mule


Au sens figuré, une “tête de mule” persiste à faire ce qu’elle a envie de faire en dépit des conseils et des avis de son entourage. Nous allons voir ci-dessous pourquoi l’expression utilise cet équidé comme élément de comparaison. Nous remonterons ensuite les siècles jusqu’aux origines de la locution et pour finir, nous démêlerons le vrai du faux sur le caractère de cet animal que l’on dit “têtu”.

Appartenant au registre familier, l’expression “tête de mule” qualifie un individu borné, qui montre de l'obstination, de la ténacité (à faire ou penser quelque chose). Au sens figuré, une “tête de mule” s’accroche résolument à son idée de départ, elle s’entête malgré les remarques et recommandations des autres. Il existe d’autres formules équivalentes telles que tête de pioche, tête de bois, tête de lard, tête de cochon, tête de mulet, tête de fer (vieilli), forte tête, être têtu comme une mule, têtu comme une bourrique, avoir la tête dure, n’en faire qu’à sa tête    



  09 - Se suivre comme des moutons


Loin d’être un compliment, l’expression “se suivre comme des moutons” moque les gens qui imitent les autres sans réfléchir. Datant du Moyen Âge, la locution nous permet de comprendre pourquoi les moutons se suivent les uns les autres, quitte à mourir ensemble. Le décryptage de cette expression est aussi l’occasion de bousculer les idées reçues sur le comportement moutonnier. En effet, de très sérieuses études nous apprennent que le “panurgisme” ne relève pas de la bêtise mais au contraire, d’une logique implacable.

La formule “se suivre comme des moutons” qualifie les gens qui obéissent, ou qui adoptent le comportement des autres sans se poser de questions. On dit aussi “suivre comme un mouton de Panurge”, “être un mouton” ou encore, “avoir l’âme moutonnière” pour décrire le fait d’imiter la majorité sans réfléchir ; de suivre l’avis général sans se forger sa propre opinion. Au sens figuré, les moutons sont ceux qui emboîtent le pas du plus grand nombre, qui se fondent dans un mouvement collectif sans exercer leur esprit d’analyse. Un mouton de Panurge désigne un suiveur, un copieur, un individu dénué de sens critique, qui manque de personnalité, qui suit “bêtement” la masse. Le dérivé “panurgisme” caractérise une attitude passive, suiviste, conformiste, prise sous influence ou pour "faire comme tout le monde".    



  10 - Fort comme un bœuf


Pour comprendre l’expression “fort comme un bœuf”, il ne suffit pas de regarder le gros mammifère. Dans cet article, nous allons remonter aux origines de la locution : l’époque et les circonstances de son apparition dans le langage familier, les raisons pour lesquelles le bœuf sert de comparaison et pas un autre animal. Grâce à cette expression, nous allons également apprendre comment le bœuf acquiert sa légendaire force.

Issu du langage familier, l’expression “être fort comme un bœuf” décrit un individu puissant physiquement, costaud, solide ; une personne dotée d’une force importante, d'une grande robustesse et vigueur.    

 

 

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