
Top des animaux qui ... III
Top 10 des animaux les plus lourds
La Terre compte des animaux dont la taille est particulièrement imposante. Certains d’entre eux pèsent plusieurs dizaines de tonnes ! En France, nous n’avons finalement pas l’occasion d’en croiser souvent dans leur environnement naturel. Tout au plus pouvons-nous compter sur les zoos, les parcs animaliers et les aquariums nous permettant d’observer certains d’entre eux. Zoom sur dix mastodontes à découvrir absolument.
1- La baleine bleue
Également appelée rorqual bleu, la baleine bleue (Balaenoptera musculus) est un cétacé qui appartient à la famille des Balaneopteridae. C’est un mammifère aquatique. La baleine à l’âge adulte affiche des mensurations hors normes qui la hisse au rang de plus gros animal du monde vivant aujourd’hui. Sa longueur peut atteindre 30 m et sa masse 170 tonnes, son foie pèse 1 tonne et son cœur 600 kg. Le mâle arbore un pénis de 2,40 m de long.
A sa naissance, après une gestation de 10 à 12 mois, le baleineau mesure déjà 7 m de longueur et pèse 2,5 tonnes. La rapidité de sa croissance est hallucinante puisqu’il prend chaque jour 90 kg. Il est allaité par sa mère pendant environ 8 mois, période durant laquelle il ingurgite au quotidien jusqu’à 570 litres de lait.
La maturité sexuelle de la baleine (mâle et femelle) n’est effective qu’à l’âge de 5 à 15ans. Quant à la longévité de ce cétacé, elle est estimée à 80 ans par les scientifiques. L’espèce a frôlé l’extinction du fait de la chasse intensive illégale. Elle est toutefois en sursis aujourd’hui et a hélas rejoint la longue liste des animaux en voie de disparition, la pollution ayant aussi un grave impact sur l’acidification des océans du fait du réchauffement climatique.
2 - Le rorqual
C’est un cétacé qui se place juste après la baleine bleue en termes de taille et de masse, en deuxième place des plus grands animaux de notre planète, tout du moins selon les connaissances actuelles. Le rorqual commun (Balaenoptera physalus) mesure 27 m de longueur et atteint un poids de 70 tonnes. En plus d’être parmi les plus grands animaux du monde, il occupe la première place des mammifères marins les plus bruyants.
La période de gestation dure 7 mois au terme de laquelle naît généralement un seul petit rorqual sur les cinq ou six fœtus que compte chaque portée. Une femelle rorqual peut mener à terme une seule portée tous les trois ans environ. C’est à l’âge de 6 mois que son petit est totalement sevré. Il est encore très jeune mais mesure tout de même une bonne douzaine de mètres de longueur !
Le rorqual commun ayant été classé parmi les animaux en danger d’extinction, il a fait l’objet d’une protection. Suite à quoi, depuis 2018, son statut est passé de « menacé » à « vulnérable ».
3 - Le requin baleine
Unique représentant du genre Rhincodon, le requin baleine (Rhincodon typus) est un poisson cartilagineux que l’on distingue des autres espèces de requins grâce à sa lignée en damier. Il mesure, à l’âge adulte, 20 m de longueur pour un poids avoisinant les 35 tonnes, des mensurations impressionnantes qui lui permettent de détenir le titre de poisson le plus grand de la planète actuellement vivant. C’est un requin totalement inoffensif pour le genre humain et qui ne montre aucun signe d’agressivité.
Les scientifiques estiment l’espérance de vie du requin baleine entre 110 e 150 ans. Mais ce dont on est plus sûr, c’est que cette espèce est en danger.
4 - Le grand cachalot
On l’appelle aussi cachalot macrocéphale (Physeter macrocephalus ou P. catodon) ou tout simplement cachalot. Unique représentant du genre Physeter, ce cétacée à dents reconnu comme étant le plus grand carnassier de la planète actuellement vivant, peut atteindre en apnée des profondeurs de 900 m. Il mesure entre 20 et 25 m de long et son poids peut avoisiner les 15 tonnes. Sa longévité est d’environ 70 ans. L’espèce est classée comme vulnérable.
5 - L’éléphant d’Afrique
L’éléphant d’Afrique (Loxodonta) est un mammifère qui appartient à la famille des Elepantidae. Il est aujourd’hui divisé en deux espèces, l’éléphant de forêt d’Afrique (à petites oreilles circulaires) et l’éléphant de savane d’Afrique (dont les oreilles sont plus grandes et plus longues). Avec 7 m de longueur, 3,50 m de hauteur et un poids d’environ 7 tonnes, c’est le plus gros mammifère terrestre actuellement vivant.
Fortement recherché par les braconniers, l’éléphant d’Afrique est une espèce menacée et protégée.
6 - L’éléphant de mer
Il forme le genre Mirounga et appartient à la famille des Phoques (Phocidae) dont il est actuellement le plus grand représentant vivant. Ce genre compte deux espèces, l’éléphant de mer du nord et l’éléphant de mer du sud. Ce dernier est le plus grand avec ses 6 m de longueur et sa masse de 4 tonnes. En termes de menace, la préoccupation est mineure.
7 - Le rhinocéros blanc
Le rhinocéros blanc (Ceratotherium simum) est actuellement la seule espèce qui représente le genre Ceratotherium, mais il est le plus grand des rhinocéros, toutes espèces confondues. Il mesure 4 m de longueur, 1,80 m au garrot et peut peser jusqu’à 3,5 tonnes, ce qui ne l’empêche pas d’atteindre des pointes de 50 km/h du fait de sa musculature impressionnante. C’est aujourd’hui une espèce menacée, en partie à cause du braconnage.
8 - L’hippopotame
Hippopotames est le terme qui désigne plusieurs espèces de mammifères formant la famille des Hippopotamidae. L’hippopotame commun ou amphibie (Hippopotamus amphibius) affiche une longueur moyenne de 3,50 m, une hauteur au garrot de 1,75 m et peut atteindre un poids de 3,5 tonnes. Classé parmi les animaux d’Afrique les plus dangereux, il est extrêmement agressif et il est impossible d’anticiper ses réactions. Sa longévité est de plus ou moins 40 ans. Une grave menace pèse aujourd’hui sur l’espèce.
9 - Le grand requin blanc
Seul représentant du genre Carcharodon, le grand requin blanc (Carcharodon carcharias) appartient à la famille des Lamnidae. Ce poisson ovovivipare affiche à l’âge adulte une longueur de 6 m et un poids de 2 tonnes. Steven Spielberg a permis au grand public de connaître cette espèce grâce à son adaptation cinématographique du récit « Les Dents de la Mer » de l’écrivain Peter Bradford Benchley. Ce poisson est dangereux mais n’est pas pour autant un « mangeur d’hommes ». D’ailleurs les attaques de requins envers les humains étant extrêmement rares, on ne peut en déterminer la cause exacte.
10 - La girafe
La girafe (Giraffa camelopardalis) est un mammifère ruminant ongulé qui appartient à la famille des Giraffidae. Elle atteint à l’âge adulte 6 m de hauteur et pèse 1,5 tonne. Son petit, le girafon – que l’on peut aussi appeler girafeau – vient au monde après 15 mois de gestation. A la naissance, il pèse 80 kg et mesure tout de même déjà 2 m de haut ! La girafe fait partie des espèces vulnérables, son effectif ayant chuté de plus de 40 % en quelques années.
Il existe bien d’autres animaux impressionnants parmi lesquels on peut citer le poisson lune. Il mesure 2 m de longueur et pèse 1 tonne. Et parmi les ours, on ne peut oublier l’ours kodiak (Ursus arctos middendorffi). C’est le plus grand des carnivores terrestres avec l’ours blanc ou ours polaire (Ursus maritimus). Le premier mesure 3 m de longueur, 1,50 m au garrot et pèse 850 kg. Le second atteint 3 m de long, 1,50 m au garrot pour un poids relativement modéré de 700 à 800 kg, mais à l’heure actuelle la masse la plus importante constatée chez un ours blanc est de 1,10 tonne.
Top 10 des animaux vivants en couple toute leur vie
La question de la monogamie chez l’être humain est une question de longue date et elle n’est toujours pas tranchée : a-t-elle des fondements biologiques, ou n’est-ce qu’une construction culturelle ? Parmi les animaux, rares sont les espèces qui restent en couple toute leur vie. On estime que seulement 2 % des espèces animales sont monogames. Voici un top 10 de ces animaux qui ont opté pour la fidélité.
Oiseaux vivants en couple toute leur vie
La plupart des oiseaux se séparent au bout d’une année ou d’une saison, mais il existe quelques espèces qui restent en couple. En voici quatre.
► Les inséparables
Sont l’espèce d’oiseaux fidèles par excellence puisqu’ils ont été nommés en lien avec cette spécificité. Même leur nom scientifique en est l’évocation : ce sont des agopornis, mot composé à partir du grec “ornis” qui veut dire “oiseau” et “agapê” qui signifie “amour”. Un couple d'inséparables se forme en effet pour ne se séparer qu'à la mort de l’un des deux oiseaux. La vie en couple est le minimum pour cet animal sociable qui meurt s’il est isolé, sauf s’il a eu auparavant un ou une compagne.
► Le pigeon
Véhicule généralement une fausse image. En effet, il peut donner l’impression de roucouler toute la journée, cherchant à séduire la première femelle qui passe. Si c’est bien un séducteur, il reste pourtant fidèle toute sa vie (qui peut atteindre 15 ans en théorie, mais qui dure davantage 5 à 6 ans dans les villes). Le couple se partage les tâches au moment de la construction du nid : le mâle apporte les matériaux et la femelle les assemble. Puis, pendant la période d’incubation des œufs, le mâle et la femelle se relaient pour couver. Les tourterelles, proches des pigeons, ont adopté le même comportement et sont à l’origine du qualificatif de “tourtereaux” pour désigner des amoureux.
Chez un proche cousin du manchot, le gorfou huppé, la façon d’être fidèle est plus étonnante. Ils établissent bien pour la plupart un couple pour la vie. C’est-à-dire que les couples se reforment à l'identique chaque été au moment de la reproduction. Mais en dehors de ces temps forts annuels, la séparation des couples est systématique, les partenaires pouvant être éloignés de centaines voire de milliers de kilomètres. Un couple de gorfous huppés ne passe finalement qu'un temps limité ensemble : 20 à 30 jours pendant la période de reproduction, 2 à 3 jours lors de l'incubation, et les nuits des 70 premiers jours des poussins. Cela ne représente qu’un peu moins de 3 mois de vie en couple par an, mais pour mieux se retrouver après l’hiver. On observe quand même une minorité de ces oiseaux s’accoupler avec un nouveau partenaire.
► Le pygargue blagre
Est un oiseau territorial et monogame. Les couples restent formés jusqu'à ce que l’un des deux oiseaux meurt. Lorsque c’est le cas, le survivant cherche un nouveau compagnon. Mais il est difficile d’en dire plus car une grande partie du comportement de ces oiseaux, en particulier ce qui se rapporte à sa reproduction, reste peu connue.
Mammifères vivants en couple toute leur vie
Le pourcentage d’espèces mammifères monogames atteindrait les 4 %, mais elle est de 17 % chez les seuls singes.
► Chez le castor
La monogamie est la règle majoritaire. Un castor ne choisit un nouveau partenaire que s’il est évincé par un autre mâle ou que sa femelle meurt. Cette dernière atteint la maturité sexuelle à 3 ans, mais le mâle à 18 mois. À l’état sauvage, les castors américains vivent jusqu'à 15 ans dans la nature, ce qui représente une longue vie de fidélité. Les castors s’accouplent entre janvier et mars dans l’eau. La gestation dure une centaine de jours puis la femelle donne naissance jusqu’à 4 petits, allaités pendant 2 mois, même s’ils commencent à manger des aliments solides vers 3 semaines de vie. Le taux de reproduction varie en fonction de l’offre alimentaire, de l’âge de la femelle et de la densité de la population existante.
► Le loup gris
Est le plus souvent monogame, les couples formés le restant pour la vie. Lorsque l’un des partenaires meurt, le ou la survivante reforme toutefois rapidement un couple avec un autre partenaire. Si un loup gris mâle peine à trouver une partenaire ou à construire un territoire, il s'accouple avec les filles des couples d’autres meutes. À cause de cela, on les surnomme “loups Casanova” car ils ne sont pas fidèles, contrairement aux autres. Autre exception à la règle : certaines meutes de loups gris comportent plusieurs femelles reproductrices.
► Le gibbon
Est aussi réputé être monogame. Contrairement au gorfou huppé, le couple de gibbons passe 85 % de son temps ensemble. Comme ce grand singe marque son territoire par sa voix, on peut entendre les couples mutualiser leur effet en chantant en duo. Les chercheurs estiment que le niveau de coordination de leurs voix est proportionnel à la complicité des membres du couple. Les mâles gibbons ne s'occupent pas directement des petits, leur rôle étant essentiellement de défendre le territoire. Chez les siamangs, la plus grande espèce de gibbons, le père a toutefois été observé en train de porter les petits.
Poissons vivants en couple toute leur vie
Le cichlidé zébré est un poisson tropical monogame. Le couple construit le nid et s'occupe de façon coordonnée des œufs et de l'élevage des alevins. Les chercheurs ont étudié ses comportements pour savoir si un poisson pouvait ressentir un chagrin d'amour, en cherchant bien à se garder de tout anthropomorphisme. Ils seraient ainsi parvenus à montrer que lorsqu'une femelle était séparée de son partenaire, elle adoptait un comportement qualifié de “pessimiste”.
► Les serrans
Sont des poissons étonnants car ils sont hermaphrodites et se révèlent capables de changer de sexe 20 fois par jour. Il est sans doute un peu difficile de s’y retrouver mais les chercheurs ont bien identifié un comportement monogame et fidèle. Chaque poisson du couple pond un œuf que l’autre insémine. Et même si l’un des deux s’avère peu fertile, l’autre ne le quittera pas. Mais pour encourager son compagnon à produire plus d'œufs, il en produit lui-même davantage : il s’agit de stimuler le partenaire par l’exemple. Au sein de cette espèce, on observe aussi des comportements de reproduction opportunistes au cours desquels un mâle se place au-dessus d’un couple en reproduction, libérant sa propre semence qui vient se mêler à celle du couple.
Parmi les espèces dhippocampes, toutes ne sont pas monogames. Mais le plus connus, l'hippocampus whitei, lui, l’est. Tout commence par une parade nuptiale qui se déroule en plusieurs étapes : présentation de l’abri corallien à la femelle, promenade, rapprochement et danse. Suit une nage pendant laquelle les deux membres du couple se tiennent par la queue. Entre le début de la parade et la fin, le couple aura changé de couleur, passant du gris terne à un jaune incandescent. Les femelles pondent les œufs qui sont ensuite conservés par le mâle pour leur apporter l’oxygène et les nutriments nécessaires à leur développement, mais aussi une pression osmotique stable. Après quelques semaines, c’est donc le mâle qui met à bas.
6 animaux qui vivent sur la banquise
La vie sur la banquise est rare. Cette couche de glace qui se forme durant l'hiver polaire en Arctique, lorsque la température de l'eau de mer descend en dessous de - 1,8 °C, constitue un lieu qui semble bien hostile au développement de la vie. Pourtant quelques espèces animales ont su s’adapter pour y vivre. Nous vous présentons ici six espèces.
1 - L’ours polaire
Comment ne pas commencer notre tour d’horizon des animaux vivant sur la banquise par l’ours polaire, animal emblématique de ce milieu si particulier ? L'ours polaire s’est parfaitement adapté : une fourrure épaisse et blanche lui assure un parfait camouflage, une peau noire absorbe la chaleur du soleil, des oreilles de petite taille limitent la perte de chaleur, des pattes larges, couvertes de poils, sont légèrement palmées pour éviter de s’enfoncer dans la neige fraîche. Les pattes palmées lui assurent également l’efficacité de la nage lorsqu’il devient nécessaire de plonger.
Les phoques constituent la principale nourriture de l’ours polaire, mais ceux-ci ne dédaignent pas les proies plus petites, surtout l’été, lorsque la banquise se fait plus réduite. Ils mangent alors des renards et des oiseaux.
2 - La mouette ivoire
La silhouette de la mouette ivoire est proche de celle du pigeon. Son plumage est blanc immaculé mais ses pattes sont noires. La mouette ivoire, appelée aussi mouette blanche, vit toute l’année dans l’espace inhospitalier que constitue la banquise. Toutefois, il arrive que lorsque les conditions climatiques sont exceptionnellement rigoureuses, quelques individus se replient pour atteindre le nord des îles britanniques.
La mouette ivoire peut nicher en terrain plat ou sur des falaises abruptes adjacentes aux étendues de glace. Elle se nourrit de restes de cadavres qu’elle nettoie avec précision, rejetant sous forme de pelotes les matières non digestibles comme les os et les poils. Pour trouver cette nourriture, il lui suffit de suivre de près les ours polaires qui partent chasser. Elle se délecte ainsi de ce que les ours laissent derrière eux. Elle peut aussi s’intéresser aux résidus alimentaires des excréments d'ours, de morses et de phoques.
3 - Le manchot empereur
Le manchot empereur est un oiseau mesurant autour de 1,20 m de hauteur à l’âge adulte pour un poids variant entre 20 et 40 kg. Son dos est noir et son ventre blanc. Incapable de voler, ses ailes sont raides et aplaties. Tout son corps est en fait parfaitement adapté au déplacement marin.
Cet oiseau parvient à maintenir sa température corporelle (initialement à 39 °C mais pouvant s’abaisser d’1,5 °C), alors que celle de l’air peut atteindre - 40 °C. Ce sont ses plumes qui assurent le rôle d’isolant : chaque centimètre carré du corps du manchot est recouvert de 15 plumes raides, courtes et lancéolées, constituant ainsi le plumage le plus dense de tous les oiseaux. L’entretien du plumage est vital pour garantir le rôle isolant et l’imperméabilité du plumage.
4 - Le renard polaire
Le renard polaire est un canidé qui mesure une cinquantaine de centimètres sans la queue. Il vit sur la banquise, mais aussi dans la toundra. De ce fait, ses poils longs et épais ne sont blancs qu’en hiver. L’été, le poil raccourcit et devient brun. Son museau pointu est plus court que celui du renard roux. Il est capable de résister à des températures extrêmes de - 70 °C. Il se nourrit de petits animaux comme le lemming ou le lièvre arctique, mange aussi des poissons, des œufs et de petits oiseaux. Il peut compléter son alimentation avec les cadavres de phoques et de rennes laissées par les ours polaires et les loups.
5 - Les phoques
Les phoques vivent beaucoup dans l’eau : pour chasser, se déplacer et même se reposer. Un corps effilé, un museau pointu, l’absence de pavillon auriculaire et des organes génitaux internes : chez le phoque, tout est conçu pour glisser le plus parfaitement possible dans l’eau. Lorsqu’ils se hissent sur la banquise, cela peut être pour se reposer, se réchauffer, mettre bas et muer.
Le phoque de la banquise par excellence est le phoque à capuchon. Son corps est gris argenté maculé de taches noires. Il doit son nom à l'appendice nasale qu’arborent les mâles et qui peut se gonfler en présence de femelles, mais aussi lorsqu’il faut intimider un adversaire. Il n'apparaît pas avant l'âge de quatre ans. Un mâle peut dépasser les 3 mètres de long et peser plus de 400 kg. Les femelles sont beaucoup plus petites. La nourriture du phoque à capuchon se compose de moules, d'étoiles de mer, de calmars, de crevettes, de harengs et de morues. En dehors de l’homme, son principal prédateur est l'épaulard.
6 - Le morse
Contrairement aux phoques, les morses nagent beaucoup moins longtemps. Ils passent donc plus de temps à se reposer sur la glace de la banquise. Les femelles y mettent également bas. Il n’est pas rare d’observer des morses dérivant sur des morceaux d’iceberg.
Ils sont aisément identifiables à leurs défenses et à leurs moustaches. Ils se nourrissent d’escargots, de palourdes et de vers situés au fond de l'eau, à faible profondeur. La plupart des mâles pèsent entre 800 kg et 1,800 tonne, les femelles ne pesant tout au plus que le tiers, et mesurent aux alentours de 3 mètres de long.
La peau du morse est imperméable. Épaisse de plusieurs centimètres (jusqu’à 10 cm au niveau du cou chez les mâles) et très ridée, c’est grâce à elle qu’il supporte le contact avec la glace. Il craint finalement davantage le chaud que le froid.
Les autres merveilles de l’Arctique
Avec ces 6 animaux, nous avons abordé la vie sur la banquise. Mais c’est certainement sous la banquise que la vie y est la plus riche. Le zooplancton y est par exemple très varié : on trouve des méduses, dont l’ombrelle qui peut dépasser 2 mètres de diamètre, et de nombreux crustacés.
6 animaux qui font des stocks de nourriture pour l’hiver !
Certains animaux, comme l’ours, passent la saison froide en puisant dans leur réserve de graisse quand d’autres continuent de s’alimenter malgré la raréfaction des aliments. Quand on parle de provisions pour l’hiver, le premier animal qui vient à l’esprit est sans nul doute l’écureuil. Si ce rongeur est le plus connu pour sa prévoyance, il n’est pas le seul à mettre des denrées de côté. La plupart des espèces qui stockent de la nourriture sont des mammifères mais en cherchant bien, on trouve aussi des oiseaux. Qu’ils portent des poils ou des plumes, tous ont en commun de ne pas hiberner, d’où la nécessité de se nourrir pour survivre. Dans cet article, nous allons découvrir 6 animaux qui amassent des vivres en prévision de l’hiver.
1 - L'écureuil
Le roi de la thésaurisation est sans conteste l'écureuil qui accumuler jusqu'à 3 000 noisettes en une seule saison ! Selon des études scientifiques, il met de côté près de 80 % des fruits à coque (noix ou noisettes) glanés en automne puis il les entasse en un seul lieu pour les trier soigneusement. Le rongeur ne conserve en effet que les plus gros fruits et se débarrasse des coques vides ou abîmées. L’écureuil n'hiberne pas mais ralentit son activité, se contentant de rechercher la pitance qu’il a enfouie dans le sol ou dans les arbres. Pour la retrouver, il se fie à sa carte mentale qu’il a dessinée en cachant ses aliments selon leur type. L’animal a en effet placé les denrées de qualité - les plus grosses par exemple - loin de l’arbre souche (noyer ou noisetier) afin qu'elles ne lui soient pas volées. Malin, l’écureuil serait même capable de leurrer ses congénères en faisant mine de fouiller un endroit où il n’a rien dissimulé. En oubliant des graines qui germent et deviennent des arbres, le rongeur contribue à la régénération des forêts.
2 - Le vison
Le menu du vison européen varie en fonction des saisons. L’été, les écrevisses représentent l'essentiel de son alimentation à laquelle d’ajoutent des rongeurs (musaraignes, souris, rats musqués), des lapins, quelques oiseaux et si l'occasion se présente, des insectes ou des reptiles. En automne et au printemps, le vison jette son dévolu sur les amphibiens, notamment la grenouille rousse qui vit dans les étangs. En Europe de l'Est à la mauvaise saison, il s'attaque aux poissons qu’il mange sur place ou qu’il enterre à plusieurs dizaines de centimètres sous les racines d'un arbre ou sous des touffes d'herbe. Ce type de comportement s’observe fréquemment chez les mustélidés lorsque les proies abondent.
3 - La taupe
Pourvue de longues dents carnassières, la taupe commune ou taupe d'Europe coupe puis mange essentiellement des lombrics (90 % de son régime alimentaire). Le petit mammifère complète ses repas avec des larves, des limaces et des cochenilles. Pendant la mauvaise saison, la taupe puise presque exclusivement dans les stocks de nourriture réalisés à l’automne. Sa subsistance comprend uniquement de vers de terre coupés en 2 parties puis rangés dans des chambres souterraines spéciales. Des scientifiques ont découvert jusqu'à 500 invertébrés amassés dans les terriers de cet animal fouisseur. Autre curiosité : des chercheurs ont rapporté que la tête de la taupe européenne rétrécit de 11 % en hiver. Connu sous le nom de phénomène de Dehnel, ce rétrécissement saisonnier permet au mammifère d’économiser son énergie, l’aidant ainsi à supporter le froid extrême.
4 - Le renard
Le régime alimentaire omnivore du renard représente un avantage non négligeable car il permet à l’animal de s'adapter à différents écosystèmes. De surcroît, le canidé est une espèce opportuniste peu regardante quant à l’origine de ses aliments. Il chasse souvent la nuit et grâce à des sens très affutés (vision, odorat et ouïe), il repère facilement ses proies composées principalement de petits mammifères comme des lapins, des souris, des écureuils, voire des rats. Le renard ne dédaigne pas manger des oiseaux, des amphibiens et des insectes, notamment en hiver. Il se régale aussi de volailles, au grand dam des éleveurs, et peut s’approcher des zones urbaines pour fouiller les poubelles. En période hivernale, il enterre des proies pour les consommer plus tard. Grâce à sa ruse légendaire, le renard veille à disperser ses cachettes de manière à ce que si l’une est découverte, il ne perdra pas la totalité de ses provisions.
5 - Le geai des chênes
Comme l'ensemble des corvidés, le geai des chênes est omnivore. Il consomme des matières carnées à la belle saison et les graines assurent sa subsistance l’hiver. Comme son nom le laisse entendre, le volatile affectionne les fruits du chêne et en particulier de l’espèce pédonculée. Mais il ne rechigne pas devant des noix, des faines, des graines de conifères ou de céréales. Avec le casse-noix moucheté, il compte parmi les rares oiseaux qui thésaurisent de la nourriture. En automne, il amasse des glands, les trie scrupuleusement selon leur maturité, leur taille et leur qualité puis élimine ceux qui sont parasités. Dans son jabot et sa cavité buccale, il peut transporte jusqu’à 7 aliments qu'il dissimule sous des racines, des mousses, dans des souches d'arbre ou sous des feuilles mortes. Doté d’une excellente mémoire visuelle, le geai des chênes est capable de retrouver ses vivres même sous la neige grâce à des points de repère qu'il examine minutieusement. L’oiseau peut enterrer près de 5000 glands pour l’hiver ! Puisqu’il engrange davantage qu’il ne consomme, le reste des graines va germer, faisant de lui le premier reboiseur européen de chênes et de hêtres.
6 - Le casse-noix moucheté
L’arole est un conifère typique des Alpes, seul pin à pousser entre 1400 et 2500 m d’altitude. Les graines de ce résineux constituent l’essentiel du régime alimentaire du casse-noix moucheté. L’oiseau alpin, de la famille des corvidés, détache les cônes de l’arbre et les transporte vers un endroit où il pourra les coincer et les éplucher avec son bec. Les graines se présentent sous forme de petites noisettes que le volatile brise pour déguster tout de suite ou pour mettre de côté. Selon les scientifiques, le casse-noix moucheté serait en mesure de stocker une centaine de graines dans son gésier et de parcourir plus de 15 km de dénivelé pour les cacher. L’animal choisit des lieux où la neige ne s’accumulera pas l’hiver, comme des anfractuosités dans un arbre, un rocher ou au sol. En une seule saison, le casse-noix moucheté peut aménager jusqu’à 10000 cachettes, dans chacune desquelles il dépose jusqu’à 10 graines. Comme le geai des chênes, le corvidé se montre exigeant et ne sélectionne que les meilleurs fruits. Les graines qu’il ne retrouve pas – estimé à 1/5 du total – poussent et assurent la survie de l’arole.
Top 10 des animaux de la jungle
"Jungle" est un terme emprunté à la langue hindi par les Anglais. Avec le succès du livre de Rudyard Kipling, Le Livre de la jungle, son sens s’est étendu pour désigner aujourd’hui une forêt dense et luxuriante. Une telle forêt, loin d’abriter uniquement des fauves, est un lieu chaud et humide, propice au développement de nombreuses espèces, animales et végétales. Sa population varie évidemment selon que la forêt se trouve en Amérique du Sud, en Afrique, en Amérique centrale ou en Asie du Sud-Est. Comme il faut faire une sélection, notre top 10 des animaux de la jungle vise à vous surprendre et à vous faire voyager.
1 - Le scarabée éléphant (Megasoma elephas)
On rencontre cet insecte aux dimensions imposantes au Mexique, en Amérique centrale et dans les forêts humides d'Amérique du Sud. Il fait partie des plus grandes espèces de coléoptères, le mâle pouvant atteindre 12 cm de longueur et ses ailes approchant les 20 cm lorsqu’elles sont dépliées. C’est la longue corne qu’il porte sur la tête qui lui donne son nom. Il ne faut pas le confondre avec le scarabée rhinocéros.
2 - Le moustique tigre (Aedes albopictus)
Il est impossible de parler des animaux de la jungle sans parler des moustiques. Tous ne piquent pas mais le moustique tigre fait partie des animaux qui provoquent le plus de morts dans le monde. Il vient de la jungle asiatique. Aedes albopictus doit son nom vernaculaire aux rayures de ses pattes. Sa présence ne se limite plus aujourd'hui aux zones tropicales : on le retrouve hélas sur tous les continents, à l'exception de l'Antarctique. Il doit cette large expansion à sa grande capacité d’adaptation à de nouveaux environnements. Il joue un rôle central dans l’expansion de la dengue, du chikungunya et du virus Zika.
3 - Le gibbon à mains blanches (Hylobates lar)
L’Indonésie comprend 10 % de la surface totale des forêts tropicales dans le monde. On y trouve l’une des faunes les plus diversifiées au monde, dont 7 espèces de gibbons sur les 17 existantes. Du fait de la disparition de leur habitat, tous les gibbons sont menacés de disparition. Ils sont également victimes du trafic d’animaux.
Le gibbon est un primate appartenant à la famille des grands singes. C’est un animal arboricole se nourrissant de fruits, de feuilles, de fleurs, parfois d’insectes, d’œufs ou d’oiseaux. Il mesure entre 70 cm et 1 m de hauteur et peut espérer vivre entre 30 et 40 ans. Il est monogame et chaque couple évolue sur un territoire d’une douzaine d’hectares.
Parmi toutes les espèces de gibbons, il y a le gibbon à mains blanches qui est un gros gibbon sans queue. Il est malgré tout capable de marcher debout, s’équilibrant alors avec ses bras qu’il mobilise en mouvement de balancier.
4 - Le toucan toco (Ramphastos toco)
Les toucans sont des oiseaux vivant dans les forêts des Amériques tropicale et équatoriale. 7 espèces sont recensées en Guyane française. Ce qui marque le plus chez cet oiseau, c’est son énorme bec jaune taché de noir dont l’un des rôles est de réguler la température corporelle car les nombreux vaisseaux qu’il contient se dilatent et se contractent en fonction de la température extérieure.
Cet oiseau affectionne particulièrement la cime des grands arbres. C’est là que les adultes, qui ne connaissent quasiment pas de prédateurs, peuvent rencontrer leur pire ennemi, le spizaète orné, de la famille des aigles. En revanche, leurs nids sont la cible des singes ou de certains serpents.
5 - Le python de Séba (Python sebae)
L’Afrique est riche en serpents. Aussi, un des animaux emblématiques de la jungle africaine est le python de Séba, le plus grand python d’Afrique avec ses 4 à 6 m de longueur, pour un poids moyen de 50 kg. Il ne vit pas que dans la jungle mais aussi dans les savanes. Il affectionne les points d’eau car il peut y passer beaucoup de temps, sachant très bien nager. Le python de Séba a une vie essentiellement nocturne.
6 - La néphile (Nephila clavipes)
Dans les forêts tropicales d'Amérique, la néphile est une araignée des plus communes. Elle tisse des toiles dépassant souvent le mètre de diamètre. Ses fils prennent au piège papillons, scarabées, guêpes, criquets. Ils collent très fort, se révèlent extrêmement élastiques tout en étant très résistants, plus que le nylon. Lorsqu’un fil est déformé, il reprend sa forme initiale. Il est hypoallergénique et biodégradable d’où des recherches pour en faire un fil de suture de peau.
7 - La panthère noire (Panthera pardus)
La panthère noire est en réalité un léopard atteint de mélanisme. Il s’agit d’une mutation génétique qui accentue la pigmentation noire de la peau et de la fourrure, tant et si bien que les taches caractéristiques du léopard ne sont plus visibles. Cette mutation est fréquente chez les léopards des forêts tropicales humides de l'Asie du Sud-Est et de l'Inde mais, au contraire, très rare en Afrique. Sa couleur lui assure un camouflage idéal dans les sous-bois sombres de la jungle.
Les panthères sont des animaux solitaires évoluant sur un territoire pouvant atteindre plus de 100 km². Elles chassent à l’affût et mangent aussi bien des scarabées que des antilopes, comme les Tetracerus quadricornis qui des forêts indiennes.
8 - Le mille-pattes géant (Archispirostreptus gigas)
Ce diplopode est surnommé l’iule géant africain car c’est le plus long mille-pattes connu : les plus longs ont été mesurés à 38,5 cm de long pour un diamètre de 2,1 cm. Son nombre de pattes se limite en réalité à 256. Il est répandu dans les forêts d’Afrique, du Mozambique au Kenya, sa température idéale étant comprise entre 20 et 26 °C. Sachez que pour moins d’une vingtaine d’euros, vous pouvez en acheter un pour l’élever dans un terrarium. Son espérance de vie est comprise entre 7 et 10 ans.
9 - Le tapir (Tapirus)
C’est un mammifère ongulé, proche des chevaux et des rhinocéros, qui vit la nuit. Le tapir est notamment présent en forêt amazonienne. Reconnaissable à sa petite trompe, il nage bien et est capable de rester 2 à 3 minutes sous l’eau sans respirer.
Il a un rôle important dans la biodiversité de l’Amérique du sud car il consomme de nombreuses graines qui se retrouvent ensuite disséminées dans ses excréments. Par ailleurs, lorsqu’il se fraye un passage, il contribue à éclaircir les sous-bois, ce qui favorise la pousse des plantes. Sa lente disparition n’est donc pas sans conséquences graves pour la biodiversité.
10 - La grenouille Pristimantis mutabilis
Découverte en 2009, cette grenouille habite les hautes forêts andines de l’Équateur. Elle est remarquable pour la vitesse à laquelle elle est capable de lisser sa peau initialement rugueuse et recouverte de protubérances : en quelques minutes à peine ! Les femelles, un peu plus grosses que les mâles, ne mesurent pas plus de 23 mm de long. Autant dire qu’il faut avoir l’œil pour repérer cette petite grenouille verte dans la densité de la forêt.
La découverte récente de cet animal nous dit que la jungle est riche d'une vie exprimée sous des formes très diverses et qu’il est fort probable qu’elle n’a pas révélé tous ses secrets : à nous de préserver cette extraordinaire diversité aussi longtemps que possible...
Top 10 des animaux qui font peur
Certains animaux nous effraient davantage que d’autres. Nos peurs varient en fonction de notre culture, de nos phobies et du lieu où l’on vit. Explorons ensemble la liste des 10 animaux qui font couramment peur.
1 - L’araignée
Certains scientifiques prétendent que la peur des araignées est innée chez l’être humain. Toutefois, il est facile de constater que ces animaux ne font pas le même effet à tout le monde. La peur des araignées est inutile car, en France, elle ne sert pas à se préserver d’un véritable danger : parmi les 1600 espèces d’araignées présentes en France, une dizaine seulement peut nous poser de sérieux problèmes, et encore, ceux-ci sont d’ordre allergique et ne concernent donc que quelques personnes. Il n’en va bien sûr pas de même dans les pays tropicaux où l’on peut rencontrer des spécimens de grande taille et au venin particulièrement puissant et donc mortel.
2 - Le serpent
La peur du serpent fait aussi partie des peurs que l’on rencontre fréquemment chez les hommes et les femmes. Tout comme l’araignée, en France, seule la vipère peut poser des problèmes d’allergie. Or, c’est un animal qui ne mord que s’il se sent piégé. Un peu d’attention peut suffire à s’en tenir suffisamment éloigné pour se préserver de toute morsure. Le serpent concourt à l’équilibre des écosystèmes et y occupe un rôle de proie pour des mammifères comme les blaireaux ou des rapaces. Les serpents, quant à eux, se nourrissent de poissons, d’amphibiens et de petits rongeurs, participant ainsi à la régulation de certaines populations animales jugées nuisibles.
3 - Le requin
Dans l’imaginaire collectif, le requin occupe une place importante parmi les animaux qui font peur. Ils fascinent généralement les visiteurs des aquariums qui peuvent avoir l’impression de les défier, abrités derrière d’épais hublots. Le succès en 1975 du film Les Dents de la Mer de Steven Spielberg a probablement contribué à alimenter les fantasmes. Les espèces les plus fréquemment rencontrées en France sont des roussettes dont les spécimens ne dépassent pas les 2 m de long et sont sans danger nous. Les requins étant de toute façon énormément tués dans le monde, ils font partie des espèces animales particulièrement menacées.
4 - Le loup
Qui a peur du grand méchant loup ? Celui-ci est, encore de nos jours, une figure importante des contes de fée et est dont l’évocation est particulièrement utile pour apprivoiser ses émotions. Oui, au Moyen Âge, le loup était très présent et craint. Mais notre époque est désormais plus à chercher l’équilibre entre le souhait de réintroduire les espèces dans des zones où il était originellement présent, et l’aspiration à la tranquillité des quelques bergers exerçant encore ce métier. Le débat est loin d’être clôt !
5 - La méduse
Avant, il y avait des années à méduses. Or, depuis un certain temps, on en est plutôt arrivé à parler d’année sans méduses tant elles sont présentes chaque année sur nos littoraux. La prolifération de ces animaux ne concerne pas que la côte atlantique française mais tous les océans et mers.
Parmi elles, la cuboméduse d'Australie est sans conteste la méduse la plus venimeuse au monde, capable de tuer un être humain en quelques minutes. Plutôt rare, elle compte tout de même de nombreux accidents mortels à son actif.
6 - La tique
Les tiques les plus fréquemment rencontrées en France sont susceptibles de transmettre la borréliose de Lyme, une maladie infectieuse encore mal cernée tant ses manifestations sont variées. Le ministère de la Santé invite les promeneurs ayant fréquenté des forêts de feuillus, des sous-bois et des prairies d’inspecter le corps pour s’assurer de l’absence de ces tiques. Elles sont en revanche peu fréquentes dans les forêts de conifères. Observées au microscope, leur aspect rebute, particulièrement lorsque ces parasites viennent de se gorger de sang au point que leur abdomen est gonflé à outrance.
7 - Le rat
En France, le rat est un rongeur synonyme de manque d’hygiène et d’accumulation excessive de déchets. À l’opposé, en Inde, il peut être vénéré comme une manifestation divine. Ce sont des animaux intelligents qui concourent à traiter des tonnes de détritus. Il y a donc un véritable équilibre à trouver avec ces animaux qui peuvent se révéler utiles mais qui risquent de proliférer au-delà du raisonnable si leurs populations ne sont pas maîtrisées.
8 - La chauve-souris
La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) organise régulièrement des manifestations pour mieux faire connaître cet animal couramment mal aimé. On racontait autrefois aux jeunes filles que les chauves-souris risquaient de se prendre dans leur chevelure, et cela afin de les dissuader de sortir le soir. C’était passer sous silence sa formidable capacité à s’orienter dans le noir et à éviter tout obstacle grâce à son système d’écholocation. Associées également à la figure du vampire, alors même que les espèces de chauve-souris capables de sucer le sang ne sont qu’au nombre de trois et ne sont présentes qu’en Amérique du Sud, elles sont surtout de grandes consommatrices de moustiques, participant donc à nous assurer une vie un peu plus paisible.
9 - Le corbeau
Dans la culture occidentale, le corbeau est associé au malheur. Dans l’Antiquité déjà, plusieurs histoires présentent la couleur noire du corbeau comme une punition divine, infligée suite à une erreur commise par l’animal, alors même que son plumage était initialement blanc. Le corbeau fait partie du groupe détesté des animaux charognards, c’est-à-dire qui se nourrissent du cadavre des autres animaux. Il touche donc à des croyances humaines en lien avec l’intégrité du corps. Pourtant, il fait aussi partie des oiseaux parmi les plus intelligents. Mais lorsque l’imaginaire collectif s’empare d’un animal pour en faire un bouc-émissaire, il est étonnamment long et difficile de lui redonner une bonne image.
10 - Le calmar géant
Mollusque de la famille des céphalopodes, il vit dans des profondeurs abyssales et pourrait atteindre les 20 mètres de long. Les fonds marins fascinent et effraient tout à la fois. Même si l’idée qu’il puisse y avoir des monstres marins n’est plus une peur très répandue, il reste que l’évocation de ces fonds si profonds qu’aucune lumière n’y accède peut donner la chair de poule. Et l’idée que des êtres aux dimensions démesurées soient capables de nous y entraîner peut vite se loger dans un coin de l’esprit et ressurgir brutalement à la faveur d’une baignade.
Top 5 des animaux les plus dangereux pour l'homme
Avant de répondre à la question de la dangerosité, encore faut-il se mettre d’accord sur ce qu’implique cette notion. En général, un animal est considéré comme dangereux lorsqu’il est capable de tuer beaucoup d'individus. Pour cela, il faut qu’il soit en contact avec une fraction importante de la population. Si vous vouliez inclure le requin dans ce top 5, c’est raté, car cet animal n’a pas d’appétit particulier pour l’homme et il ne fréquente pas les mêmes espaces de vie. Pour vous aider, sachez que la dangerosité ne vient souvent pas de l’animal lui-même, mais des hôtes qui l’accompagnent. Vous commencez peut-être à pouvoir énoncer quelques animaux de ce top 5 des animaux les plus dangereux pour l’homme... Voici la solution !
Le moustique : incontestablement le plus dangereux
Le moustique est véritablement l’ennemi numéro 1 de l’homme car il tue à lui seul près de 750 000 personnes dans le monde chaque année. Ce n’est pas tant l’animal en soi qui tue que les virus qu’il transmet en piquant ses victimes. Ce sont plusieurs espèces de moustiques capables de véhiculer une quarantaine de virus différents. Ces derniers sont qualifiés d’“arbovirus”, c’est-à-dire que ce sont des virus propagés par des insectes suceurs de sang. Les maladies les plus connues transportées par le moustique sont le paludisme, la fièvre jaune, la dengue, le chikungunya et la maladie à virus Zika.
La dernière espèce de moustiques à faire beaucoup parler d’elle et à faire trembler les Occidentaux, c’est celle des moustiques tigres. Elle a fait son apparition aux États-Unis dans les années 80, puis en Europe dans les années 90. Sans surprise, il a suivi les grands axes touristiques et commerciaux pour se développer.
Il possède une grande capacité à voyager du fait que ses œufs sont protégés par une enveloppe imperméable leur permettant de résister à des températures inférieures à 0 et aux insecticides. Ils sont capables d’éclore plus d'un an après avoir été pondus. Et contrairement à de nombreuses espèces, le moustique tigre pique dans la journée : il est donc plus difficile de s’en protéger.
L’escargot
L'escargot transmet un parasite qui s’appelle le schistosome à l'origine de la schistosomiase (ou bilharziose), maladie chronique responsable de 110 000 décès chaque année.
La contamination se fait dans le cadre d’activités conduisant à s’exposer à une eau contaminée. Les enfants en âge scolaire où les principes d’hygiène courante ne sont pas respectés sont particulièrement vulnérables à cette maladie. La lutte contre la schistosomiase s’organise par le traitement des eaux et la lutte contre les gastéropodes.
Le serpent
Le serpent est une grande menace en Asie du Sud et du Sud-Est, ainsi qu’en Afrique subsaharienne, régions où l'on compte le plus de cas. C’est 100 000 personnes qui meurent chaque année des suites d’une morsure de serpent.
Dans nos pays, il se trouve que la majorité des serpents ne sont pas venimeux. Si les premiers symptômes généralement observés chez la victime sont des nausées, des vomissements, des vertiges, de la tachycardie et des frissonnements, ceux-ci sont davantage dus à l’émotion provoquée par la morsure, nourrie par l’imaginaire collectif qui associe fortement le serpent et la mort. En cas de morsure, il convient de garder son calme mais d’aller tout de même consulter sans tarder un médecin pour un examen.
Le chien
La cause de mortalité en lien avec les chiens est en réalité due au virus de la rage. Chaque année, près de 60 000 personnes dans le monde qui en meurent. Inexistante en France, la maladie sévit surtout en Asie et en Afrique. Le virus est présent dans la salive et se transmet lors d’une morsure par un animal contaminé, mais aussi par une griffure ou un simple léchage sur une peau excoriée ou sur une muqueuse.
L’homme est un loup pour l’homme
Tout comme les autres animaux, l’homme peut transmettre à ses semblables différentes maladies. La dernière en date est celle liée au coronavirus. Le 11 mai 2020, l’estimation du nombre de morts dans le monde qui lui étaient imputés dépassait les 282 000.
Mais n’oublions pas la capacité de l’homme à tuer pour toutes sortes de motivations déraisonnables qui sont d’ailleurs une grande source d’inspiration pour les séries télévisées : le nombre de meurtres est estimé à 460 000 dans le monde entier.
Top 10 des animaux qui hibernent
Si l’on vous demande de citer des animaux qui hibernent, l’ours et la marmotte vous viendront sans doute spontanément à l’esprit. Et vous n’aurez bon que pour l’un des deux ! Par ailleurs, si l’on vous demande d’en citer 10, serez-vous capable d’en citer autant ? On vous explique d’abord pourquoi l’ours n’hiberne pas, et ensuite on vous donne une liste de 10 animaux communs qui hibernent vraiment.
Caractéristiques de l’hibernation
L'hibernation se caractérise :
• par une forte diminution de la température corporelle qui s’approche de la température ambiante, • par une diminution importante du rythme cardiaque, • et par un ralentissement de la circulation du sang et de la consommation d’oxygène. • la luminosité qui baisse, • la température qui chute en dessous de 6 °C pendant au moins 48 h, • et la nourriture qui se raréfie.
L’hibernation se différencie de l’hivernation par l'état de vigilance dans lequel se trouve l'animal qui se retire pour la période hivernale, tout comme l’amplitude de la baisse de température et d’activité du métabolisme. Ainsi l’ours n’hiberne pas mais hiverne.
Lorsque la saison froide arrive, avec les premières neiges, l'ours se retire dans sa tanière. Il se recroqueville pour limiter la perte de chaleur corporelle. Son rythme cardiaque atteint les 8 à 12 pulsations par minute et son rythme respiratoire est divisé par 2. S’il ne mange pas, vivant sur ses réserves de graisse, pendant une période allant de 3 et 7 mois, selon la région où il vit, il peut cependant sortir de sa tanière, notamment pour se réchauffer au soleil. C’est l'activité persistante du cerveau qui caractérise l’hivernation de l’ours.
1 - La marmotte
La marmotte hiberne pendant près de 6 mois, perdant la moitié de son poids initial. À l’automne, elle mange beaucoup pour constituer les réserves de graisse sur lesquelles elle vivra pendant la période d’hibernation. Elle se purge aussi pour vider son intestin et le débarrasser des parasites. Elle construit un matelas d'herbes sèches dans son terrier. L’entrée en est bouchée par un amas de terre et d'herbes, sur une longueur pouvant aller jusqu’à un mètre cinquante. Cela permet de maintenir la température du terrier à un minimum de 4 °C.
Sa température corporelle, initialement de 36 °C, chute à 7 degrés ; son cœur battant à 160 pulsations par minute ralentit pour descendre à 45 pulsations par minute ; elle respire 3 à 4 fois par minute. Elle se réveille toutes les deux à trois semaines pour uriner dans une partie de la galerie dédiée à cela.
2 - Le hérisson
Le hérisson se met à hiberner lorsque trois facteurs sont réunis :
Les mâles commencent à hiberner avant les femelles.
Les hérissons se constituent un nid dans un tas de feuilles mortes ou se calent entre des bûches. Le rythme cardiaque du hérisson atteint alors les 20 pulsations par minute et leur température baisse à 10 °C.
L’hibernation dure entre 4 et 6 mois. S’ils peuvent se réveiller brièvement, ils restent généralement au chaud. À la fin de l'hibernation, les hérissons ont perdu environ 30 % de leur poids initial. Ils reprennent alors des forces avant d’entamer la période de reproduction.
3 - La grenouille
La plupart des grenouilles hibernent sous l’eau. Une eau à 4°C contient plus d’oxygène qu’une eau plus chaude : elles peuvent ainsi absorber le peu d’oxygène dont elles ont besoin à travers leur peau perméable.
4 - Le crapaud
Les crapauds, eux, hibernent à terre. En France, le crapaud commun entame l'hibernation en octobre et reste abrité pendant 6 mois, dans un trou creusé par lui-même, souvent à plus de 50 cm de profondeur, ou dans des éboulis et des décombres, à l’abri du gel. À son réveil, il se dirige vers un point d'eau pour la reproduction qui a lieu dans l'eau.
5 - La chauve-souris
Chez nous, certaines chauve-souris migrent mais d’autres hibernent.
Pour elles, il est crucial d’entretenir la membrane de leurs ailes. Le taux d’humidité de l’endroit où elles hibernent doit donc être constant. Que cela soit une grotte ou une grange, la température doit aussi être la plus constante possible, hors gel.
Toutes les fonctions vitales sont arrêtées à l’exception de la respiration, très lente, du cœur et du métabolisme des graisses. La température du corps de la chauve-souris est seulement de quelques degrés de plus que celle du lieu où elle se trouve, son corps pouvant se recouvrir de givre. L’énergie nécessaire pour se remettre en mouvement en cas de danger est telle que cela peut compromettre la vie de l’animal.
6 - Le loir
Comme le hérisson, le loir se met en hibernation dès que la température chute en dessous de 6 °C pendant au moins 48 h.
Le loir hiberne longtemps, généralement d'octobre à avril, d’où l’expression “dormir comme un loir”. Pour cette occasion, l'animal établit son nid dans le sol, à une profondeur située entre 15 et 60 cm.
7 - Le lérot
Le lérot se met en hibernation dès que la température ambiante descend en dessous de 12-13 °C sur plusieurs jours. Selon le climat, il peut donc disparaître dès le milieu de l'automne. Il hiberne en groupe. Comme le loir, il ne réapparaîtra que vers mars ou avril.
8 - Le muscardin
Comme le lérot, le muscardin hiberne en groupe d’une dizaine d’individus, et pendant 6 mois. Pour cela, il construit un nid dans les buissons ou le creux d’un arbre.
9 - La tortue
Le sang de la tortue est à température ambiante. Autour de 28-30 °C, températures optimales pour elle, la tortue grandit vite, entre 10 et 15 °C, la tortue vit au ralenti, et en dessous de 10 °C, elle hiberne et tout son organisme est au repos. En dessous de 0 °C, il fait trop froid et la tortue risque de mourir.
En hibernation, son système immunitaire est au repos. Les rats des jardins qui tentent de la manger représentent donc un danger. Les propriétaires de tortues doivent prendre la précaution de sécuriser le lieu où leur animal hiberne.
10 - Les fourmis
Chez les insectes, comme les fourmis, on ne parle pas d’hibernation mais de diapause. Ce terme désigne un état physiologique caractérisé par l’arrêt des pontes et une baisse de l'activité des ouvrières. La diapause dépendant de l'horloge biologique interne de l’insecte, et non des températures extérieures, elle peut commencer avant l'arrivée de l'hiver.
Dans nos régions, les fourmis cessent toute activité, restant à l'abri dans la fourmilière, s'enfonçant dans le sol, dans des fissures ou dans du bois, pour se protéger du gel. Si l'eau du corps de la fourmi gèle, ses cellules se détruiront, causant la mort de l’insecte. Pour se protéger du froid, les fourmis fabriquent aussi une substance qui recouvre leur corps.
Top 10 des animaux les plus grands
La nature est une source infinie d’étonnement pour l’être humain. Et nous ne connaissons finalement encore que peu de choses d’elle. Si la flore et la faune n’ont cessé d’évoluer depuis l'apparition de la vie sur Terre, nous serions parfois tentés de vouloir arrêter son évolution pour parvenir à en comprendre tous les secrets. En attendant, dans l’état actuel des connaissances, voici la liste étonnante des 10 animaux considérés comme les plus grands de tous.
Le plus grand animal de tous les temps ?
Faisons d’abord une petite incursion dans les temps préhistoriques pour évoquer le plus grand de tous les dinosaures : le séismosaure. C’était une espèce de dinosaure herbivore, vivant en troupeaux durant la période du Jurassique supérieur. Son nom signifie "lézard qui fait trembler la terre". Les estimations, réalisées d’après des squelettes partiels retrouvés, vont jusqu’à 50 m de long. Les hypothèses avancées pour expliquer la taille colossale de certains dinosaures sont les suivantes : une concentration en oxygène dans l’atmosphère plus élevée que celle d’aujourd’hui, qui permettait une excellente oxygénation des muscles, et des conditions de température favorables à des activités métaboliques plus rapides que celles que nous connaissons aujourd’hui.
Les grands animaux marins
De nos jours, les animaux les plus grands sont essentiellement marins. Tout le monde connaît la baleine bleue, appelée aussi rorqual bleu. C’est un cétacé à fanons qui mesure jusqu’à 30 m de long (pour 170 tonnes). Il se nourrit de krills (petites crevettes). Cet animal est menacé et protégé depuis 1966. Malgré cela, la baleine bleue est aujourd’hui considérée en voie d'extinction. Pourtant, nous ne connaissons encore que peu de choses de son comportement. Nous ne savons, par exemple, pas bien expliquer pour quelle raison elle réalise des sauts jusqu’à 15 m de haut au-dessus de la surface de l’eau, semblant alors défier les lois de la pesanteur.
Le rorqual commun est un autre cétacé à fanons qui mesure jusqu’à 22 m de long. L'espèce, protégée, est considérée comme vulnérable par l’Union internationale pour la conservation de la nature depuis 2018.
Les cachalots sont, eux, des cétacés à dents qui peuvent mesurer jusqu’à 18 m de long. Leur nourriture est essentiellement constituée de calmars. Mais leur comportement alimentaire reste peu connu car ils vont chercher leurs proies par 800 m de fond, ce qui ne les rend pas facilement observables.
Les calmars, appartiennent à la famille des mollusques et font eux-mêmes partie des animaux les plus grands. Ils sont connus depuis 1925, justement grâce aux parties de leur corps retrouvées dans l'estomac de cachalots. Tout comme ces derniers, certains d’entre eux peuvent mesurer jusqu’à 18 m, ainsi que Jules Verne le mentionne dans Vingt mille lieues sous les mers.
Avant-dernier animal marin le plus long, le requin baleine est une espèce de poisson cartilagineux mesurant jusqu’à 14 m, exceptionnellement 20 m.
Enfin, le grand requin blanc est un poisson qui mesure plus modestement 6 m de long. Ce type de requin est devenu célèbre grâce aux Dents de la mer (roman de Peter Benchley adapté au cinéma par Steven Spielberg). Responsable d’attaques contre les hommes, il est considéré comme dangereux. Rappelons toutefois qu’il a une alimentation très variée (pinnipèdes, poissons, tortues de mer...) et que l’homme ne fait pas partie de ses proies. Ses attaques contre ce dernier ne sont dues qu’à des erreurs d’appréciation de la part de l’animal.
3 animaux à égalité
À ce niveau du classement, nous retrouvons la terre ferme avec la girafe. Par ailleurs, avec elle, il n’est plus question de longueur mais de hauteur. Ce ruminant peut mesurer jusqu’à 6 m de haut. Il est peu connu qu’il existe neuf espèces de girafe, chacune caractérisée par un type de robe précis, et il est probablement encore moins su de tous que son cou, malgré sa longueur, comporte le même nombre de vertèbres que celui de l'homme : 7. Le sang ne parvient jusqu’à son cerveau que grâce à un système de muscles en forme d'anneau.
L’anaconda est un serpent semi-aquatique non venimeux dont la longueur est équivalente à la hauteur de la girafe : 6 m de long. Réputé manger l’homme, alors même que les morts d'hommes causées par lui ne sont pas prouvées, il fuit généralement sa présence. Il est bien plus sérieusement un prédateur pour les jaguars, les gros caïmans et les autres anacondas.
Pour clore ce classement des 10 animaux les plus grands, mentionnons l’éléphant qui peut, lui aussi, mesurer jusqu’à 6 m. Symbole de sagesse dans la culture asiatique, il se caractérise en effet par son extraordinaire mémoire et son intelligence proche de celle de l’homme.
8 animaux qu’on déteste, pourtant utiles pour notre planète
Parce qu’ils arborent une apparence effrayante, qu’ils sont susceptibles de nous piquer ou de nous mordre, certains animaux suscitent en nous une répulsion, voire une peur. Pourtant, toutes ces espèces jouent un rôle précis dans la nature et leur disparition provoquerait un profond déséquilibre dans l’écosystème. Gros plan sur 8 animaux que l’on déteste mais qui sont utiles pour notre planète.
1 - L’araignée
Il faut bien admettre que sa silhouette bulbeuse et ses immenses pattes n’attirent pas d’emblée la sympathie. Quand, dans les films d’horreur, l’araignée est affublée d’un corps abondamment velu et de dimensions XXL, elle devient cauchemardesque. Résultat : la peur excessive des arachnides (arachnophobie) et des araignées en particulier, représente la phobie la plus répandue au monde. Dans la maison, un réflexe consiste à l’écraser, ce qui est une terrible erreur car l’animal nous débarrasse d’une flopée d’insectes indésirables : mouches, moustiques, moucherons, puces, punaises, cafards, blattes... Il est donc recommandé de laisser vivre les araignées, d’autant que les espèces les plus communes en France ne sont pas dangereuses. Si leur vue vous dérange vraiment, placez-les dans une pièce que vous fréquentez rarement afin d’instaurer une cohabitation harmonieuse.
2 - Le serpent
Une langue fourchue, de longs crocs, des yeux dépourvus de paupières, un corps rampant, une peau écailleuse… C’est sans surprise que le serpent suscite crainte et dégoût chez de nombreuses personnes. Certaines espèces sont dangereuses, d’autres inoffensives, de petite ou de grande taille. Ainsi, des spécimens d'anacondas géants dépassent les 8 m de long et pèsent jusqu'à 200 kg. Le reptile peut tuer en mordant ou en étouffant sa proie, humain compris ! Toutefois, la présence d’un serpent tel que la couleuvre contribue à réguler des populations parfois envahissantes ou nuisibles : grenouilles, lézards, insectes, rongeurs... En étant lui-même mangé par des mammifères (blaireau, putois, martre, belette, hermine…), des rapaces et d’autres grands oiseaux (héron, corbeau, pie, poule…), l’animal à sang froid représente un maillon essentiel de la chaîne alimentaire.
3 - Le rat
Arpentantnos rues et nos poubelles, le rat est perçu comme un animal sale et invasif qui a laissé un tragique souvenir dans l’histoire. Le charognard est en effet responsable de l'introduction en Europe de la peste bubonique. Si le film Ratatouille a tenté de le rendre sympathique, le rongeur reste, pour la plupart des gens, un vecteur de maladies. Le mammifère omnivore se nourrit de tout ce jonche le sol, notamment les détritus abandonnés par l’homme. Or, son travail d’éboueur lui confère un rôle crucial sur un plan sanitaire en assurant la gestion des déchets et le nettoyage des égouts. Proie des rapaces (chouette effraie, hibou, buse, milan…), des serpents, des mustélidés (fouine, putois, hermine…), des renards et des chats, le rat trouve aussi sa place dans la chaîne alimentaire. Sans oublier la contribution des rats élevés pour les besoins de l'expérimentation animale en laboratoires.
4 - La guêpe
Elle picore nos assiettes et butine nos boissons sucrées. Appartenant à la famille des vespidés, la guêpe n’est pas la bienvenue lors des repas pris à l’extérieur. Notre plus grande crainte ? Qu’elle nous pique bien sûr ! Son dard venimeux provoque une forte douleur sur la zone touchée et une réaction allergique plus ou moins sévère chez les personnes sensibles. De plus, et contrairement à l’abeille, l’animal jaune et noir peut piquer plus d'une fois. Il est toutefois déconseillé de la tuer car la guêpe est un redoutable chasseur d’insectes : les habitants de son nid sont capables d’éliminer jusqu’à 80 000 mouches, moustiques, cochenilles ou pucerons en 24 heures ! Bien que la guêpe ne soit pas classée dans la famille des pollinisateurs, elle remplit une mission similaire pour de nombreuses plantes (orchidées, figuiers…) L’animal constitue également une source de nourriture pour les petits mammifères, les oiseaux et les araignées.
5 - Le moustique
Lors des chaudes nuits d’été, son bourdonnement autour de nos têtes nous exaspère. Malgré sa petite taille, le moustique est l’animal causant le plus de décès au monde (entre 750 000 et 1 000 000 de personnes par an). Comme la tique, il a besoin de sang pour se nourrir mais à travers sa piqure, il propage des maladies mortelles comme la malaria, la dengue, le chikungunya, la fièvre jaune ou le paludisme. Parmi ses vertus, on peut citer la pollinisation des végétaux quand l’insecte butine du nectar de fleurs. Quant aux larves de certains moustiques, elles consomment des micro-organismes et des déchets organiques : de cette façon, elles participent à l’épuration des eaux et à la décomposition de l'azote organique en azote minéral, un phénomène qui favorise la croissance des plantes aquatiques. L’insecte représente également une ressource alimentaire cruciale pour les oiseaux migrateurs dont la survie serait compromise si le moustique disparaissait.
6 - Le requin
Le squale nous épouvante principalement par son immense mâchoire armée d’une denture lui permettant d’arracher d'énormes bouchées sur une grande proie. Ses dents (de 190 à 1014 selon les espèces) ont une forme différente selon leur fonction : attraper, couper, broyer…. Le requin pâtit d’une effroyable réputation depuis la série de films “Les dents de la mer” alors que ses attaques sur l’humain restent extrêmement rares. Au crédit du requin, il faut noter son rôle de nettoyeur des mers et des océans en avalant les cadavres et animaux blessés. Ce super-prédateur consomme également des poissons prédateurs qui capturent à leur tour des poissons fourrage se nourrissant de végétation aquatique et de plancton. De cette manière, le squale contribue à protéger les espèces placées à la base de la pyramide alimentaire.
7 - La chauve-souris
Le mammifère placentaire se drape d’une cape noire composée d’une membrane de peau reliant le corps, les membres et les doigts. Se déplaçant la nuit, la chauve-souris possède une denture de carnivores marquée par des canines acérées et quelques espèces se nourrissent de sang. Avec pareille description, il n’est pas étonnant que l’animal volant soit souvent comparé à un vampire. Parmi les rumeurs persistantes : celle que la chauve-souris s’accroche aux cheveux et qu’elle prend plaisir à mordre l’homme. Il faut savoir que la star d'Halloween, attaque très rarement l’homme car elle préfère nettement les insectes (70 % des chauves-souris sont insectivores). En consommant des papillons de nuit, des mouches et des moustiques, elle est un insecticide naturel efficace quand les espèces frugivores dispersent des semences à travers divers écosystèmes. Dans les pays chauds (îles du Pacifique, Asie du Sud-Est et Afrique), l’animal constitue un important pollinisateur.
8 - Le crocodile
Recouvert d’épaisses écailles, le reptile au look préhistorique peut dépasser les 7 m de long et les images de sa mâchoire grande ouverte nous glacent le sang. Il faut savoir que la force de morsure du crocodile est la plus élevée de toutes les espèces animales actuelles. Ses dents sont taillées pour saisir et maintenir les proies tandis que la chair est avalée tout rond, sans être mâchée. Malgré une apparence terrifiante, ce charognard se montre un admirable nettoyeur en débarrassant les cours d’eau des individus blessés, malades ou morts. Un nettoyage qui révèle toute son importance en cas d'épidémie. Parallèlement, le reptile préserve les populations de certains poissons en se régalant de leurs prédateurs tels que les loutres et poissons ichtyophages.
Top 10 des animaux les plus étranges et mystérieux de la planète !
La nature ne cessera probablement jamais de nous fasciner tant elle semble capable de créer des formes et des couleurs incroyables. Notre vie quotidienne ne nous expose qu’à une infime partie de ces merveilles et nous habitue à voir certaines formes. Dès que nous sortons des animaux qui nous sont familiers, nous nous étonnons et nous émerveillons de tant d’inventivité. Notre top 10 vous parle de quelques-unes de ces créatures qui nous paraissent étranges. Et comme nous habitons la planète bleue, vous ne serez pas surpris d’y trouver une majorité d’animaux marins.
1 - Le rat-taupe nu
De la taille d’une grosse souris, le rat-taupe nu vit dans des régions arides d’Éthiopie et du Sud saharien. Il ne sort jamais des galeries souterraines qu’il creuse. Ses yeux étant atrophiés, l’organisation de sa vie repose sur son ouïe et son odorat bien développés. C’est grâce à ses incisives proéminentes qu'il peut forer le sol. Il est dit nu car il n’a pas de poils : il n’en a pas besoin car il vit à température constante. Sa peau est rosée et translucide.
Il a peu de prédateurs, ce qui ne contribue qu’en partie à une longévité d’une trentaine d’années qui attire beaucoup l’attention des scientifiques, même s’il existe des animaux qui vivent bien plus longtemps. Car outre son apparence, cet animal est exceptionnel : il semble posséder une immunité contre le cancer, les maladies cardio-vasculaires et la dégénérescence nerveuse. Sera-t-on capable de percer tous ses secrets pour en faire éventuellement bénéficier l’homme ?
2 - Le macropinna microstoma
Les abysses recèlent nombre d’habitants mystérieux et étrangers dont on sait peu de choses. Le macropinna microstoma en fait partie. Il se trouve généralement à des profondeurs comprises entre 500 et 1 000 mètres. Sa tête transparente laisse apparaître des éléments étonnants. Sa cavité crânienne est emplie d'un gel transparent au sein de laquelle deux gros yeux en forme de tonneaux peuvent se tourner vers l'avant ou vers le haut, pour permettre au poisson d’observer son environnement.
3 - Le grimpoteuthis
Le grimpoteuthis est un autre habitant des abysses. Celui-ci vit entre 500 et 4 000 mètres de profondeur. C’est un petit octopode appartenant à la famille des pieuvres parapluies qui comprend au total 17 espèces différentes. Il est surnommé pieuvre “dumbo” en raison de la présence de deux nageoires dont la forme évoque les oreilles de l’éléphant volant rendu célèbre par Walt Disney. Mais ces nageoires ne constituent pas son seul moyen de propulsion : un voile de peau relie ses huit pattes, comme les 16 autres espèces de la famille, qui lui permet d’atteindre une vitesse suffisante pour échapper à ses prédateurs, thons et requins. Ces octopodes peuvent aussi ramper sur le fond marin avec leurs tentacules. Autre particularité, ils font varier la couleur de leur peau à volonté et se teinter de rose, de marron, de rouge ou de blanc. Ces animaux sont rares. Les scientifiques ont longtemps cru qu’ils ne mesuraient qu’entre 20 et 30 cm de longueur, jusqu’au jour où ils ont croisé un individu mesurant 1,8 mètre.
4 - La grenouille arlequin nuit étoilée
En Colombie, la grenouille arlequin étoilée est un animal considéré comme sacré par une tribu indigène. Cette petite grenouille de moins de 5 cm de longueur tient son nom de sa couleur noir maculée de grosses taches blanches. Elle appartient à la grande famille des grenouilles arlequins, composée de 96 espèces. Elles se nourrissent principalement d’insectes comme des mouches et des moucherons, mais aussi de petits arthropodes. Bien que s’appelant communément “grenouilles”, il s’agit en réalité de crapauds. Il y a de quoi s’y perdre…
De nombreuses grenouilles arlequins ont la peau noire mais avec des taches orange ou jaunes, vertes ou rouges. Cette apparence relève de l’aposématisme, stratégie adaptative qui consiste à envoyer aux prédateurs le signal (ici visuel) selon lequel l’animal n’est pas comestible. En cas de danger, ce crapaud secrète sous sa peau un venin qui peut l’aider à échapper à la mort.
5 - La taupe à nez étoilé
Cette taupe habitant l’Amérique du Nord a un physique on ne peut plus spécial. Elle doit son nom à son nez formé de 22 appendices épidermiques roses, rappelant des tentacules. Le reste du corps ressemble à celui de la taupe que l’on trouve communément en Europe. Outre son aspect étonnant, son nez se révèle très performant car il comporte cinq fois plus de récepteurs mécano-sensoriels que sur une main humaine. Les appendices se révèlent très vivaces. Lorsque la taupe doit explorer un objet, ils lui permettent de toucher 10 à 13 endroits différents par seconde. Autre particularité, la taupe à nez étoilé est la seule espèce de taupe à vivre dans le sol boueux des zones humides. C’est une très bonne nageuse, capable de rester immergée plusieurs secondes mais aussi de détecter des odeurs sous l’eau.
6 - La lamproie
La lamproie est un animal particulier car c’est un vertébré basal qui ne comporte ni membres pairs, ni mâchoires. Elle possède tout de même des yeux fonctionnels et une colonne vertébrale. Elle fait partie de ces animaux derniers survivants des vertébrés primitifs, n’ayant pratiquement pas évolué depuis 500 millions d’années. Sa bouche est ronde et en forme d'entonnoir, armée de parties dures pointues évoquant des dents, mais constituées de kératine. La lamproie marine est un vrai parasite indigène de l’océan atlantique. Lorsqu’elle est adulte, elle s’accroche à des poissons appelés “hôtes” au moyen de sa bouche qui fait ventouse, et utilise sa langue râpeuse pour pénétrer la chair de ce qui devient sa victime car elle va ensuite en aspirer les liquides corporels et le sang.
7 - Le crabe yéti
Voici le troisième habitant des profondeurs marines de notre liste : le crabe yéti. Il ne se rencontre qu’entre 2000 et 2500 mètres de profondeur. Il doit son nom a son corps blanc et à ses pinces et pattes recouvertes de poils de la même couleur. Aux profondeurs où il habite, il n’y a plus de lumière et il est tout simplement devenu aveugle. Il doit également supporter des pressions extraordinaires. Pour résister aux froids glaciaux qu’il rencontre, les 3 espèces du genre ont adopté des stratégies différentes. Mentionnons ici seulement celle du Kiwa tyleri qui vit en colonies, à proximité des cheminées naturelles d'où s'échappe la chaleur de la Terre : l’eau y atteint les 400°C. Mais il ne faut pas qu’il soit trop près, sans quoi, il mourrait. Aussi, la distance idéale est assez réduite, d’où la nécessité de se concentrer : dans les zones favorables, on peut compter 700 crabes par mètre-carré.
8 - Le tatou nain d'Argentine
Le tatou nain d'Argentine est aussi appelé tatou tronqué. C’est un animal endémique d'Argentine qui mesure entre 12 et 15 cm de longueur, qui porte une carapace rose pâle articulée, composée de 23 à 25 plaques osseuses, et dont le ventre est recouvert de poils blancs. Il a été découvert en 1825 et constitue une espèce rare. C’est un animal très fragile, sensible au stress : il ne survit donc pas en captivité. On ne sait donc que peu de choses de lui, d’autant plus que le tatou nain d’Argentin est un animal très discret, qui creuse rapidement dans le sol en cas de danger. Il vit dans ses galeries pour n’en sortir que rarement. Il est très difficile à rencontrer, y compris pour des scientifiques qui ne sont pas capables de savoir combien il existe d’individus. C’est pour cela qu’il a également un statut d’animal fantastique, surnommé tatou “fée rose”.
9 - Le cochon de mer
Le terme de “cochon de mer” s’applique à des cétacés, des poissons ou des scotoplanes. Ce sont ces derniers qui nous intéressent. Le scotoplane est le quatrième habitant des profondeurs de notre liste des animaux les plus étranges et mystérieux de la planète. Cette espèce d’animaux a été découverte en 1879. Il est muni de ventouses sur la face ventrale et de papilles rétractiles sur la face dorsale, comme toutes les holothuries. C’est son aspect qui lui vaut son nom : il a une forme rebondie et une couleur rose. Il n’y a pas à chercher bien loin l’évocation du cochon. Ce n’est pas du tout un animal rare mais il n’est pas courant de le rencontrer puisqu’il vit entre 6 000 et 9 500 mètres de profondeur. Seuls les scientifiques ont pu le croiser. Il se nourrit du biofilm bactérien qui se trouve dans la couche supérieure du sédiment. Cette nourriture est assez pauvre. C’est pourquoi toute sa vie est organisée pour économiser l’énergie.
10 - Le glaucus atlanticus
Pour clore notre top 10, nous avons choisi un mollusque gastéropode de toute beauté. Le glaucus atlanticus est aussi nommé “dragon bleu” ou “hirondelle de mer”. C'est une limace de mer pélagique qui se rencontre en eaux tempérées et tropicales, dans toutes les mers du monde. Il peut arriver que des spécimens s’échouent sur les plages. Les papilles dorsales qui s’étirent de part et d’autre du corps central lui donnent l’aspect d’un lézard dont les membres se termineraient en formes étoilées. Les couleurs qu’il arbore sont le blanc et un bleu qui se décline en différentes teintes dont certaines intenses. Le glaucus atlanticus se nourrit principalement d'hydrozoaires (qui sont désignés, au stade adulte, par le terme de méduses) dont il tire son pouvoir urticant : dans la nature, les beautés sont souvent dangereuses !
Top 6 des oiseaux migrateurs parcourant les plus grandes distances
Alors que l’Homme cherche généralement à établir des records de vitesse, le dernier en date étant un tour du monde en 53 heures (4 vols commerciaux), les oiseaux migrent par nécessité et ne peuvent compter que sur leurs seules capacités physiques. Ils ne cessent d’ailleurs de nous étonner par les distances qu’ils sont capables de parcourir. Notre classement recense les 6 oiseaux migrateurs effectuant les plus longs parcours.
L’étude des migrations
L’observation des animaux migrateurs ne date pas d’aujourd’hui. Elle existait déjà au temps d’Homère, c'est-à-dire au cours du VIIIe siècle avant notre ère. Ces comportements étaient associés dans de nombreuses cultures (Chine ancienne ou Musulmans jusqu’au VIIe siècle de notre ère au moins par exemple) à des signes particuliers qu’ils convenaient d’interpréter.
L'étude des migrations nécessite la collecte de données très importantes. Aux États-Unis, dès les années 1880, la participation de bénévoles a permis de mieux comprendre les déplacements des oiseaux en Amérique du Nord avec pas moins de 6 millions de cartes renseignées manuellement et envoyées au gouvernement. Aujourd’hui, les technologies contribuent à faciliter la collecte de données. Le portail néerlandais Trektellen centralise les données en provenance de plusieurs centaines de sites d'observation et de stations de baguage, dépassant ainsi les 45 millions de données relatives à la migration des oiseaux en Europe.
Les scientifiques complètent les observations avec le baguage. Ce type de dispositif a commencé en 1899 et n’a cessé de se développer, bénéficiant des progrès technologiques. Les radars météorologiques et aériens permettent également de suivre les migrations sur de nombreux territoires, de même que les satellites.
Si nos connaissances sont encore loin d’être exhaustives, nous affinons sans cesse notre compréhension des comportements des animaux. Notre top 6 des oiseaux migrateurs parcourant les plus grandes distances s'appuie sur elles. Il y a des oiseaux qui voyagent sans s’arrêter tandis que d’autres font des pauses. Notre classement prend en compte les distances globalement effectuées.
► 1 - La sterne arctique (Sterna paradisaea)
La sterne arctique détient incontestablement le record de la plus longue migration connue. Elle n’effectue pas moins de 70 000 km aller et retour. Elle quitte le soleil estival de l'Arctique pour cheminer vers l’autre bout du globe, c’est-à-dire vers l'Antarctique. Sachant qu’elle a une espérance de vie d’une trentaine d’années, on atteint un total colossal de 2,4 millions de kilomètres parcourus dans la vie de cet oiseau.
Pour en connaître un peu plus sur la sterne arctique, il a fallu attendre d’être capable de miniaturiser des dispositifs qui permettaient de suivre les voyages d’oiseaux plus gros comme les albatros, les pétrels et les puffins. En effet, la sterna paradisaea ne pesant que 100 grammes (pour 36 cm de longueur), il fallait que le dispositif pèse moins d’un gramme, sous peine de gêner la vie de l’oiseau. On sait désormais que pour effectuer leur trajet aller, les sternes arctiques mettent en moyenne 93 jours, les plus rapides pouvant effectuer le même trajet en 69 jours seulement.
► 2 - La barbe rousse (Limosa lapponica)
La barbe rousse est un bel oiseau limicole (petit échassier), reconnaissable à son long bec pointu et son plumage d'été, tacheté sur le dessus. L'oiseau niche dans les régions arctiques de l'hémisphère Nord pour s’y reproduire, puis migre dans l'hémisphère Sud pour passer l'hiver. S’il ne fait pas partie des oiseaux qui réalisent les plus grandes distances, cette espèce détient néanmoins un record. En 2020, les scientifiques ont enregistré le parcours d’un de ces oiseaux : il s’est montré capable de voler sur 12 000 km sans interruption pendant 11 jours, allant de l’Alaska à la Nouvelle-Zélande. La vitesse de cet oiseau de 290 g (pour 41 cm de longueur) environ peut atteindre les 90 km/h.
► 3 - Le puffin fuligineux (Ardenna grisea)
Le puffin fuligineux pèse environ 800 g pour une quarantaine de centimètres de longueur. Il se révèle capable de parcourir 65 000 km. Nichant en Nouvelle-Zélande, en Australie et en Tasmanie, ainsi qu’au Sud du Chili et sur les îles Malouines, il passe l’été dans l'hémisphère Nord.
Les migrations se font par classe d'âge (les juvéniles d’abord, puis les adultes nicheurs, les adultes non nicheurs et les jeunes de l'année), soit en solitaire ou par petits groupes. Ils parcourent 900 km par jour. Certains individus nichant en Amérique du Sud n’effectuent toutefois pas forcément une grande migration et s’arrêtent sur la côte Ouest américaine, et d’autres ne migrent même pas du tout.
► 4 - Le puffin à bec grêle (Puffinus tenuirostris)
Le puffin à bec grêle est un autre oiseau de mer effectuant de grandes distances pour sa migration. Ces oiseaux se reproduisent en Australie et dans les environs (comme son cousin) et, fin avril, ils entreprennent un voyage de 15 000 km vers le Nord. Cela correspondrait à un voyage migratoire total de 43 000 km pour cet oiseau de 500 g pour une quarantaine de centimètres de longueur.
► 5 - Le traquet motteux (Oenanthe oenanthe)
Ce passereau insectivore nous fait entrer dans un autre univers car il ne pèse que 25 g (pour 16 cm de longueur). Proportionnellement à sa taille, son parcours migratoire de près de 29 000 km aller-retour chaque année est bien long. Il passe la saison chaude dans l'Arctique et hiverne en Afrique sub-saharienne.
Il est à ce jour le seul oiseau terrestre connu capable de vivre dans deux écosystèmes radicalement différents. Des traquets motteux partis de l'Est canadien ont traversé l'Europe pour hiverner sur la côte de Mauritanie. C’est également grâce à la miniaturisation des engins de géolocalisation que les biologistes canadiens et allemands ont pu en apprendre davantage sur cet oiseau.
► 6 - Le bécasseau à poitrine cendrée (Calidris melanotos)
Malgré ses 22 cm de longueur et ses 80 g, le bécasseau à poitrine cendrée est un grand migrateur. Il niche en Arctique où il profite des courts étés et passe le reste du temps en Amérique du Sud ou en Australie, devant ainsi accomplir une distance approchant les 29 000 km. Les mâles partent en premier, les femelles et les petits prenant un temps supplémentaire pour faire les réserves nécessaires au voyage. Les oisillons partent en dernier. Durant la migration, ils peuvent être aperçus sur les côtes françaises.
D’autres oiseaux migrateurs
Au-delà de ces 6 oiseaux, il est plus difficile de réaliser un classement clair. Les scientifiques ont coutume de distinguer les migrateurs longue-distance, dont les plus connus en Europe sont les migrateurs transsahariens, des migrateurs courte et moyenne distance.
En France, l’arrivée des hirondelles sur le territoire métropolitain symbolise l’arrivée du printemps. Leur aller-retour avec l’Afrique représente un voyage qui peut atteindre les 10 000 km pour les trajets les plus longs. Les sarcelles d’été (Spatula querquedula) et les combattants variés (Philomachus pugnax) effectuent leur migration entre la toundra arctique et le delta du fleuve Sénégal, ce qui représente des trajets de 7 à 12 000 km.
Pour ces espèces, c’est principalement le régime alimentaire des oiseaux qui dicte la distance à parcourir. Les canards et les oies peuvent se contenter de s’arrêter le long des rives de la mer du Nord tant que le froid n’est pas suffisant pour les priver d’accéder à l’eau. Mais les phragmites des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) ou les hirondelles de fenêtre (Delichon urbicum) qui se nourrissent d’insectes, n’ont pas d’autres choix que de cheminer jusqu’en Afrique pour trouver une nourriture suffisante.
Top 10 des animaux les moins intelligents et les plus bêtes du monde !
L'intelligence animale est un domaine qui suscite de plus en plus l’intérêt dans nos sociétés. Les recherches nous conduisent à comprendre qu’il y a plusieurs manières de définir l’intelligence. Employé pour l’être humain, le terme désigne différentes capacités comme celle de comprendre, d'apprendre, de résoudre des problèmes et de s'adapter à des situations nouvelles ou changeantes. Pendant longtemps cette intelligence a été la référence pour évaluer celle des animaux.
Mais aujourd’hui, les approches ont évolué et l’on considère que l’intelligence animale est distincte. Chez les animaux, on met davantage l’accent sur l’adaptation à l’environnement et la mise en œuvre de stratégies à même de perpétuer une espèce. Toutefois, le grand public n’est pas forcément au fait de ces nuances et les non-spécialistes continuent parfois à juger les comportements animaux à l’aune des comportements humains. Aussi, notre top 10 des animaux les moins intelligents se divise en deux parties. Nous évoquons d’abord 5 groupes d’animaux réellement peu intelligents et 5 animaux qui sont jugés comme tels par les êtres humains.
Mesurer l’intelligence animale
Les scientifiques ont longtemps sélectionné des tests qu’ils jugeaient adaptés pour mesurer l’intelligence des animaux. Voici quelques tests parmi les plus courants :
• Le test de la boîte de problèmes : ce test a pour vocation d’évaluer la capacité des animaux à résoudre des problèmes en les confrontant à une boîte fermée contenant de la nourriture. Ils doivent trouver comment l’ouvrir, soit en utilisant des objets ou des techniques spécifiques ; • Le test du miroir : ce test évalue la capacité de l'animal à reconnaître son propre reflet dans un miroir comme étant lui-même, ce qui est considéré comme un signe de conscience de soi. Les animaux portent une tache de couleur sur une partie de leur corps qu'ils ne peuvent voir qu'avec l'aide d'un miroir. Les chercheurs estiment que s'ils tentent de retirer la tache en regardant le miroir, c’est le signe qu’ils ont compris que le reflet est le leur ;
• Le test d'apprentissage par imitation : ce test évalue la capacité des animaux à apprendre en observant les actions d'autres animaux. Un animal dit observateur regarde un animal dit démonstrateur accomplir une tâche spécifique. L'observateur est testé pour estimer sa capacité à reproduire l’action ; • Le test de la mémoire : ce test évalue la capacité des animaux à se souvenir d'informations sur une période donnée. Cela peut consister à retrouver de la nourriture cachée, ou à se souvenir d'événements spécifiques ; • Le test de coopération : ce test évalue la capacité des animaux à s’associer pour atteindre un objectif commun. Ils doivent collaborer pour résoudre un problème ou obtenir une récompense, démontrant ainsi leur capacité à comprendre les rôles et les responsabilités au sein d'un groupe.
Ces tests ne sont que quelques exemples parmi de nombreuses méthodes utilisées pour évaluer l'intelligence animale. Les résultats varient non seulement en fonction de l'espèce, mais aussi de l'environnement et des conditions de test. Aujourd’hui, il est admis que la cognition animale est complexe et ne peut pas être entièrement cernée par de tels tests, l’observation des comportements à l’état naturel étant également très importante.
5 animaux réellement peu intelligents
Les animaux les plus complexes sont aussi ceux qui présentent le plus haut degré d'intelligence. Les mammifères et les oiseaux sont donc les animaux les plus intelligents. Les animaux moins complexes du point de vue de l'évolution présentent un degré de céphalisation moindre ou nul et peuvent donc être réellement qualifiés de peu intelligents. Parmi eux, on trouve différents animaux. Voici cinq groupes.
Les éponges sont des animaux simples et primitifs. Elles n'ont ni système nerveux, ni cerveau, ni organes sensoriels. S’il est difficile de parler d'intelligence chez les éponges, elles sont toutefois capables d’adaptation et de réaction vis-à-vis de leur environnement. Elles peuvent, par exemple, modifier leur structure pour optimiser le flux d'eau et l'absorption des nutriments.
Comme les éponges, les méduses sont des animaux simples. Bien qu'elles n'aient pas de cerveau, les méduses possèdent un réseau nerveux diffus appelé "système nerveux en réseau" qui leur permet de réagir à des stimuli sensoriels (lumière, vibrations et contacts physiques) et de coordonner leurs mouvements. Leurs réponses restent généralement simples et instinctives.
Les annélides constituent un groupe d'animaux qui incluent les vers de terre, les sangsues et les vers marins polychètes. Leur niveau de complexité est un plus élevé que celui des éponges et des méduses. Bien qu’ils ne présentent pas d'intelligence comparable à celle des vertébrés ou d'autres animaux plus complexes, les annélides sont capables d'exécuter des tâches qui témoignent d'une certaine capacité cognitive. Les vers de terre peuvent, par exemple, apprendre à éviter des stimuli aversifs.
Les arthropodes constituent un autre groupe d’animaux parmi lesquels on trouve les insectes, les arachnides, les crustacés et les myriapodes. Bien que l'intelligence des arthropodes ne soit en rien comparable à celle des mammifères, des oiseaux ou des céphalopodes, ils présentent tout de même des capacités cognitives et de comportements qui atteignent un certain niveau de complexité et d’adaptation. Parmi eux, on trouve les fourmis. Si elles sont connues pour leur comportement social complexe et leur capacité à résoudre des problèmes, individuellement, leur intelligence est moindre. Leur cerveau contient environ 100 000 neurones, ce qui n’est rien en comparaison des 100 milliards pour un cerveau humain.
Chez les mollusques, il faut mettre les céphalopodes à part car ils se distinguent par une grande intelligence. La limace de mer, par contre, ne possède que quelques centaines ou quelques milliers de neurones. Ces animaux vivent véritablement dans l'immédiateté car ils n’ont que très peu de mémoire.
5 animaux jugés peu intelligents par les êtres humains
L'idée qu’un animal puisse être "bête" vient de certaines caractéristiques comportementales et écologiques qui peuvent sembler contre-intuitives ou mal adaptées selon les critères humains. Nous évoquons ici 5 animaux qui sont dans ce cas.
Le pigeon n’attire pas la sympathie : on estime qu’il salit les villes et leurs monuments ou qu’il souille nos terrasses et nos pare-brise de voitures, ou encore qu’il nous dérange par ses roucoulements. Outre ses nuisances, lorsqu’on l’observe, il est bien difficile de donner du sens à ses déplacements.
La vache est réputée passer ses journées à regarder passer les trains. Et à part brouter, sa vie ne semble pas pimentée par beaucoup d’interactions avec son environnement. Pourtant, progressivement, on lui reconnaît davantage d’intelligence : certaines personnes ont montré qu’on pouvait la dresser, la monter et lui faire franchir des obstacles, comme un cheval.
La mouche a un comportement qui semble encore plus vide de sens que celui de la vache. Ne passe-t-elle pas ses journées à tourner en rond ? À voler de poubelle en excrément, à se cogner dans les carreaux qui se dressent sur sa route ?
Les journaux contiennent de nombreuses histoires de moutons tombant en nombre d’une falaise. Longtemps, on a qualifié ces mouvements de “suicides collectifs” sans être capable de donner davantage d’explications. Or l’hypothèse de l’ingestion de plantes toxiques agissant comme des drogues s’impose progressivement.
Comment ne pas terminer notre article sur les animaux les moins intelligents sans évoquer le panda ? Lorsqu’un zoo a la chance que l’une de ses femelles attende un petit, la fébrilité est au maximum tant elles sont réputées capables de laisser mourir leur petit en ne s’occupant pas de lui à la naissance : c’est un comportement qui n’a aucun sens au vu de la survie de l’espèce. Et pourtant, il semblerait que souvent, la femelle panda n’a tout simplement pas conscience qu’elle vient de mettre au monde un petit.
Top 10 des animaux les plus lents
Si certains animaux nous surprennent par leur vitesse de déplacement il en est d’autres qui sont d’une lenteur tout aussi étonnante. La palme revient aux Lombrics suivis du Paresseux. Voici le top 10 des animaux les plus lents.
Les Lombrics européens
Les lombrics forment le sous-ordre Lombricina. On les appelle plus communément les vers de terre. Notre Lombric européen détient tous les records de lenteur avec seulement 3,40 m/h soit 83 m sur une période de 24 heures. En revanche, il est très efficace et ultra actif car cet animal fouisseur mélange en permanence les différentes couches du sol. C’est ce que l’on appelle la bioturbation. Indispensables aux écosystèmes, les lombrics sont sous la menace de grands verres plats, mais surtout des pesticides et de l’agriculture intensive.
Le Paresseux
Le Paresseux est réputé pour sa capacité à rester au même endroit sans bouger pendant des heures. Lorsqu’il daigne se déplacer, c’est-à-dire environ une fois par semaine, il ne parcourt que 12 mètres en 60 mn. 7 jours lui sont nécessaires pour effectuer 1 kilomètre ! Ce mammifère arboricole vit principalement dans les arbres des forêts tropicales, en Amérique, mais on peut l’observer dans les zoos et parcs animaliers du monde entier.
L’Etoile de mer
En 1 heure, une Etoile de mer peut se déplacer de 8,40 m soit environ 200 m en 24 h. Ces Astéries sont des animaux marins dont il existe près de 1 500 espèces. En Europe, l’Etoile de mer commune (Asterias rubens) est la plus largement représentée.
La Limace horticole
En 1 seconde, la limace parcourt 1/2 mm… Ce qui correspond plus ou moins à 1 petit km en une nuit, ce qui lui laisse finalement la possibilité de manger de nombreuses feuilles de plans de salades au jardin potager ! Mais cela est possible à condition que la température environnante le permette car la Limace cesse de s’activer en dessous de 5°C et elle ne survit pas aux températures négatives à partir de -3°C.
L’escargot
L’espèce Helix aspersa qui n’est autre que notre escargot de jardin est la plus utilisée pour les fameuses Courses d’escargots qui sont presqu’un symbole au Royaume-Uni et qui se pratiquent dans le monde entier. La vitesse record homologuée est de 9,90 m en 1 heure. Mais un escargot lambda sans être un foudre de guerre est tout de même – sur le long terme – un petit peu plus rapide que la limace.
Le Hérisson européen
S’il est ultra rapide pour dégainer ses piquants en cas de danger imminent, le Hérisson européen prend tout son temps pour se déplacer. Sa vitesse de croisière est de 180 m par heure, soit plus de 5,30 heures pour parcourir 1 kilomètre.
Les tortues terrestres
La vitesse de déplacement d’une tortue terrestre est de plus ou moins 250 m à l’heure. Il lui faut donc 4 heures pour couvrir une distance de 1 km, et 24 heures pour parcourir au maximum 6 km. Ces herbivores n’ont pas besoin de vivre à proximité immédiate d’un cours d’eau. En Europe, on trouve à l’état sauvage la Tortue d’Hermann, la Tortue bordée et la Tortue grecque. Nombre de ces animaux sont aujourd’hui menacés.
Le Monstre de Gila
Ce gros lézard d’Amérique du Nord progresse à vitesse assez réduite puisqu’il ne dépasse pas 5 km à l’heure. Le Monstre de Gila (Heloderma suspectum) est un animal venimeux. Il représente un réel danger pour l’Homme même si son venin n’est pas mortel, mais lorsqu’il resserre ses mâchoires sur sa proie, il ne la lâche plus. On trouve par exemple ce saurien en Arizona, au Mexique, au Nevada et en Californie.
La Méduse
Elle se place en 9ème position de ce top 10 des animaux les plus lents avec tout de même 6,4 km/h soit 106 m/mn. Méduse est plus précisément le nom vernaculaire qui désigne des animaux gélatineux dont il existe près de 1 500 espèces parmi lesquelles une faible proportion est urticante. Elles sont donc inoffensives pour la plupart d’entre elles. A noter que la Méduse de Normura est la plus grande de toutes, avec des tentacules de 35 m de long, un poids de 200 kg et un diamètre de près de 200 cm !
Les Lamantins
Derniers du top 10 des animaux les plus lents, les Lamantins forment le Genre Trichechus. Il en existe quatre espèces spécifiques. On désigne donc par le terme lamantin un mammifère aquatique herbivore. Sa masse imposante ne lui permet pas de battre des records de vitesse. Il se laisse porter par les eaux marines à moins de 8 km/h. Il est parfois surnommé Vache marine ou Vache de mer car il broute.
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