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Top des animaux qui ... II


 

 

  39 faits insolites et surprenants sur les animaux !



Inattendus, insolites ou incroyables, les animaux ont plus d’un tour dans leur sac pour nous épater et nous surprendre encore aujourd’hui.
Les scientifiques ne se lassent pas d’observer la nature et ses représentants et de découvrir chaque année des faits drôles ou extraordinaires sur les animaux de tous poils, écailles ou plumes.
Même les insectes n’échappent pas à leurs études et découvertes.


  Des animaux à poils dont on ignorait certains mignons comportements



  ► Les écureuils

Avec plus de 250 espèces différentes, les écureuils représentent une grande famille composée des marmottes, des tamias et des chiens de prairies. C’est à son aboiement caractéristique que cet écureuil à l’apparence de la marmotte doit son nom.

•   1 - Extrêmement sociable, l’animal compte une colonie de pas moins de 400 millions d’individus au Texas.
•   2 - Les autres membres de la famille écureuil ont de quoi nous surprendre. Le petit animal est capable de faire semblant d’enterrer de la nourriture pour que les voleurs fouillent au mauvais endroit. Mais leur super odorat pourrait très bien indiquer au bandit écureuil où cette dernière est cachée.
•   3 - Ils participent activement à la régénération de la forêt lorsqu’ils déambulent leur butin en main. Les graines qu’ils font tomber pourront ainsi germer, permettant à de nouveaux arbres de pousser.


  ► Les loutres

•   4 - Si la loutre de mer vit exclusivement dans l’eau, la plupart d’entre elles vivent sur la terre ferme près de rivières aux eaux chaudes.
•   5 - La loutre commune est un féroce prédateur qui, si elle ne dédaigne pas les poissons, se nourrit aussi de mollusques, d’insectes, d’amphibiens, de reptiles, et même d’oiseaux lorsque la pêche n’est pas bonne.
•   6 - Contrairement à de nombreux mammifères marins, la loutre ne possède pas de masse graisseuse. C’est son pelage qui lui sert d’isolant. Cette fourrure très dense de la tête aux orteils assure sa flottabilité et lui permet de conserver tête et pattes hors de l’eau lorsqu’elle se prélasse sur le dos.

Si vous voulez mieux connaître les habitudes de Lutrinae, consultez notre article sur ce charmant carnivore.


  ► Les rats

Beaucoup d’entre nous n’aiment guère ces rongeurs à la queue bien trop longue et à l’intelligence reconnue depuis fort longtemps par nos scientifiques et les propriétaires de cet animal très sociable. Les nombreuses recherches réalisées ont mis en lumière que leur espèce n’est pas prêt de s’éteindre.

•   7 - Si dans la nature, nous avons besoin que les femelles mammifères portent le double chromosomes X, tandis que les mâles portent les chromosomes X et Y pour une reproduction viable, les rats épineux d’Amami font exception à la règle. Au Japon, ce petit rongeur, même dépourvu du fameux Y n’empêche pas la reproduction et la naissance d’individus mâles.
•   8 - Les rats sont capables d’empathie envers leurs congénères. Les chercheurs ont tout d’abord réuni plusieurs rats ensemble. Puis ils ont scindé le groupe, emprisonnant une partie des congénères. Les animaux libres ont libéré les rats prisonniers malgré la présence de rats empaillés autour de la zone de captivité.
•   9 - Si vous trouvez que votre rat domestique est un très mauvais grimpeur, offrez-lui une petite piscine, vous serez fasciné par ses talents de nageur.

Les animaux sauvages ne sont pas les seuls à nous surprendre, nos animaux domestiques ou d’élevage ont d’autres astuces pour nous rappeler que nous ne sommes pas les seuls êtres intelligents de la planète.


  ► La vache n’est pas si vache

Nous avons tort de croire que nous sommes les seuls à posséder un système de communication complexe. À l’instar de nos toutous et de nos chats, la vache sait aussi exprimer ses sentiments.

•   10 - Capables de reconnaître les voix de leurs éleveurs et le mugissement de leurs voisines de trait, elles peuvent reconnaître jusqu’à 70 congénères. Les vaches communiquent entre elles en bougeant leur tête, leur queue et leurs membres. Dotées d’un odorat très développé, elles sont aussi capables d’émettre ou de reconnaître ainsi les émotions qu’elles ressentent.
•   11 - Fortes de cette capacité, les vaches ont des copines de champs. Ces amitiés bovines sont essentielles à leur bien-être. Séparez les deux meilleures copines et elles seront en état de stress. La production de lait sera alors moins bonne pour ses meilleures amies. Une étude britannique du Docteur Darren Croft et de son équipe qui prouve une fois encore qu’on a beaucoup à apprendre de la vie des animaux de ferme.
•   12 - Bien qu’elles puissent rester couchées 10 h par jours, nos amies les vaches ne dorment profondément que 30 minutes par jour. Comme beaucoup de proies, leur sommeil est fractionné. Elles dorment d’un sommeil profond 6 à 10 fois dans la journée, sur de courtes périodes.


  Des animaux à plumes bien surprenants


Nos jolis poilus connaissent eux aussi la concurrence, chez les oiseaux, certains adoptent des comportements bien étonnants.


  ► Le pigeon

Animal souvent très envahissant en ville auquel on reproche en particulier ses déjections, le pigeon n’en possède pas moins des caractéristiques surprenantes.

•   13 - Physionomiste, le pigeon sait reconnaître un visage ami. Une étude française a mis en exergue cette particularité chez le colombidé. Dans la première partie de l’expérience, deux personnes venaient les nourrir, mais l’une des deux les chassait lorsqu’ils tentaient de s’approcher des graines. Dans la seconde partie de l’expérience, les protagonistes sont revenus nourrir les pigeons, sans les chasser cette fois. Bien que les personnes aient changé d’aspect vestimentaire, les pigeons ont préféré se nourrir auprès de la personne qui ne l’avait ni chassé ni effrayé.
•   14 - Du héros de guerre, le biset devient un allié de la recherche de personne en mer. Le Project Sea Hunt de la Marine américaine a mis en lumière leur capacité à reconnaître les gilets de sauvetage et les bateaux de survie grâce aux couleurs. D’après l’expérience, ces oiseaux seraient plus rapides et efficaces pour retrouver des naufragés que nos technologies modernes.
•   15 - Le pigeonneau, contrairement aux autres oiseaux, reste plus longtemps au nid. Jusqu’à deux mois, avant de s’envoler tandis que les autres oisillons quittent parfois le nid seulement 10 jours après être sorti de l’œuf. Presque adulte, il peut alors mieux démarrer sa vie et son envol.


  ► Les flamants roses

Grand échassier, le flamant doit sa couleur caractéristique à sa nutrition composée d’algues, de plancton, de crevettes et de crustacés. Et sa couleur n’est pas sa seule particularité.

•   16 - À l’instar du pigeon, madame flamant allaite aussi sa progéniture. Ce “lait de jabot” est sécrété par leur tube digestif. Riche en graisses et en protéines, il nourrit un seul oisillon par an et possède une couleur rouge foncé. L’animal ne possède donc pas de glande mammaire et se nourrit dans le jabot de sa mère.
•   17 - Grégaire, une flambée de flamant rose peut compter jusqu’à un million d’individus qui communiquent bruyamment par des grognements avec leurs poussins ou leurs juvéniles.
•   18 - En France, ils séjournent à la belle saison sur les côtes méditerranéennes et en 2020, on a pu en observer dans le Gard. Vous pouvez si vous souhaitez participer à leur protection parrainer un flamant rose auprès de l’association Adopte un flamant rose.


  ► Le colibri

L’oiseau-mouche est le plus petit des oiseaux. Il fait partie de la famille des trochilidés qui ne comptent pas moins de 350 espèces. S’il se prend pour un papillon, il possède aussi des atouts étonnants.

•   19 - Leur taille de 4 cm n’est en rien un obstacle pour voler. Grâce à l’aérodynamisme de leur corps, ils peuvent réaliser un surplace durant plus de 30 secondes pour butiner les fleurs tel un papillon.
•   20 - L’hippocampe de leur cerveau est 2 à 5 fois plus grand que pour d’autres espèces d’oiseaux. Un avantage non négligeable pour retrouver le chemin vers un délicieux nectar.
•   21 - Pour compenser sa dépense énergétique, le colibri doit butiner 1000 fleurs par jour, soit l’équivalent de son poids, environ 2 grammes, en nectar.


  ► Le corbeau

Paré d’un plumage noir profond, le corbeau fascine autant qu’il répugne. Les légendes qui l’accompagnent ne lui font pas toujours honneur. Pourtant, cet oiseau possède l’intelligence d’un enfant de 2 à 5 ans et se révèle capable de résoudre des puzzles très complexes lorsque la friandise en vaut la chandelle.

•   22 - Un renard rusé ? Son intelligence n’est pas un leurre. Le corvus est passé maître dans l’art de faire semblant de cacher sa nourriture lorsqu’il se sait observé par un congénère. Il la cache ensuite dans un autre endroit afin de la protéger du gourmand voisin.
•   23 - Espiègle et très joueur, l’animal est capable de créer ses propres jouets pour s’amuser seul ou avec ses amis Corvus. Pommes de pin, bout de bois, cailloux et même balles de golf serviront à jouer.
•   24 - Capable d’imiter la voix humaine, le cri du loup ou du renard et de parler mieux qu’un perroquet, le corbeau sait aussi communiquer avec les membres de son espèce. Ils possèdent un système de communication non vocale complexe. Ils peuvent ainsi montrer du doigt avec leur bec, incliner la tête, effectuer des saccades ou s’ébrouer pour transmettre un message à un congénère.


  Sur terre comme en mer, des animaux surprenants



  ► Dragon de Komodo

Les reptiles comme le dragon de Komodo sont une espèce en voie d’extinction, toutefois, il dispose d’une arme bien peu commune pour se reproduire.

•   25 - Même si la femelle ne rencontre pas de mâle, elle peut se reproduire et pondre des œufs qui donneront naissance à des petits tout à fait viables. Cette parthénogenèse existe pour de nombreux insectes tels que les abeilles, les guêpes, les fourmis ou les pucerons. Ce mode de reproduction monoparentale existe aussi chez certains poissons, oiseaux et reptiles.
•   26 - Solitaire sauf durant la période des amours, le varan peut repérer une proie en décomposition à plus de 9 km. Sacré flair !
•   27 - À leur naissance, les petits qui peuvent servir de repas aux adultes ou à d’autres prédateurs vivent dans les arbres jusqu’à ce qu’ils soient suffisamment forts pour affronter le monde.


  ► Les serpents

Ils sifflent et rampent sur le sol à une vitesse folle. Tous ne sont pas venimeux et seulement 70 % d’entre eux sont ovipares. Les 30 % restants ne pondent pas d’œufs, ils sont ovipares. Ils mettent au monde une progéniture qui naît complètement formée. C’est le cas de l’anaconda, du boa, du crotale et de nos vipères.

•   28 - Vous aviez entendu dire que le serpent possédait 2 pénis, c’est vrai. Lors de l’accouplement, le mâle glisse sont hémipénis dans la fente cloacale de la femelle qui possède, elle, un hémiclitoris.
•   29 - La reptation du serpent se décline en différents mouvements. En forme de “s ”, on la nomme ondulation latérale. Les serpents arboricoles utilisent la méthode de l’accordéon pour grimper aux arbres ou “concertinas locomotion”. Certains peuvent planer jusqu’au sol et atterrir sans une égratignure.
•   30 - Ectotherme, le serpent est incapable de se réchauffer seul comme un mammifère ou un oiseau, il a besoin d’une source de chaleur externe comme le soleil ou une pierre chaude pour ajuster sa température corporelle.


  ► Les poissons

En mer comme en rivière, certains poissons sont vraiment étonnants.

•   31 - Le labre à tête de mouton change de sexe à l’âge de 10 ans. Femelle à sa naissance, il entamera son changement de sexe en fonction de son environnement et de son âge. Chez d’autres espèces poissons comme la girelle, lorsque le mâle décède, une femelle du harem prend sa place en devenant mâle. D’autres paramètres comme la température de l’eau, la densité des individus dans le banc peuvent entraîner le changement de sexe pour certaines espèces de poisson.
•   32 - Le poisson-chat ne possède pas moins de 27 000 papilles gustatives, de quoi s’orienter dans les eaux où il navigue pour rapidement trouver le meilleur menu.
•   33 - La mémoire du poisson rouge est un leurre ? Une équipe de chercheur a entraîné des carpes à associer son et nourriture. Les carpes se sont souvenues de cette association durant plusieurs mois.


  Quelques faits insolites sur les insectes et les araignées


Trop souvent considérés comme nuisibles, insectes et araignées font partie de la chaîne alimentaire et sont tout aussi importants que n’importe quel animal velu, poilu ou à écailles.

•   34 - Championne toute catégorie de la course, la blatte est insecte social. Si elle vit en colonie d’à minima une dizaine d’individus, elle sait s’aplatir dans le moindre interstice pour passer inaperçue.
•   35 - Avec pas moins de 15 000 espèces de fourmis différentes sur notre belle planète, il fallait bien qu’au moins quelques-unes d’entre elles résistent au froid. Elles survivent à des températures descendant jusqu’à – 20oC en fabriquant leur propre antigel.
•   36 - Le plus long insecte vivant sur Terre à ce jour mesure 66 cm. Phobaeticus chani est un phasme originaire de l’île de Bornéo. Plus grand représentant des phasmes, ses œufs ont la particularité d’être munis d’ailettes.
•   37 - L’arachnophobie touche près de 6 % de la population mondiale. Pourtant, nous nous trouvons tous le plus souvent à moins d’un mètre de ces charmantes petites bêtes. Et c’est somme toute tout à fait normal lorsque l’on sait qu’une maison abrite en moyenne 30 araignées.
•   38 - Si toutes les araignées sont capables de produire de la soie, toutes ne fabriquent pas de toiles. C’est le cas des mygales qui traquent ou chassent leur proie à l’affût. La soie peut aussi servir à empaqueter leurs œufs, ou de harnais de sécurité lors d’un saut sur une proie.
•   39 - Même si nous n’aimons guère leur présence, les araignées dévorent 400 millions d’insectes par hectare en France. Son rôle fondamental dans l’écosystème mérite bien que vous reposiez votre chausson, non ?


  Source : Magali Laguillaumie - Mis à jour le 25/05/2024    



  10 animaux qui volent sans être des oiseaux !



Si tous les oiseaux possèdent des ailes, certains ne volent pas. Ainsi, le pingouin, le manchot, l’émeu ou encore l’autruche sont inaptes au vol. D’autres animaux peuvent voler bien que dépourvus d’ailes quand des espèces sont invertébrées mais ailées. Décidément, la nature n’en finit pas de nous surprendre. Découvrez 10 animaux qui volent sans être des oiseaux.


  1 - Les chauves-souris


Techniquement parlant, les chauves-souris sont les seuls mammifères capables de réellement voler. Leurs membres antérieurs (les mains) disposent d’un pouce court et crochu, et de quatre doigts aux os effilés qui sous-tendent une membrane de peau, souple et élastique, assurant la portance. Appelée patagium, cette fine peau très vascularisée et dépourvue de poils est rattachée aux côtés du corps, offrant au chiroptère une grande surface alaire lui garantissant un vol agile et précis. Pour battre des ailes, la chauve-souris utilise ses puissants muscles thoraciques reliés à une clavicule suffisamment robuste pour soutenir le mouvement des battements.


  2 - Les lémurs volants


Aussi appelés colugos, galéopithèques ou cynocéphales, ces espèces sud-asiatiques n’ont de lémurien que le surnom. À cause de leurs ailes, les lémurs volants ont longtemps été considérés comme des cousins de la chauve-souris avant d’être classés définitivement dans l’ordre des dermoptères. Le patagium des galéopithèques relie le cou à la queue en englobant les pattes antérieures et postérieures. Son parachute englobe même les espaces entre les doigts et les orteils, ne laissant libre que la tête. Une fois posté en hauteur, le colugo se jette dans Ie vide et plane sur une centaine de mètres, traversant aisément la canopée des forêts tropicales. Son patagium lui sert aussi de frein au moment de la descente puis de l’atterrissage.


  3 - Les écureuils volants


Ce type de rongeur est classé en 2 groupes distincts : la sous-famille des Pteromyinae, particulièrement répandue en Amérique du Nord, et les Anomaluridés, qui se rencontrent uniquement dans les forêts d'Afrique équatoriale. Juché sur la cime d’un arbre, l’écureuil saute dans le vide, écarte ses membres antérieurs et postérieurs afin de bien tendre son patagium. Utilisant sa queue comme gouvernail, il se dirige ensuite vers l’endroit de son choix et manœuvre habilement entre la végétation, quitte à opérer des virages à plus de 90°. Le mammifère est en mesure de couvrir facilement une distance de 100 m et en cas de danger, jusqu’à 250 m d’une seule traite.


  4 - L’acrobate pygmée


Mesurant à peine 6,5 cm de long pour un poids de 10 g, ce petit marsupial arboricole de la famille des Acrobatida vit dans l'est de l'Australie. L'acrobate pygmée (Acrobatus pygmaeus) est équipé d’une membrane de peau allant des doigts aux coudes, lui offrant une couverture alaire importante par rapport à la longueur de ses membres. Son vol nécessite plusieurs étapes : d’abord le mammifère grimpe sur une branche, saute dans le vide puis écarte ses 4 membres pour déployer le patagium. Alors le marsupial plane une vingtaine de mètres pour rejoindre un autre arbre auquel il s'agrippe à l’aide de ses griffes acérées. L’acrobate pygmée peut s'accrocher à des surfaces aussi lisses que le verre grâce aux gros coussinets qui garnissent ses doigts.


  5 - Les poissons volants


Comptant environ 70 espèces, les poissons volants forment la famille des exocétidés. Ces animaux marins arborent 2 ou 4 ailes qui sont en réalité des nageoires pectorales très développées, leur permettant de sauter et de planer hors de l'eau. Les exocets auraient évolué pour acquérir cette particularité dans le but d’échapper à leurs prédateurs (maquereaux, thons et autres grands poissons pélagiques). Parmi les espèces à 2 ailes figure le poisson volant commun (Exocoetus volitans) qui mesure environ 25 cm et peut voler sur plusieurs dizaines de mètres. Au nombre des espèces à 4 ailes, on peut citer le poisson volant à tête étroite (Cypselurus angusticeps), présent dans tout le Pacifique tropical et subtropical de l'Afrique de l'Est. D’une longueur de 24 cm environ, Cypselurus angusticeps peut survoler les eaux sur une centaine de mètres.


  6 - La raie manta océanique


La raie manta océanique (Mobula birostris), diable de mer ou raie manta géante ne fait pas partie des exocétidés, ce qui ne l'empêche pas d’effectuer d’incroyables sauts hors de l'eau. Répartie dans toute la zone tropicale Indo-Pacifique et Atlantique, la plus grande de toutes les espèces de raies présente des dimensions spectaculaires : le record mondial affiche une longueur de 9 m pour un poids de 2 tonnes. Son gabarit n’entrave en rien sa faculté à bondir sur plusieurs mètres au-dessus de la surface grâce à ses 2 grandes ailes qui sont des extensions de ses nageoires pectorales 2 fois plus longues que larges.


 7 - Les serpents volants


Plus surprenant encore, les serpents qui volent ! Telle est la particularité dont sont dotées plusieurs espèces arboricoles originaires d’Asie. Appartenant au genre Chrysopelea, les serpents volants utilisent une technique unique dans le règne animal : ils aplatissent leur corps de manière à adopter une forme aérodynamique. Suspendu à une branche par son extrémité distale, le reptile se recroqueville légèrement comme s’il s’apprêtait à mordre puis s'élance brusquement. Quand il plane en réalisant des ondulations latérales de grandes amplitudes, le serpent donne l’impression de nager dans les airs. Pour se diriger, l’animal oriente sa tête dans la trajectoire voulue. Il peut ainsi parcourir plus de 100 mètres avant d’atterrir au sol ou de se raccrocher à un arbre.


  8 - Les lézards volants


D'origine asiatique, ces reptiles appartiennent à la famille des Agamidés, aussi connus sous le nom de dragons volants (Draco volans). Pour prendre de l’élan, le lézard chute volontairement d’un arbre et réoriente aussitôt son corps de façon à placer son ventre vers le bas. À l’aide de ses pattes avant, il déplie son patagium et se dirige grâce à ses poignets capables de tourner à 90°. Cette particularité anatomique n’est retrouvée chez aucun autre lézard et serait, à ce titre, une adaptation strictement réservée au vol. Mesurant une vingtaine de centimètres, l’agamidé peut planer sur plus de 8 m à travers les forêts tropicales d’Asie.


  9 - Les grenouilles volantes


Les rhacophores constituent un genre d’amphibiens surnommés grenouilles volantes en raison de leur habileté au vol plané. Ces batraciens asiatiques possèdent de larges pattes composées d’une membrane joignant les doigts et les orteils, à la manière de palmes. Cette grande surface de peau aide les grenouilles volantes à retenir l’air comme un parachute quand elles sautent des arbres pour fuir un prédateur. Au terme d’un vol pouvant aller jusqu’à 15 m de distance, les rhacophores se plaquent contre un arbre et s’y accrochent fermement grâce aux disques adhésifs, sortes de ventouses, qui parsèment ses orteils.


  10 - Les insectes volants


Impossible de conclure notre liste des 10 animaux volants – hors oiseaux - sans mentionner les insectes, seuls invertébrés susceptibles de posséder des ailes. Il semblerait qu’à l’origine, ces appendices leur servaient uniquement à planer. Avec l’évolution, les plaques dorsales du thorax se sont élargies jusqu'à autoriser certaines espèces à voler pour se nourrir, fuir et se reproduire. Les insectes volants se répartissent en une multitude de groupes ou d’ordres mais leurs ailes partagent des caractéristiques communes : elles se comptent par pair, se trouvent sur le mésothorax et le métathorax ou encore, présentent des veines ou des nervures. Parmi les nombreux insectes volants, on peut mentionner les orthoptères (grillons, criquets), les hyménoptères (abeilles, frelons), les diptères (mouches, moustiques), les lépidoptères (papillons, mites) ou encore, les coléoptères comme le doryphore ou la coccinelle.


  Source : Nathalie Truche - Mis à jour le 29/05/2024    



  Top 10 des animaux les plus extraordinaires au monde !



Un animal extraordinaire est un animal qui sort de l’ordinaire et dont l’allure ou les caractéristiques nous surprennent. Toutefois, au fur et à mesure que les connaissances scientifiques s’étendent, nous nous étonnons de moins en moins. Nous allons toutefois tenter de le faire avec cette liste de 10 animaux parmi les plus extraordinaires du monde.


  1 - Le Macrauchenia Patahonica


Nous commençons notre liste des 10 animaux les plus extraordinaires du monde par un animal aujourd’hui disparu. Découvert par Charles Darwin au XIXe siècle, il n’avait jusqu’à récemment pas encore trouvé de place dans la classification des êtres vivants.

Il faut dire que cet animal semblait tout droit sorti d’un jeu d’associations improbables pour enfants. Le Macrauchenia Patahonica possédait un corps de chameau mais sans la bosse, des pieds de rhinocéros et le crâne d’une antilope saïga auquel on avait ajouté une trompe.

C’est au cours d’une expédition en Uruguay et en Argentine en 1834 que le célèbre scientifique trouva un squelette de cet animal extraordinaire. Alors que l’animal avait disparu sans laisser de descendant, Darwin estimait qu’il s’agissait là de “l’animal le plus étrange jamais découvert”.

Grâce aux progrès technologiques, il a été possible en 2017 de séquencer 80 % du génome mitochondrial, c’est-à-dire l’ADN transmis par la mère. Le Macrauchenia Patahonica a ainsi pris place au sein de la famille des périssodactyles, qui comprend actuellement les chevaux, les tapirs et les rhinocéros, animaux modernes dont il aurait divergé il y a 66 millions d’années.


  2 - Une grenouille extraordinaire


Une extraordinaire petite grenouille a été découverte en 2009, par des scientifiques américains, dans la réserve Las Gralarias, à environ 35 kilomètres à l'Ouest de Quito, en Équateur. Sa couleur est verdâtre. Jusque-là pas de quoi s’émerveiller... Mais il s’avère qu’elle est capable de modifier complètement son apparence en quelques minutes seulement.

Baptisée Pristimantis mutabilis, elle est à ce jour l'unique espèce vertébrée connue capable de faire disparaître les protubérances et rugosités de sa peau pour la rendre lisse et glissante. Si les changements de couleur étaient connus avec les caméléons, aucun changement se texture aussi important n’avait été encore observé chez un vertébré, seulement chez des invertébrés.

C’est en réalité en 330 secondes que cette grenouille, dont la taille ne dépasse par les 2,5 centimètres de long, change de texture de peau, sans doute dans le but d’échapper à ses prédateurs. Elle habite dans de la mousse qu’elle imite à merveille.


  3 - Le poisson cardinal Siphamia Arnazae


Siphamia Arnazae est un poisson cardinal découvert en 2019 dans la province de Milne Bay, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il a été recueilli alors qu’il évoluait à une profondeur comprise entre 8 et 12 mètres. Sa longueur peut être de 20 cm tout au plus.

Ce qui est extraordinaire chez ce poisson, ce sont ses yeux énormes en proportions du corps. Celui-ci est translucide, teinté orange avec des points plus foncés. Le genre Siphamia comprenait, jusqu’à la découverte de ce poisson cardinal aux yeux de chat, 31 espèces différentes. Cela fait donc 32 aujourd’hui. Cette espèce évolue principalement à l’abri de coraux ramifiés.


  4 - La limace Janolus Flavoanulatus


Janolus Flavoanulatus est une limace de mer dont le nom est dérivé du latin flavus qui signifie “jaune” et anulatus qui signifie “annelé”. Ce mollusque au corps mou sans coquille est extraordinaire par les couleurs et les formes qu’il arbore. Le corps est blanc translucide. Les pointes sont violettes, avec un sommet bleu vif. Sous l’anneau subapical violet se trouvent des anneaux jaunes et bruns supplémentaires. Leurs rhinophores (nom donné aux organes sensoriels des nudibranches) sont brun-violet avec des pointes blanches. Leur pied est marqué d’une ligne bleue.

Cet animal qui peut atteindre les 5 cm de longueur, a été observé dans les Océans Indien et Pacifique occidentaux, aux Philippines, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Japon, aux îles Salomon, dans la mer Rouge, en Indonésie, au Vanuatu, en Indonésie et en Australie.

La limace vit à des profondeurs très variées. Elle se nourrit de mousses comme le Bryozoa. Elle possède une langue (radula) qui lui permet de décrocher les proies des roches sur lesquelles elles sont accrochées. Elle se nourrit aussi de matière en décomposition déposée sur le fond de l’océan.


  5 - Les phasmes Goliath


Les phasmes Goliath sont de très grands insectes, considérés comme les plus grands d'Australie après Acrophylla titan, appelé phasme d’Australie, qui mesure 25 cm de long mais qui est plus fin que le Goliath qui atteint tout de même puisqu’il les 20 cm, pouvant ponctuellement les dépasser. Toutefois, rappelons que, chez cette espèce, le mâle est plus petit et le Goliath mâle ne mesure que 15 cm. Seul le mâle peut voler, les ailes de la femelle étant trop petites. Elle peut toutefois planer légèrement, ce qui lui évite de se blesser lorsqu’elle tombe.

Le corps du phasme Goliath est vert, avec des taches jaunes sur la tête, le thorax et les pattes. Bien camouflé, il se trouve souvent au sommet des arbres. Pour éviter de se faire repérer par ses prédateurs, il a mis au point une technique extraordinaire pour retenir ses excréments. À l'extrémité de son abdomen de l'insecte se trouvent trois grands filaments. Celui situé au milieu retient la crotte quand elle tombe. Le phasme fait ensuite tourner son abdomen pour projeter leurs crottes au loin.


  6 - l'araignée Myrmecicultor Chihuahuensis


Depuis la découverte de Myrmecicultor Chihuahuensis, le nombre de familles d’araignées dans le monde est passé à 120. Seule représentante de la famille Myrmecicultoridae, elle a été trouvée pour la première fois en 1999 dans la région de Big Bend au Texas. L’araignée a intrigué les taxonomistes pendant plus de 15 ans.

L’analyse de sa morphologie et de marqueurs d’ADN mitochondrial et nucléaire ont fini par révéler qu’elle était l’unique représentante d’une nouvelle famille d’araignées. Elle est associée à au moins trois espèces de fourmis moissonneuses, ce qui explique son nom puisque myrmex est un mot grec ancien pour “fourmi” et cultor un mot latin pour “adorateur, suiveur”. En effet, ces araignées vivent à l’intérieur du nid des fourmis, sans que l’on sache encore vraiment ce qu’elles mangent.


  7 - Le stylo de mer Solumbellula Monocephalus


En juillet 2022, un stylo de mer Solumbellula Monocephalus a été aperçu et filmé dans un endroit isolé à l'Ouest d'Hawaï alors qu’il se trouve habituellement dans l’Atlantique et l’Océan indien.

C’était à 2 994 mètres de profondeur, rappelant que les fonds marins sont encore peu connus et explorés. Cet animal ne possède qu’un seul polype d'alimentation et des tentacules pleines de barbilles qui s'étendent sur une quarantaine de centimètres. Sa longueur totale atteint les deux mètres. Il ressemble à une grosse fleur évoluant au gré des courants marins. Comme tous les stylos de mer, c’est un cnidaire, terme qui désigne un vaste groupe d'animaux aquatiques comprenant les coraux et les méduses.


  8 - L'araignée paon Nemo


L’araignée paon Nemo n’a été identifiée et nommée qu’en 2021. En 2011, on recensait seulement quinze espèces d’araignées paons. Aujourd’hui, on en compte quatre-vingt-douze.

C’est une araignée sauteuse de la famille des Salticidae. Elle mesure à peine 4 mm et évolue au Sud de l'Australie. Son nom scientifique complet est Maratus Nemo à cause de sa couleur orange vif dominante et de ses rayures blanches qui font penser au célèbre poisson-clown nommé, dans du dessin animé produit par Pixar Le monde de Nemo.


  9 - Le caméléon Brookesia nana


Brookesia nana est le plus petit caméléon au monde. Il évolue dans les forêts du massif Sorata, au Nord de Madagascar. Il faut avoir l’œil pour le repérer car il ne mesure que 13,5 mm de long, du museau à la base de la queue, 22,5 mm en incluant la queue. Au-delà d’être le plus petit caméléon du monde, il pourrait bien être plus largement le plus petit reptile adulte connu au monde. Il n’a été décrit que récemment, en février 2021, même s’il avait été découvert en 2012.


  10 - Une chauve-souris au pelage orange


Il existe de nombreuses espèces de chauves-souris, composant un ensemble varié d'animaux. Mais on n’en connaissait pas avec un pelage orange.

Myotis nimbaensis est le nom scientifique de cette chauve-souris qui a comblé le manque et qui sort ainsi de l’ordinaire. Elle a été découverte dans la chaîne du Nimba en Guinée. Elle vit dans des grottes et des caves profondes et obscures, se nourrissant probablement d’insectes. En y regardant de plus près, chacun de ses poils porte trois couleurs différentes. Près de la peau, ils sont noirs, puis virent au blanc et deviennent orange au bout. Elle ne mesure que 5 cm pour une centaine de grammes. Elle n’a pas encore révélé tous ses secrets à ce jour.


  Source : Laetitia Cochet - Mis à jour le 30/05/2024    



  Top 10 des animaux les plus moches de la planète



Un animal n’est moche que dans le regard d’un être humain. La nature, elle, produit des êtres adaptés à leur environnement. Leur aspect est hérité d’un long processus qui a pu être jalonné de transformations diverses qui leur permet aujourd’hui de survivre et de perpétuer leur espèce. Tous les organismes vivants sont donc de ce point de vue aboutis. Nous vous présentons tout de même ici ce un top 10 des animaux que l’on pourrait qualifier de plus moches de la planète car leur aspect insolite n’est guère attirant.


  Pourquoi les animaux de cet article sont-ils qualifiés de “moches” ?


Comme tout animal, l’attention de l’être humain se porte instinctivement vers des éléments qui peuvent menacer sa survie. Aussi, lorsqu’il s’agit de sélectionner les informations qui lui parviennent par le biais de ses sens, naturellement, il est attiré par ce qui peut potentiellement représenter un danger. Et tout ce qui sort de ce que l’on pourrait qualifier d’ “ordinaire” capte son attention. C’est le cas de ces animaux que l’on n’a pas l’habitude de rencontrer et dont l’allure est très éloignée des animaux qui nous sont familiers. Vient ensuite un éventuel jugement esthétique. Comme nous sommes des animaux terrestres, il est logique que cette liste d’animaux moches se compose en majorité d’espèces marines.


  1 - La Lamproie


La Lamproie cache son jeu : alors que son absence de mâchoires liée à une bouche circulaire tapissée de dents laisse penser que c’est un animal très éloigné de ce que nous sommes, son étude a largement contribué à comprendre comment fonctionne le cerveau de l’être humain, et notamment à identifier son rôle dans la transmission d’informations aux membres locomoteurs.

Malgré cela, il est difficile de trouver quoi que ce soit de chaleureux dans l'allure générale de cet animal. Son comportement de parasite n’arrange rien : sa façon de se fixer sur un poisson hôte et de se nourrir de son sang donne froid dans le dos car cela renvoie à l’un de ces mythes effrayants que l’on retrouve dans toutes les cultures à travers le monde : celui du vampire, créature, ni morte, ni vivante qui se nourrit du sang des humains pour en tirer sa force vitale.


  2 - Le Blobfish


S’il est bien un poisson que l’on ne rencontrera jamais au détour d’une promenade, c’est bien le Blobfish (Psychrolutes marcidus), espèce de poissons vivant dans les abysses, entre 600 et 1 200 m de profondeur, au large des côtes australiennes et tasmaniennes.

Sa tête ponctuée de deux petits yeux, de ce que l’on peut prendre pour un nez qui pend au-dessus d’une large bouche formant un arc de cercle dont les extrémités sont orientées vers le bas, stimule notre tendance à l’anthropomorphisme, c’est-à-dire à prêter à un autre animal des comportements qui nous sont propres. Lorsque l’on voit la tête de cet animal, on peut percevoir assez facilement les traits de visage, mais en très laid.

Évidemment, cette allure s’explique de manière tout à fait rationnelle. Vivant à des profondeurs où la pression peut être jusqu’à cent fois supérieure à celle de la surface, sa chair est principalement constituée d’une masse gélatineuse dont la densité est plus faible que celle de l’eau. Cette adaptation lui permet donc de ne pas être plaqué contre le plancher océanique mais de flotter, et cela sans avoir à dépenser d’énergie. Il a peu de muscles, se nourrissant de ce qui tombe depuis la surface et parvient jusqu’à lui : la neige marine. Notons que les photos les plus diffusées de ce poisson ne le montrent pas dans son environnement, ce qui modifie son allure. En effet, il est photographié le plus souvent lorsqu’il est ramené à la surface, à une pression jusqu’à 100 fois inférieure à ce qu’il a l’habitude de rencontrer. Ses formes sont donc dilatées. En réalité, dans les profondeurs de l’océan, il ressemble davantage aux poissons que l’on a l’habitude de croiser.


  3 - Le Baudroie


La Baudroie commune (Lophius piscatorius) est, contrairement au Blobfish, un poisson marin qu’on trouve fréquemment sur les côtes de Provence en France. Ce poisson a une grosse tête dont l’allure générale évoque le crapaud car ses yeux sont situés haut et vers l’arrière, et ses arcades orbitaires sont hypertrophiées. Sa peau ne possède pas d'écailles. Son corps est oblong. La couleur de son dos oscille entre le brun-jaune et le vert avec des marbrures sombres. Si le poisson atteint l’âge de 20 ans, il peut atteindre les 2 mètres de long pour un poids de 45 kg. Mais cela est assez rare : les individus les plus courants ne dépassent pas les 60 cm.

La laideur de cet animal est sans doute amplifiée par le fait qu’il nous apparaît d’emblée hostile. La gueule de la Baudroie commune est en effet impressionnante : elle est remplie de dents qui sont autant de pics acérés, sur deux rangées dans la partie inférieure et trois dans la partie supérieure. Elles sont orientées vers le fond de la gueule pour empêcher la fuite d’une proie attrapée. Des dents sont également présentes au fond de la cavité buccale. Moins longues, elles sont tout aussi pointues.


  4 - Le Scotoplane globosa


Retour de nouveau dans les profondeurs des océans avec le cochon de mer (Scotoplanes globosa). Cet animal étonnant et pas très esthétique vit encore plus profondément que le Blobfish puisqu’il évolue à plus de 6 000 mètres de profondeur, ayant été même observés jusqu'à plus de 9 500 m. Mesurant de 10 à 20 cm de long, il est équipé de 7 paires de pieds. Son corps est gonflé et presque translucide, la peau étant teintée de rose. Il possède également quatre longues papilles dorsales. Il vit en colonies comptant plusieurs centaines d'individus. Il évolue lentement sur le fond, dans la même direction que tous les autres, dans le sens contraire au courant. Il se nourrit du sédiment qui s’est déposé il y a moins de 100 jours. Il le prélève par le biais de tentacules.


  5 - Le poisson chauve-souris à lèvres rouges


Le poisson chauve-souris (Ogcocephalidae) désigne en réalité une famille de 66 espèces de poissons benthiques. Leur profondeur d’évolution est vaste puisqu’on les trouve entre 200 et 1 000 mètres. Toutefois, certaines espèces se trouvent aussi dans les eaux côtières et les estuaires des deux Amériques et d’Australie.

Nous avons choisi d’évoquer le poisson chauve-souris à lèvres rouges qui vit principalement autour des Galápagos, jusqu'à 120 mètres de profondeur. Ce qui lui vaut le qualificatif de “moche”, c’est sa tête qui évoque sans peine un visage humain caricatural comme on peut en voir dans les dessins animés. Il arbore de grosses lèvres rouges, un nez muni d’un appât rétractile et deux yeux globuleux et très proéminents de forme triangulaire. Sa peau est recouverte de tubercules rugueuses. D’une taille pouvant atteindre les 40 cm, il s'apparente à la raie. Posé sur le sable ou sur une roche, il attend ses proies.


  6 - Le serpent-pénis


Le serpent-pénis (Atretochoana eiselti) appartient à la famille des cécilies, appelées aussi apodes. C’est un amphibien qui est en effet dépourvu de membres. Il ressemble donc, comme ses cousins, à un ver de terre. La particularité de cette espèce est d’arborer une tête dont la forme est très proche de celle de l'extrémité renflée d’un pénis masculin. Il est rare donc on sait peu de choses sur lui. Il mesuserait 75 cm en moyenne mais pourrait atteindre un mètre pour les mâles. Il se trouve au Brésil, plus particulièrement dans les États du Pará et de Rondônia dans le Nord du pays. Il vit dans l'eau. Sans poumons, il respirerait donc par la peau. Il se nourrit de petits poissons, de vers et d’autres invertébrés aquatiques. Sa vue étant très faible, il privilégierait l’odorat.


  7 - Le Rat-taupe nu


Quittons définitivement les milieux aquatiques pour partir à la rencontre du célèbre Rat-taupe nu (Heterocephalus glaber), seule espèce du genre Heterocephalus. C'est une espèce de petits rongeurs, présente à l’Est de l’Afrique de l'est, en Somalie, au Kenya et en Éthiopie. Les animaux sans poils sont généralement moins attirants que les animaux à poils dont la présence stimule l’envie de toucher l’animal. Le Rat-taupe nu mesure de 8 à 33 cm de long, plus une queue qui peut atteindre les 8 cm de long, pour un poids variant entre 28 g et 1,5 kg. C’est surtout sa tête que l’on peut qualifier de laide : les muscles de la mâchoire étant particulièrement développés, l’ensemble est peu harmonieux à nos yeux humains. Deux grandes incisives proéminentes barrent le bas de la tête. Celles-ci leur servent à creuser les galeries dans lesquelles ils vivent en permanence. D’où le fait que leur vue est très faible (les yeux sont atrophiés), les perceptions de l’environnement se faisant essentiellement par le biais de l’odorat et de l’ouïe. Les oreilles sont tout de même minuscules. Elles peuvent même s’obstruer pour empêcher que la terre y pénètre. L’absence de poils laisse apparaître une peau rosée et translucide. La tête et la queue portent des vibrisses qui leur apportent une grande sensibilité aux courants d’air. Leurs pattes portent des poils entre les orteils ce qui concourt à la laideur générale de l’animal..


  8 - L’Aye-Aye


L'Aye-Aye (Daubentonia madagascariensis) vit dans les forêts de Madagascar. C'est un lémurien et le plus gros primate nocturne du monde. Sa taille est comprise généralement entre 75 et 90 cm, mais la moitié correspond à la queue. Son corps est recouvert de fourrure de couleur brune avec quelques zones blanches sur le ventre par exemple. Ses poils hirsutes et manquant de densité n’appellent pas la caresse. Sa tête ne présente pas de proportions harmonieuses portant de grandes oreilles rondes (utiles pour localiser les proies) et de petits yeux bien ronds et entièrement jaunes. Ses membres antérieurs sont terminés par une main à cinq doigts très allongés qui fait penser à des doigts de sorcière. Est-ce cette allure qui lui a valu d’être considéré comme un animal maléfique par les habitants locaux ?


  9 - Le Condylure étoilé


Le Condylure étoilé (Condylura cristata) est une petite espèce de taupes, la seule du genre Condylura. Il vit dans l'Est du Canada et dans l'extrême Nord-Est des États-Unis. Il mesure en moyenne 20 cm de long dont un tiers de queue. Sa laideur vient de son nez très particulier. Mesurant 1 cm de large, il a la forme d'un disque éclaté. En réalité, il porte 22 tentacules qui sont autant d’organes tactiles très mobiles, qui lui servent à explorer son environnement et à chercher de la nourriture. Lorsqu'il creuse ses galeries, les tentacules se replient sur les narines pour les protéger. Bien que ce soit une taupe, il est plus adapté à la vie à la surface de la terre. Et comme l’animal investit des terrains humides qui ne sont pas propices à l'agriculture, il n’est pas considéré comme un nuisible.


  10 - La grenouille violette


La grenouille violette (Nasikabatrachus sahyadrensis) possède un corps qui semble obèse en comparaison d’une tête toute petite, terminée par un museau dont la forme évoque celui de la taupe. Mais les narines sont situées au sommet de la tête et sont plus proches des yeux que du museau. Elle vit dans les montagnes de l'Ouest de l'Inde. Même si l’animal est bien connu des populations locales depuis longtemps, sa découverte officielle ne date que de 2003. Ses membres sont courts et équipés d’extrémités plus dures qui lui permettent d’évoluer quasiment toute sa vie en sous-sol : l’animal ne sort que pour la mousson. Enfin, il possède une langue longue et plissée qui lui sert à attraper les fourmis et les termites souterraines. Nul doute que si vous la croisez, vous ne penserez pas immédiatement qu’il s’agit d’une grenouille !


  Source : Laetitia Cochet - Mis à jour le 30/05/2024    



  Top 10 des animaux sauvages vivant en ville !



Lors des périodes de confinement, les images d’animaux sauvages en ville se sont multipliées. Alors que les êtres humains restaient enfermés chez eux, ils semblaient s’inviter dans les rues des villes, faisant des apparitions trsè relayées sur les réseaux sociaux. Pourtant, si certains se montraient moins timides, franchissant des limites qu’ils avaient jusqu’alors soigneusement respectées, encouragés par l’absence de tumulte créé par les activités humaines, d’autres animaux sauvages vivaient déjà en ville. Notre top 10 vous propose de partir à leur rencontre.


  1 - Le coyote


Le coyote (Canis latrans) vit dans les régions métropolitaines d'Amérique du Nord, dans les grandes villes et leurs banlieues. En 2013 déjà, un rapport américain estimait qu'il y avait de plus en plus de coyotes vivant dans les villes. Ces populations s’installent dans ces lieux non naturels, attirés par la disponibilité de nourriture et du manque de prédateurs. Leur espérance de vie est plus longue que ceux qui vivent en zone rurale. Mais s’ils se sont bien adaptés à la vie dans ces environnements densément peuplés, évitant en réalité le contact avec les humains et évoluant surtout la nuit, de nombreux coyotes ne manquent pas de mourir dans une collision avec un véhicule motorisé.

Les coyotes sont des animaux opportunistes et intelligents. À Washington, dans le Rock Creek Park, ils mangent les charognes d'animaux tués sur les routes et chassent les rongeurs. C’est très positif pour contrôler les populations d’animaux qui ont tendance à se montrer envahissants, comme les écureuils et les souris. Dans d’autres endroits, ils peuvent se nourrir de lapins, de rats, de bernaches du Canada, mais aussi de fruits et d'insectes. Ils ne manquent pas de s’en prendre aux chiens et aux chats domestiques errants. Au Canada, ils vivent entre les immeubles d'habitation et dans les parcs industriels des grandes villes, de Vancouver à Saint-Jean de Terre-Neuve.


  2 - Le cerf


Les touristes sont nombreux à visiter Nara au Japon pour voir ces cerfs qui y évoluent librement au milieu des habitants. Ce sont des cerfs Sika (Cervus nippon) qui se rencontrent en Asie. Ils sont légèrement plus petits que le daim : leur hauteur au garrot s’échelonne entre 50 cm et 1 m de hauteur. Leur longueur peut atteindre les 2 m et leur poids dépasser les 50 kg. Ils possèdent des bois et une robe tachetée. Ils sont considérés comme nuisibles dans la majeure partie du Japon mais, à Nara, ils sont sacrés et protégés.

Jusqu’aux années 1600, si l’on en tuait un, on pouvait être passible de la peine de mort. Aujourd’hui, si l’on ne risque plus de mourir, on peut aller en prison pour le meurtre de cet animal dans cette ville. Il faut vous imaginer ces cerfs se rassemblant certes dans des espaces verts, mais pénétrant aussi dans des boutiques ouvertes ou faire la queue pour franchir un tourniquet. Tôt le matin, ils se tiennent au milieu d’intersections désolées.

En France, il est tout à fait possible d’observer des cervidés évoluer près de centres urbains. Ces scènes se déroulent au printemps. Ils apprécient en effet de manger les bourgeons qui ont un goût sucré, au point que cela peut presque constituer une sorte de drogue. Les bourgeons contiennent de la sève qui renferme des alcaloïdes qui fermentent dans l'estomac et produisent des effets que l'on peut comparer à ceux de l'alcool. Les animaux sont littéralement ivres. Et dans cet état, ils peuvent se comporter de manière inhabituelle, se retrouver sur le parking d’un hôpital en centre-ville, par exemple.


  3 - Le singe


Les singes de la famille des macaques rhésus (Macaca mulatta) ont en quelque sorte pris possession de New Delhi, la capitale indienne. Leur corps mesure de 45 à 64 cm, avec en plus une queue qui peut atteindre les 30 cm. Les mâles pèsent en moyenne 7,7 kg et les femelles 5,3 kg. En 2003, la situation était déjà difficile. Le gouvernement avait essayé de les transférer dans un espace naturel aux portes de New Delhi, sans succès. En 2006, une campagne de stérilisation avait été testée en Himachal Pradesh, sans résultat probant. En 2016, l'animal était déclaré nuisible. Toutefois, cela reste un animal sacré dans la culture de ce vaste pays.

La pandémie de Covid-19 qui a conduit à confiner les habitants pendant 3 mois, leur a laissé assez d’espace pour proliférer. Cela n’est pas sans avoir de conséquences négatives sur la vie des habitants. Alors que ceux-ci installent des grilles pour les empêcher d’entrer dans les maisons, ils se montrent capables de les retirer. Ils peuvent aussi dégrader des équipements comme les climatiseurs quand ils ne sautent pas sur les passants. 900 cas de morsures ont ainsi été signalés à New Delhi en 2020. C’est poussés par la déforestation et l’absence de ressources naturelles que ces singes se sont tournés vers les villes pour y trouver de quoi subsister. Mais s’alimenter n’est pas simple et ils sont souvent affamés, d’où leur agressivité.


  4 - Le phoque


Devenue une attraction comme les cerfs de Nara, une colonie composée de phoques communs (Phoca vitulina) et de lions de mer (Eumetopias jubatus) s’est installée sur une jetée touristique de San Francisco, nommée Pier 39. Avec les gratte-ciels et le Golden Gate en toile de fond, la photo mérite le détour pour bon nombre de visiteurs. Ces animaux sauvages sont arrivés au mois de janvier 1990. Des spécialistes ont alors été consultés pour définir l’attitude à adopter. La conclusion était qu’il valait mieux les laisser puisque tel était leur choix. À l’abri de tout prédateur, les 300 individus au départ se sont reproduits jusqu’à atteindre le nombre de 1701 phoques en novembre 2009. Cela fait donc 25 ans qu’ils sont là. Des visites sont régulièrement organisées pour donner des informations aux touristes sur la vie et les mœurs de ces animaux. Il arrive qu’ils disparaissent un temps, la colonie se réduisant à quelques individus isolés, notamment lorsque les bébés doivent démarrer leurs apprentissages. Mais ils sont toujours revenus.


  5 - Le renard


Il y a des renards roux dans le Queens, de petits renards au Père Lachaise à Paris... Le renard est de plus en plus observé dans les grandes villes. La ville de Paris rappelle que si l’on peut se réjouir de cette évolution du fait que la biodiversité de la ville s’enrichit, le renard reste un animal sauvage et qu’il faut adopter un comportement approprié si vous en croisez un. Il ne faut ainsi pas lui proposer de nourriture. Il doit rester sauvage et pour cela, il faut entretenir la crainte naturelle qu’il peut éprouver envers les humains. Si cette crainte venait à diminuer, les cas de morsures pourraient se multiplier. Or, ils peuvent être porteurs de maladies. Il faut simplement garder ses distances et profitez du moment pour observer l’animal. S’il est blessé ou même mort, il ne faut pas y toucher et alerter le Centre de soins aux animaux sauvages le plus proche.


  6 - Le léopard


Les léopards habitent la zone qu’occupe aujourd’hui la mégalopole indienne, Bombay, depuis bien plus longtemps que les millions de personnes qui y vivent aujourd’hui. La ville s’est en effet développée autour de ce que l'on appelle aujourd’hui le Sanjay Gandhi National Park, située au cœur de la ville. Les léopards y sont de plus en plus vus. En 2019, on comptait 47 léopards adultes et 8 petits dans ce parc d’une superficie d’environ 100 km2. C’est une densité 2 à 3 fois supérieure à celles observées dans certaines savanes africaines ou au Sri Lanka. Et cette population serait en développement, alors même que c’est une espèce classée vulnérable par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La raison ? Comme pour toutes les espèces évoquées jusqu’à présent : la présence de nourriture. Il y a aussi à Bombay une population importante de chiens errants qui alimenterait la croissance de ces léopards nommés “mumbaïkars” (du nom indien de la ville, Mumbaï) et qui ne représenterait pas moins de 40 % de leur régime alimentaire. Mais ce n’est pas un problème et rend indéniablement service aux habitants.


  7 - Le kangourou


Entre 2010 et 2023, la population des kangourous australiens est passée de 27 millions à 50 millions d’individus. Cela n’est pas sans inquiéter. En manque de nourriture, on peut les voir se rassembler sur un terrain de golf ou en pleine ville. Canberra, la capitale de l’Australie, s’est ainsi retrouvée envahie par les kangourous. En plein hiver 2018 (juillet et août), les nuits froides et glaciales ont atteint des records, sans compter le manque de pluie pendant les mois qui ont précédé. Cela a contribué à raréfier la nourriture de ces animaux sauvages. Empruntant les axes routiers pour se rendre en ville, les accidents ont aussi été plus nombreux. Alors que de nombreuses personnes sont enclines à trouver les kangourous “mignons”, il faut se méfier de ces animaux qui peuvent mal interpréter tout geste pourtant bienveillant de notre part. Il ne faut donc pas chercher à les caresser ou à les nourrir.


  8 - Le ragondin


Le ragondin est une espèce exogène en Europe. Ce rongeur semi-aquatique vient d’Amérique du Sud. Sa présence pose aujourd’hui de sérieux problèmes pour la préservation des écosystèmes. Il provoque en effet des dégâts conséquents sur les berges et les cultures. Il est donc classé comme ESOD (Espèce Susceptible d’Occasionner des Dégâts) et fait partie des prédateurs que l’on peut piéger toute l’année et en tous lieux, sur l’ensemble du territoire métropolitain. Ses prédateurs naturels, les caïmans et les jaguars, sont absents en Europe. Sa présence ne cesse de s’élargir, année après année, malgré les actions menées par les pouvoirs publics et le fait qu’il fasse son apparition dans les villes qui possèdent un cours d’eau est d’autant plus problématique qu’il peut être porteur de maladies transmissibles à l’être humain, dont la leptospirose qui se transmet dans l’eau via l’urine des animaux porteurs.


  9 - Le raton laveur


Les ratons laveurs sont des animaux bien adaptés à la vie en ville en Amérique du Nord. Visites dans les bacs de compostage, les potagers et les greniers, ils peuvent également s’attaquer aux poules, aux chats, et même aux êtres humains (cela reste rare). Or, ces animaux ont la réputation d’être très intelligents. Ils sont attirés par la nouveauté et sont curieux d’explorer de nouveaux endroits et de découvrir de nouveaux objets.

La ville de Toronto, au Canada, est connue pour compter une population particulièrement importante de ratons laveurs. Compte tenu du portrait qui vient d’être fait de l’animal, vous imaginez que la cohabitation n’est pas des plus paisibles. La ville avait mis au point un bac à compost à l’épreuve des pattes des ratons laveurs, équipés de cinq doigts mais au pouce incapable de servir à saisir ou à serrer un objet. C’était sans compter leur intelligence : ils ont fini par trouver le moyen de parvenir à leurs fins malgré l’obstacle que pouvaient représenter ces systèmes inédits. Les ratons laveurs femelles pouvant commencer à se reproduire à l’âge d’un an, un siècle d’urbanisation représente potentiellement 100 générations. Les scientifiques se demandent si l’espèce peut évoluer, confrontée à nos environnements urbains, ce qui ne serait pas sans poser de nouveaux problèmes… Ils sont donc placés sous étroite surveillance.


  10 - L’opposum


L’opossum d’Amérique du Nord, également appelé opossum de Virginie, cet animal qui s’apparente à un rat et a la taille d’un chat, peut désormais être croisé par les Québécois. L’espèce progresse en effet vers le Nord, à la faveur d’hivers doux. Or une fois que les opossums s’établissent, la population peut croître rapidement, une femelle pouvant avoir jusqu’à 20 bébés par portée (la moyenne est de 9) et de deux à trois portées par an. Comme il est potentiellement porteur de maladie, il faut adopter le même comportement que pour les autres animaux sauvages : rester à distance et ne pas chercher à établir le contact physique. En Nouvelle-Zélande, il est considéré comme nuisible car il se reproduit à une très grande vitesse et se nourrit d’œufs de kiwis, menacés. L’Amérique du Nord n’en est pas là mais il ne faudrait pas que les Québécois modifient le comportement des opossums en leur donnant des raisons d’abaisser leur garde et de chercher à se rapprocher des habitations pour s’y installer et s’y nourrir.


  Source : Laetitia Cochet - Mis à jour le 31/05/2024    



  Top 10 des animaux les plus paresseux !



Si le sommeil est indispensable à la survie des êtres vivants, tous les animaux ne sont pas égaux quant à sa durée.
Certains ont seulement besoin de quelques heures de repos dans une journée, quand d’autres passent de longs moments à dormir, ou bougent légèrement pour finalement se recoucher.
Certaines espèces affichent alors des records surprenants : découvrez dans cet article les dix animaux les plus paresseux au monde.


  1 - Le koala


La palme d’or revient à ce petit marsupial, qui dort entre 20 et 22 heures par jour ! Il passerait ainsi 75 à 80% de son temps à dormir dans les arbres. D’autre part, avec une espérance de vie moyenne de dix-sept ans à l’état sauvage, on estime qu’un koala n’est réveillé qu’une seule année durant toute son existence. Les heures restantes sont ensuite consacrées à son repas, exclusivement composé de feuilles d’eucalyptus. Ce régime alimentaire, pauvre en nutriments, lui apporte peu d’énergie, et lui demande de longues heures de digestion. Il suffit néanmoins à son métabolisme très lent. Lorsque le koala est éveillé, il demeure sinon globalement immobile, s’activant seulement pour partir en quête de nourriture, se laver ou partager des moments avec ses congénères.


  2 - La chauve-souris


Cet animal n’apprécie pas la lumière du jour, ne sortant que la nuit : il n’est donc pas surprenant qu’une chauve-souris dorme environ 20 heures par jour. Seul mammifère possédant la capacité de voler, elle a pour habitude de dormir la tête en bas. Cette position lui permet par ailleurs de se laisser simplement tomber et de s’envoler plus rapidement. Elle hiberne également durant l’hiver. Le reste du temps, elle s’affaire à chasser de petits insectes pour se nourrir, jusqu’à 600 par heure !


 3 - Le tatou


Le tatou dort entre 18 et 19 heures par jour. Généralement actif le matin, il passe ensuite le reste de son temps à faire la sieste, roulé en boule. Il n’a que très peu d’efforts à fournir pour chercher sa nourriture, principalement composée d'insectes, qui le plus souvent pénètrent directement dans son terrier. Le tatou se pose par ailleurs comme un champion du sommeil paradoxal. Cette période dure en effet entre 5 à 6 heures chez lui, contre une et demie chez l’homme adulte : un record probablement dû à l’habitat du tatou, où ce sommeil profond ne le met pas en danger.


  4 - Le python


Ce serpent consacre près de 18 heures quotidiennes à son sommeil. Pouvant atteindre plusieurs mètres de longueur, il est capable d’avaler des animaux entiers pour se nourrir. L’animal a donc besoin de longs temps de repos afin de permettre à son organisme de se vouer uniquement à la digestion. Le python réticulé, l’une des plus grandes espèces au monde, est par ailleurs particulièrement redouté en Asie du Sud-Est, certains individus s’attaquant aux humains et ayant causé quelques décès par ingestion.


  5 - L’opossum


Cet autre type de marsupial américain n’a pas grand-chose à envier à son cousin australien, car il dort environ 18 heures chaque jour. Agile et rapide lorsqu’il se déplace dans son habitat, il est capable de « faire le mort » si un danger se présente, et passe dans tous les cas la majeure partie de son temps en phase de repos.


  6 - Le lion


Nous connaissons le lion comme étant le roi de la jungle, mais savez-vous qu’il est aussi le roi du sommeil ? Lorsqu’il ne chasse pas, ce félin est un gros dormeur et adore se prélasser. Les mâles passent 18 à 20 heures par jour à somnoler, quand les femelles se situent davantage entre 15 et 18 heures, car elles doivent s’occuper des lionceaux. La majeure partie de son repos se déroule durant la journée, à l’ombre pour se mettre à l’abri du soleil brûlant, et afin de pouvoir ensuite partir en quête de nourriture aux heures les plus fraîches.


  7 - Le hérisson


Ami des jardiniers, le hérisson commun européen est un animal semi-nocturne, qui passe donc la majeure partie de la journée à dormir (jusqu’à 18 heures). Il se repose alors à l’abri, souvent dans une haie ou sous un buisson. Il sort ensuite au moment du crépuscule pour chercher sa nourriture, composée d’insectes, de lombrics, d’escargots, de limaces, de fruits ou de baies.


  8 - Le douroucouli


Également connu sous le nom de « singe hibou » ou « singe de nuit », ce petit primate (25 à 35cm à l’âge adulte) vit exclusivement durant les heures nocturnes. Il consacre alors le reste de ses journées à dormir, jusqu’à 17 heures par jour. Le douroucouli est aussi très discret, capable de se déplacer et de chasser sans le moindre bruit grâce à sa légèreté, ainsi qu’à sa grande souplesse.


  9 - Le chat


Star des foyers, le chat domestiqué est connu pour son caractère plutôt paresseux, et pour cause : il peut dormir jusqu’à 16 heures par jour, voire davantage lorsqu’il est chaton (20 heures) ou au contraire plus âgé (18 heures). Il consacre alors le reste de son temps à manger, observer son environnement ou jouer.


  10 - Le paresseux


Si on pouvait croire à sa première position dans cette liste, force est de constater que le nom ne fait pas tout. Le paresseux dormirait en effet, à l’état sauvage, environ 9 à 10 heures, ce qui rejoint les statistiques humaines. Son temps de sommeil en captivité s’élèverait de son côté à 16 heures, un chiffre probablement expliqué par l’ennui et par l’absence de danger qui ne l’oblige pas à rester éveillé. En revanche, le paresseux demeure un animal très léthargique, notamment en raison de sa façon de bouger et de son air perpétuellement fatigué.


  Existe-t-il d’autres animaux paresseux ?


La nature est extrêmement vaste, et le classement ne s’arrête pas ici. Le panda géant, le lémurien, l’écureuil, le tigre, la musaraigne ou le furet font également partie des animaux paresseux, et qui dorment en moyenne plus de 15 heures par jour. Ces longs temps de sommeil s’expliquent ainsi par de nombreux facteurs, comme le régime alimentaire, l’activité physique, le milieu naturel dans lequel les animaux évoluent, leur capacité d’adaptation ou encore le risque de prédation encouru… Les formes de sommeil sont en réalité extrêmement diverses au sein du règne animal.

Par ailleurs, les expressions « dormir comme une marmotte » et « dormir comme un loir » font davantage référence à la profondeur du sommeil de ces animaux lorsqu’ils entrent en hibernation, qu’à leur temps de repos quotidien, qui n’est finalement pas si élevé.


  Source : Hélène Valencourt - Mis à jour le 14/06/2024    



  5 animaux qui n’ont pas le sang rouge



Chez l’humain comme chez la plupart des vertébrés, le sang est de couleur rouge. Pourtant, un liquide bleu, rose violacé ou citron vert circule dans le corps de certaines espèces animales. Comment expliquer ce spectre de coloris ? Gros plan sur 5 animaux dont le sang n’est pas rouge.


  Pourquoi le sang humain est rouge ?


La grande majorité des vertébrés, y compris l’homme, ont le sang rouge. Pourquoi cette couleur ? En voici l’explication. Le sang fait circuler l'oxygène grâce à une protéine contenue dans les globules rouges baptisée hémoglobine. Les quatre atomes de fer de cette protéine forment un pigment respiratoire qui absorbe toutes les longueurs d'ondes de la lumière, excepté le rouge. À la différence du sang humain, celui de l’animal peut renfermer d'autres types de pigments qui donnent au liquide vital une coloration différente que nous allons étudier ci-dessous.


  Pourquoi certains animaux ont le sang bleu ?


Chez les invertébrés, l’équivalent du sang s’appelle l'hémolymphe. Ce liquide circulatoire n'a aucune fonction respiratoire car le système trachéen de ces espèces conduit directement l'oxygène aux tissus. En revanche, l’hémolymphe sert notamment à :

•  Stocker et faire circuler les nutriments (glucides, protéines, acides aminés, lipides, sel, eau…) ;
•  Collecter les déchets puis les envoyer vers les organes excréteurs ;
•  Supprimer les éléments pathogènes et autres intrus microbiens (immunité) ;
•  Transmettre des messages chimiques tels que les hormones nécessaires au développement et à la reproduction…) ;
•  Aider la coagulation à refermer les plaies, réparer l’étanchéité du tégument (cicatrisation) ;

L'hémolymphe ne contient pas d'hémoglobine mais un pigment appelé hémocyanine qui se compose d’atomes de cuivre (et non de fer comme chez l’homme). L’oxydation de ce pigment - qui assure le transport du dioxygène - confère au liquide circulatoire de l’animal une coloration bleue ou verdâtre. On peut d’ailleurs observer le processus d’oxydation sur les ouvrages d’art en cuivre qui verdissent au contact de l’air comme l’illustre Statue de la Liberté à New York. L’hémocyanine se retrouve chez les mollusques et les arthropodes en grande majorité aquatiques.


  Pourquoi des animaux ont le sang rose violacé ?


Des espèces animales transportent l’oxygène dans leur sang grâce à l’hémérythrine, une protéine pigmentée qui, au même titre que l’hémoglobine, contient des atomes de fer mais agencés différemment. L'hémérythrine donne au sang désoxygéné un aspect incolore ou jaune très pâle et une fois oxygéné, le sang adopte une teinte violette à rosâtre. Les invertébrés marins tels que les sipunculides, les brachiopodes, les priapulidés et les annélides (Magelona) ont de l'hémérythrine dans le corps.



  Pourquoi des animaux ont le sang citron vert ?


Cette teinte inhabituelle présente chez certaines espèces est due à une forte concentration enbiliverdine. Ce pigment contenu dans la bile résulte de la dégradation de l’hémoglobine, un phénomène normal car les globules rouges atteignent leur fin de vie au bout de 120 jours environ (le processus commence dans la rate et se poursuit dans le foie). La biliverdine, produite lors de cette décomposition naturelle, est responsable de la couleur vert lime ou citron vert.


  ► 1 - La pieuvre

La pieuvre, aussi appelée poulpe, figure parmi les invertébrés qui utilisent l’hémocyanine au lieu de l’hémoglobine pour transporter l’oxygène dans son corps. La protéine chargée en cuivre - qui lui confère un sang bleu - est adaptée pour évoluer dans les eaux profondes, froides et anoxiques (pauvres en oxygène). Pour pomper son sang, le mollusque possède 3 cœurs et, comme vu plus haut, son liquide circulatoire (hémolymphe) le rend capable de régénérer un tentacule sectionné.


  ► 2 - Le brachiopode

Ressemblant à une palourde, le brachiopode compte sur l’hémérythrine pour véhiculer l’oxygène dans son sang. La protéine pigmentée se teinte d’un rose violacé lorsqu'elle est oxygénée et devient incolore à jaunâtre une fois désoxygénée. Enfermé dans sa coquille bivalve, le brachiopode est une espèce d’animal marin très ancienne qui vit dans toutes les mers du monde mais marque une préférence pour les eaux froides.


  ► 3 - Le scinque de Prasinohaema

La Nouvelle-Guinée abrite 6 espèces de lézards appelés scinques de Prasinohaema dont le sang affiche une coloration citron vert. Le phénomène est d’autant plus étonnant que les vertébrés ont généralement le sang rouge. La raison de cette coloration vive : la biliverdine. Comme expliqué précédemment, ce pigment biliaire est produit lors de la dégradation naturelle des globules rouges. Les reptiles guinéens arborent ainsi une langue, des muscles et des os teintés de différentes nuances de vert. Également présent chez l’homme, mais en quantité infime, ce composé chimique est responsable de la teinte verdâtre qui apparaît autour des ecchymoses. À noter que ces lézards présentent un niveau de biliverdine pouvant atteindre jusqu’à quarante fois la dose létale pour un humain !


  ► 4 - Le crabe fer à cheval

Apparue sur Terre il y a plus de 400 millions d’années, bien avant les dinosaures, la limule (ou crabe fer à cheval) affiche une étrange allure préhistorique. Son sang (hémolymphe) est bleu car il contient de l’hémocyanine, le fameux pigment respiratoire constitué d’atomes de cuivre. L’arthropode chélicéré ressemble à un crabe mais s’apparente aux arachnides, comme le scorpion et l’araignée qui présentent aussi un sang bleuté. En plus de sa couleur vive, l’hémolymphe de la limule renferme une substance (coagulogène) qui, en présence de bactéries, gélifie localement le sang. Les laboratoires prélèvent les cellules sanguines de l’animal pour détecter la présence d’organismes pathogènes dans les médicaments, vaccins et équipements médicaux, épargnant ainsi des infections à des milliers de personnes.


  ► 5 - Le poisson des glaces de l'Antarctique

Les poissons des glaces (Channichthyidés) vivent uniquement dans les profondeurs de l’Antarctique. Il faut savoir que dans une eau glacée, les globules rouges deviennent dangereux car ils s’épaississent et circulent difficilement. La nature étant bien faite, les Channichthyidés en sont dépourvus (ainsi que d'hémoglobine) et de fait, possèdent un sang blanchâtre, presque transparent. Ces poissons sont adaptés pour vivre dans des eaux à la température régulièrement négative. Des protéines antigel protègent les cellules de l’animal des effets de la congélation. Comment ? En se liant aux germes de cristaux de glace qui se forment dans le plasma et en les empêchant de s’accumuler. Les poissons des glaces de l'Antarctique constituent les seuls animaux vertébrés connus dont le sang est incolore.


  Source : Nathalie Truche - Mis à jour le 29/05/2024    



  Top 10 des animaux les plus dangereux du monde



Sans armes, l’homme est démuni face à de nombreux animaux. Certains sont toutefois plus dangereux que d’autres. Voici un redoutable top 10 des animaux que l’on peut considérer comme parmi les plus dangereux du monde, compte tenu de la façon dont la nature les a équipés.


  1 - Le dragon de Komodo


Le dragon de Komodo (Varanus komodoensis) est le plus grand lézard du monde. En France, beaucoup de personnes apprécient de voir les petits lézards filer à toute vitesse à notre approche. Lorsqu’on les aperçoit, c’est qu’ils sont sortis profiter de la chaleur du soleil. Ils sont donc associés au beau temps. Mais le dragon du Komodo nous fait pénétrer dans un tout autre univers.

Ce géant mesure en moyenne 2,59 mètres de long et pèse entre 79 et 91 kg. Sa mâchoire, moins puissante que celle du crocodile, ne présente pas moins d’une soixantaine de dents qui peuvent mesurer 2,5 cm de longueur. Comme ses mâchoires sont reliées par un ligament très élastique, il peut ouvrir très largement sa gueule, ce qui est très impressionnant. Une caractéristique contribue à accentuer son allure effrayante : sa salive est souvent teintée de son propre sang car ses dents sont recouvertes d’un tissu qui se déchire lorsque l'animal s'alimente.

Cet animal est équipé de glandes à venin placées, non pas au-dessus de la mâchoire comme chez les serpents, mais en dessous. Ce venin provoque une forte chute de pression artérielle et, à ce jour, il n’existe aucun antidote. Toutefois, si la plaie est nettoyée immédiatement et que des antibiotiques en forte quantité sont administrés, il est possible d’annuler son action. Sans cela, seule l’amputation du membre touché permet de sauver la vie de la victime.

Découvert par les scientifiques en 1910, sa réputation a toujours été celle d'un animal redoutable. Les dragons de Komodo ont longtemps été populaires dans les zoos : on faisait entrer les gens dans les enclos pour qu’ils les approchent de plus près. Finalement, même si ses attaques ne sont pas prévisibles, il a tué peu d'êtres humains. Aujourd’hui, son aire de distribution est bien réduite et l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) l'a classé comme espèce menacée et il bénéficie d’une protection.


  2 - Le taïpan du désert


Le taïpan du désert (Oxyuranus microlepidotus) est considéré comme le serpent terrestre le plus venimeux. La puissance de son venin dépasse celle du crotale diamantin et du cobra. Une étude a révélé qu’un échantillon de son venin recueilli en 1950 était toujours actif en 2014. Jusqu'en 1955, aucun antidote n’existait et on mourrait de sa morsure. Ce serpent est d’autant plus effrayant qu’il mesure souvent plus de 2 mètres de long. Mais comme la plupart des serpents, il n’attaque que s’il se sent menacé. Et comme il vit dans des endroits reculés, les rencontres sont rares.


  3 - L’hippopotame


Si l’hippopotame n’est que le troisième plus grand mammifère terrestre du monde, après l’éléphant et le rhinocéros, il est en revanche responsable de nombreuses morts humaines (environ 300 par an) sur le continent africain, ce qui en fait un animal très craint des personnes qui vivent à proximité. C’est un animal très territorial qui défend l’espace sur lequel il vit avec force.

Les mâles mesurent 1,50 mètre au garrot et dépassent les trois mètres de long. Leur poids oscille entre 2,5 et 3,5 tonnes, les plus gros pouvant atteindre les 4,5 tonnes. Il est extrêmement agile sous l'eau et atteint sur terre des vitesses de pointes avoisinant les 45 km/h. Compte tenu du peu de chances d’échapper à cet agressif poids lourd, il vaut mieux ne pas s'approcher trop près.


  4 - Le jaguar


Le jaguar est connu pour être capable de sortir de l’eau un caïman de 70 kg et le rabattre sur la berge. C’est que cet animal possède une mâchoire exceptionnellement puissante, la plus puissante des grands félins d’ailleurs, en proportion de sa taille. Le poids d’un mâle varie entre 56 et 102 kg pour une longueur comprise entre 1,4 et 1,85 mètre. Ses mâchoires sont courtes, actionnées par de gros muscles. Rapide, il cible le cerveau ou la colonne vertébrale pour paralyser sa proie : un seul coup de croc peut alors suffire à tuer sa cible qui peut peser jusqu’à 300 kg.


  5 - Le grand buffle noir des savanes


Le grand buffle noir des savanes africaines (Syncerus caffer) peut atteindre 1,7 mètre de hauteur et 3,4 m en longueur pour 900 kg. En raison de sa dangerosité et de sa couleur, il a été surnommé la « peste noire ». Les bufflonnes, un peu plus légères, peuvent atteindre les 55 km/h de pointe. La tête de ce buffle est équipée d'une paire de cornes épaisses et courbées vers le haut. Elles fusionnent à leur base, formant comme un casque très protecteur. Leur envergure oscille entre 1 mètre et 1,50 mètre. Outre ce corps puissant, la dangerosité du buffle est accentuée par son caractère imprévisible.


  6 - La grenouille à flèches empoisonnées


Phyllobates terribilis est la grenouille à flèches empoisonnées considérée comme la plus dangereuse. De couleur bleutée, on la trouve au Nicaragua et au Brésil. C’est l’une des plus grandes espèces de Dendrobatidae avec ses seulement 4,7 cm en moyenne. Elle vit dans des forêts tropicales humides où la température est d'au moins 25 °C. En guise de mécanisme de défense, sa peau sécrète un puissant poison, mortel pour ses proies. Les glandes de leur peau produisent de la batrachotoxine, substance identifiée comme étant parmi les plus toxiques au monde. En cas d’ingestion, elle agit sur les nerfs et les muscles et peut entraîner insuffisance cardiaque ou fibrillation. Chez l’être humain, seul un contact accidentel peut être craint et il ne causera que des sensations de brûlure durables.


  7 - Le scorpion rôdeur


Petite bestiole de couleur jaune, le Leiurus quinquestriatus mesure entre 6,9 et 9 cm. Il peut se rencontrer en Égypte et au Soudan. Son venin se compose d’un puissant mélange de neurotoxines, dont la charybdotoxine. Il est surtout efficace sur ses proies, insectes, araignées et vers de terre. Si un adulte humain en bonne santé ne peut craindre qu’une forte douleur, les personnes souffrant du cœur et les enfants peuvent toutefois mourir d’une piqûre de ce scorpion.


  8 - La pieuvre à anneaux bleus


Hapalochlaena maculosa est un très joli céphalopode qui vit sur les côtes du sud-est de l'Australie. Elle ne dépasse par les 15 cm pour un poids plume d'une cinquantaine de grammes. Sa couleur varie au gré de son environnement et de sa situation. Ainsi, des anneaux bleus phosphorescents apparaissent en cas de stress ou de menace pour prévenir l’ennemi de sa dangerosité.

Et pour cause : malgré sa petite taille, elle est capable de tuer un homme. Cela lui est possible grâce à la production d’un venin de défense qui contient de la tétrodotoxine, neurotoxine provoquant en quelques minutes une détresse respiratoire grave. Le protocole recommandé pour échapper à la mort est de s’immobiliser, de désinfecter l’endroit mordu et d’y mettre de la glace. Pendant ce temps, il faut transporter la victime en urgence vers un centre médical, mais comme à tout moment un arrêt respiratoire terminal peut se produire, il faut avoir sur le trajet le matériel nécessaire pour placer la personne sous respirateur artificiel.


  9 - L’Atrax robustus


L’Atrax robustus est l'espèce d'araignée venimeuse la plus dangereuse pour l'humain.Endémique de Nouvelle-Galles du Sud en Australie, elle se rencontre facilement dans la banlieue de Sydney. Elle est d’autant plus menaçante qu’elle possède de puissantes chélicères capables de percer un ongle, un jean ou le cuir souple d'une chaussure, la morsure ne manquant alors pas de provoquer une forte douleur.

La femelle, plus grosse que le mâle, peut mesurer 7 cm de long. Son venin n’est toxique que pour l’homme car la robustoxine qui compose son venin n’est active que sur les primates en général. C’est le mâle qui est le plus dangereux car son venin est 5 fois plus puissant que celui de la femelle. Mais on estime que les morsures ne sont mortelles que dans 10 à 15 % des cas.

Cette araignée pose problème du fait de sa présence dans la banlieue d’une grande ville. En réalité, le venin de l’Hadronyche formidabilis est plus toxique mais elle vit dans un environnement éloigné de l’être humain. Par ailleurs, l’Atrax robustus présente un comportement plutôt agressif. Sans l’antidote créé en 1981, la mort peut intervenir dans les 15 minutes chez un jeune enfant et dans les 3 jours chez un adulte.


  10 - Le moustique tigre


Chikungunya, dengue, virus Zika, fièvre du Nil occidental, fièvre jaune, paludisme… Ce sont les terribles maladies véhiculées par Aedes albopictus, appelé couramment moustique tigre. C’est malgré lui qu’il a acquis le titre de plus grand tueur d'hommes de la planète, alors même qu’il ne mesure que quelques millimètres. Sans la présence des maladies citées, il ne serait pas l’animal le plus dangereux du monde pour l’homme. D’autant plus que des recherches ont montré que la présence du virus de la dengue change le comportement du moustique dont il est l’hôte : ceux-ci attaquent davantage leur proie que les moustiques sains et ils sont moins adroits, devant multiplier les piqûres pour prélever du sang et ainsi assurer la transmission du virus. Le moustique est donc un tueur manipulé.


  Source : Laetitia Cochet - Mis à jour le 28/05/2024    



  Top 10 des animaux les plus forts du monde



Lorsque l’on parle de force, il faut d’abord se poser la question du point de vue. Dans notre monde d’humains, poids et force sont souvent liés, sans toutefois être systématiquement associés. Aussi, un top 10 des animaux les plus forts peut intuitivement se baser sur la taille et le poids mais peut finir par un top 10 des animaux les plus lourds. Il semble donc plus intéressant de s’orienter vers la force pure, proportionnellement à la taille de l’animal, et selon la catégorie à laquelle il appartient. Curieux de connaître le résultat ?


  1 - L'Onthophagus taurus


Chez les insectes, la place du plus fort du monde est occupée par un scarabée nommé Onthophagus taurus, plus connu sous le nom de Bousier taureau. Cet insecte est petit puisque sa longueur est comprise entre 5,5 et 11 mm. Des chercheurs ont attesté de ses prouesses : il est capable de tirer 1141 fois son poids, soit l’équivalent de 80 tonnes pour un être humain.

Il est tout à fait possible de croiser ce champion dans le jardin. L’espèce est en effet présente de l'Europe à la Chine. Grâce aux échanges internationaux, le Bousier taureau est également présent en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Ces insectes sont utilisés dans des fermes d'élevage. En effet, au moment de la reproduction, les femelles creusent des tunnels sous des plaquettes de fumier, forment des boules de fumier déplacées au fond des tunnels, et creusent dans chaque boule une petite chambre dans laquelle elles pondent un œuf. La larve s’y développe en se nourrissant de fumier. Ces modes de vie en font d’excellents fertilisants naturels du sol, ce qui limite le recours aux engrais. Leur présence contribue aussi à modérer la prolifération des mouches et des bactéries.

Toujours chez les insectes, la seconde place est occupée par le scarabée rhinocéros qui pèse 25 mg et déplace 850 fois son propre poids.


  2 - La fourmi


Lorsque l’on parle de la force des animaux, la fourmi reste un acteur incontournable. Qui ne s’est pas arrêté une fois pour en observer une en train de déplacer un insecte beaucoup plus gros qu’elle ou de porter un bout de pain qui semble, à son échelle, extrêmement lourd ? Les fourmis composent un monde extraordinairement varié du fait de l’existence de plus de 10 000 espèces différentes dans le monde. La plupart d’entre elles sont capables de transporter entre 10 et 50 fois leur propre poids, qui tourne autour de 15 mg. Si les fourmis sont si fortes, c’est que leurs muscles ont une grande surface en comparaison de la taille de leur corps, si on les compare à des animaux plus gros. Elles peuvent donc produire plus de force. De tous leurs muscles, ceux de leur cou sont particulièrement puissants.

Parmi toutes les espèces de fourmis, la fourmi tisserande, Oecophylla smaragdina, sort du lot par sa capacité à soulever 100 fois son propre poids. Les ouvrières sont d'une couleur variant du rouge à l'orangé. Leur taille varie entre 3,5 et 9,5 mm. Leur nom vient du fait qu’elles cousent les feuilles des arbres où elles habitent avec des fils de soie produits par leurs larves. Elles sont surtout présentes en Inde, au Sri Lanka, en Chine, en Australie et aux Philippines. D'un goût acidulé et d'une forte teneur en vitamine C, leur dégustation peut être appréciée dans certains pays. La force de ces fourmis ouvrières est certainement favorisée par leur grande adhérence sur les feuilles, obtenue par la sécrétion d’un liquide sécrété au niveau des pattes.


  3 - Le boa constricteur


Le boa constricteur est un très grand serpent que l'on rencontre à l'état sauvage sur le continent américain seulement. Ce serpent est connu pour la façon dont il met à mort ses proies. Lorsqu’il les sert, la pression artérielle de la victime chute très rapidement et entraîne un arrêt circulatoire, le sang, et donc l’oxygène, ne parvenant plus dans les organes vitaux.

La taille de ces serpents est comprise entre 1,50 et 3,50 m, pour un poids allant de 6 à 16 kg. Toutefois, quelques spécimens exceptionnels ont pu mesurer 4,20 m ou peser 30 kg. Ils se nourrissent d’iguanes, d’oiseaux, d’ocelots et d'autres petits mammifères. La force de leur constriction peut atteindre les 32 kN, soit une force permettant de déplacer 3 260 kg sur un mètre en une seconde.


  4 - Le crocodile


Parler de force animale, c’est aussi évoquer la puissance déployée par la mâchoire d’un crocodile qui est considérée comme la plus élevée parmi tous les animaux. La force d’une morsure peut en effet atteindre 16 kN, ce qui reste moins élevé que la force associée à la constriction du boa évoqué précédemment.

La force de la morsure est liée à la taille de l’animal. Aussi, le plus puissant des crocodiles est aussi le plus grand : il s’agit du crocodile marin, Crocodylus porosus, qui peut mesurer jusqu'à 5,5 mètres. Il vit en Asie du Sud-Est et en Australie, le plus souvent le long des côtes. La force de la morsure au niveau des molaires représente une pression d’environ 1,6 tonne/cm². Pour vous donner une idée plus précise, sachez qu’une pression de 150 kg/cm² peut l'os d'un bras humain.


  5 - La hyène


La plus grande puissance de morsure mesurée chez une hyène est à ce jour de 917 kg/cm², un peu plus du double de la puissance de morsure mesurée chez un lion. La hyène est ainsi le seul mammifère terrestre connu pour broyer des os d'éléphants et de girafes. La vitesse à laquelle cet animal est capable de prendre ses repas est un véritable atout pour survivre dans l’espace très concurrentiel de la savane. Cette capacité à broyer des os est associé à la sécrétion de sucs digestifs particuliers. Rappelons que son rôle dans l’écosystème de la savane est essentiel car, comme le vautour, elle élimine les cadavres, limitant ainsi la diffusion de maladies. Toutefois, pour tordre le cou aux idées reçues, il faut aussi insister sur le fait que les trois-quarts de sa nourriture proviennent de la chasse et donc d’animaux vivants. Elle vit et chasse en groupe des gnous, des buffles, des gazelles et des zèbres.


  6 - L’hippopotame


La puissance de la mâchoire de l’hippopotame est équivalente à celle de la hyène. Mais l’animal court dans une autre catégorie que le carnassier puisqu’il s’agit d’un herbivore. L’hippopotame est donc l’herbivore le plus puissant du monde. Sa mâchoire comporte la particularité de s’ouvrir à 180 degrés. Ses dents s’aiguisent par frottement les unes contre les autres. Les incisives et les canines, qui peuvent mesurer de 40 à 50 cm de longueur, sont seulement utilisées lors de combats. Un adulte mâle pèse environ 1,5 tonne et grossit tout au long de sa vie qui dure entre 40 et 50 ans, quand une femelle pèse 1,300 tonne, poids atteint vers 25 ans.


  7 - La harpie féroce


Parmi les oiseaux, le plus puissant d’entre eux est également le plus imposant : il s’agit de la harpie féroce, Harpia harpyja. Elle peut soulever et emmener dans son nid des proies pouvant aller jusqu'à 4 kg. Ses serres sont plus longues que les griffes d'un grizzli et déploient une force de pression supérieure à la mâchoire d'un loup qui est de 28 kg/cm2


  8 - Le chameau


Auriez-vous pensé trouver le chameau dans notre top 10 des animaux les plus forts ? C’est en effet l’animal qui possède, avec un cheval de trait, la force de traction la plus élevée. Elle est comprise entre 80 et 100 kg. Sa puissance de travail est toutefois inférieure à celle du cheval de trait car elle plafonne à 700 watts quand celle du cheval de trait (et du buffle d’ailleurs) atteint les 1000 watts.


  9 - Le grizzli


Le grizzli est le plus grand carnivore terrestre. S’il est très présent dans la symbolique et les légendes indiennes, associé à la force et à la protection, il se fait aujourd’hui rare : quelques spécimens vivent aujourd'hui isolés en Amérique du Nord.

Un mâle adulte atteint le mètre au garrot, et son poids varie entre 180 et 500 kg. L’ours kodiak peut même atteindre la tonne. Les femelles sont beaucoup plus légères, leur poids s’étalant entre 90 et 270 Kg. Grâce à sa musculature puissante, il est capable de soulever un poids égal à environ 600 kilogrammes.


  10 - Le gorille


Nous choisissons de clore ce top 10 avec le gorille, animal morphologiquement proche de nous. Il est le plus grand primate vivant et un mâle adulte peut atteindre les 2 mètres en se tenant debout. Son poids avoisine les 280 kg. Ces animaux possèdent une force quatre à neuf fois supérieure à celle d'un homme. Un gorille à dos argenté peut ainsi soulever jusqu'à 815 kg, quand le record de poids pour un homme est de 501 kg. Ce record a été enregistré en 2020 par Hafthor Julius Björnsson, mesuré à 2,06 m pour un poids de 156 kg.


  Source : Laetitia Cochet - Mis à jour le 27/05/2024    



  Top 10 des plus grosses araignées du monde



Nos connaissances du monde évoluent en permanence. Concernant les animaux, certains ne sont connus que depuis récemment car les scientifiques ne les avaient tout simplement pas encore croisés jusqu’à présent. Aussi, notre top 10 des araignées les plus grosses du monde reflète-t-il ce que nous savons aujourd’hui, en 2021. En attendant d’éventuelles nouveautés...


  1 - La Theraphosa blondi


La Theraphosa blondi est aussi connue sous le nom de Mygale de Leblond. Son envergure peut atteindre les 30 cm pour un poids de 170 g. Elle se trouve dans les forêts tropicales d'Amérique du Sud. Elle se nourrit principalement de vers, de grenouilles et d'insectes. Elle peut également s'attaquer à de petits mammifères voire des oiseaux si elle en a l’opportunité. Elle possède une imposante paire de chélicères (les crochets venimeux articulés). Elle n’est pas mortelle pour l'être humain. Elle est d’autant peu redoutable qu’elle est discrète. La situation de son espèce n’est pas connue : on ne sait pas si elle est en danger. Elle pâtit probablement du trafic d’animaux sauvages et les spécialistes peinent à l’observer dans son milieu naturel. Elle a récemment fait parler d’elle car en mai 2020, le zoo de Wellington en Nouvelle-Zélande a communiqué autour de la reproduction de ses araignées, opération qui a été couronnée de succès au bout de deux ans d’actions dans ce sens.


  2 - L’Heteropoda maxima


Cette araignée appartient à la famille des Sparassidae. Ce sont des araignées qui pratiquent la chasse à l'affût sur des proies très rapides. Elle ne tisse donc pas de toile. Elle est considérée comme la plus grande espèce de la famille, avec une envergure de 25 à 30 cm. Son corps est petit en proportion : seulement 4,6 cm. Ses longues pattes en font un animal élégant. À l’état naturel, on la trouve exclusivement au Laos, dans la province de Khammouane. Elle ne semble vivre que dans des grottes, y compris à l’entrée, plus éclairée que le fond, où elle trouve des criquets des cavernes qui constituent sa nourriture principale.


  3 - La Theraphosa stirmi


Voici une autre araignée de type mygale. Elle se rencontre au Guyana et au Brésil. Elle a longtemps été confondue avec la Theraphosa blondi qui est en réalité une cousine. Comme elle, elle peut bombarder tout intrus de poils urticants. Une femelle peut atteindre une envergure de 28 cm, avec un corps de 10 cm. Compte tenu de ses dimensions, comme la Theraphosa précédente, sa morsure est douloureuse. Son venin quant à lui n’est pas mortel. Une femelle de cette espèce peut vivre jusqu’à 25 ans, quand un mâle ne vit que 4 ans maximum.


  4 - Lasiodora parahybana


Voici une autre araignée appartenant à la famille des Theraphosidae. Elle vit dans l'État du Paraíba au Brésil, y compris dans la ville de Campina Grande. Elle est noire, recouverte de poils rosés, tout aussi urticants que ceux de ses cousines. Elle se nourrit d'insectes, de petits mammifères et même de reptiles. Une femelle de cette espèce peut atteindre les 25 cm d’envergure et peser 100 g. Très efficace pour creuser la terre, elle fait son nid dans des terriers, mais aussi dans des souches d’arbres. De nature craintive, elle s’y terre et n’en sort que pour se nourrir ou se reproduire.


  5 - La Poecilotheria vittata


Elle appartient à la famille des Theraphosidae. C’est une araignée de grande taille qui peut atteindre les 24 cm d’envergure. Elle vit au Sri Lanka et en Inde. Elle est très venimeuse et sa morsure peut causer des douleurs musculaires, des nausées et de la fièvre. Elle vit dans les arbres et arbore des couleurs qui lui permettent de passer inaperçue dans son environnement naturel. L’abdomen est gris-noir décoré au centre d’un motif propre aux espèces du genre de couleur beige. Les pattes sont également beiges et noires. Cette araignée se retrouve parmi les espèces détenues en terrarium. Son caractère étant agressif, elle est déconseillée aux débutants.


  6 - La Califorctenus Cacachilensis


Voici une araignée qui s’est invitée assez récemment dans le top 10 des plus grosses araignées du monde car elle n’est connue que depuis 2013. Mesurant environ 23 cm d’envergure, c’est au Nord-Ouest du Mexique, en Basse-Californie, que des scientifiques l’ont découverte. Elle doit son nom aux grottes de Las Cacachillas où elle a été initialement trouvée. Comme elle vit la nuit, elle est difficile à apercevoir.


  7 - La Poecilotheria rajaei


Cette araignée est une tarentule dont l’envergure peut atteindre les 20 cm. Elle affectionne les vieux arbres des forêts de Sri Lanka et d’Inde. Mais son habitat se raréfie, notamment à cause de la guerre, ce qui l’a incitée à se réfugier dans des bâtiments anciens. Elle ne peut pas tuer d’hommes mais de petits rongeurs, des oiseaux, des lézards et des serpents. Son nom a été construit à partir de celui d’un inspecteur de police, Michael Rajakumar Purajah, qui a guidé l'équipe de recherche en quête de spécimens vivants.


  8 - La Brachypelma smithi


La Brachypelma smithi a de belles mensurations : le corps des femelles atteint 6 à 7 cm et 16 cm d'envergure (parfois davantage pour les vieux spécimens). Les femelles arborent une belle couleur noire pour le fond. Les poils de l'abdomen sont clairs, les pattes noires avec des articulations orange. En terrarium, elle est réputée pour son tempérament calme, et lorsqu’elle est dérangée, elle préfère fuir, tout en projetant tout de même des soies urticantes. Rappelons ici qu’une femelle mygale peut vivre entre 15 et 20 ans voire plus, un record de longévité pour une mygale ayant été enregistré à presque 30 ans. Les araignées sont donc des animaux de compagnie qui engagent fortement leur propriétaire !


  9 - La Phoneutria nigriventer


Cette araignée s’appelle également “araignée banane” car elle affectionne les plantations de bananes, ou encore “araignée errante brésilienne”. Elle se trouve en Argentine, au Paraguay, en Uruguay et au Brésil et peut même se retrouver à Londres, comme cela a été le cas en 2014, car elle s’était cachée dans des plants acheminés jusque-là. Elle a également fait la Une des journaux en France en 2015 car l’une d’elle était arrivée de la même façon en Haute-Savoie. Son corps peut mesurer jusqu’à 5 cm et son envergure atteint les 15 cm. Elle est assez venimeuse sans être mortelle, sauf pour les enfants. C’est l’araignée qui comptabilise le plus grand nombre de morsures, surtout au Brésil, au mois de mars et avril, période de reproduction.


  10 - La Psalmopoeus irminia


Pour terminer notre top 10 des plus grosses araignées du monde, citons la Psalmopoeus irminia, grande mygale originaire du Venezuela, qui peut atteindre les 14 cm d'envergure. Elle vit également dans les arbres et se montre d’un caractère particulièrement agressif. Elle est également très rapide et peut sauter. Pour ceux qui aiment les araignées, elle arbore un aspect noir velours. Le bout de ses pattes est orné de taches orange. Appréciée en terrarium, il faut satisfaire sa voracité en lui donnant des grillons, des blattes ailées ou des criquets. Bien qu’elle soit facile à élever et à reproduire, elle n’est pas conseillée aux débutants.

  Source : Laetitia Cochet - Mis à jour le 27/05/2024    


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  Top 10 des animaux les plus emblématiques d’Afrique



Les paysages d’Afrique font encore souvent rêver les Occidentaux. Nombreux sont les animaux de la savane africaine qui sont profondément ancrés dans notre imaginaire collectif. Hélas, beaucoup sont menacés de disparition. Nous vous proposons de nous arrêter sur les 10 animaux les plus emblématiques du continent. Et si vous croyez les connaître, vous serez peut-être surpris par ce que vous allez découvrir.


  1 - Le zèbre


Le zèbre est unique par les bandes noires et blanches qu'il arbore. Le zèbre commun (Equus quagga) est aussi appelé zèbre des plaines ou zèbre des steppes, et se répartit en cinq sous-espèces présentes en Afrique de l'Est et en Afrique du Sud, dont deux ont disparu. Restent aujourd’hui le zèbre de Bohm, le zèbre de Grant et le zèbre de Chapmann.

Le zèbre fait penser au cheval. Il mesure entre 1,20 et à 1,35 mètres à l'encolure. Il peut galoper jusqu'à 60 km/h. Toutefois, on peut supposer qu’il existe une différence fondamentale qui pourrait expliquer que les chevaux aient été domestiqués et pas les zèbres qui, eux, sont restés sauvages. En y regardant d’un peu plus près, la crinière et la queue du zèbre sont plus proches de celles des ânes. Chevaux, ânes et zèbres ont un ancêtre commun mais une analyse génétique montre que le zèbre est plus proche de l’âne que du cheval.

Ce qui explique que le zèbre soit resté sauvage, c’est son tempérament. Son adaptation à son dangereux environnement, peuplé de grands prédateurs, a fait du zèbre un animal très vif et très réactif, capable de se défendre avec une vigueur qu’on ne connaît pas au cheval. La ruade d’un zèbre peut casser la mâchoire d’un lion. Il peut infliger de puissantes morsures et montre des réactions d’évitement qui empêchent sa capture au lasso. Malgré les tentatives des humains qui les côtoient, aucun zèbre n’a jamais supporté un quelconque harnachement. C’est tout simplement un animal impossible à domestiquer !


  2 - La girafe


La silhouette de la girafe est autant emblématique que le sont les rayures du zèbre. Animal typique des savanes africaines, il est connu pour la longueur de son cou qui lui permet d’atteindre une hauteur totale de 5,80 m. Sa physiologie est adaptée : un réseau de muscles annulaires contribue à assurer la circulation du sang jusqu'au cerveau, et lorsque l'animal ce sont des valvules qui empêchent que le sang tombe brutalement vers le cerveau. L’animal est aussi particulier en ce qu’il dort moins de 2 heures par jour. La girafe somnole debout, les yeux ouverts, sur des durées comprises entre 1 et 30 minutes. Sa nourriture de prédilection se compose des feuilles des acacias. Ces arbres poussent haut pour placer leurs feuilles hors d’atteinte des zèbres et des antilopes. Mais les jeunes pousses n’échappent pas aux girafes. Le seul prédateur que la girafe redoute est le lion, bien qu’adulte et en bonne santé, elle puisse le tuer d'un coup de patte.


  3 - L’éléphant de savane d’Afrique


L’éléphant de savane d’Afrique est le plus gros animal terrestre vivant avec ses 4 mètres de hauteur moyenne au garrot, et ses 4 à 7 tonnes, selon qu’il s’agit d’une femelle, plus petite, ou d’un mâle. Cette espèce se rencontre en prairie, dans les marécages et bord de fleuve, du Mali jusqu'en Afrique du Sud. L’éléphant est herbivore et consomme de 200 à 300 kg de végétaux par jour, ainsi que 160 l d’eau. La principale caractéristique physique qui le distingue de son cousin asiatique réside dans ses oreilles qui sont plus longues et plus grandes.

Ses défenses lui servent à arracher des écorces ou des racines pour les manger ensuite, mais aussi à se défendre. Depuis plusieurs décennies, cet animal souffre du braconnage lié au trafic de l’ivoire, ainsi que de la perte de son habitat. Cet éléphant, malgré des efforts de conservation qui ont un impact positif (certaines populations connaissent un véritable essor), reste une espèce en danger d'extinction.

Il ne faut pas confondre l'éléphant de savane d’Afrique avec celui de forêt d'Afrique. Ce dernier est moins connu car il est moins étudié et moins protégé. Son milieu est moins accessible que celui de l’éléphant de savane : il vit dans les zones tropicales d’Afrique centrale et dans des habitats forestiers d'Afrique de l’Ouest. Il est plus petit et d’une couleur plus foncée. Ses oreilles sont aussi généralement plus petites, d’une forme circulaire.


  4 - Le rhinocéros


Le rhinocéros ne peut rivaliser avec l’éléphant mais il reste un poids lourd, fort de ses 3 tonnes et plus (selon l’espèce) : il arrive donc deuxième au classement des mammifères terrestres de poids. La forme de sa tête est bien connue : son nez porte une ou deux cornes, selon l’espèce. Les deux encore vivantes en Afrique sont le rhinocéros blanc, quasi-menacé, et le rhinocéros noir, en danger critique d’extinction, portant tous les deux deux cornes. Contrairement aux cornes des vaches, elles ne sont pas constituées de substance osseuse. La corne de rhinocéros est en réalité composée de kératine agglutinée, comme nos ongles. Elle pousse de 7 cm par an environ et la plus grande corne mesurée a atteint les 1,58 mètres. Certaines cultures prêtent des vertus particulières aux cornes de cet animal, sans que les scientifiques aient pourtant identifié quoi que ce soit de particulier : manger de la corne de rhinocéros revient bel et bien à se ronger les ongles. Malgré ce que l’on peut imaginer si l’on n'a jamais vu un rhinocéros en pleine action, sa musculature, parfaitement adaptée à son anatomie, lui permet d’atteindre ponctuellement les 50 km/h. Ce sont surtout des animaux très agiles qui peuvent opérer un demi-tour brusquement, alors même qu’ils sont lancés en pleine course


  5 - Le léopard d’Afrique


Ce léopard fait partie du groupe des 5 mammifères qui faisaient autrefois trembler les chasseurs africains (nous vous laissons trouver les 4 autres…). Son habitat est varié, allant de la savane à la forêt, en passant par la montagne, le désert ou les marécages. Le léopard d’Afrique est la plus grande sous-espèce de léopards. Son corps atteint presque les 2 mètres, auxquels s'ajoute un mètre de queue. Son poids peut atteindre les 90 kg. Ces mensurations concernent les mâles ; pour les femelles, il faut enlever environ 40 %.

On le trouve principalement en Afrique subsaharienne et à l'Ouest du désert du Kalahari en Namibie, où il est relativement commun. L’Afrique du Sud a bien interdit de le tuer mais les éleveurs de bétails continuent à placer des pièges, à l'empoisonner ou à l'abattre pour protéger les troupeaux. Il y a donc encore un modèle à trouver pour permettre la coexistence paisible de l’homme avec cet animal.


  6 - Le lion d’Afrique


Comme le léopard, le lion d'Afrique est une sous-espèce de lion, différente du lion d’Asie. Lui aussi s’adapte très bien à différents environnements. S’il est emblématique de la savane, on le trouve également dans les forêts sèches et les semi-déserts. Par contre, il est absent des forêts denses et humides ainsi que des déserts arides.

Le lion d’Afrique vit en groupe. Il est dominé par un mâle, accompagné de plusieurs femelles ayant un lien de parenté entre elles, ainsi que par de jeunes mâles. La reproduction est assurée en continuité : le mâle contrôle la fécondité d'une femelle grâce à un organe placé sur le palais qui capte les phéromones. Seul le mâle dominant peut se reproduire. La gestation dure environ quatre mois et aboutit à la mise bas d’une portée comptant entre un et quatre lionceaux aveugles.

Il est connu que le lion est souvent inactif, ne chassant qu'aux heures obscures ou les plus fraîches du matin, le plus gros de l’alimentation du groupe étant assuré par les lionnes. Il faut dire que la corpulence des mâles les rend moins efficaces que les femelles. La puissance de celles-ci est d‘ailleurs impressionnante puisqu’elles sont capables de bonds de près de 12 mètres de long et de 4 mètres de haut.


  7 - L’hippopotame


L’hippopotame est étonnamment considéré comme l'animal le plus dangereux d’Afrique car il est très territorial, ce qui le pousse à charger tout intrus. C’est ainsi que près de 500 personnes meurent chaque année, ce qui constitue plus de victimes humaines que celles attribuées aux léopards et aux lions réunis. Il est possible que les humains ne se méfient pas assez de cet animal herbivore, 3e plus gros animal terrestre, qui peut pourtant atteindre une vitesse de 48 km/h sur terre et 30km/h dans l'eau. Les touristes pêchent sans doute par excès d’anthropomorphisme. Ainsi lorsqu’ils voient un hippopotame bâiller, ils supposent qu’il est somnolent voire heureux, alors qu’il se fait, au contraire, menaçant. De même, son cri, qui s’apparente à un éclat de rire, n’est autre qu’un signe d’hostilité.

La cohabitation des êtres humains avec cet animal s’est pourtant développée de façon astucieuse. De nombreux agriculteurs ont abandonné la culture des légumes pour se tourner vers celle des agrumes. Les hippopotames se sont détournés de leurs cultures tout en continuant à paître à proximité, faisant ainsi quasi office de “chien de garde” en dissuadant les voleurs d’approcher la nuit.

Enfin, soulignons le rôle écologique de ces animaux qui remuent le fond des rivières et les enrichissent de leurs déjections, actions favorables aux espèces locales de poissons.


  8 - L'hyène tachetée


La hyène tachetée est un animal peu considéré en Occident. Présente dans la savane africaine, sa morphologie particulière peut expliquer en partie le rejet dont elle est l’objet : l'avant du corps est puissant tandis que l'arrière est fuyant, ce qui donne à l’animal un air que l’on peut qualifier de “sournois”. Elle est souvent gratifiée de lâcheté, l’imaginant facilement nous prendre en traître. Elle a une tête qui peut aussi faire peur tant elle est massive par rapport au reste du corps. Elle est de surcroît armée de puissantes mâchoires.

L'hyène fait preuve d’une grande adaptation à son environnement et développe des comportements opportunistes. Si c’est un grand chasseur, elle sait faire preuve de cleptoparasitisme, c’est-à-dire que, par exemple, les hyènes sont capables de parasiter le repas des lions (mais ces derniers sont aussi capables de parasiter le repas des hyènes).


  9 - Le springbok


Comment parler des animaux emblématiques d’Afrique sans évoquer le springbok, animal devenu symbole en Afrique du Sud ? Les “Springboks” sont les membres de l'équipe de rugby à XV de l’Afrique du Sud, éternelle rivale séculaire des All Blacks, l'équipe néo-zélandaise. “Springbok” signifie littéralement “bouc sauteur”. C’est en réalité une antilope qui mesure en moyenne 78 cm de hauteur au garrot. Les mâles portent des cornes ondulées. Ce sont des animaux à la silhouette très élancée dont le poids moyen se situe, mâles et femelles confondus, aux alentours de 40 kg. Ce qui les caractérise, ce sont les sauts dont elles sont capables lorsqu’elles ont peur, qui peuvent atteindre 2 mètres de haut. Taillées pour la course, elles peuvent atteindre les 88 km/h en pointe, et tiennent une vitesse comprise entre 40 et 50 km/h sur la distance. Enfin, ces animaux pouvant vivre dans des déserts de sables chauds et arides (Kalahari et Namib), leur corps est parfaitement adapté pour économiser l'eau.


  10 - Le crocodile du Nil


Nous terminerons cette liste des 10 animaux les plus emblématiques d’Afrique en évoquant le plus grand reptile d'Afrique : le crocodile du Nil. Il est présent dans la plupart des régions d'Afrique, mais pas en Égypte. Il n’est présent qu’à partir de la troisième cataracte du Nil située au Soudan. Le mâle adulte mesure en moyenne 4 mètres de long, mais certains spécimens ont été mesurés à plus de 6 mètres. Il est connu pour sa technique de chasse qui consiste à rester immobile dans l'eau en attendant sa proie. Seuls le sommet de la tête et les narines dépassent de la surface de l’eau. Et soudainement, il se jette sur la proie, se propulsant grâce à sa longue et puissante queue, et l'entraîne sous la surface pour la noyer. Il est capable de s’attaquer à des antilopes, des buffles et même de jeunes hippopotames.

  Source : Laetitia Cochet - Mis à jour le 27/05/2024    



  Top 10 des animaux vivant le plus longtemps



De tout temps, l’être humain rêve d’immortalité. Les scientifiques cherchent à comprendre toujours plus précisément les mécanismes du vieillissement, étudiant le corps humain avec une précision inédite. Ils tentent aussi de savoir pourquoi certains animaux vivent si longtemps, essayant de percer leurs mystères et espérant pouvoir exploiter ces connaissances pour allonger la durée de vie humaine, pourtant déjà bien satisfaisante.

Voici la liste de 10 animaux identifiés comme possédant la longévité la plus importante.


  1 - La méduse (Turritopsis nutricula)


La méduse est l’animal champion toutes catégories. Cette méduse approche l’immortalité car, non seulement elle renouvelle ses cellules, comme d’autres méduses le font, mais elle peut retourner à un état antérieur à sa maturité sexuelle, opérant de ce fait un mécanisme de rajeunissement. Ce mécanisme s’enclenche dans des conditions de vie jugées défavorables comme le stress ou le manque de nourriture. Reste que l’animal peut tout de même mourir soit de maladies, soit des attaques de ses prédateurs.


  2 - L’éponge (Anoxycalyx joubini)


L’éponge, qui est en réalité non pas un animal mais une colonie de cellules vivant ensemble, pourrait vivre plus de 10000 ans. Chaque individu ne vit tout au plus que 10 ans mais la colonie se renouvelle, certaines cellules naissant tandis que d’autres meurent.


  3 - La praire d’Islande (Arctica islandica)


La durée de vie de la praire d’Islande nettement plus modeste. Des chercheurs ont étudié des spécimens de cette espèce de mollusques bivalves collectés sur les côtes islandaises et ont évalué leur âge à 500 ans. Le coquillage a été baptisé Ming, du nom de la dynastie au pouvoir en Chine lorsque le coquillage est né. Toutefois, le demi millénaire n’est peut-être pas l’âge maximal que l’animal pourrait atteindre puisque le coquillage est mort à cause des analyses sans que les chercheurs ne sachent évaluer combien de temps il aurait pu vivre encore.


  4 - Le requin du Groenland (Somniosus microcephalus)


Le requin du Groenland est l'un des plus gros requins carnivores de la planète. Évoluant entre 200 et 400 mètres de profondeur, il est difficile à observer. L’évaluation de son âge se fait d’après une étude qui a montré que ce requin grandit de 0,5 à 1 cm par année. Son âge se déduit par extrapolation d’après sa longueur. Cet animal peut donc atteindre les 200 ans, et peut-être même les 500 ans. Le requin du Groenland est probablement l'animal vertébré ayant la plus grande longévité.


  5 - La baleine boréale(Balaena mysticetus)


La baleine boréale, aussi appelée baleine du Groenland, peut vivre jusqu’à 200 ans. Intéressant animal puisqu’il s’agit du mammifère connaissant la plus grande durée de vie, les chercheurs se sont interrogés sur le paradoxe qu’elle représente : possédant mille fois plus de cellules que l’Homme, elle devrait souffrir davantage du cancer et donc connaître une longévité limitée. Or, dans son génome, ils ont identifié des mécanismes de mise en veille de certains gènes, de limitation du vieillissement cellulaire ou encore de réparation de l’ADN qui pourraient servir de base à l’élaboration de nouveaux modèles thérapeutiques chez l’être humain.


  6 - La tortue géante des Galápagos


La tortue géante des Galápagos qui forme un complexe d'espèces du genre Chelonoidis, est une tortue terrestre, qui pourrait vivre jusqu’à 200 ans. Toutefois, en captivité, la durée de vie de l’animal se limite à une dizaine d'années. La tortue connue comme la plus âgée a été nommée Harriet. Femelle amenée dans un zoo du Queensland en Australie, elle est morte en 2006 âgée de 176 ans.


  7 - L’oursin rouge géant (Strongylocentrotus franciscanus ou Mesocentrotus franciscanus)


L’oursin rouge géant est originaire du pacifique. Connu comme la plus grosse espèce d’oursins (un diamètre de 20 cm plus des épines de 8 cm), cet animal pourrait vivre jusqu’à 200 ans, mais c’est sans compter avec la loutre de mer, redoutable prédateur capable de le détacher et d’ouvrir jusqu’aux plus gros spécimens.


  8 - Le panope du Pacifique ou palourde royale (Panopea generosa)


Le panope du Pacifique est un autre mollusque bivalve marin connu pour sa longévité. Loin de la praire d’Islande, le plus vieux spécimen connu était âgé de 160 ans. Les scientifiques expliquent sa longévité par sa faible activité.


  9 - L'hoplostèthe orange (Hoplostethus atlanticus)


L'hoplostèthe orange est une espèce de poissons vivant entre 900 et 1800 m de profondeur qui aurait une longévité de 150 ans. Réputé pour les qualités gustatives de sa chair, ce poisson se consomme. Mais comme il accumule de grandes quantités de mercure dans ses tissus du fait de sa durée de vie élevée, il est préférable de limiter sa consommation.


  10 - Un homard (Homarus gammarus ou Homarus americanus)


Un homard aux États-Unis en 2006 aurait été âgé de 140 ans. Cet animal pourrait régénérer les membres arrachés par des prédateurs qui ne l’auraient pas tué. Toutefois, compte tenu de la réputation de sa chair et de la pression qui pèse sur lui, il n’atteint que rarement un âge aussi élevé.

Ce palmarès révèle que le milieu marin apparaît comme le plus favorable à une durée de vie élevée puisqu’à l’exception de la tortue géante, tous ces animaux vivent dans les océans. Remarquons aussi qu’à quelques dizaines d’années près, l’être humain pourrait figurer dans le palmarès des animaux à la longévité la plus élevée. Nous sommes donc déjà plutôt bien lotis dans ce domaine !


  Source : Laetitia Cochet - Mis à jour le 26/05/2024    


 

 

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