
Top des animaux qui ... I
Top 10 des animaux préférés
L’animal pour lequel vous avez un petit béguin vit sous votre toit ? Au fin fond de la savane ? Dans les profondeurs océaniques ? Parmi les coups de cœur de la population française figurent sans surprise des espèces domestiques et surtout, de nombreux représentants de la faune sauvage. Top 10 des animaux préférés des Français.
1 - Le chien
Les propriétaires canins savent à quel point le chien est un compagnon en or. Fidèle, dévoué, amusant, câlin… le chien est tantôt un joyeux drille tantôt une boule de tendresse. Il ne juge pas le physique des gens ni leur caractère, il aime son maître inconditionnellement. Sa présence est à la fois réconfortante et créatrice de lien social. Pour rappel, la domestication de l’animal remonte à plus de 35000 ans, à l’âge du Paléolithique, dans une région qui est à présent la Sibérie. Les chasseurs-cueilleurs et le loup (ancêtre du chien) partageaient plusieurs points communs dont la sociabilité, l’habitat et la chasse. Les premières utilisations du canidé ont alors consisté à lui faire rechercher et attraper le gibier et à l’occasion, à lui faire garder le camp. C’est ainsi que débuta l’histoire entre le chien et l’homme.
2 - Le chat
Avec 15 millions de chats sur son territoire, la France est le pays qui compte la plus grande population féline en Europe. Il faut savoir que la domestication du chat coïncide avec l’avènement de l’agriculture, il y a plus de 9000 ans. À l’époque, les abondantes récoltes attiraient pléthore de rats et d’autres rongeurs. En chassant les nuisibles qui s’attaquaient aux récoltes, le félidé est vite devenu l’ami de l’homme. Son aide précieuse lui a valu d’être accueilli dans le grenier des villageois puis dans leurs habitations. L’antique civilisation égyptienne vénérait les chats, quelle que soient les classes sociales, les paysans comme les plus puissants. Aujourd’hui, l’homme fournit le gîte et le couvert au félin qui séduit par son indépendance et son effet apaisant.
3 - Le cheval
Le cheval compte parmi les animaux les plus aimés des Français mais aussi les plus représentés dans l’art. Les peintures rupestres reflètent la fascination que le cheval a toujours exercé sur l’homme et ce, même avant sa domestication il y a environ 5 000 ans. Par son physique et son tempérament, l’imposant mammifère porte depuis des millénaires une symbolique forte dans de nombreuses civilisations : puissance, richesse, liberté, virilité, sexualité, rapidité, spiritualité, beauté… Longtemps utilisé pour la guerre, le cheval a également apporté sa contribution à l’agriculture où il a supplanté le bœuf et à certaines manufactures pour la traction de charges lourdes ou le halage de péniches. Si l’herbivore a également souvent servi de moyen de transport, son rôle utilitaire est désormais révolu. Le cheval est désormais synonyme de sports et de loisirs.
4 - Le dauphin
Le mammifère marin doit sa popularité (française et mondiale) à sa multitude de qualités. En plus de son joli minois marqué par un sourire immuable, le dauphin affiche des traits de caractère proches de ceux de l’homme, comme la curiosité et la sociabilité. Ces animaux sociaux se déplacent toujours en bancs et aiment jouer entre eux, indépendamment de leur âge. Réputé pour sa bienveillance et sa douceur, le dauphin possède de surcroit une intelligence très développée, due à un cerveau similaire à celui de l’homo sapiens. Comme chez de nombreux primates, l’organe du cétacé est proportionnellement gros par rapport aux fonctions corporelles de base dont il a besoin. Pourvu d’importantes capacités cognitives, le dauphin est très attiré par la voix de l‘humain avec lequel il peut tisser des liens très étroits.
5 - L’écureuil
Un air espiègle, une fourrure rousse et une belle queue en panache rendent ce rongeur sympathique aux yeux de tous, y compris des Français. Depuis toujours le rongeur fait l’objet de bienveillance, à l’image de ces dames qui, dans la Rome Antique, possédaient des écureuils apprivoisés comme animaux de compagnie. Dans son Histoire naturelle des quadrupèdes, le comte de Buffon évoque l'écureuil comme « un joli petit animal qui n'est qu'à demi sauvage et qui, par sa gentillesse, par sa docilité, par l'innocence même de ses mœurs mériterait d'être épargné… » Souvent représenté avec une noisette dans les pattes, le mammifère apprécie aussi les rameaux tendres, les bourgeons, les écorces de jeunes pousses, les baies et les fruits de la forêt. Son habitude de cacher sa nourriture dans le sol joue un rôle bénéfique car, en oubliant la localisation de ses cachettes, l’écureuil participe au renouvellement de la forêt.
6 - Le lapin
Le lapin de Garenne européen (Oryctolagus cuniculus) est la seule espèce à avoir été domestiquée car, dit-on, elle serait plus sociable que ses congénères. Originaire du sud de la France et de la péninsule ibérique, le lagomorphe a d’abord été élevé dans de vastes enclos extérieurs pour sa viande et sa fourrure. Dans les années cinquante, l’apparition de la myxomatose - une maladie virale mortelle - a fortement changé les habitudes de consommation du public. Grâce à son bon caractère, sa douce fourrure et sont amusante bouille, le lapin est devenu très prisé en tant qu’animal domestique. Aujourd’hui, une soixantaine de races sont reconnues officiellement sur plus de 150 au total. La Fédération française de cuniculiculture les classe en 5 catégories : les petites, moyennes et grandes races, ainsi que les races naines et à fourrure. La plus grosse espèce de lapin (Géant des Flandres) peut peser jusqu'à 5 kilos tandis qu'un lapin nain tel que le Polonais affiche un poids d’à peine 1 kilo.
7 - La biche
Plus petite que le mâle et dépourvue de bois, la femelle du cerf occupe une place à part dans le cœur du public depuis le dessin animé de Walt Disney sorti en 1942. Souvenez-vous de Bambi, l’adorable petit faon dont la maman avait péri sous les coups de fusil des chasseurs. Le triste destin de la biche avait ému les spectateurs du monde entier et il ne fait aucun doute que cette fiction a éveillé une tendresse particulière envers le cervidé. Il faut savoir que, pour défendre ses petits, cette mère protectrice n’hésite pas à charger un intrus ou à faire diversion pour l’éloigner de sa progéniture. La grâce et l’élégance de l’animal se reflètent dans le doux surnom que s’échangent les amoureux : « ma biche », « ma petite biche » ou encore, « ma bichette ».
8 - Le tigre
Le tigre arbore des épaules antérieures très musclées, des mâchoires et des dents robustes, mesure jusqu’à 3 m de long et pour un poids pouvant atteindre 260 kilos. Sa force et son gabarit impressionnant en font le plus grand et le plus puissant de tous les félins. Ce redoutable carnivore se reconnait aisément à son magnifique pelage orangé rayé de noir. Il faut savoir que chaque spécimen possède des rayures uniques que l’on peut comparer à nos empreintes digitales. Bien que vivant loin de nous - dans les forêts et dans les prairies du sud et de l’est de l’Asie – le tigre fascine les Français au point de compter parmi leurs animaux préférés.
9 - Le panda
Sa fourrure bicolore (noir et blanc) et son flegme légendaire éveillent inévitablement la sympathie. Le panda géant vit exclusivement dans le centre de la Chine, dans les régions montagneuses et les forêts situées entre 1 800 et 3 400 m de d'altitude où son épaisse fourrure le protège du froid. Avec ses 42 dents puissantes, l’herbivore broie facilement les bambous, son pêché mignon. Le panda a été choisi comme emblème national par la Chine où il symbolise la paix et la confiance. Choses à savoir : le panda géant a trois occupations dans la vie : dormir, manger et rester seul ! Se reproduire ne fait pas partie de ses priorités. Que ce soit en captivité ou à l’état sauvage, s’accoupler relève du défi pour cet animal qui n’en a généralement pas envie ou qui ne sait pas comment s’y prendre…
10 - Le lion
De nombreuses civilisations ont sacré le lion, incarnation de la force, la noblesse et la beauté. La vénération de l’Égypte antique pour le fauve se reflète d’ailleurs sur le Sphinx, célèbre créature au corps de lion et à la tête humaine. Deuxième plus grand félin au monde après le tigre, le mammifère se distingue par son pelage de couleur sable ou ocre foncé et surtout, par son épaisse et flamboyante crinière. Un tantinet paresseux et malgré un physique taillé pour la chasse, le lion reste inactif la plus grande partie de la journée. La plupart du temps, il laisse la lionne ramener les proies mais se sert en premier. C’est bien connu, le roi des animaux s’octroie… la part du lion !
Top 10 des animaux qui vivent sous terre
Nous sommes nombreux à apprécier la verdure qui couvre la planète et à chercher le plus possible à respirer le grand air. Finalement, dans la vie d’un être humain, la vie sous terre est étroitement liée à des situations de guerre. Pourtant, dans cette terre qui n’est pas notre milieu de vie commun, c’est tout un monde qui s’y déploie. Souvent invisible à nos yeux, la vie sous terre est pourtant d’une diversité incroyable d'espèces qui se sont adaptées. Cet article vous propose de découvrir 10 espèces d’animaux parmi les plus emblématiques qui vivent sous terre.
1 - La taupe
C'est probablement l'un des premiers animaux qui vient à l'esprit quand on pense à la vie souterraine. Talpa europaea est présente dans les zones tempérées d’Amérique du Nord, d’Asie et d’Europe (jusqu’en Russie). Elle n’hiberne pas et est active aussi bien le jour que la nuit. Mais il est rare d’en croiser une, car elle passe presque toute sa vie sous terre. Elle sort à la surface à de rares exceptions, pour un temps bref, notamment lorsque son terrier est inondé lors de fortes pluies.
La taupe d’Europe vit dans des sols humides, meubles et fertiles qui lui permettent d’y creuser des galeries. Celles-ci peuvent être permanentes, et sont dans ce cas profondes, ou temporaires, et sont dans ce cas plus superficielles. Une taupe peut creuser jusqu’à 20 mètres de galerie par jour. Dans ce contexte, sa vue est limitée. Ses yeux sont petits et cachés dans la fourrure qui les protège des blessures lorsqu’elle creuse. Les autres sens, très développés, compensent.
Elle trouve sa nourriture en parcourant ses galeries toutes les 3 à 4 heures. Les vers de terre composent 90 % de leur régime alimentaire, mais elle peut aussi manger des cochenilles, des larves ou des insectes comme des vers blancs, des limaces, qui sont considérés comme des nuisibles. Aussi, si elle est l’ennemi des jardiniers, la taupe joue en réalité un rôle bénéfique. Non seulement elle peut manger des limaces, mais sur son passage, le sol s’en trouve aéré. Toutefois, elle peut endommager les racines des plantes. En creusant, elle mélange les nutriments du sol, ce qui favorise la croissance des plantes. Le bilan de sa présence peut être considéré comme globalement positif, sauf pour les personnes qui aspirent à profiter d’un gazon parfaitement uniforme et bien entretenu.
2 - Le tatou
Le tatou est ce petit animal emblématique du Texas, animal-totem de la spiritualité amérindienne qui “fixe les frontières”. Son allure est particulière du fait d’une carapace protectrice semblable à une armure. Le tatou rivalise avec la taupe dans sa capacité à creuser des terriers profonds pour échapper aux prédateurs et aux conditions météorologiques extrêmes. Ses griffes puissantes et courbes lui permettent de s'enfoncer rapidement dans le sol.
On estime qu'un tatou peut passer jusqu'à 70 % de sa vie dans son terrier : car il y dort, s’y cache, mais peut aussi y trouver de la nourriture. Ils utilisent leur odorat très développé pour détecter les insectes et les vers qui constituent sa nourriture, qu’il capture aisément grâce à sa longue langue collante.
Certains tatous, comme le tatou à neuf bandes, sont connus pour avoir plusieurs terriers à la fois, qu'ils utilisent de manière rotative. Cette espèce de tatous est également connue pour entrer en état de torpeur (une forme d’hibernation) lorsque la température est trop basse et que la nourriture se fait rare. Pendant ces périodes-là, ils peuvent passer presque tout leur temps sous terre.
3 - Le lapin
Le lapin sauvage passe les 2/3 de son temps sous terre et l'autre partie du temps à creuser et à gratter. Les lapins dits de garenne vivent dans des systèmes de terriers complexes appelés "garennes" et y passent une grande partie de leur journée, en particulier pendant les heures de pointe de la journée, lorsque les prédateurs sont les plus actifs. Ils sortent principalement au crépuscule et à l'aube pour se nourrir.
Une garenne est constituée de plusieurs galeries ou tunnels qui sont interconnectés. Elle peut comporter plusieurs entrées et sorties pour permettre aux lapins de s'échapper en cas de danger. Il y a généralement une chambre principale où les lapins dorment et se reposent, et qui est souvent tapissée de poils pour plus de confort et de chaleur. Certains terriers peuvent être utilisés par plusieurs générations de lapins et peuvent donc s'étendre et se complexifier au fil du temps.
L’activité des lapins a généralement un impact significatif sur l'environnement. Ils peuvent certes, comme les taupes, contribuer à aérer le sol et ainsi augmenter sa fertilité, mais d'un autre côté, lorsque les populations de lapins sont trop importantes, la création excessive de terriers favorise a contrario l'érosion du sol et causer des dommages aux racines des plantes.
4 - Le blaireau
Comme le lapin, le blaireau passe la journée dans son terrier (appelé “blaireautière”) pour se reposer et dormir. Il en sort à partir du crépuscule et pendant la nuit pour chercher de la nourriture : insectes, vers de terre, petits mammifères, baies. Il lui arrive aussi de consommer la chair de charognes.
Lorsque les températures baissent, le blaireau peut entrer dans un état de torpeur. L’activité de son métabolisme est réduite, sans qu’il hiberne pour autant. Une blaireautière a plusieurs entrées (jusqu'à 50) et comporte plusieurs chambres dont certaines sont utilisées pour dormir. Elles sont souvent tapissées de foin, de feuilles et de mousse. D'autres chambres peuvent être utilisées pour le stockage ou spécialement pour la mise-bas. Les blaireaux font leurs besoins à l'extérieur.
Cet ensemble souterrain peut s'étendre sur 100 mètres et même plus. Une blaireautière peut être utilisée par plusieurs générations. On sait que certains le sont pendant une centaine d'années. Il est en plus intéressant de savoir que les blaireautières abandonnées ne restent pas inutilisées et peuvent constituer des habitats pour d'autres espèces comme les renards et les lapins ou encore des oiseaux.
5 - La gerbille
La gerbille est un petit rongeur qui vit dans des régions désertiques et arides. Pour survivre dans ces environnements difficiles, elle passe une bonne partie de son temps dans des terriers qu'elle creuse elle-même. Certes, les terriers des gerbilles sont avant tout un abri contre les prédateurs. Ce sont des endroits sûrs pour élever les jeunes. Mais les terriers protègent aussi les gerbilles des températures extrêmes car la température y est à peu près constante : l’air y reste à température constante, apportant une certaine forme de fraîcheur pendant la journée et une certaine chaleur la nuit.
Ceux-ci sont constitués de tunnels et de chambres qui ont chacune un usage précis : dormir, stocker de la nourriture ou encore entasser les déchets. Comme tous les autres animaux évoqués jusqu’à présent, les gerbilles sortent à la surface principalement pendant la nuit pour chercher de la nourriture.
6 - Le lombric
Le lombric, ou tout simplement “ver de terre”, est un animal facilement observable et qui mène une vie fascinante sous terre. Il est ce qu’on appelle un détritivore : il se nourrit de matière organique morte, comme les feuilles tombées au sol, et d’autres débris végétaux. Lorsqu'ils consomment ces matériaux, ils les décomposent en nutriments plus simples, qui sont ensuite expulsés sous forme d’excrétions riches en nutriments, bénéfiques pour la santé du sol.
Les lombrics passent la majorité de leur vie à creuser et à se déplacer dans le sol, créant des galeries à mesure qu'ils avancent. En creusant, ils améliorent la perméabilité à l'eau et à l'air du sol : les plantes n’en croissent que mieux !
Lorsque les températures sont trop froides ou lorsqu’il fait trop sec, les lombrics s’enfoncent plus profondément dans le sol et entrent dans une phase de dormance jusqu'à ce que les conditions s'améliorent.
7 - La limace
La limace est un mollusque terrestre connu pour son corps mou et allongé et son absence de coquille externe. Animal indésirable au jardin, elle passe une partie importante de sa vie sous terre.
Pendant la journée, elle reste cachée dans des endroits humides et ombragés (roches, troncs d'arbres ou zones densément plantées) pour éviter la déshydratation. Mais si ce n’est pas suffisant ou qu’elle ne trouve pas un abri efficace, elle s'enfonce dans le sol. Elle en sort alors généralement la nuit ou tôt le matin pour se nourrir. L’hiver, certaines espèces de limaces peuvent s'enfoncer profondément dans le sol pour entrer dans une sorte d'hibernation.
La limace dépose ses œufs dans le sol. Après avoir creusé un petit trou, elle y pond un groupe d'œufs avant de le recouvrir de terre pour les protéger. Les œufs resteront ainsi dans le sol jusqu'à ce qu'ils éclosent.
8 - La fourmi
Les fourmis sont des insectes sociaux vivant en colonies le plus souvent souterraines. Elles vivent dans un véritable labyrinthe de tunnels et de chambres. Certaines espèces vivent très proches de la surface quand d’autres vivent à plusieurs mètres de profondeur.
Ce labyrinthe ne l’est en réalité qu’à nos yeux et se révèle très organisé en chambres aux différentes fonctions. Certaines sont des nurseries où les œufs sont entreposés et les larves nourries. D'autres sont des zones de stockage de la nourriture. D'autres encore sont des zones de repos réservées aux ouvrières. Les fourmis sortent de la colonie pour chercher de la nourriture, celle qui correspond à l’espèce (insectes, graines, nectar, champignons, ou déchets de l’alimentation humaine).
Comme les vers de terre, les fourmis contribuent à la bonne aération du sol et au recyclage des nutriments. Certaines espèces jouent également un rôle important dans la dispersion des graines.
9 - Le scorpion
Les scorpions appartiennent à la famille des arachnides. S’ils ne vivent pas exclusivement sous terre, beaucoup d'espèces passent du temps dans des terriers ou sous des roches, que ce soit pour se protéger des prédateurs ou faire face à des conditions météorologiques extrêmes.
Ils creusent eux-mêmes leurs terriers. Ce sont souvent des abris simples, de la dimension d’un scorpion. Mais ils peuvent présenter des configurations plus complexes, comportant plusieurs entrées et chambres.
Lorsqu'ils sont dans leur terrier ou sous un abri, les scorpions se reposent. Toutefois, ils sont toujours sur le qui-vive, prêts à attaquer tout intrus, que ce soit une menace ou une source de nourriture.
10 - L’araignée trappe
L'araignée trappe (Euoplos dignitas) mesure 5 cm. Elle est connue pour creuser profondément dans le sol pour s’y tapir. Elle recouvre sa cachette d'une trappe, construite à partir de soie et de débris naturels, pour passer inaperçue. Ensuite, elle attend qu’une proie s'approche. Elle se repère aux vibrations causées par l’animal (sauterelle ou scarabée) puis bondit pour lui injecter son venin. Elle l’entraîne enfin au fond de son refuge pour la consommer.
Top 5 des animaux les plus intelligents !
Les rapports des hommes avec les animaux n’ont cessé d’évoluer. La compréhension du fonctionnement de ces derniers est une clé importante de cette évolution. L’intelligence animale est un sujet qui intéresse désormais beaucoup les scientifiques. Au fil des expériences et des observations, nous ne cessons de découvrir que cette intelligence est bien plus vaste et plus pointue que ce que l’on pouvait penser jusqu’à présent. Cet article consacré aux 5 animaux considérés comme les plus intelligents aujourd’hui est l’occasion de préciser ce que désigne le concept d’intelligence animale avant de nous pencher sur les capacités de chacun de ces animaux.
L’intelligence animale
L’intelligence d’un animal est avant tout ce qui lui permet d’assurer la survie de son espèce et de s’adapter à son environnement. Elle correspond donc à toute une palette de comportements qui atteste de leur capacité à résoudre des problèmes.
Beaucoup d’expressions que nous utilisons aujourd’hui sont en décalage avec les connaissances actuelles. Nous évoquons la "cervelle d’oiseau" d’un étourdi ou la “mémoire de poisson rouge” de quelqu’un qui a déjà oublié une consigné précisée quelques minutes plus tôt. Nous savons aujourd’hui que les poissons rouges ont une mémoire qui s’étend bien au-delà de quelques minutes. Quant aux oiseaux, ils ne cessent de nous étonner par leurs comportements très élaborés.
L’alimentation fait partie de ces problèmes essentiels qu’un animal doit résoudre pour survivre. Technique de chasse, construction de pièges, stratagème pour décortiquer un fruit… Les animaux montrent une grande diversité de réponses aux problèmes auxquels la nature les confronte. De nombreux animaux de proies sont capables d’élaborer des terriers structurés pour vivre sous terre et ainsi s’exposer le moins possible aux prédateurs.
Pendant longtemps, les approches de l'intelligence animale se sont basées sur l'intelligence humaine, un des critères principaux d’évaluation de l’intelligence d’un animal ayant longtemps été basé sur la taille du cerveau. Or, depuis une trentaine d'années, les recherches s’en émancipent, écartant l'intelligence humaine comme référence. Pourtant, encore aujourd’hui on peut entendre dire que tel animal a l’intelligence d’un enfant de 3 ans, par exemple. Or, il y a autant d’intelligences que d’espèces animales.
En effet, les animaux développent des compétences en lien avec leur environnement et les problèmes qu’ils ont à résoudre. Le parallèle peut être fait avec les sens. L’être humain a une vision moyenne bien différente de celle des insectes dont certains, comme les abeilles, perçoivent des radiations de l'ultraviolet invisibles pour notre œil. Ainsi, les oiseaux migrateurs ont développé des capacités bien supérieures aux nôtres pour se repérer dans l’espace. De ce point de vue, pour un éthologue, la hiérarchisation des intelligences n’a pas de sens. Toutefois, l’être humain est bien une espèce animale à part du fait de son exceptionnelle capacité à transformer son environnement, au point de menacer sa propre survie.
La science qui étudie l’intelligence animale
La science qui s’intéresse particulièrement à ces aspects de la vie des animaux s’appelle l’éthologie. Elle étudie le comportement de tous les êtres vivants, qu’ils soient animaux ou humains. Elle prend en compte l'ensemble des facteurs qui conduisent un animal à adopter un comportement en particulier, que ce soit dans un environnement naturel ou dans un environnement artificiel. Le terme a été utilisé et défini pour la première fois dans son sens actuel en 1854 par le naturaliste français Isidore Geoffroy Saint-Hilaire. Des scientifiques tels que Charles Darwin ou Jakob von Uexküll s’inscrivent dans cette veine.
L'évolution des sciences a conduit à en préciser les contours dans les années 1940. L’autrichien Konrad Lorenz est considéré comme l’un des pères de la discipline. Ce courant de la biologie a continué à se développer au contact d’autres disciplines comme la psychologie. L’éthologie s’est ensuite structurée en différentes spécialités parmi lesquelles l'éthologie appliquée qui s’attache plus précisément à améliorer les relations entre l'humain et l'animal, ainsi qu'à améliorer le bien-être animal. L'éthologie cognitive se concentre davantage sur l’intelligence puisqu’elle se concentre sur les comportements d'apprentissage, de reconnaissance, de discrimination, etc.
En France, pour devenir éthologue, il faut d’abord suivre un cursus en biologie. Ce n’est qu’à un niveau bac +5 que l’étudiant se spécialise en éthologie. Un éthologue est avant tout un chercheur qui peut intégrer différents univers : instituts de recherche publics (CNRS, INRAE, INSERM, etc.), universités, laboratoires privés, parcs zoologiques, associations, etc.
Le top 5 des animaux les plus intelligents
► 1 - L’orang-outan (et le chimpanzé)
Peut-être ne serez-vous pas surpris de trouver en tête du classement des primates, animaux les plus proches de l'être humain. Parmi eux, l’orang-outan est capable d’utiliser des outils, comme le chimpanzé d’ailleurs. La découverte de ce fait a constitué un tournant majeur dans l’approche du monde animal. Jusqu'au début des années 1960, les chercheurs pensaient que l'utilisation d'outils était propre à l'être humain. Ce sont les travaux de l'éthologue britannique Jane Goodall sur les chimpanzés de Tanzanie qui ont changé la donne. Elle a ainsi observé un vieux mâle prendre une brindille, la tremper dans une termitière et manger les insectes qui étaient restés accrochés.
Aujourd’hui, ce qui peut sans doute le plus fasciner un être humain, c’est la possibilité qu’un animal apprenne des choses que nous pensions être les seuls à pouvoir maîtriser. Ainsi l’orang-outan s’est-il montré capable d’apprendre la langue des signes. Les chimpanzés se révèlent capables de manipuler les autres pour qu’ils réalisent certaines tâches qu’ils ne désirent pas faire.
La faiblesse de l’éthologie réside dans son lien à la psychologie. En effet, il s’agit d’observer des comportements, de réussir à les reproduire dans la mesure du possible, et d’en donner ensuite une interprétation. Et force est de constater que certains comportements ne font pas l’unanimité. Nous serons donc précautionneux en évoquant le fait que l’orang-outan est considéré, à ce jour, comme le seul animal capable d’évoquer des événements passés.
► 2 - Le dauphin
L’animal qui arrive en deuxième position du top 5 des animaux les plus intelligents nous transporte dans les mers. Mais avec le dauphin, nous restons tout de même dans la grande famille des mammifères.
Les dauphins possèdent un langage propre à la communication au sein de leur espèce et utilisent un langage différent pour communiquer avec d’autres espèces de dauphins. Dans différentes situations expérimentales, le dauphin s’est montré capable de résoudre des problèmes en ayant recours à la logique et à la déduction, à la façon dont le ferait un être humain. Mais ce qui est peut-être le plus marquant, c’est le fait que le dauphin a conscience de lui-même : il se reconnaît dans un miroir ou sur un écran de télévision. Un dauphin s’est aussi montré capable de faire appel à l’aide d’un plongeur pour lui débloquer un aileron coincé dans un filet de pêche.
► 3 - Le cochon
Autre mammifère, le cochon, qui se popularise parmi les animaux domestiques, sans doute du fait de son intelligence. Toutefois, son éducation est exigeante, davantage que celle d’un chien dont on dit d’ailleurs que l’intelligence est inférieure à celle du cochon. Certaines truies se sont ainsi montrées capables de réussir les mêmes tests d’intelligence que ceux conçus pour des chimpanzés, maniant notamment un joystick avec leur groin pour obtenir des friandises. Le cochon a également montré qu’il avait une conscience de soi en passant le test du miroir. Comme les pies, les cochons font attention à ne pas être repérés par leurs congénères lorsqu’ils ont caché de la nourriture afin de ne pas se la faire voler.
► 4 - Le corbeau
Parmi les oiseaux, le corbeau est souvent cité comme l’oiseau le plus intelligent. Rusé, ingénieux, polyvalent, il surpasse même les dauphins aux yeux de certains chercheurs et fait preuve de capacités qui pourraient le placer au même rang que les singes. De nombreux oiseaux sont capables d’estimer avec précision la densité, le poids ou le volume des objets environnants, comme un caillou, un morceau de bois ou un insecte. Mais le corbeau se montre capable de fabriquer des outils. Des études en laboratoire ont conduit un corbeau à plier un fil métallique en utilisant le bord d’une table pour former un crochet et mobiliser un grand bâton pour atteindre un fruit.
► 5 - Le poulpe
Le poulpe fait preuve de compétences que l’on ne soupçonnait pas chez un mollusque. Il utilise bien entendu des outils. Il déterre et nettoie des coquilles de noix de coco et les transporte pour construire un abri. Les poulpes sont aussi capables de distinguer différents individus au sein d'une espèce qui n’est pas la leur. C’est du moins ce que pensent des biologistes qui ont demandé à une personne de nourrir les poulpes, tandis qu’une autre, vêtue de la même façon, devait les piquer avec un bâton. Au bout de deux semaines, les poulpes avaient adopté des comportements différents face au nourrisseur et face au piqueur. On peut se demander s’il s’agit là d’un véritable signe d’intelligence ou simplement d’une capacité fine à observer son environnement. À côté de cela, de nombreuses anecdotes circulent sur les poulpes : dans un aquarium, certains ont trouvé le moyen de dévisser une grille d’arrivée d’eau et de s’évader, tandis que d’autres projetaient de l’eau sur des ampoules, l’hypothèse développée pour cette dernière anecdote étant que c’était là le moyen pour ces animaux de provoquer du mouvement autour d’eux (puisqu’il fallait changer l’ampoule) et donc une forme de distraction.
Le test du miroir fait partie des tests jugés importants par les éthologues pour évaluer le niveau d’intelligence d’un animal. Certains critiquent pourtant cette expérience et l’interprétation qui en est faite. S’appuyant sur le fait que les chiens échouent à cette épreuve, ils soulignent que cette expérience indique peut-être davantage que les chiens attachent moins d’importance aux informations visuelles que d’autres provenant notamment de l’odorat. Il ne s’agirait donc pas d’intelligence mais de hiérarchie des informations.
Le regard que l’on porte sur les animaux est loin d’être figé. Il est fort probable que les résultats des expériences réalisées par les éthologues soient encore biaisés par des approches très anthropocentrées. Les sciences en disent finalement beaucoup sur les rapports que nous développons avec notre environnement. L’éthologie est aussi une image des rapports que nous entretenons aujourd’hui avec les animaux.
Top 10 des animaux les plus petits
Découverte
Certains des 10 plus petits animaux de la planète – hors insectes – ont été découverts assez récemment et n’ont pas encore livré tous leurs secrets. Découvrons tout au moins qui sont-ils, à quelle famille appartiennent-ils et quelles sont leurs mensurations.
Le top 10 des animaux les plus petits
► 1 - Une grenouille de Papouasie
Paedophpryne amauensis est la plus petite grenouille du monde. A l’âge adulte, le mâle ne mesure que 8 mm au grand maximum. Découvert en 2009 et décrit en 2012, cet amphibien de la famille des Microhylidae est une espèce endémique de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. A ce jour on ne connaît aucun autre vertébré si minuscule. Malgré sa petite taille, cette grenouille effectue des bonds hallucinants de près de trente fois sa longueur !
► 2 - Un poisson marin
Photocorynus spiniceps pourrait bien être le plus petit poisson marin du monde à l’heure actuelle, avec pour le mâle adulte une longueur comprise entre 6,3 et 7,3 mm. La femelle fait, à ses côtés, office de géante avec ses 20 mm ! C’est d’ailleurs sur son dos que vit le mâle nourri par sa belle. Lui se contente de remplir son rôle de reproducteur.
► 3 - Un poisson des marais d’Indonésie
Paedocypris progenetica appartient à la famille des Cyprinidae. Ce petit poisson indonésien des marais tourbeux vit également en Malaisie. Longtemps considéré comme le plus petit vertébré de la planète avec une longueur maximum à l’âge adulte de 10 mm, il est désormais détrôné par la grenouille et le poisson marin décrits précédemment.
► 4 - Un gecko
Shaerodactylus est un genre de petits geckos, la palme revenant à Shaerodactylus ariasae puisque de la pointe du museau à l’extrémité de sa queue il n’atteint pas 2 cm. Ce mini reptile mangeur d’insectes appartient à la famille des Sphaerodactylidae et vit en Amérique.
► 5 - Un colibri
Mellisusuga helenae, est un colibri de la famille des Trochilidae qui comprend 340 espèces. Tous ces oiseaux sont de petite taille, c’est la raison pour laquelle on les surnomme les oiseaux-mouches. Mais le plus minuscule de tous, répertorié actuellement, est bien Mellisusuga helenae ou Colibri d’Elena communément appelé colibri-abeille. C’est d’ailleurs le plus petit de l’ensemble des oiseaux de la planète. Le mâle adulte pèse au maximum 1,9 g et mesure entre 5 et 6 cm de longueur. Son régime alimentaire est essentiellement composé du nectar des fleurs et de petits insectes. Il vit surtout à Cuba mais il est possible d’observer ces jolis colibris aux Bahamas. Le nombre d’individus est en net déclin.
► 6 - Un serpent non venimeux
Tetracheilostoma carlae est un serpent découvert en 2006. Il appartient à l’ordre des Squamates et à la famille des Leptotyphlopidae. Ce serpent de 104 mm de longueur au maximum à l’âge adulte est endémique de la Barbade. C’est un mangeur de termites. Il possède un corps recouvert d’écailles d’un gris brunâtre où l’on distingue clairement deux bandes jaunes sur toute sa longueur.
► 7 - Une chauve-souris
Craseonycteris thonglongyai, Kitti à nez de porc, est le plus petit mammifère du monde à l’heure actuelle. Il s’agit d’une chauve-souris qui vit en Birmanie et en Thaïlande, découverte par Kitti Thlongongya, mammologiste et ornithologue thaïlandais. Elle forme à elle seule le genre Craseonycteris et la famille des Craseonycteridae. Elle appartient à l’ordre des chiroptères. On l’appelle aussi chauve-souris bourdon. Elle pèse au maximum 2 grammes pour une longueur comprise entre 2,9 et 3,3 cm.
► 8 - Un rongeur
Salpingotulus michaelis est une gerboise naine à la fourrure soyeuse qui appartient à la famille des Dipodidae. C’est le plus petit rongeur du monde avec une longueur maximale de 14 cm queue comprise, celle-ci mesurant à elle seule 9,4 cm ! Ses pattes postérieures se terminent par trois doigts couverts de poils épais et ses pattes antérieures par 4 doigts sans poils. Elle vit principalement en colonies, dans des terriers, plutôt en altitude, au cœur de certaines régions d’Asie comme le Pakistan, le Baloutchistan et l’Afghanistan. C’est une espèce encore peu connue.
► 9 - Un carnivore
Mustela nivalis est la Belette d’Europe, que l’on appelle plus communément – du fait de sa petite taille – Petite belette ou Belette pygmée. Elle appartient à la famille des Mustelidae. Le mâle adulte pèse tout au plus 125 g alors que la femelle est beaucoup plus légère avec seulement 80 g en moyenne et une longueur d’une vingtaine de centimètres. Son corps fin lui permet de se faufiler partout. Il faut cependant noter que selon les régions, les mensurations de la Belette d’Europe peuvent varier. C’est en tout cas le plus petit mammifère carnivore et le plus petit de tous les mustélidés.
► 10 - Un lémurien
Microcebus berthae est un primate lémuriforme endémique de Madagascar, qui appartient à la famille des Cheirogaleidae. Son nom est Microcèbe de Mme Berthe. Il est le plus petit lémurien répertorié aujourd’hui, mais il s’inscrit aussi comme étant le plus petit primate de la planète. Il ne pèse que 30 g et mesure tout au plus 9,2 cm de longueur. Il est hélas parmi les primates les plus menacés au niveau mondial.
Top 8 animaux qui vivent dans la steppe !
Présente sur tous les continents, la steppe se caractérise par un climat sec et de vastes plaines parsemées d’une végétation basse. De fait, les animaux qui évoluent dans cet environnement aride doivent être capables de s’hydrater peu, de manger une nourriture à faible valeur nutritive et d’endurer des températures extrêmes, froides ou chaudes. Nous allons découvrir ci-dessous 8 animaux qui se sont adaptés de manière à supporter les difficiles conditions de vie dans la steppe.
Qu’est-ce qu’une steppe ?
La steppe est une immense étendue herbacée et arbustive ouverte qui se répartit sur tous les continents à l'exception de l'Antarctique. Les deux principales sont la steppe eurasiatique et la steppe américaine (appelée grande plaine aux États-Unis et pampa en Amérique du Sud). On trouve la steppe de la Russie au delta du Danube, de la côte de la mer Noire jusqu'à la Mongolie et à l'Altaï, et plus loin encore : en Extrême-Orient, au nord de la Chine, en Afrique et en Océanie. Cet écosystème présente des spécificités qui, au même titre que la toundra, en font un biome, c'est-à-dire une vaste entité biogéographique définie par ses caractéristiques climatiques semi-désertiques et ses populations végétales et animales. Au nombre des particularités de la steppe, on peut citer :
Un climat continental aride marqué par une grande variation thermique entre des étés chauds et secs et des hivers froids, pluvieux, voire neigeux ;
• De faibles précipitations ; • Une végétation basse et une absence d’arbres dues à la pénurie d'eau ; • Des sols riches en minéraux mais pauvres en matières organiques.
Quels animaux vivent dans la steppe ?
La steppe est peuplée d’une faune plutôt variée au regard de ses conditions climatiques peu favorables. La vie animale est par exemple représentée par de grands et de petits mammifères herbivores et carnivores, de nombreux oiseaux, des insectes et quelques reptiles. Compte tenu du manque d’eau, les amphibiens sont rares. Voici 8 animaux qui ont su s’adapter au milieu steppique :
► 1 - Le bison d’Amérique (Bison bison)
Aussi connu sous le nom de buffle, le bison d’Amérique du Nord vit aux États-Unis et au Canada. Cet animal totem dans la culture nord-américaine, est respecté et vénéré par des tribus indiennes comme les Sioux et les Lakotas. Le mammifère herbivore se nourrit d’herbes basses, de graminées, de jeunes pousses, de végétaux à fleurs, de feuilles, de plantes ligneuses, de buissons ou d’arbustes. Il peut avaler jusqu’à 25 kg de nourriture par jour. Cette espèce sociale et grégaire évolue en troupeaux de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’individus, composés majoritairement de femelles, de jeunes et souvent guidés par des bisonnes âgées. Le bovidé mesure environ 1,60 cm de haut et dépasse les 800 kilos. Chez le bison d’Amérique, les deux sexes possèdent des cornes recourbées que les mâles utilisent pour combattre pendant la saison des amours.
► 2 - Le condor des Andes (Vautour gryphus)
Le condor des Andes se reconnaît facilement à ses plumes noires et grises, sa collerette blanche et sa tête chauve. Ce membre de la famille des cathartidés vit en Amérique du Sud, dans la Cordillère des Andes, à des altitudes allant de 3 000 à 5 000 m. Il s’installe aussi sur les côtes du Pacifique Sud et sur quelques côtes de l'Atlantique. On rencontre le condor des Andes en Équateur, au Pérou, en Bolivie, en Argentine et surtout au Chili, où il est l'oiseau national. Le plus grand volatile non marin du monde affiche une envergure moyenne de 3 m. Ce charognard consomme les dépouilles de gros animaux (cerfs, bovins, camélidés) mais aussi les carcasses plus modestes de lapins, d’écureuils et d’autres mammifères. Le condor des Andes est une espèce monogame qui niche sur falaises où les deux parents incubent les œufs à tour de rôle.
► 3 - La tortue de Horsfield (Testudo horsfieldii)
Également appelée tortue russe ou tortue des steppes, la tortue de Horsfield est assez répandue dans toute l'Asie centrale. L’espèce colonise les steppes russes, chinoises, afghanes et pakistanaises, sous réserve qu’une source d’eau se trouve à proximité. Mesurant de 13 à 25 cm et pesant 1 à 2 kg, ce reptile de petite taille se coiffe d’une carapace ronde et aplatie aux différentes nuances de brun. Comme chez de nombreuses tortues, la femelle est plus grande que le mâle qui lui, possède une queue plus longue. Confrontée à de fortes amplitudes thermiques, la tortue de Horsfield hiberne lorsqu’il fait trop chaud ou trop froid. Elle s’abrite alors dans des terriers creusés à plus de 2 m de profondeur.
► 4 - Le nandou de Darwin (Rhéa pennata)
Originaire d'Amérique du Sud (Argentine et Chili), le nandou de Darwin fréquente les steppes et les prairies proches d’un plan ou d’un cours d'eau, jusqu'à 4 500 m d'altitude. Ressemblant à une petite autruche (il mesure de 92 à 100 cm pour un poids de 15 à 25 kg), cet oiseau coureur est inapte au vol. Pour échapper aux prédateurs, il court en zigzag, changeant brusquement de cap, et peut atteindre une vitesse de pointe de 60 km/h. Le nandou de Darwin consomme des herbes, des arbustes, des graminées, des racines, des feuilles, des fruits, des graines et peut agrémenter son repas avec des insectes. Comme beaucoup d’oiseaux, il avale des cailloux pour broyer les aliments et favoriser sa digestion Pendant la reproduction, les femelles pond entre 2 et 5 œufs que le mâle est chargé de couver.
► 5 - Le saïga (Saiga tatarica)
Le saïga figure parmi les rares espèces d'antilopes eurasiatiques. Menacé d’extinction, le bovidé se rencontre dans les steppes sèches et les déserts semi-arides de l'Asie centrale (Russie, Chine, Mongolie, Ukraine, Kazakhstan et Ouzbékistan). Le mammifère herbivore revêt un pelage brun clair sur tout le corps et blanc au niveau du ventre. Il se distingue surtout par son long museau arqué, qui tombe sur la bouche à la manière d'une trompe. Le mâle porte des cornes annelées dont il se sert pour se battre et obtenir le droit de diriger un harem comprenant des dizaines de femelles. Quand l’hiver s’installe, les troupeaux de saïgas se rassemblent en de spectaculaires hordes de milliers d’individus qui migrent vers des pâturages dépourvus de neige.
► 6 - Le cheval de Przewalski (Equus ferus przewalskii)
L’équidé galopait jadis en Russie, au Kazakhstan, en Ukraine, en Chine et en Mongolie avant de s’éteindre, le dernier spécimen sauvage connu ayant été observé en 1969. Aujourd’hui, le cheval de Przewalski sillonne de nouveau les steppes et les plateaux arides d’Asie centrale grâce à des programmes d’élevage et de réintroduction. Évoluant jusqu’à 2 000 m d'altitude en petits troupeaux, l’espèce ne s’est jamais laissée domestiquer. Sa population reste fragile et en danger de disparition. Aspect massif, grosse tête, forte encolure, robe bai, crinière noire en brosse, absence de toupet : le cheval de Przewalski ressemble trait pour trait aux équidés représentés sur les peintures rupestres découvertes notamment en France, dans les grottes paléolithiques.
► 7 - Le rat-taupe nu (Heterocephalus glaber)
Ce rongeur occupe des zones herbeuses et semi-arides de l’Afrique de l’est (Éthiopie, Kenya, Djibouti et Somalie), allant de 400 et 1500 m d'altitude. Avec ses longues incisives, le rat-taupe nu fait penser à un petit morse à la peau glabre et rose. L’animal ne sort jamais de son terrier et comme de nombreuses espèces souterraines, il est quasiment aveugle. Le mammifère fouisseur creuse un réseau de galeries qui conserve une température presque constante toute l’année (environ 30°C) quelles que soient les conditions climatiques extérieures. Le rat-taupe nu ne boit pas. La fraîcheur et l’humidité de son habitat lui permettent d’étancher sa soif et de conserver sa nourriture constituée principalement de racines et autres tubercules.
► 8 - La grande outarde (Otis tarda)
Aussi appelée outarde barbue, la grande outarde est une espèce essentiellement terrestre qui sait toutefois voler avec aisance. Comptant parmi les plus gros oiseaux volants, elle mesure 1 m de hauteur en moyenne, jusqu'à 1,15 m de longueur pour une envergure de 2,10 à 2,70 m. Le volatile niche dans les steppes et les prairies du sud de la péninsule ibérique et du nord du Maroc à la Chine et à la Mongolie, en passant par l’Europe orientale, la Russie et l’Asie centrale. Sur son aire de répartition, cet animal farouche privilégie les espaces herbeux et dégagés, dépourvus d’arbres afin de voir très loin. La grande outarde adapte son menu aux ressources disponibles dans les régions sèches qu’elle fréquente. Son régime alimentaire omnivore se compose de feuilles, de pousses, de rhizomes, de bulbes et de baies auxquels s’ajoute de la matière carnée fournie par les insectes, les vers de terre, les mollusques, les lézards et les petits rongeurs tels que les campagnols.
Top 10 des animaux qui vivent à la plage
Qu’est-ce qu’une plage ? Du sable, de l’eau salée et des rochers. Au substrat sableux infertile s’ajoute le va-et-vient permanent des vagues qui empêchent l’enracinement des plantes. Dans ce milieu aride, on trouve donc peu d’animaux herbivores. À l’inverse, les espèces carnivores sont gâtées par la variété de nutriments carnés envoyés par la mer. Oiseaux, reptiles, mollusques, avec des plumes, des poils, des carapaces, des piquants ou des ventouses… voici notre Top 10 des animaux qui vivent à la plage.
1. Le phoque (Phoca vitulina)
Le phoque commun ou phoque veau-marin passe beaucoup de temps dans l’eau pour chasser. Essentiellement piscivore, il avale chaque jour entre 2 et 3 kg de poissons pélagiques (hareng, bar, anchois, plie, sole, saumon, cabillaud, flet, limande, carrelet, mulet, merlan, loche…). Le mammifère ne boude pas les crustacés (crevettes) ni les céphalopodes (pieuvres, calmars) et autres mollusques. Organisés en petites colonies, les phocidés aiment se reposer à marée basse sur les bancs de sable, les plages rocheuses ou sur les parties émergées des estuaires et des ports. L’espèce semble privilégier les lieux longeant des chenaux profonds qui lui offrent la possibilité de se jeter à l’eau très rapidement en cas de danger. En France, le phoque commun et le phoque gris sont les deux espèces de phocidés que l’on peut observer régulièrement, notamment sur certaines plages du Nord et du Nord-Ouest, comme la baie de Somme où il se reproduit.
2. L’iguane (Iguana iguana)
Le reptile à l’allure de dragon arbore une crête constituée de grandes épines qui part de sa tête et court jusqu’à sa queue. On reconnaît aussi l’iguane par le fanon gulaire dentelé qui pend sous son menton. L’espèce possède des membres bien musclés et armés de puissantes griffes. Ce grand lézard mesure entre 1,2 et 1,6 m du museau à la queue, pour une masse de 3 à 5 kg chez le mâle, la femelle étant un peu plus menue. Quand il naît, l’iguane est insectivore et devient végétarien à l’âge adulte, se nourrissant alors de feuilles et de fruits. Animal à sang-froid, le reptile prend le soleil sur le sable ou les rochers du littoral. Des différentes espèces d’iguanes que l’on peut observer sur les plages des Antilles françaises, Iguana iguana est la plus répandue.
3. La mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus)
De toutes les espèces de mouettes, la rieuse est sûrement la plus connue et indubitablement la plus présente sur le littoral français. Cet oiseau de la famille des laridés revêt un plumage général blanc, des ailes gris perle avec une extrémité noire. Son bec et ses pattes présentent une teinte orangée à rouge sombre. La mouette rieuse se repère surtout par son cri rauque typique qui ressemble à un ricanement. Ce volatile très sonore vit, dort et se nourrit en de vastes colonies. Son régime alimentaire omnivore se compose d’invertébrés aquatiques ou terrestres tels que les insectes et leurs larves, les lombrics, les crustacés et les mollusques. La mouette rieuse consomme également des petits poissons et occasionnellement des fruits et des graines. Cet animal opportuniste avale également divers détritus, assurant ainsi la fonction d'éboueur sur les plages et dans les ports.
4. Le goéland argenté (Larus argentatus)
Les vacanciers de stations balnéaires connaissent bien cet animal qu’ils confondent parfois avec la mouette. Les deux espèces appartiennent à la famille des laridés, partagent un plumage à dominante blanche et un habitat le long des côtes du monde entier. Au nombre des différences notables, on note que le goéland est plus grand que son cousin, qu’il possède un gros bec jaune légèrement crochu et que ses pattes sont plutôt rose. Omnivore à tendance carnivore, l’oiseau marin est connu pour manger de tout. S’il montre une préférence pour les poissons, il se régale aussi de mollusques, d’insectes, de vers de terre, d’œufs, voire de petits mammifères. Opportuniste, il mange des charognes, des graines, des légumes et déchets trouvés dans les décharges publiques. Le goéland argenté est l’espèce la plus fréquente sur le littoral français, la majorité des individus ayant élu domicile sur les côtes bretonnes.
5. L’étoile-peigne (Astropecten irregularis)
De la famille des astérides, l’étoile-peigne vit surtout dans les fonds sableux, depuis la surface jusqu'à une centaine de mètres de profondeur. L’espèce distribue 5 bras triangulaires bordés d'épines rigides et pointues qui évoquent la forme d’un peigne. Enfoui le jour, l’animal s'extirpe du sable dès la tombée de la nuit pour chasser. Ses piquants très mobiles agissent comme les dents d’un râteau pour écarter les grains de sable et trouver sa nourriture. Son menu affiche généralement des proies plus lentes que lui, comme les mollusques de type palourdes, huîtres ou escargots. La plupart du littoral français accueille ce bel astéride, que ce soit en Atlantique Nord-Est, Manche, mer du Nord et Méditerranée.
6. La tortue caouanne (Caretta Caretta)
À l'exception des régions polaires, les tortues marines vivent dans tous les océans et mers du monde. Parmi les 7 espèces de tortues marines recensées à l’échelle du globe, 6 sont présentes dans les eaux françaises, en métropole et outre-mer : la tortue caouanne (la plus répandue en Méditerranée), la tortue luth (Dermochelys coriacea), la tortue verte (Chelonia mydas), la tortue de Kemp (Lepidochelys kempii), la tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea) et la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata). Si les mâles ne mettent jamais une patte à terre, les femelles viennent pondre sur les plages où elles creusent un trou dans le sable pour cacher leurs œufs. Sans attendre l’éclosion, les mères retournent dans l’eau et n’ont plus de contact avec leur progéniture.
7. L’oursin des sables (Echinocardium cordatum)
Appartenant au groupe des échinidés, l’animal se reconnaît par une sorte de cheminée à orifice évasé qui dépasse de la surface du sable. L’aspect cordiforme de son corps lui vaut l’appellation d’oursin cœur. On le surnomme aussi souris de mer car ses piquants de couleur gris beige, soyeux, courts et filiformes, sont densément implantés vers l'arrière, lui conférant une apparence de fourrure. L’oursin reste enfoui sous 10 à 20 cm de sédiment pendant la journée dans un sable grossier ou du fin gravier et ne sort que la nuit pour se nourrir. L’échinidé se trouve dans les zones rocheuses de la plage et représente un danger si l’on marche dessus involontairement. En plus d’être douloureuses, ses pointes peuvent entraîner un engourdissement, une paralysie et même une infection. On le rencontre sur les côtes françaises de la Méditerranée et d’Atlantique Nord-Est.
8. Le bernard l'hermite (Pagurus bernhardus)
Le bernard l'hermite, aussi appelé pagure, est un crustacé décapode dont le nom vient du grec pagauros (qui a la queue en forme de cône). Cet invertébré présente comme particularité une forte asymétrie des appendices, sa pince gauche étant plus grosse que celle de droite. Sur un total de 10 pattes, le bernard l'hermite en utilise 4 pour se déplacer, 4 pour nettoyer et tenir sa coquille, et 2 pour transporter sa nourriture ou se défendre. L’espèce omnivore, souvent détritivore, ingère des matières en décomposition ou des organismes morts (mollusques, crustacés, résidus végétaux...) Le décapode s’observe sur les roches humides ou le sable de la partie sublittorale, c'est-à-dire la zone côtière proche du littoral, influencée par la proximité de la mer. Dans nos contrées, le bernard l'hermite se répartit de la Baltique occidentale jusqu'à la Méditerranée.
9. Le leptosynapte ou concombre de mer
Le leptosynapte, que l’on rencontre sur les plages françaises, fait partie du groupe des holothurides, communément appelés concombres de mer. Il possède un corps cylindrique, mou, sans piquants et de couleur rosâtre. Son tégument peu épais et translucide est émaillé de petites protubérances libérant un abondant mucus. Le mécanisme vise à protéger l’animal de l’abrasion due aux grains de sable. Car le leptosynapte vit en milieu sableux légèrement envasé dans lequel il creuse une galerie à l’aide de ses tentacules péribuccaux. Avec ses appendices, il écarte le substrat puis engage sa tête dans l’espace dégagé. Sa couronne tentaculaire joue aussi un rôle de préhension : elle amène à sa bouche le sable contenant des particules alimentaires. Le concombre de mer est qualifié de psammivore car il se nourrit des organismes vivant dans les sédiments sableux.
10. L’étrille commune (Necora puber)
Surnommée le crabe cerise à cause de ses yeux rouge vif, l’étrille présente une carapace brun-foncé et duveteuse. Membre de la famille des portunidés, l’espèce se distingue par sa cinquième paire de pattes plate qui lui permet de nager sur de courtes distances. Ce crustacé apprécie beaucoup les rochers du bord de mer mais s'enfouit aussi dans des zones plus sableuses. À marée basse, il se protège de la dessiccation en se réfugiant sous les cailloux, les algues ou dans les failles rocheuses. L’étrille se nourrit d'annélides, de mollusques, de crustacés et de poissons. Elle ne dédaigne pas les charognes et contribue ainsi au nettoyage des plages. En France, ce crabe est très recherché par les pêcheurs à pied qui arpentent les littoraux de Méditerranée, d’Atlantique Nord-Est, de Manche et de mer du Nord.
Top 10 des animaux qui vivent dans la toundra !
Située au plus haut de l’hémisphère nord, la toundra se caractérise par un froid glacial, des vents violents et un sol pauvre en nutriments. Au cours de l’évolution, la faune s’est adaptée à ce climat rigoureux et possède des traits communs qui l’aident à affronter les conditions de vie les plus inhospitalières de la planète. Dans cet article, nous vous présentons 10 animaux capables de survivre dans la toundra.
Qu’est-ce que la toundra ?
Le mot "toundra" vient du finnois “tunturi” qui signifie "plaine sans arbres". Âgée de 10000 ans, la toundra est le plus jeune et le plus froid des biomes de la Terre (un biome est une vaste entité biogéographique définie par ses caractéristiques climatiques et ses populations végétales et animales). Les facteurs climatiques de la toundra varient en fonction de la latitude et de l'altitude. Les régions les plus hostiles de ce biome affichent les caractéristiques suivantes :
• Une extrême froidure. La température moyenne annuelle se situe en dessous de 5 °C ; • Une faible pluviométrie. Les précipitations - principalement sous forme de neige - sont inférieures à 100 mm par an ; • Un climat très venteux. En hiver, les vents peuvent dépasser les 90 km/h ; • Une diversité biologique limitée. Le climat de la toundra offre une courte saison de croissance à la flore et de reproduction à la faune, réduisant ainsi la variété d’espèces végétales et animales ; • Un sol assez pauvre en nutriments. Pratiquement gelés toute l'année, les sols de la toundra se composent essentiellement des excréments d'animaux et de matière organique morte.
Quels sont les différents types de toundra ?
Recouvrant 20% de la Terre, la toundra se situe en majorité dans l’hémisphère nord et dans une moindre mesure, dans l'extrême sud de l'Océanie et de l'Amérique du Sud. Les principales zones de toundra se trouvent dans les régions septentrionales de l’Alaska, du Canada, de l'Antarctique, de la Russie, de l’Europe, de l’Islande, de la Scandinavie ainsi que dans la partie sud du Groenland, dans les montagnes les plus élevées du Chili et de l'Argentine et sur certaines îles subantarctiques. Les scientifiques distinguent généralement 3 types de toundra :
• La toundra arctique. Localisée autour du pôle Nord, la toundra arctique présente des conditions extrêmement froides et sèches, comparables à celles d’un désert gelé. En hiver, les périodes sans lumière du jour peuvent durer plusieurs semaines, avec des températures infiniment basses. En été, le soleil peut briller quasiment 24/24 h, permettant aux plantes et animaux de survivre ; • La toundra alpine. Située au sommet des plus hautes montagnes du monde, la toundra alpine distribue moins d'espèces végétales et animales que celle de l’arctique. Le phénomène s’explique par l'altitude et la diminution de la pression associée à la hauteur. Les températures nocturnes sont généralement inférieures au point de congélation et les vents violents impactent fortement la capacité à maintenir la vie ; • La toundra antarctique. Cette zone éloignée des continents présente la plus faible diversité biologique des 3 types de toundra. Placée principalement dans l’hémisphère sud (îles Kerguelen, îles Sandwich du Sud et îles de Géorgie du Sud), la toundra antarctique accueille notamment phoques et pingouins.
Quels animaux peuvent vivre dans la toundra ?
Dans l’un des biomes les plus inhospitaliers du globe, les animaux ont évolué de manière à s’adapter au froid extrême. Par exemple, les mammifères possèdent d’épaisses couches de graisse sous la peau, tandis que le pelage est généralement épais et long. Nous verrons ci-dessous que de nombreux animaux revêtent une fourrure brune en été et blanche en hiver afin de se camoufler dans le paysage saisonnier. D’autres espèces animales adoptent un comportement migratoire. Certains oiseaux, par exemple, se reproduisent dans la toundra mais passent l’hiver dans des contrées plus au sud. Voici 10 animaux capables de vivre dans la toundra :
► 1 - Le caribou (Rangifer tarandus)
Le renne, appelé caribou au Canada, est un cervidé originaire des régions arctiques et subarctiques de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique du Nord. Les plus grandes hardes sauvages se rencontrent en Alaska et dans le nord du Québec et du Labrador. Les deux sexes portent des bois mais ceux du mâle sont plus imposants et ramifiés. Le renne se nourrit d'herbe, de buisson, d'écorce et de lichen, qu'il doit parfois chercher sous la neige en fouillant avec son museau. Au printemps, des milliers d’individus se rassemblent pour effectuer de longues migrations vers des zones plus riches en nourriture, n'hésitant pas à traverser des fleuves et bras de mer. Le cervidé revêt une épaisse fourrure brun clair avec des taches blanches qui fonce et tombe par poignées en été.
► 2 - L'ours blanc (Ursus maritimus)
Aussi connu sous le nom d'ours polaire, le plantigrade vit dans la toundra arctique. Avec l'ours kodiak (Ursus arctos middendorffi), il compte parmi les plus grands carnivores terrestres et figure au sommet de sa pyramide alimentaire. Deux espèces de phoques constituent l'essentiel de son régime alimentaire : le phoque annelé (Phoca hispida), qui atteint 70 kg, représente sa proie principale et le phoque barbu (Erignathus barbatus) qui pèse jusqu’à 360 kg. L’épaisse couche de graisse de l’ours blanc et sa fourrure l'isolent du froid. La couleur blanche de son pelage lui offre un camouflage efficace sur la banquise et sa peau noire lui permet de mieux conserver sa chaleur corporelle.
► 3 - Le lemming (Lemmus lemmus)
Ce proche cousin des campagnols fréquente la toundra mais également les prairies arctiques en été. Le lemming se nourrit de fruits, de racines et d’herbes. Parce qu’il n’hiberne pas, l’animal stocke les végétaux dans un terrier et gratte la neige l’hiver pour les retrouver. En Europe, l’espèce la plus connue est le lemming des toundras de Norvège (Lemmus lemmus), qui vit dans le nord de la Scandinavie et de la Finlande. À la différence de nombreux mammifères dont le pelage sert de camouflage, le petit rongeur arbore une fourrure bigarrée aux tons marron, jaune et sable. Cette stratégie de défense, appelée aposématisme, vise à donner un signal d'avertissement visuel à ses prédateurs. Animal solitaire, le lemming ne cherche de partenaire qu’en période de reproduction.
► 4 - Le harfang des neiges (Bubo scandiacus)
Le harfang des neiges est un rapace connu pour sa fascinante beauté. Outre ses grands yeux jaunes, il possède un magnifique plumage d’un blanc immaculé (la femelle se pare de taches sombres). Sa couleur neige lui permet de se fondre parfaitement dans le paysage de la toundra arctique. L’oiseau, qui peut mesurer jusqu’à 1,50 m d’envergure, est réputé pour sa technique de chasse. En effet, le harfang des neiges surprend sa proie grâce à son vol silencieux (favorisé par ses plumes duveteuses), son excellente vision (binoculaire) diurne et nocturne et son ouïe fine. Prédateur spécialiste, il se nourrit principalement de lemmings mais peut, en cas de disette, jeter son dévolu sur d’autres petits rongeurs, des oiseaux et des poissons.
► 5 - Le renard polaire (Vulpes lagopus)
Aussi appelé renard arctique, il est le seul canidé à présenter un dimorphisme saisonnier. À l’orée de de l'hiver, le mammifère carnivore adopte une fourrure volumineuse, longue et entièrement blanche. Durant les saisons plus chaudes, son manteau s’allège et raccourcit pour pouvoir endurer des températures plus élevées, tandis que sa couleur vire au gris voire au brun. Son aire de répartition s'étend des régions polaires d'Eurasie et d'Amérique du Nord, du Canada jusqu'à la Sibérie, et comprend également les îles arctiques (Groenland, Islande, îles Bering). Le renard polaire est un prédateur opportuniste qui se nourrit aussi bien de proies chassées (petits rongeurs, oiseaux, poissons) que de charognes laissées par les ours blancs.
► 6 - Le bœuf musqué (Ovibos moschatus)
Ce gros mammifère colonise l'extrême nord canadien, le Groenland, la toundra norvégienne, suédoise et russe. Avec sa fourrure tombante, sa barbe et ses cornes recourbées, le bœuf musqué fait penser à un bison. Ovibos moschatus ne craint pas le froid et les vents violents, bien protégé par sa longue toison isolante composée de plusieurs types de poils. En contact direct avec la peau, se trouve d’abord un sous-poil dense formant une laine huit fois plus chaude que celle du mouton. Cette couche d’environ 5 cm d'épaisseur est recouverte de grands poils ou jarres qui parent l'ensemble de son corps. Le mammifère herbivore mange des herbes, des arbustes, de la végétation ligneuse, des plantes herbacées (saule, carex, mousse, lichen…). L'hiver, il s'hydrate en avalant de la neige.
► 7 - Le bruant des neiges (Plectrophenax nivalis)
Le bruant des neiges se reproduit dans la toundra arctique et dans certaines régions de la toundra alpine. Des effectifs partiellement sédentaires occupent l'Islande tandis qu’une population migratrice réside au Groenland, en Scandinavie, en Russie et au Spitzberg. Celle-ci hiverne en Europe Centrale et Occidentale, occupant alors les grandes plaines et les côtes britanniques, scandinaves et françaises. Hormis le grand corbeau (Corvus corax), aucun autre passereau ne passe l’hiver plus au nord que le bruant des neiges. Doté d'un bec conique, épais et court, l’oiseau consomme des insectes, des larves, des petits invertébrés et des graines, de graminées principalement mais aussi de bruyères et d'arbustes.
► 8 - Le carcajou (Gulo golo)
Le carcajou, surnommé glouton en raison de son appétit vorace, habite dans la toundra alpine et la toundra arctique d'Amérique du Nord et d'Eurasie. Mesurant de 75 à 110 cm et pesant jusqu’à 30 kg, il est le plus gros spécimen de la famille des mustélidés. Avec sa tête ronde et large, ses oreilles courtes et arrondies, et sa fourrure couleur chocolat, il ressemble à un ourson. Son pelage dense ne retient pas l'eau, une caractéristique qui lui permet de résister aux grands froids typiques de son aire de répartition. Le carcajou est un puissant prédateur au comportement extrêmement agressif qui n’hésite pas à s’en prendre à des animaux bien plus gros que lui, comme les cervidés (caribous, cerfs, orignaux, wapitis…), qu’il peut stocker dans la neige ou la terre pour manger plus tard. Le mustélidé consomme aussi des lapins, des campagnols, des lemmings, des larves d'insectes, des œufs d'oiseaux et des baies.
► 9 - Le lièvre arctique (Lepus arcticus)
Comme beaucoup de mammifères de la toundra, le lièvre arctique présente un camouflage évoluant au gré des saisons. En hiver, son pelage blanchit totalement et en été, son corps et sa tête revêtent un ton brun gris, qui se confond avec la terre boueuse et la roche. Ce mammifère de la famille des léporidés vit dans la toundra de Scandinavie, du Groenland, du Canada et de l’Alaska. La petite taille de ses oreilles et des autres extrémités de son corps contribue à limiter les pertes de chaleur par temps froid, tandis que les pattes pourvues d’une fourrure dense lui permettent de marcher dans la neige sans s’enfoncer. Le lièvre arctique consomme des plantes ligneuses, leurs bourgeons, mais aussi des baies, des feuilles et diverses herbacées
► 10 - L’hermine (Mustela erminea)
Corps allongé, pattes courtes, tête triangulaire, petites oreilles rondes et fines moustaches : l'hermine ressemble fortement à la belette. Les populations qui occupent le nord de son aire de répartition, toundra d’Amérique du Nord et d’Eurasie, subissent des mues. Celle du printemps confère au mammifère une fourrure brune, le ventre restant blanc. En hiver, l’hermine adopte un pelage entièrement blanc à l'exception du bout de sa queue qui demeure noire. Si l'hermine se nourrit essentiellement de petits volatiles et rongeurs, ce redoutable carnivore est capable de tuer des proies plus grosses que lui, telles que des lapins. Vif et habile, le prédateur grimpe aussi aux arbres pour piller les nids d'oiseaux avec une préférence pour les grandes espèces.
13 signes qui indiquent qu'un poisson est malade
Les poissons vivent dans un milieu qui ne nous est pas familier. Par ailleurs, si l’on peut avoir l’impression d’une forme de proximité avec les mammifères marins, il en va tout autrement pour les poissons. Ils ont une façon de communiquer qui échappe aux non-initiés. C’est à nous de décrypter les signes qui indiquent qu'ils ne se portent pas bien. Aussi, dans cet article, nous vous donnons 13 signes qui indiquent qu’un poisson est malade.
Maladie des points blancs (Ichthyophthirius multifiliis)
Cette maladie est l'une des plus courantes en aquariophilie. Elle est causée par un parasite et provoque l'apparition de petits points blancs de 0,3 à 1 mm sur le corps du poisson. Elle peut provoquer des pertes importantes dans votre aquarium si vous tardez à réagir.
Le premier signe qui à identifier est une agitation anormale des poissons qui peuvent se mettre à sauter au-dessus de la surface de l’eau alors qu’ils ne le faisaient pas jusqu’à présent. Les poissons deviennent ensuite grisâtres avant de se couvrir des fameux points blancs. Avec l’évolution de la maladie, les poissons vont au contraire rester immobiles ou se déplacer avec lenteur. On observe aussi qu’ils ont du mal à respirer. En avançant dans le temps, les écailles peuvent se détacher. La mort du poisson peut se produire rapidement.
Si la température de l’eau de l’aquarium est à 25°C, seulement 3 à 4 jours peuvent s’écouler entre le changement de comportement des poissons et leur mort. Il peut toutefois arriver que des poissons survivent à l’infection parce qu’ils produisent des anticorps à même de bloquer la progression des parasites.
Oïdium ou maladie du velours
Cette maladie change aussi l’apparence du poisson. Ce sont de minuscules parasites (oodinium) qui la provoquent. Une multitude de points jaunes ou dorés (ils apparaissent ainsi sous un éclairage normal ou fort, si l'éclairage est faible, ils apparaîtront verdâtres) recouvrent le poisson. Le poisson semble recouvert de velours, d’où son nom. Les points sont plus petits que ceux associés à la maladie des points blancs : 0,10 mm.
Le poisson finit aussi par éprouver des problèmes pour respirer. Les branchies sont rouges. L'animal peut se frotter au décor et présenter un caractère craintif inhabituel. Et comme dans le cas de la maladie des points blancs, le poisson finit apathique.
Pourriture des nageoires
Cette maladie bactérienne touche les nageoires, le plus souvent la nageoire caudale. Dans la phase initiale, un liseré opaque ou blanc laiteux apparaît à à l'extrémité. Avec l’évolution de la maladie, l’aspect est déchiré. Le poisson perd ses couleurs, devient apathique, ne mange plus et s'isole.
Poisson malade ou stressé ?
Il existe donc plusieurs maladies aux symptômes assez précis. Nous venons de voir avec les trois maladies parmi les plus courantes que des changements d’aspect interviennent. Dans les cas précédents, ils sont caractéristiques.
Il existe bien sûr d’autres maladies dont la manifestation est plus ou moins typique. Les infections fongiques peuvent provoquer l'apparition de taches blanches cotonneuses sur la peau du poisson. Des bactéries peuvent provoquer des plaies ouvertes sur le corps du poisson. Si un poisson souffre d’hydropisie, le corps du poisson se gonfle et ses écailles se dressent. Des tumeurs et des excroissances diverses peuvent également apparaître de manière anormale, causées par des virus.
Mais il arrive que le poisson se porte mal sans que son corps en porte la trace, surtout au début.
Nous vous donnons ici une série de signes à guetter. Mais ce ne sont pas forcément les signes d’une maladie dans la mesure ou une situation de stress, un mauvais environnement ou une alimentation inadaptée peuvent aussi les provoquer.
Un poisson peut témoigner d’un changement de comportement. Il peut se mettre à nager de façon erratique, rester constamment au fond de l'aquarium alors que ce n’est pas son habitude, ou encore rester à la surface de l'eau en essayant d'y aspirer de l'air.
Un poisson qui refuse de manger ou qui a une diminution significative de son appétit peut être malade. De même, un poisson qui présente des difficultés à respirer, ou dont les nageoires restent souvent serrées contre son corps, ne se porte pas bien. Si un poisson perd du poids alors qu’il s'alimente normalement, c’est que quelque chose ne va pas. Enfin un changement de l’aspect des fèces (couleur, longueur, texture) peut être l’indice d’une maladie.
Observer un protocole de prudence avant toute introduction de nouveau poisson dans l’aquarium
Il n’est pas toujours aisé de savoir si un poisson est malade ou non. C’est pourquoi il est indispensable de respecter un protocole précis avant d’intégrer un nouveau poisson dans l’aquarium. En voici les différentes étapes
• Préparation d’un aquarium de quarantaine : séparé de l'aquarium principal, il doit constituer l’environnement adapté au poisson. Ce n’est pas un aquarium au rabais et il doit être rempli par une eau de bonne qualité. Le cycle de l'azote doit être établi avant d'introduire le nouveau poisson dans l’aquarium principal ; • Introduire le nouveau poisson dans l'aquarium de quarantaine : laissez flotter le sac contenant le poisson dans l'eau de l'aquarium de quarantaine pendant environ 15 à 30 minutes, puis libérez le poisson ; • Observation : la durée recommandée de la quarantaine varie de deux à quatre semaines. Pendant ce temps, il faut surveiller attentivement le poisson pour détecter tout signe de maladie ;
• Traitement prophylactique : certains aquariophiles choisissent d'administrer un traitement prophylactique pour certaines maladies courantes pendant la période de quarantaine. Cependant, ce n’est pas la solution idéale dans la mesure où certains traitements peuvent stresser le poisson et certaines espèces peuvent même en souffrir ; • Introduction dans l'aquarium principal : si le poisson semble en bonne santé après la période d’observation, vous pouvez l'introduire dans l'aquarium principal. Assurez-vous de mettre le poisson à température de l'aquarium principal avant de le libérer et surveillez que l’accueil des autres poissons lui est favorable. Ne mélangez pas l'eau de l'aquarium de quarantaine avec l'eau de l'aquarium principal car vous pourriez favoriser l'introduction de pathogènes. De plus, après utilisation, nettoyez soigneusement l'aquarium de quarantaine et tout le matériel que vous avez utilisé.
Prévenir vaut mieux que guérir
Les conditions environnementales offertes aux poissons -la qualité de l'eau, la température, le pH, la présence ou non de nitrites et/ou de nitrates- sont essentielles. Il en va de même pour l’association des espèces entre elles et de la bonne densité de poissons dans l’aquarium. Enfin, une alimentation adaptée et de qualité participe à la santé des poissons. Si un de ces paramètres ne convient aux espèces accueillies, les poissons en seront affaiblis et cela aura un impact direct sur leur résistance aux maladies.
Même si le poisson n’est pas encore malade, l’identification des symptômes évoqués plus haut doit faire l’objet d’une investigation de votre part pour comprendre ce qui ne va pas.
Sans compter les pertes financières entraînées par une maladie qui se serait répandue à l’ensemble de vos poissons à cause d’une négligence, vous devez vous soucier du bien-être de vos animaux et faire votre possible pour garantir leur santé et leur bonheur. Si vous soupçonnez qu’un de vos poissons est malade, il est important de consulter un expert en poissons d’aquarium pour obtenir des conseils. De nombreuses maladies des poissons peuvent être traitées si elles sont détectées tôt. Aussi, il vous revient d’ouvrir l'œil, et le bon !
Top 10 des animaux les plus incroyables d’Australie
Bien que le kangourou fort d’une variété de 50 espèces demeure avec le koala l’un des animaux les plus emblématiques du continent australien, de nombreuses espèces ont colonisé ces terres où climat tempéré, désertique, subtropical et tropical divisent le continent. Avec plus 7 millions de kilomètres carrés et son isolement, la majorité des espèces sont endémiques et ne se rencontrent qu’en Australie ou sur ses îles. Oiseaux, reptiles, mammifères et poissons de l’Australie présentent chacun des particularités incroyablement dangereuses ou nous laissent pantois devant leur beauté. Découvrons ensemble le top 10 des animaux les plus incroyables d’Australie.
Des oiseaux inquiétants ?
Si vous vous promenez dans les forêts tropicales de la côte est, du Nord de Townsville jusqu’au cap York en Australie, restez prudent. Certains oiseaux éclaireront votre visage d’un sourire, d’autres, comme le Casoar méritent que vous preniez vos jambes à votre cou.
► 1 - Casoar, l’oiseau réputé le plus dangereux du monde
Appartenant à la famille des Casuariidae, ce grand oiseau à l’allure de dinosaure mesure près de 1 m 80 pour 75 kg. Capable comme l’émeu de courir jusqu’à 50 km/h, il peut également réaliser des bonds de 2 mètres, griffes en avant pour terrasser un adversaire. Solitaire sauf en période des amours, l’animal présente un corps semblable à l’autruche. Sa tête surmontée d’un casque vert-brun fait de kératine reste une arme tout aussi redoutable lorsque le casoar décide de porter des coups. Avec son plumage fait de fines plumes noires, il arbore une face et un cou bleu d’où pendent 2 caroncules rouges. La particularité du casoar qui comme l’autruche ne sait pas voler, ce sont pattes grosses et puissantes terminées par des griffes acérées de plus de 10 cm sur deux de ses orteils. Lorsqu’il se sent menacé, défend ses œufs ou ses petits, l’attaque peut se révéler mortelle. Omnivore, cet oiseau géant se nourrit de graines, de fruits, de champignons, mais aussi de petits invertébrés ou vertébrés. Alors qu’il joue un rôle essentiel dans la dissémination des graines dont il se nourrit, le casoar est classé comme animal en danger dans le Queensland : en 2020, on recensait seulement 1200 à 1 500 individus encore sauvages en Australie.
Heureusement, tous les oiseaux d’Australie ne sont pas dangereux !
► 2 - Ancêtre créateur du peuple aborigène d’Australie, le kookaburra
La légende veut que kookaburra réveille par son cri si particulier tous les animaux de la Terre au Temps du rêve afin qu’ils assistent au premier lever du soleil. Plus grand martin-chasseur au monde, cet oiseau sacré se caractérise par son allure trapue, sa grosse tête et son grand bec pointu. Le mâle se distingue de la femelle par une livrée bleue sur ses ailes et sa queue. La femelle possède un plumage plus clair et sa queue arbore une couleur toute de blanc. Surtout présent dans l’Ouest de l’Australie, les îles Flinders et Kangourou ainsi qu’en Tasmanie, le martin-chasseur du genre Dacelo vit exclusivement de petits mammifères, lézards, serpents et gros insectes. S’il est semblable à ces cousins martin-pêcheur, il ne pêche pas et attend patiemment ses proies sur la branche des arbres. Caractérisé par son chant qui ressemble au rire roque d’un être humain, cet oiseau n’hésite pas à s’attaquer à plus gros que lui. Lorsque c’est le cas, plutôt que d’avaler toute crue sa proie, il frappe le serpent venimeux plusieurs fois sur le sol, un arbre ou un rocher afin de le tuer. Malin et facétieux, “Laughing Jack” se montre un adorable animal de compagnie en Australie. Sociable, le kookaburra est un partenaire fidèle. Il n’est pas rare que les oisillons de la portée précédente prennent part au nourrissage des couvées suivantes.
Parmi les espèces animales incroyables du continent australien, vous trouverez de nombreux reptiles étranges.
Des reptiles tout droit sortis de Jurrassic Park ?
Si tous n’ont pas l’allure de dinosaure, l’un d’entre eux vous rappellera sans doute l’une des fameuses scènes du film emblématique de Steven Spielberg.
► 3 - Un “petit dinosaure” inoffensif
Pesant jusqu’à 500 grammes pour une longueur de 90 cm, la longue queue du dragon d’Australie pourrait bien réveiller vos peurs ancestrales. Bien évidemment ce n’est pas sa queue qui fait les deux tiers de son corps qui vous effraieront, mais bien sa collerette qu’il déploie lorsqu’il se sent menacé. Saurien arboricole de la famille des Agamidae, pour le trouver et l’admirer, il faudra donc lever la tête. Son habitat se situe dans les forêts tropicales tempérées et chaudes ou les zones boisées de l’Australie occidentale, du Queensland et des Territoire du Nord. De couleur grise ou brune, il se jette sur le sol lorsqu’il a repéré sa proie et regrimpe aussitôt dans les arbres pour déguster :
• Fourmis ; • Sauterelles ; • Termites ; • Araignée ; • Petits lézards.
Caché dans les branches de la végétation, il ne dédaigne pas se nourrir de chenilles, scarabées ou cigales. Tout à fait inoffensif pour l’homme, Frilled Neck Lizzard reste cependant difficile à repérer. Il se tient immobile pour ne pas alerter les prédateurs ou les curieux. C’est surtout au sol qu’il tentera d’impressionner l’importun. Dressé sur ses pattes arrière, gueule ouverte, il déploie sa collerette aux couleurs chatoyantes. Lorsque les couleurs jaune et rose ne suffisent pas à effrayer l’intrus, le lézard à collerette frappe le sol avec sa longue queue, siffle et peut même foncer sur l’adversaire. Si toutes ses tactiques restent lettre morte, il prendra la fuite vers le premier arbre, chlamyde déployée. Cet appendice qui peut atteindre jusqu’à 30 cm de diamètre ne sert pas qu’à impressionner les prédateurs, durant la saison des amours, le lézard australien l’étale et des combats auront lieu entre les compétiteurs. Il a bien évidemment inspiré les créateurs du Dilophosaurus de Jurrassic Park.
► 4 - Le Thorny devil, le lézard placide
Placide, ce fourmilier pâtit d’une mauvaise réputation en raison de son apparence. Seul représentant du genre Molloch, le “Moloch horridus” possède de nombreuses particularités. Son corps couvert d’excroissances écailleuses le fait passer pour un lézard âpre à défendre son territoire qui se situe à l’extrême sud-ouest du Queensland et dans les territoires occidentaux, méridionaux et nord de l’Australie. Trapu, c’est un agame terrestre adapté au milieu désertique. Les couleurs de son corps — gris, beige, orange ou brique — sont parfaitement adaptées aux terres arides du pays des kangourous et des marsupiaux. Elles lui offrent un superbe camouflage. Et si cela ne suffit pas pour impressionner les prédateurs et les intrus, ils possèdent deux épines sur le museau ainsi qu’une boule épineuse à l’arrière de sa tête. Si l’on connaît peu le mode de reproduction de ce lézard particulièrement gourmand de fourmis du genre Iridomyrmex, on sait qu’il aime la propreté, car ses zones de défécation sont toujours éloignées du site où il se nourrit. Réputé lent, ce lézard se montre actif le jour et est capable, tel un caméléon, de changer de couleur pour mieux se fondre dans les étendues désertiques du pays de la “Land Down Under”. Le plus incroyable chez ce lézard australien est sans conteste sa démarche : ils adoptent des mouvements lents et saccadés, d’avant en arrière pour évoluer et toujours la queue relevée. Plus impressionnant, des rainures hygroscopiques situées entre leurs écailles amènent l’eau de la rosée condensée sur leur corps jusqu’à sa bouche. Mâles et femelles peuvent aussi se frotter dans l’herbe humide pour s’hydrater.
► 5 - Une morsure mortelle si vous agacez le taïpan du désert
Plutôt placide, fuyant l’homme, le taïpan du désert est réputé pouvoir tuer 100 personnes d’une seule morsure. On le considère comme le serpent le plus venimeux au monde et il est préférable, si vous le croisez, de ne pas tester sa morsure. Selon les herpétologistes, c’est un reptile plutôt timide, facile à manipuler, sauf lorsqu’il se sent en danger. Si vous vous promenez dans les régions arides ou marécageuses de l’Australie, vous le reconnaitrez à sa couleur brune, ses écailles noirâtres qui reproduisent sur son dos et ses côtes des formes de chevrons entrelacées. Il se distingue aussi par un cou et une tête plus foncés ou ses yeux dépourvus d’anneau coloré possèdent une pupille ronde à l’iris brun noir. Mesurant jusqu’à 2 mètres, ce carnivore se nourrit exclusivement de souris, de rats ou de petits oiseaux. Lorsqu’il repère une proie, il la pourchasse pour l’acculer dans une fissure ou un terrier et la mordre à plusieurs reprises. Actif en début de matinée ou en fin de soirée, ce serpent possède une livrée fauve pâle à brun foncé dont la teinte varie en fonction de la saison pour lui assurer une température idéale en toute saison.
Trois animaux emblématiques du continent australien
De nombreuses espèces de marsupiaux, dont le kangourou, sont emblématiques de l’Australie. L’échidné, le diable de Tasmanie et l’ornithorynque sont tout aussi incroyables.
► 6 - Une allure de hérisson pour l’échidné
Comme son cousin l’ornithorynque, ce mammifère pond des œufs. Sous son faux air de hérisson, l’échidné est aussi un marsupial : la femelle possède une poche ventrale où elle allaitera son petit. Son aire de distribution s’étend à toute l’Australie, toutefois, pour l’observer, la meilleure place reste la région de Kangaroo Island où il ne souffre d’aucun prédateur. Petit, trapu, il ne mesure pas plus de 35 cm et son corps est pourvu d’épines. En fonction du territoire où il évolue, sa couleur sera marron clair ou noire. Il peut tout de même peser jusqu’à 6 kilos. Fan de fourmis et de termites, il utilise ses pattes pourvues chacune de 5 griffes efficaces pour creuser la terre, puis les attraper à l’aide de sa langue. Celle-ci peut mesurer jusqu’à 18 cm. Plutôt que l’attaque, l’échidné se met en boule ou se cache dans le sol. À l’heure des amours, il n’est pas rare de voir madame poursuivie par plusieurs échidnés. La femelle choisit un mâle et s’accouple. Elle pond un unique œuf qu’elle place elle-même dans sa poche abdominale. À l’éclosion, le puggle ainsi que le nomme les australiens se fixera à l’aréole cutanée où il se nourrira de lait. Lorsque les piquants apparaissent, vers l’âge de trois mois, il quittera la poche.
Le saviez-vous ?
L’échidné n’a pas de dents. Il écrase sa nourriture entre le bas de sa mâchoire et sa langue.
► 7 - Le diable de Tasmanie, une mauvaise réputation
Marsupial carnivore, le diable de Tasmanie défend âprement sa nourriture contre ses congénères. Toutefois, c’est davantage son cri strident qu’il utilise pour éloigner ses rivaux et son comportement agressif qui lui ont valu cette mauvaise réputation par les premiers colons. Seul survivant du genre Sarcophilus, l’animal se montre surtout agressif lorsqu’il a peur. Espèce protégée depuis 1941, on le trouve plus aujourd’hui que sur l’île de Tasmanie. On suppose que sa disparition sur le continent résulte de l’introduction des dingos. Semblables à de petits oursons, ces marsupiaux peuvent peser jusqu’à 12 kg pour une taille de 75 cm de long. Avec leurs longues pattes avant et leurs pattes arrière plus courtes, ils déambulent à la manière d’un cochon. Sa fourrure généralement noire peut-être rehaussée de tache blanche sur la poitrine et l’arrière-train. Plus grand marsupial carnivore, il peut atteindre 13 km/heure sur de petites distances. À la fois nocturne et crépusculaire, ce chasseur préfère le wombat, les petits wallabys, et sait aussi se contenter de charognes pour s’alimenter. Il adapte son régime en fonction de la nourriture disponible sur son territoire de chasse qui peut s’étendre de 8 à 20 km2. Poissons, grenouilles, reptiles, oiseaux, et aussi mouton serviront alors de repas. Capable d’ingérer 15 % de sa masse corporelle en 30 minutes, le diable de Tasmanie ne laisse rien d’une carcasse : os, fourrure, viande, organes internes, un véritable nettoyeur de la nature. Malheureusement, l’animal souffre depuis les années 1990 d’une tumeur faciale qui réduit notablement sa population déjà bien malmenée jusqu’en 1941. On estime qu’ils ne sont plus aujourd’hui que 25 000 représentants.
► 8 - L’ornithorynque, l’inclassable
Oiseau, mammifère, reptile, voici bien le plus étrange et incroyable animal Australien. (Ornithorynchus anatinus) étend sa population entre l’est de l’Australie et l’île de Tasmanie. Non content de pondre des œufs, de posséder un bec de canard, une queue semblable à celle du castor, il stocke la graisse et ses pattes sont similaires à celles de la loutre. Pour nous perdre un peu plus, cet animal extraordinaire est également venimeux comme un serpent ! En effet, le mâle ornithorynque porte sur ses pattes postérieures un aiguillon. Ce dernier libère du venin capable de paralyser un chien ou la jambe d’un nageur. Si les naturalistes anglais ont d’abord pensé en recevant les premiers spécimens que l’ornithorynque était une chimère cousue de toutes pièces, Platypus demeure l’un des animaux les plus aimés des Australiens. L’animal qui pèse de 0,7 kg à 2,4 kg aime se nourrir de vers, de larves d’insectes, de crevettes et d’écrevisses d’eau douce ou des œufs des petits poissons qu’il stocke dans ses bajoues en attendant de les consommer sur les rives des rivières. Animal nocturne et solitaire, mâles et femelles se côtoient seulement durant la période de reproduction. L’accouplement de cet animal peu commun se déroule dans l’eau. Il faudra 28 jours après la fécondation pour que la femelle ponde de 1 à 3 œufs qu’elle couvera pendant 10 jours. Les petits sont allaités par les pores de sa peau.
Le saviez-vous ?
L’ornithorynque repère ses proies grâce à l’électrolocalisation. Des récepteurs localisés dans la partie caudale de la peau de son bec lui permettent de détecter le champ électrique que dégage une crevette ou un petit poisson.
Dans les eaux australiennes se cachent aussi des merveilles de la nature
Sur terre comme sous l’eau, les océans qui bordent les côtes de l’Australie réservent parfois de laides comme de belles surprises.
► 9 - Le blobfish, le plus laid des poissons
Poisson abyssal et non comestible, il est pourtant en voie de disparition. S’il n’est pas le plus beau des poissons à naviguer sous les 1 200 mètres, il adore se laisser voguer à quelques centimètres du fond de ces grandes et profondes plaines océaniques. En fait, c’est la remontée entre les profondeurs et la surface et la différence de pression qui donne au blobfish un corps principalement composé de chair gélatineuse et légers cartilages un faciès qualifié de laid.
► 10 - Méduse boite, un nom a retenir et une belle à éviter
Si l’Australie possède une variété d’espèces animales incroyable, certaines espèces peuvent se révéler aussi belles ou incroyables que dangereuses. Elle doit son nom de Box jellyfish à son ombrelle de forme carrée. Ce n’est d’ailleurs pas une méduse, mais un cubozoaire dont les tentacules fins et transparents peuvent atteindre les 3 mètres. Toutes les méduses boites ne possèdent pas un venin aussi puissant que celle de Chironex fleckeri responsable du décès de 70 personnes sur les côtes du Queensland depuis une centaine d’années. Transparente, bleu pâle, et donc difficile à repérer, c’est bien plus souvent le nageur qui entre en contact avec les tentacules de la belle plutôt qu’une velléité d’attaque de la part de cette cuboméduse. Elle préfère agrémenter ses repas de zooplancton et de petits poissons en nageant. Elle n’en reste pas moins la plus mortelle des cubozoaires connues à ce jour.
Sur terre, en mer, dans les airs, l’Australie peut s’enorgueillir de la vitalité d’une faune qui réserve bien des surprises.
Top 10 des charognards à travers le monde !
Le monde animal est riche de diversité et de complexité. Parmi la multitude d'espèces, certaines sont des charognards, c’est-à-dire qu’ils ont adopté un mode d’alimentation centré sur la consommation d'animaux morts qu’ils n’ont pas tués uex-mêmes. Ces créatures jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes en éliminant les carcasses d'animaux morts et en empêchant la propagation de maladies. Cet article présente dix animaux charognards très importants à différents niveaux.
1 - Le vautour
Présents dans de nombreux dessins animés et films célèbres dont Le livre de la jungle produit par Walt Disney et sorti en 1967, les vautours sont peut-être les charognards les plus emblématiques.
L’ensemble des vautours se divise en trois groupes :
• Il y a les “tireurs-fouilleurs” qui se nourrissent des viscères et des muscles des cadavres. Les espèces du genre Gyps appartiennent à cette catégorie, comme le vautour fauve ; • Il y a les “déchireurs” qui s’intéressent aux parties les plus résistantes comme la peau, les tendons et le cartilage, comme le vautour moine ; • Il y a les “picoreurs” qui choisissent au gré de leur envie autant des morceaux de viande, que de peaux ou d’os, comme le vautour percnoptère ; • Et il y a aussi le gypaète barbu qui est le seul oiseau connu à se nourrir d’os en les faisant tomber de haut pour les briser avant de les avaler.
Leur métabolisme est conçu pour résister aux maladies et leur permettre sereinement de s’alimenter de cette façon.
C’est grâce à l’ensemble de cette chaîne qu’une carcasse peut entièrement disparaître du paysage, squelette compris. Mais cela n’arrive pas systématiquement dans tous les endroits du monde. D’autres animaux interviennent dans la consommation des cadavres.
Tous les vautours n’ont pas la même technique pour repérer des cadavres. Certains ont un odorat particulièrement développé, ce qui est assez rare chez les oiseaux, tandis que d’autres utilisent la vue. Les vautours s’intéressent aussi à l’activité d’autres oiseaux charognards, comme les corvidés et les autres rapaces, pour repérer de la nourriture potentielle.
2 - L'hyène
Comment ne pas citer rapidement l’hyène, autre animal charognard bien connu ? Au sein de l’ensemble des hyènes, l’hyène tachetée (Crocuta crocuta) est la plus grande et identifiée comme le seul mammifère capable de se nourrir en croquant des os.
Les hyènes sont de très bons chasseurs. Mais ces animaux sont plus connus pour leur comportement de charognard, le plus souvent par cleptoparasitisme, parce que cet animal à une grande capacité d'adaptation et base sa survie en partie sur un comportement opportuniste. C’est ce qui lui a d’ailleurs valu sa triste réputation d’animal “sournois” qui n’est finalement qu’un bel exemple d’anthropomorphisme.
3 - Le marabout d'Afrique
Retour parmi les oiseaux avec cet échassier : le marabout d'Afrique. D’une taille moyenne de 1,50 m pour un poids moyen de 9 kg, cet oiseau peut vivre jusqu'à 25 ans.
Il suit les prédateurs pour espérer profiter de leurs restes. Il côtoie les vautours sur les carcasses des grands mammifères. C’est la chair des cadavres qui l’intéresse. Sa tête et son cou nus sont un atout pour enfoncer profondément son bec dans les cadavres sans en ressortir sali. Mais il ne se contente pas de cadavres : il sait aussi saisir les petits animaux comme les grenouilles, les rongeurs ou les poissons qui passent à sa portée. Il n’hésite pas non plus à piller les nids d'autres oiseaux.
4 - La myxine
Si vous aviez la possibilité de plonger profondément dans les océans, vous pourriez tomber nez à nez avec le cadavre d’une baleine échoué sur les fonds sous-marins. En vous approchant, vous pourriez alors découvrir qu’il grouille de centaines de myxines.
Ce sont des animaux aquatiques anguilliformes qui n'ont pas de colonne vertébrale ni de vraie mâchoire. En réalité, leur bouche est équipée de structures horizontales garnies de dents bien particulières, entourée de quatre barbillons buccaux (quatre autres sont présents autour de ce qui leur sert d’orifice nasal). Ces organismes sont longs d'une cinquantaine de centimètres.
5 - Certains crabes
Les crabes se nourrissent différemment selon leur espèce et le milieu dans lequel ils vivent. Ils peuvent se nourrir de petits crustacés, de poissons, de coquillages mais aussi de cadavres d’animaux. La majorité des crabes est omnivore à tendance opportuniste, c’est-à-dire qu’ils consomment ce qu’ils trouvent sur leur chemin.
Pour notre top 10, nous citerons le tourteau (Cancer pagurus), surnommé crabe-dormeur, qui peuple souvent nos assiettes. Sa carapace peut mesurer jusqu’à 30 cm de large et les doigts de ses pinces sont noirs. Ses deux grosses pinces robustes lui permettent de se nourrir de cadavres et de débris d’autres organismes : gastéropodes et bivalves, balanes et autres crustacés… Peu de coquilles lui résistent !
6 - Le grand requin blanc
Certains requins ont des comportements de charognards en complément de la chasse. Des scientifiques ont étudié la façon dont des grands requins blancs se comportaient face à un cadavre de baleine. Voici ce qu’ils ont découvert.
Ils commencent par la queue avant de passer au reste de la carcasse. Ensuite, ce sont les parties les plus grasses du mammifère qui les intéressent car plus caloriques. En une journée, ce sont près de 40 individus qui passent se nourrir sur le cadavre. Mais cela ne se fait pas de manière désorganisée. Les requins établissent une hiérarchie par ordre de taille : les plus grands spécimens ciblent les zones les plus riches, tandis que les petits se contentent d’autres parties moins caloriques ou sont mis à l’écart, se contentant alors de ramasser les restes autour.
7 - Le coyote
Parmi les canidés, on trouve le coyote qui habite en Amérique du Nord, et qui mesure entre 75 cm et 1 mètre de long pour un poids oscillant entre 7 et 20 kg, la femelle étant plus petite que le mâle. On le reconnaît à ses grandes oreilles. C’est un prédateur efficace qui ne dédaigne pas se comporter comme un charognard lorsqu’il trouve des restes d'animaux car, comme l’hyène, il sait s'adapter pour survivre.
Animal solitaire, il mange tout ce qu’il trouve. Il adopte le régime de charognard principalement l'hiver lorsqu’il peine à se nourrir. Il est aussi capable de consommer les déchets de l’homme.
8 - Le corbeau
Le corbeau est un charognard et se nourrit principalement de cadavres d'animaux. Mais il peut aussi compléter avec des insectes, des vers, des escargots, des rongeurs, des grenouilles et des crapauds, des petits mammifères ou des petits oiseaux, des graines et des fruits.
Dans les villes, sa nourriture se composera aussi des déchets alimentaires humains. C’est un oiseau mal aimé qui est généralement mal considéré par les humains parce qu’il ferait plus de dégâts qu’il ne participe positivement à l’environnement. L’aspect noir, le cri jugé désagréable et le régime alimentaire de charognards en font des oiseaux largement détestés en Occident depuis longtemps.
9 - La mouche verte
La mouche verte est à la fois nécrophage et coprophage. Lucilia sericata présente des éclats mordorés et on la trouve souvent sur des excréments et des cadavres qui représentent pour elle des sources de protéines. Mais des scientifiques ont fait des expériences pour déterminer ce qui pouvait avoir sa préférence entre les deux. Et il semblerait que le cadavre soit plus intéressant que l’excrément, selon la situation de l’insecte. Les femelles prêtes à pondre peuvent en effet y déposer leurs œufs, ce qui permettra aux larves à peine écloses de se gaver de chairs mortes.
10 - Les silphes
Les silphes sont des insectes charognards de l'ordre des coléoptères. On compte plus de 200 espèces dans le monde. Leur taille varie de 7 mm à 4,5 cm, selon l'espèce. Un des signes distinctifs de ces insectes sont leurs antennes faites de petits segments qui ressemblent à des petites billes et qui s’élargissent en s'éloignant de la tête, ce qui fait que les derniers segments évoquent une forme de pointe de flèche.
Ce sont des insectes nécrophages qui s'alimentent de matière en décomposition mais aussi des asticots qui s'y alimentent. Certaines espèces préfèrent toutefois une alimentation végétale ou consomment des champignons. On peut les observer dans les forêts, là où se trouvent des insectes ou des animaux morts en décomposition. Ils sont capables de détecter une carcasse à une grande distance et peuvent marcher longuement pour s’y rendre.
Pour terminer cet article, insistons sur le fait que les charognards sont essentiels à la santé des écosystèmes, alors que leur comportement est jugé bien souvent dégoûtant. En nettoyant les carcasses d'animaux morts, ils empêchent pourtant la propagation de maladies, favorisent le recyclage des nutriments et contribuent à la diversité et à l'équilibre de la vie sur Terre. Que ce soit dans les airs, sur terre ou dans les océans, ces dix animaux charognards jouent un rôle crucial dans la préservation de la planète.
Top 10 des espèces animales qui ont sauvé des humains
Les animaux sont des soutiens de l’Homme au quotidien. De nombreuses espèces ont apporté leur contribution dans des sauvetages. Certaines histoires sont étonnantes. Chaque animal, à son niveau, peut utiliser sa force et ses capacités pour nous apporter une aide remarquable et sauver des vies.
Découvrez les 10 espèces animales qui ont sauvé des humains et pourquoi il est indispensable de leur apporter protection et reconnaissance.
1 - Le chien : l’un des plus grands sauveteurs
Les qualités du chien ne sont plus à prouver. Chiens de sauvetage dressés ou sauveteurs improvisés, les chiens sont nombreux à avoir récupéré certains d’entre nous dans les décombres, en mer, en montagne ou dans une situation qui rendait l’avenir incertain ! Le chien, aussi loyal que courageux, est capable d’aider l’être humain dans des situations délicates, mettant sa propre sécurité au second plan. Ses capacités olfactives exceptionnelles, associées à ses qualités comportementales, font de lui un animal de premier plan dans l’aide apportée à l’Homme. Détecteurs de maladies, d’explosifs, assistants, thérapeutes, les chiens sont de véritables anges gardiens au quotidien !
Certains peuvent même prévenir d’une anomalie dans le domicile. C’est ainsi que Max, un Berger allemand canadien, devint célèbre en 2022. En s’agitant anormalement dans sa maison, il put prévenir sa maîtresse d’une fuite de gaz dans la maison.
Lors d’une catastrophe naturelle, les chiens contribuent également à faire gagner un temps précieux, temps qui est souvent essentiel pour sauver une vie. En effet, la présence d’un ou plusieurs chiens sur le terrain augmente largement les chances de retrouver des personnes en détresse.
2 - Le dauphin : une aide lors des noyades
De nombreuses histoires d’humains en danger dans la mer ou l’océan rapportent qu’un dauphin leur aurait sauvé la vie. Grâce à leur nature sociale et intelligente, ces animaux sont capables de détecter une personne en détresse dans l’eau : nageur égaré, victime d’un accident maritime… Le dauphin peut les guider vers un endroit sûr et même prévenir les secours par un changement de comportement.
De plus, la force et l’agilité de ce mammifère marin lui permet de soutenir et remorquer des personnes On a retrouvé des rapports dans lesquels il était indiqué que des dauphins avaient poussé des nageurs vers la surface de l’eau pour les aider à respirer.
Enfin, grâce à leur ouïe et à leur sonar naturel, ils peuvent détecter des sons et des mouvements anormaux dans l’eau. C’est ainsi que ces cétacés sont capables de rechercher et localiser des victimes de naufrages.
À noter : La plupart des dauphins qui ont sauvé des humains n’avaient pas été entraînés, mais étaient sauvages.
3 - L’éléphant : la force herculéenne au service des humains
Outre leur soutien au travail agricole dans certaines régions d’Asie et d’Afrique, les éléphants peuvent réagir à des situations d’urgence. Ainsi, dans les zones où les humains rencontrent des difficultés telles que des catastrophes naturelles, des inondations ou des glissements de terrain, ces animaux s’avèrent d’une grande aide. Grâce à leur force, ils sont capables de déplacer de gros débris, transporter des charges lourdes et apporter un soutien logistique aux équipes humaines de secours.
Outre leur force, ce que l’on connaît moins, c’est leur ouïe exceptionnelle et leur perception très développée des vibrations. Cette capacité leur permet de prévoir bien avant les hommes l’arrivée de tremblements de terre, de tempêtes ou de raz-de-marée. Ils sont donc capables d’avertir la population précocement, ce qui peut sauver des vies car les personnes ont ainsi le temps de se mettre en sécurité.
Ainsi, l’éléphant Ning Nong est mondialement connu pour avoir sauvé une fillette anglaise de 8 ans, Amber Mason, lors du tsunami de 2004. Alors qu’elle était sur son dos, il perçut l’arrivée de la catastrophe et partit vers les hautes terres pour s’éloigner des vagues qui allaient devenir rapidement monstrueuses qui auraient pu avaler l’enfant.
Accessoirement, les éléphants protègent les campements humains de certains prédateurs tels que les lions, les tigres ou les hyènes, ce qui évite des attaques contre les personnes.
4 - Le chat : le détecteur de catastrophe
Le chat dispose d’un odorat et d’une vision nocturne très développés. Ainsi, il est capable de détecter certains dangers avant l’humain, tels que les incendies, les fuites de gaz ou les intrusions. Par son comportement inquiet et stressé, il n’est pas rare qu’il fasse comprendre à ses maîtres que quelque chose ne va pas et les alerte plus tôt que s’ils n’avaient pas eu de chat.
C’est ainsi que le chat Smokey, en Angleterre, sauta sur le lit de ses propriétaires pour les informer qu’un incendie s’était déclenché dans la maison et leur sauva la vie, puisqu’ils eurent ainsi le temps de fuir.
Malheureusement, en cas d’incendie, une étude publiée le 31 janvier 2018 par l’AVMA (l’American Veterinary Medical Association), association vétérinaire américaine, a montré que 99 % des animaux préféraient aller se cacher dans un coin qui les rassurait plutôt que de s’enfuir.
Le saviez-vous ? En cas d’incendie, l’endroit où chercher son chat est celui où il se cache le plus souvent quand il a peur (derrière le canapé, derrière un meuble, sous le lit…), celui dans lequel il se sent en sécurité quand quelque chose lui fait peur.
Mais il arrive que l’instinct animal de ce petit félin aille encore plus loin : Masha, une chatte russe, avait découvert un bébé abandonné dans une boite en carton, dehors, dans le froid. Elle se comporta comme une véritable maman et resta avec le nouveau-né pour le réchauffer jusqu’à l’arrivée des secours. Ainsi, elle lui sauva la vie !
5 - Le pigeon voyageur : le soldat qui protège son pays
Le pigeon voyageur est doté d’une incroyable capacité à parcourir de très longues distances puis à revenir vers son point d’origine. Les pigeons voyageurs ont donc souvent été sollicités dans le passé pour transmettre des messages en temps de guerre sans être détectés par l’ennemi. Ils ont pu apporter des demandes de secours, des informations vitales et même des coordonnées géographiques qui ont permis de sauver des vies. Durant la Première Guerre mondiale, par exemple, ils faisaient passer les messages entre les tranchées et les postes de commandement et communiquaient des informations cruciales. En outre, ils volent à une vitesse élevée, ce qui les rend d’autant plus efficaces. En moyenne, ils se déplacent à environ 60 voire 100 km/h avec des poussées plus rapides quand ils sont aidés par les vents favorables.
Le saviez-vous ? Aujourd’hui, des courses de pigeons voyageurs sont organisées. En 2019, alors que la plupart des 1 600 participants volaient à une vitesse moyenne de 75 km/h lors d’une course de 250 km, le Usain Bolt des pigeons a gagné la compétition en allant à 108 km/h ! Il a été plus rapide qu’un… guépard !
Mais les pigeons voyageurs ne sont pas seulement des messagers. Ils sont également capables de signaler des accidents, des naufrages, des situations d’urgence qui mettent en danger la vie d’êtres humains. Ils sont formés dans ce but, notamment aux États-Unis, par des garde-côtes.
6 - L’abeille : elle envoie des signaux de détresse pour les personnes perdues
Les abeilles ont différents rôles directs sur le sauvetage de personnes. Outre leur participation active dans la vie de l’écosystème, permettant notamment la pollinisation, elles ont 2 capacités assez peu connues. Il a été observé que, grâce à leur sens du collectif, elles pourraient envoyer des messages autour des personnes perdues ou en détresse. En effet, les abeilles à proximité de la personne émettraient des signaux spécifiques qui attireraient l’attention des secours. Elles sont connues pour leur capacité à communiquer avec leurs congénères grâce à des danses particulières qui indiquent l’emplacement de nourriture, par exemple. Eh bien, elles pourraient adopter des comportements similaires autour d’une personne égarée. Leur odorat remarquable, accompagné de leur perception des hormones humaines, expliqueraient leur comportement : elles percevraient une perturbation de leur environnement et réagiraient en conséquence.
Leur seconde capacité est celle de déminer. En Croatie en 2012, un projet étonnant utilisait des abeilles formées spécifiquement pour participer à des opérations de déminage. Elles ont été entraînées à détecter l’odeur d’un explosif, le TNT, ce qui leur a permis de localiser, grâce à leur odorat, les zones dangereuses. Beaucoup plus légères que les humains ou les chiens, elles ne couraient donc pas le risque de voir leur vie mise en péril, ce qui constituait un avantage de taille. En effet, leur poids évitait le déclenchement accidentel d’une explosion. En outre, elles pouvaient couvrir un terrain très étendu, ce qui les rendait particulièrement efficaces. Ce projet témoigne du potentiel incroyable de la collaboration humain/animal, y compris avec les insectes, sur des enjeux d’envergure.
7 - Le cheval : un thérapeute efficace
Les chevaux sont de plus en plus utilisés dans les programmes de thérapies destinés à aider des personnes en situation de handicaps physiques, mentaux ou émotionnels. On parle d’équithérapie ou de médiation animale. Ces programmes augmentent les chances de réadaptation et contribuent grandement à améliorer la qualité de vie de ces personnes. La confiance en soi et la communication sont nettement améliorées en présence de la plus noble conquête de l’homme. Si l’équidé ne sauve pas directement des gens, il participe cependant grandement à un meilleur confort de vie.
Par ailleurs, les chevaux sont également utilisés dans les opérations de sécurité publique. Il aide à maintenir l’ordre et à assurer la sécurité des personnes lors d’événements et manifestations. Ces équidés ont en effet une capacité à se déplacer dans la foule ce que n’a pas un véhicule motorisé. Ils jouent ainsi un rôle dissuasif.
Enfin, certains chevaux ont été entraînés pour participer à des opérations de recherche et de sauvetage. Ils sont mobilisés, après des catastrophes naturelles comme des tremblements de terre ou des ouragans, par exemple, pour aider à évacuer les personnes piégées et apporter un soutien logistique aux services de secours. Grâce à leur capacité à porter des charges ainsi qu’à leur agilité dans des environnements difficiles, les chevaux sont d’une grande aide pour sauver des vies humaines.
8 - La chèvre des montagnes : un guide dans les chemins escarpés
Outre son utilité dans la préservation de l’écosystème montagneux en régulant la végétation, la chèvre des montagnes ou bouquetin des Alpes (ou encore ibex), assure la sécurité des humains dans les environnements escarpés et difficiles d’accès. Ces animaux ont développé une sensibilité aux signes précurseurs des dangers naturels, comme les avalanches ou les chutes de pierres. Leur vigilance et leur capacité à détecter les changements dans l’environnement servent d’avertisseurs pour les humains. Grâce à ces chèvres et à leur comportement inhabituel, il est arrivé que soient prises des mesures préventives, comme l’évacuation des personnes situées dans des zones devenues dangereuses ou exposées à des risques imminents.
Ces chèvres ont également été impliquées dans des opérations de sauvetage, lorsque des humains ont été prises au piège dans des terrains accidentés auxquels aucun véhicule ne pouvait accéder. Elles ont alors servi comme moyen de transport pour évacuer ces personnes.
9 - Le capucin : une aide quotidienne par son agilité
Le capucin, un adorable petit singe, est connu pour son intelligence et son exceptionnelle capacité à apprendre des tâches complexes. Ses compétences ont donc été exploitées quand on leur a enseigné comment détecter des substances dangereuses, par exemple. Ainsi, ils ont pu assurer la protection d’humains en les prévenant de la présence d’explosifs, de produits chimiques ou toxiques. Ils sont vifs et rapides, ce qui a rendu leur contribution d’autant plus efficace.
De plus, en raison de sa grande sensibilité aux émotions humaines, le capucin est capable de détecter des signes de détresse chez les personnes qui les entourent. Ainsi, certains d’entre eux ont pu réagir en apportant leur aide ou en donnant l’alerte lorsque leur propriétaire était au plus mal.
En outre, les capucins sont agiles et curieux, ce qui peut les amener à explorer des environnements trop difficiles d’accès pour les humains. Ils peuvent grimper et se faufiler dans des espaces étroits et ainsi accéder à des zones dans lesquelles des personnes se feraient piéger ou se trouveraient en danger. Ils ont été sollicités dans ce genre de contexte. Ils ont pu, par exemple, se faufiler auprès de victimes de catastrophes naturelles enfouies sous les décombres pour leur apporter des bouteilles d’eau, des trousses de soin et des couvertures en attente des secours.
10 - Le gorille : l’empathie au service des enfants et des animaux
Le gorille est un animal grégaire. Il vit en groupe. Ces animaux se partagent ainsi les ressources et se protègent les uns les autres des attaques de prédateurs. Les interactions sociales sont importantes et certains sujets peuvent se montrer d’une grande empathie et capables de beaucoup d’attention.
Koko, une célèbre femelle gorille, capable de communiquer de manière très fine avec les humains, vouait une affection particulière aux chatons. Elle avait un petit chat nommé All ball, tigré et sans queue. C’est elle qui lui donna son prénom et se montra douce et affectueuse envers lui toute sa vie.
Sans avoir sauvé d’humain, elle a témoigné de toute son empathie, caractéristique qui fut portée à son apogée par Binti Jua qui, elle, sauva la vie d’un enfant. En effet, cette dernière, elle aussi, avait un caractère de mère protectrice. Or une fois, ce ne fut pas à l’égard d’un bébé gorille ni d’un chaton qu’elle montra toute son empathie, mais d’un bébé humain ! Âgée de 8 ans, cette guenon officia dans le zoo de Brookfield à Chicago. Le 16 août 1996, un enfant de 3 ans tomba dans son enclos. Une chute de 6 mètres ! Sa tête cogna au sol et il resta inconscient. Binti Jua s’approcha alors, accompagné de son propre petit, souleva l’enfant et le porta contre sa poitrine, comme le fait habituellement une maman gorille. Elle traversa alors la fosse et déposa l’enfant à la porte de l’enclos. Cela permit aux secouristes d’intervenir plus rapidement et plus facilement. Les photos d’un visiteur furent partagées par les journalistes. Binti Jua reçut alors de nombreuses lettres d’enfants du monde entier pour la remercier.
Une histoire similaire, mais moins connue, se serait déroulée 10 ans plus tôt en Angleterre.
Cela témoigne de la nature maternelle et attentionnée des gorilles. Et cela confirme les propos de la grande primatologue Dian Fossey, fervente défenseure de cet animal, lorsqu’elle disait que ses protégés étaient « dignes, très sociables, doux, avec des personnalités individuelles, et des relations familiales fortes ».
Quand on comprend à quel point les animaux ont constitué une aide et un soutien non négligeables pour de nombreuses vies humaines, on saisit l’importance de protéger la biodiversité et l’ensemble des espèces. L’Homme ne peut pas vivre sur une planète qui réduit, année après année, le nombre d’espèces animales. Elles ont toutes un rôle utile, qu’il soit direct ou indirect, non seulement sur l’écosystème, mais aussi sur notre vie et notre environnement.
Top 10 des animaux qui ont marqué l'Histoire
Les animaux sont nos héros ! En effet, des vies humaines, et même notre Histoire, ne seraient pas tout à fait les mêmes sans l’intervention de certains animaux. Ils se sont parfois montrés si héroïques qu’ils nous ont aidés dans des conflits, dans des expéditions d’importance et même dans des sauvetages. Découvrez 10 animaux qui ont marqué l’Histoire, mais le monde en compte bien davantage. Certaines interventions animales sont particulièrement époustouflantes !
1 - Wojetk, l’ours soldat
Wojetk (1942-1963), était un ours brun de Syrie, trouvé par un enfant en Iran. L’enfant l’échangea avec l’armée polonaise contre quelques victuailles. L’animal fut adopté par les soldats pendant la Seconde Guerre mondiale. D’abord mascotte des différentes unités en poste, il fut ensuite dressé pour transporter les munitions, notamment des obus, lors des combats. Il fut même intégré comme membre de l’armée polonaise et élevé au rang de caporal. Après la guerre, il fut donné à un zoo en Écosse où il y passa le reste de ses jours. Il mourut à l’âge de 22 ans.
Une statue a été érigée en son hommage dans un parc d’Edimbourg, en Écosse, ainsi que dans un parc de Cracovie, en Pologne. Un film d’animation « Un Ours nommé Wojtek » devait sortir en 2020, mais il est pour l’instant inaccessible depuis la France.
L’ours, présenté debout avec un obus dans les pattes avant, est devenu un emblème.
2 - Lin Wang, l’éléphant militaire
Lin Wang (1917-2003) était un éléphant d’Asie qui participa à la guerre Sino-japonaise (1937-1945). Né en Birmanie, il a été capturé à l’âge de 6 ans et vendu à un cirque. En 1937, quand le Japon envahit la Chine, il fut utilisé par l’armée Chinoise pour transporter des munitions. Après ses nombreux actes de bravoure durant la Seconde Guerre mondiale, il fut envoyé dans un zoo à Taipei, une ville de Taiwan.
Si l’âge moyen d’un éléphant est de 60 à 70 ans, Lin Wang vécut 86 ans et il bat actuellement le record Guinness du plus vieil éléphant maintenu en captivité. Il est l’animal le plus populaire de Taiwan où il était surnommé « Grand-père Lin Wang ». Il est donc devenu une icône en Asie et fait partie de l’identité nationale taiwanaise.
3 - Tirpitz, le cochon de guerre
On ne trouvait pas que des chiens, des ours et des éléphants dans les armées, mais aussi des cochons ! Tirpitz, le cochon, fut recueilli par les Anglais lors de la Première Guerre mondiale. Il portait son nom, disait-on, en référence à l’amiral Alfred Von Tirpitz, le survivant d’un bateau de guerre allemand qui coula en 1940. Après le naufrage, les Anglais trouvèrent le cochon et le ramenèrent sur leur propre navire dans le but de le manger. Cependant, il devint la mascotte de l’équipage et fut surnommé le « porc de guerre ».
Il accompagna les marins sur de nombreuses batailles navales. Il était nourri avec les restes des marins et disposait même de sa propre couchette ! Il reçut une médaille pour sa dévotion. Après la guerre, plusieurs théories s’affrontent. Certaines prétendent qu’il devint une célébrité et participa à de nombreux événements publics et que, décédé en 1950, il fut empaillé et exposé dans un musée. D’autres affirment qu’il fut vendu pour sa viande en 1919, mais que sa tête fut conservée dans un musée. Dans les deux cas, il est le symbole de la résilience et de l’esprit de survie pendant les difficiles moments de la guerre. On ne sait s’il s’agit d’une légende urbaine ou d’une réalité, mais cette histoire a renforcé le moral des troupes anglaises.
4 - Flipper, le dauphin espion
Depuis très longtemps, l’armée russe, tout comme l’armée américaine, dresse des dauphins militaires. Ils portent sur eux des armes, notamment des flèches empoisonnées, pour détruire des terroristes ou des ennemis. Certains commandos de dauphins ont été mis en place pour faire sauter des bateaux ennemis et neutraliser des nageurs de combat.
En 1962, le programme de recherche sur les dauphins commença à Key West, en Floride, où un dauphin nommé Flipper fut choisi. Il fut entraîné par l’US Navy (la marine américaine) pour détecter des mines et localiser des sous-marins.
Le dauphin était également formé pour frapper un flotteur avec le nez lorsqu’il voulait signaler aux humains une zone dangereuse ou ennemie. Il est devenu célèbre grâce à la série télévisée Flipper, diffusée entre 1964 et 1967. Celle-ci mettait en avant un dauphin intelligent qui aidait les gens en difficulté en mer. Les dauphins qui jouaient le rôle étaient en fait deux femelles nommées Susie et Kathy.
Les dauphins ont été utilisés pendant la guerre du Vietnam entre 1963 et 1975 ainsi que celle d’Irak de 2003. Depuis, des otaries et dauphins travaillent pour différentes armées.
5 - Koko, le gorille communicant
Koko était une femelle gorille née en 1971 au zoo de San Francisco. Elle est devenue célèbre en raison de son intelligence exceptionnelle. En effet, entraînée par Penny Patterson, une psychologue, la guenon parlait la langue des signes américaine et pouvait utiliser plus de 1 000 signes pour communiquer avec les humains. Elle était même capable d’en inventer de nouveaux. La psychologue et Koko ont travaillé ensemble environ 40 ans et l’animal commença dès l’âge d’un an à apprendre à communiquer. Elle s’est montrée rapidement très douée. Elle était capable d’exprimer des émotions, d’indiquer ses besoins, de raconter des histoires et même de faire des blagues ! Elle semblait également avoir la notion du temps.
Elle était également dotée de sensibilité et de compassion, notamment envers d’autres espèces telles que les chats qu’elle adopta. Elle a même montré de la tristesse à la mort de l’acteur Robin Williams.
L’histoire de Koko fit l’objet de plusieurs films, de nombreux reportages et de documentaires télévisés. Elle fut également évoquée dans différents épisodes de séries TV. La guenon est devenue une figure emblématique de la communication Homme/animal.
Koko est décédée le 19 juin 2018 à l’âge de 46 ans et a largement contribué à enrichir les connaissances sur la communication interspécifique.
6 - Cher Ami, le pigeon voyageur
Cher Ami était un pigeon voyageur offert par les Anglais, entraîné par les Américains et utilisé en France, lors de la Première Guerre mondiale. Il avait pour rôle de transmettre des messages entre les troupes sur le terrain. Il était rapide et agile. Il savait éviter les prédateurs. Il a participé à l’une des batailles les plus célèbres, celle de Verdun en 1916 où il joua un rôle clé dans la transmission des informations. Il participa à de nombreuses autres opérations militaires. Alors qu’il était en mission, il se fit toucher par l’armée allemande, mais parvint cependant à sauver 194 hommes. Il fut alors soigné, mais perdit sa patte. Les médecins du régiment lui fabriquèrent alors une prothèse en bois.
Il devint célèbre en France et aux États-Unis pour ses exploits. À la fin de la guerre, il fut rapatrié par bateau aux USA et fut même décoré par la Croix de guerre pour services rendus pendant la guerre. Il reçut également une médaille d’or américaine. Empaillé, il est conservé dans une institution de recherche scientifique de Washington.
7 - Keiko, l’orque qui ouvrit les esprits
Keiko était une orque mâle, née en Islande en 1976. Il fut capturé à l’âge de 2 ans et vendu à un aquarium. En 1985, il fut revendu à un parc d’attractions de Mexico où il fut exploité jusqu’à 1992. L’acteur américain Mickael Keaton le découvrit et vit les conditions de captivité déplorables dans lesquelles ce pauvre animal était maintenu. Un groupe de défense animale passa des années à lutter pour l’aider à sortir de son enfer. Il réunit des fonds et finit par réussir à le racheter en 1998 pour le transférer dans un centre de réhabilitation en Islande. On lui apprit à retrouver ses compétences de survie pour retourner dans la nature.
En 2002, il fut envoyé en Norvège et relâché dans l’océan pour rejoindre une population d’orques sauvages. Trop habitué aux humains, il eut du mal à s’habituer et retourna plusieurs fois dans le centre de réhabilitation. Il décéda finalement en 2003, mais son histoire donna lieu à un film en 2013 Sauvez Willy, (Free Willy) de Simon Wincer, suivi de 3 autres films, car son succès fut retentissant. C’est à partir de cette sortie cinématographique que les consciences s’éveillèrent sur la triste vie des animaux captifs et la nécessité de leur offrir des conditions décentes, de respecter leur habitat naturel.
8 - Bucéphale, le cheval d’Alexandre Legrand
Le cheval Bucéphale n’est pas étranger aux nombreuses conquêtes militaires d’Alexandre Legrand. Né vers 355 avant J.-C. en Thessalie (Grèce), il a été élevé dans les écuries royales. Alexandre le reçut à 12 ans. On dit du cheval qu’il était noir avec une tache blanche en forme d’étoile sur le front et une autre sur la croupe. Il était considéré comme indomptable et même les meilleurs cavaliers le craignaient.
Or Alexandre Legrand comprit que le cheval avait peur de son ombre. Il présenta donc l’animal face au soleil pour qu’il ne l’aperçoive pas. Bucéphale se laissa alors monter et il devint le cheval du roi.
L’équidé accompagna son cavalier dans la plupart de ses grandes conquêtes, notamment la bataille de Gaugamèles en 331 avant J.-C., considérée comme l’une des plus grandes de l’Antiquité. Il fut blessé à plusieurs reprises, mais toujours soigné et remis sur pieds avec attention. Il est mort en 326 avant J.-C. à 29 ans, lors de la campagne de l’Indus. Son décès fut un grand choc pour son cavalier. Ce dernier, en hommage à son cheval, créa donc la cité de Bucéphalie, dans l’actuel Pakistan, où l’animal est enterré.
9 - Able et Baker, les singes astronautes
Able et Baker étaient 2 singes femelles envoyées dans l’espace le 28 mai 1959. Elles furent les premiers êtres vivants américains à revenir vivants d’un tel voyage. Able, une femelle macaque rhésus et Baker, une singe-araignée, avaient préalablement été entraînées, comme les futures astronautes qu’elles allaient devenir. Leur voyage commença quand le missile Jupiter AM-18 fut lancé depuis Cap Canaveral, en Floride. On leur avait placé des capteurs pour pouvoir suivre leurs battements cardiaques, leur respiration et leur activité cérébrale.
Malgré le stress du voyage, elles furent assez rapidement remises sur pattes à leur retour. Baker est décédée en 1984. En revanche, Able a succombé lors d’une anesthésie très rapidement après le voyage. Elles ouvrirent la voie aux vols spatiaux contenant des humains. Leur retour fut couronné de succès et couvert par les médias. Aujourd’hui, elles sont encore des représentantes iconiques de l’histoire de la conquête spatiale.
10 - Binti Jua : la femelle gorille qui sauva un enfant
Binti Jua (1988-2022), s’est comportée de manière presque humaine et a provoqué un élan d’admiration. En effet, cette femelle grand singe, plus précisément un gorille, vivait au zoo de Chicago. Elle y était déjà populaire en raison de son doux caractère. Le 16 août 1996, un petit garçon de 3 ans était venu visiter le zoo avec sa famille. Échappant à la vigilance de ses parents, il tomba dans l’enclos des gorilles. Binti Jua réagit immédiatement et se précipita vers l’enfant pour le soulever avec douceur et l’emmener vers les gardiens du zoo. L’enfant fut ensuite hospitalisé pour une fracture du crâne et quelques blessures, mais s’en remit finalement bien.
L’histoire de la femelle gorille et de l’enfant fit ensuite le tour du monde et fut couverte par les médias. Binti Jua devint une icône de la préservation des gorilles de l’Ouest, une espèce en voie d’extinction. Après l’accident, le zoo organisa une collecte de fonds pour participer à la préservation de l’environnement naturel des gorilles. Binti Jua est décédée en 2022 à l’âge de 34 ans.
Les animaux peuvent se montrer exceptionnels. Par leur générosité, leur abnégation, ils peuvent faire des miracles. Ils sont très nombreux à avoir aidé les humains et choisir les plus courageux a été très difficile. Sans eux et sans la biodiversité, notre vie, notre monde, seraient bien plus tristes et inconsistants.
Top 10 des animaux qui ont du mal à se reproduire !
Le titre de cet article a de quoi interpeller : comment se pourrait-il que des animaux peinent à se reproduire alors que c’est le but de leur existence ? Vous le savez sans doute, le monde tourne depuis quelque temps différemment de la façon dont il a tourné pendant des milliers d’années : fonte des glaciers, ralentissement des courants marins, sixième extinction de masse des espèces se cumulent… Dans un tel contexte, beaucoup d’animaux montrent des difficultés à se reproduire car leurs conditions de vie ne leur sont pas favorables, que leur habitat soit menacé ou que la pollution perturbe leurs comportements par exemple. Voici dix animaux dont l’existence est particulièrement menacée notamment à cause de leur faible taux de reproduction.
1 - Le panda géant
Le grand public sait que cet animal fait partie des espèces les plus menacées au monde. Son habitat ne cesse de se rétrécir et les forêts de bambous qui le nourrissent se réduisent également. Le panda géant peine à s’adapter aux modifications rapides de son environnement, mais ce n’est pas tout. Il est également connu pour son faible taux de reproduction car il ne trouve pas aisément un partenaire. À cela, il faut ajouter que la période de fertilité d’une femelle ne dure que deux à trois jours par an.
2 - Le rhinocéros de Java
Le rhinocéros de Java est l’une des espèces de rhinocéros les plus menacées au monde. Sa population est aujourd’hui extrêmement réduite. Sa corne est toujours très recherchée en Asie en raison de ses prétendues vertus thérapeutiques, mais son habitat de forêts et de prairies mixtes ouvertes se réduit aussi drastiquement. Résultat : le rhinocéros de Java est en danger critique d'extinction. La stratégie de reproduction adoptée par l’espèce ne compense pas cette situation : la femelle n’atteint la maturité sexuelle qu’entre 3 et 4 ans et le mâle après 6 ans, la gestation dure 16 mois et l'intervalle entre deux naissances est de 4 à 5 ans.
3 - Le tigre de l'Amour
Panthera tigris altaica est une sous-espèce de tigre également connue sous le nom de tigre de Sibérie. C’est le plus grand félin de la planète. Comme le rhinocéros de Java, son habitat se réduit et il est convoité par les braconniers. Par ailleurs, son taux de reproduction est faible. Cet animal est un solitaire et il ne se met en quête d’un partenaire que pour la reproduction. Il est sexuellement mature vers l’âge de 4 ans. Le temps de gestation dure une centaine de jours. La femelle met au monde de 2 à 4 petits qui sont très vulnérables car ils naissent aveugles et sourds. Il leur faut 2 semaines pour être capable de voir et d’entendre. S’ils sont sevrés vers l’âge de 5 mois, l’apprentissage de la survie peut prendre 3 ans. Seule la mère est chargée de l’éducation des petits : elle doit donc être capable d’augmenter le nombre de proies chassées pour nourrir le petit groupe.
4 - Le kakapo
Le kakapo ou perroquet-hibou, possède l'un de reproduction les plus faibles chez les oiseaux. Sa reproduction est conditionnée à l’abondance de nourriture : il ne s'accouple en effet que si la situation est favorable, sinon, il s’abstient de faire des petits. Or, sa nourriture de prédilection (mais pas la seule heureusement), le rimu, ne produit lui-même des fruits que tous les trois à cinq ans. On observe bien que dans les forêts où ce fruit à coque domine (comme sur l'Île de la Morue), la reproduction des kakapos est faible.
On observe aussi que la façon dont la femelle kakapo se nourrit influence le sexe de ses petits. Une femelle qui mange bien engendre plus de mâles. Mais la proportion mâles/femelles a des répercussions sur la conservation de l’espèce : une population captive du fait de l’abondance de nourriture de qualité produit moins de femelles, ce qui limite le taux de reproduction. Aujourd’hui, la stratégie de reproduction du kakapo n’a pas évolué et il est en danger critique d'extinction.
5 - Le condor de Californie
La reproduction du condor de Californie, oiseau emblématique de Californie, est également lente. De ce fait, aujourd’hui, cette espèce de vautour est en danger d'extinction, même si la raison se trouve davantage dans la raréfaction de son habitat et des problèmes de contamination au plomb. Le condor devient adulte à six ans et se reproduit à partir de l’âge de 7 ans. Le couple se forme pour la vie. Ensuite, les femelles ne pondent qu'un œuf tous les deux ans en moyenne. Il faut 2 mois à l'œuf pour éclore. Le petit est nourri par les parents pendant 6 mois, mais reste à leurs côtés pendant un an.
Toutefois, l’espèce se montre capable d’une étonnante adaptation. Les scientifiques ont récemment découvert qu'en l'absence de mâles, les femelles parvenaient à se reproduire entre elles en recourant au mode de la parthénogenèse. Toutefois, cela n’est pas sans conséquences négatives. Un condor peut généralement vivre une cinquantaine d'années. Or, ce qui a été observé, c’est que les mâles conçus par parthénogénèse sont peu développés et vivent moins de 8 ans, avant même d'atteindre la maturité sexuelle.
6 - Le dugong
Le dugong est une espèce de lamantin : c’est un mammifère marin herbivore, appelé aussi vache marine ou halicore. Il mesure 3 à 4 m de long et peut atteindre les 500 kg. Il vit dans les eaux tropicales de l'océan Indien et du Pacifique. Son déclin est fortement lié à la perte de son habitat et à la chasse. Mais les dugongs ont également une faible fertilité et une longue période de gestation, ce qui rend leur reproduction difficile. La maturité sexuelle du dugong a lieu aux alentours des 10 ans. La gestation dure de 12 à 14 mois. La femelle donne naissance à un petit seulement tous les 4 à 5 ans.
7 - L'axolotl
Ce célèbre amphibien originaire des lacs du Mexique souffre de la pollution et de la perte de son habitat, ce qui le conduit à être en danger critique d'extinction. Les adultes sont sexuellement matures à l’âge d’un an. Le mâle dépose sur le fond une poche de sperme (le spermatophore) que la femelle absorbe par le cloaque. L’incubation durera 2 à 3 semaines. Puis la femelle pondra en moyenne 300 œufs qu’elle accrochera à un support comme une plante aquatique. Les juvéniles sortiront de l’œuf deux semaines après. Même s’ils peuvent théoriquement vivre 10 à 12 ans, cette stratégie n’est pas suffisante pour assurer la survie de l'axolotl : la croissance du Mexique conduit à une pêche accrue car ils constituent une base de l’alimentation locale.
8 - Le saola
Le saola est une espèce de bovidé extrêmement rare qui se rencontre uniquement dans les montagnes de la cordillère annamitique du Vietnam et de la République démocratique populaire Laos. Ces animaux sont menacés par la déforestation et le braconnage. On sait peu de choses sur le saola. Une grande partie de ce que nous savons à son propos est tirée de l’observation d'une femelle gestante maintenue brièvement captive dans le nord du Laos, décédée au bout de quelques semaines car ces animaux ne supportent pas l’absence de liberté. Mais tout porte à considérer que leur stratégie de reproduction ne permet pas de faire face au déclin de l’espèce.
9 - Le gavial du Gange
Ce reptile ressemble à un crocodile mais n’en est pas un. Il est aujourd’hui en danger critique d'extinction : son habitat se réduit et il doit faire face à des problèmes de pollution des rivières d'Inde et du Népal dans lesquels il vit. Le gavial du Gange a un faible taux de reproduction mais parvient tout de même à maintenir sa population. Si on recense actuellement moins de 200 spécimens à l’état sauvage, la population mondiale de gavials du Gange observe une hausse.
La femelle arrive à maturité sexuelle seulement entre dix et quinze ans, lorsqu'elle atteint trois mètres de longueur. La saison sèche est aussi celle de la reproduction. Les mâles s’affrontent souvent avant de former les couples. La femelle fécondée pond ensuite dans le sable une cinquantaine d'œufs. Elle les recouvre puis les laisse sans surveillance, ce qui impacte forcément le nombre de petits qui verra finalement le jour.
10 - Le paresseux
Le paresseux est connu pour la lenteur de ses déplacements et sa propension à se reposer longuement. Sa reproduction n’est pas plus rapide. Ces animaux s’accouplent seulement tous les deux ans. Suite à cela, la gestation dure 6 mois et la femelle ne donne naissance qu’à un seul petit.
Ces exemples montrent à quel point il est important de poursuivre les efforts de conservation pour protéger ces animaux et leur habitat. Certaines espèces se montrent capables d’adaptation mais d’autres peinent à faire face aux menaces qui pèsent sur elles. L’être humain n’est hélas pas tout-puissant et le passé a montré que sa bonne volonté et son désir d’agir pour protéger l’environnement peut aussi entraîner des catastrophes dans la mesure où les écosystèmes constituent des ensembles à l’équilibre fragile : il est difficile d’agir sur un maillon sans avoir d’impact sur le reste d’une chaîne alimentaire. Aussi, on considère souvent que c’est l’activité humaine qui doit être encadrée et limitée. Mais selon les modes et les conditions de vie, toutes les sociétés ne sont pas prêtes à laisser leur place aux animaux. Les institutions dont l’activité vise à conserver les espèces et à les aider à se reproduire, éventuellement pour les relâcher dans la nature, ont donc un rôle essentiel à jouer.
Top 10 des animaux qui voient le mieux la nuit !
Les animaux qui ont une bonne vision nocturne présentent généralement des caractéristiques comme des pupilles particulièrement grandes, un nombre accru de bâtonnets ou un tapetum lucidum… C’est tout cela qui contribue à assurer une meilleure survie à ces espèces qui vivent la nuit. Dans cet article, après un développement qui vous permettra de mieux comprendre ce qu’est la vision nocturne, nous vous présentons 10 animaux qui voient très bien la nuit.
Quelques précisions sur la vision nocturne
La vision nocturne fait référence à la qualité de la vision dans des conditions de faible luminosité ou la nuit. Les animaux qui vivent la nuit ou dans des environnements très sombres présentent des éléments anatomiques particuliers qui leur permettent de capter et/ou d’utiliser au mieux la lumière disponible.
La dilatation des pupilles est un mécanisme qui permet de laisser entrer davantage de lumière dans l'œil et d’amener plus d’informations au niveau de la rétine. Il existe chez l’être humain. Mais on observe que les animaux possédant une bonne vision nocturne ont généralement des pupilles qui peuvent se dilater beaucoup plus que celles des autres animaux. On observe aussi que leur rétine est elle-même plus grande par rapport à la taille de leur œil que ce que l’on observe chez les animaux qui privilégient la vision de jour. Enfin, la position des yeux sur la tête contribue à améliorer la vision nocturne. Chez les chouettes par exemple, les yeux sont positionnés à l’avant de la tête, conduisant à une vision binoculaire qui enrichit les informations reçues dans des conditions de faible luminosité.
Au niveau de la structure de l'œil, les cônes et les bâtonnets désignent les cellules photoréceptrices présentent au niveau de la rétine. Les animaux qui possèdent une bonne vision nocturne ont souvent une rétine riche en bâtonnets, tandis que les cônes, responsables de la vision des couleurs, sont moins nombreux. Aussi, un animal qui perçoit mieux les formes la nuit, se montre souvent moins capable de distinguer les couleurs lorsqu’il fait jour, ou alors avec moins de nuances.
Le tapetum lucidum est une couche réfléchissante située derrière la rétine dans les yeux de certains animaux nocturnes. Cette structure agit comme un miroir, réfléchissant la lumière qui a déjà traversé la rétine une première fois et l’amplifiant, ce qui alimente davantage les cellules photoréceptrices. Le phénomène de miroir est visible de l’extérieur : vous avez peut-être déjà vu les yeux d’un chat briller comme s’ils produisaient de la lumière ?
Lisez cet article jusqu’à la fin car nous y verrons que l’excellente vision nocturne de certains serpents se base sur d’autres principes que ceux que l’on vient d’énoncer.
1 - Les hiboux
Les hiboux ont de grands yeux tubulaires qui laissent entrer davantage de lumière qu’un œil humain. Ils représentent près de 5 % du poids de leur corps. Quant à leur forme oblongue, elle les rend incapables de bouger dans leurs orifices. C’est pour compenser cette immobilité des yeux que les hiboux ont développé une grande amplitude de mouvement de la tête autour de son axe. Leur rétine contient également un grand nombre de bâtonnets : nos yeux en contiennent environ 200 000 bâtonnets par millimètre carré contre un million pour le hibou. Enfin, cet animal est aussi équipé d’un tapetum lucidum. Autant dire que le hibou cumule les avantages. Toutefois, dans l’obscurité totale toutefois, il ne voit rien. Aussi, pour repérer leurs proies, ils ne se reposent pas que sur leur vision mais usent également d’une ouïe très fine.
2 - Les chats
Comme le hibou, le chat est bien doté. Ce dernier possède également des yeux proportionnellement plus gros. Grâce à cela, son champ de vision s’élargit à 280 degrés, quand il n’est que de 180 degrés chez l’homme.
Les chats ont des pupilles qui peuvent s’étirer dans la verticalité. On parle alors de pupilles elliptiques. Elles se forment lorsque la luminosité est modérée. Cela leur donne également des capacités d’adaptation plus grandes lorsqu’il faut passer brusquement d’un environnement sombre à un environnement lumineux, et inversement. Le chat possède enfin un grand nombre de bâtonnets et un tapetum lucidum.
3 - Les putois
Les putois ont une rétine riche en bâtonnets et un tapetum lucidum, ce qui leur permet de détecter les mouvements et de voir dans des conditions de faible éclairage. Toutefois, cet animal est vite ébloui par une lumière soudaine trop vive.
4 - Les loups
Les loups ont des pupilles qui peuvent se dilater pour laisser entrer plus de lumière, un grand nombre de bâtonnets dans leur rétine et un tapetum lucidum. Ils voient particulièrement bien au crépuscule et à l’aube. Mais l’on sait bien d’autres choses sur la vision du loup. Son champ de vision atteint les 250 degrés. Sa vision est à la fois binoculaire et périphérique, ce qui le rend aussi efficace pour chasser en milieux ouverts et fermés. Le loup serait vraisemblablement myope, car il ne possède pas de fovea centralis, petite dépression située derrière la rétine qui nous permet de conduire ou de lire. Mais ce qui compte pour le loup, c’est de distinguer les formes et les mouvements, et il y excelle !
5 - Les lémuriens
Les lémuriens nocturnes ont de grands yeux qui laissent entrer plus de lumière et une rétine riche en bâtonnets pour une meilleure détection des mouvements et une vision accrue dans l'obscurité. Parmi eux, on peut citer le lémur aux yeux de biche (Phaner furcifer) et le lémurien à queue grasse (Cheirogaleus medius).
6 - Les grenouilles
Certaines espèces de grenouilles ont des yeux qui laissent entrer plus de lumière et une rétine riche en bâtonnets pour une meilleure détection des mouvements et une vision accrue dans des conditions de faible luminosité. La grenouille aux yeux rouges que l’on trouve au Costa Rica (Agalychnis callidryas) est un très bon exemple. C’est une grenouille arboricole native des régions tropicales humides d'Amérique centrale qui vit principalement la nuit. La journée, elle veut rester discrète et reste immobile, sa couleur la rendant particulièrement difficile à repérer parmi le feuillage. Elle ferme également ses grands yeux et les rentre à l’intérieur de son crâne.
7 - Les tarsiers
Les tarsiers sont ces petits singes qui tiennent dans la main (10 cm de hauteur tout au plus) et se caractérisent par des yeux proportionnellement énormes. Globuleux, ceux-ci peuvent atteindre 1,5 cm de circonférence, ce qui constitue un volume plus important que leur cerveau. Leur tête pivote sur 180 degrés, capacité développée pour les mêmes raisons citées pour les hiboux : leurs yeux ne peuvent pas bouger dans leurs orbites, étant fixés au crâne.
8 - Les ratons laveurs
Les sens du raton laveur sont très efficaces. Leur vision nocturne est certes excellente mais elle est complétée d’une ouïe qui lui permet de détecter le danger très rapidement. Leur sens du toucher n’en est pas moins développé : leurs pattes avant sont extrêmement mobiles et d’une grande sensibilité.
9 - Les chauve-souris
Les chauves-souris sont connues pour être équipées de l’équivalent d’un sonar. Toutefois, contrairement à la croyance populaire, les chauves-souris sont aussi capables de voir, certaines d’entre elles utilisant autant leurs yeux que l’écholocation pour chasser leurs proies.
10 - La vision nocturne chez certains serpents
Des serpents comme les crotales, les boas ou les pythons ont une excellente vision nocturne basée non pas sur un système photosensible, mais sur un système sensible à la température, sur le principe de nos caméras thermiques. Ces prédateurs détectent ainsi leurs proies grâce à l’émission de radiations infrarouges de leurs proies. Les études ont déterminé que les membranes chargées de détecter la chaleur corporelle chez les serpents étaient sensibles à une température d’environ 25°C, émise par un corps placé à un mètre de distance.
Source : Laetitia Cochet - Mis à jour le 31/05/2024
| Algérie mon beau pays | |