
Quelques variétés de poissons
Variétés de poissons rouges : quelles-sont-elles ?
Tous les poissons rouges ne sont pas rouges ! Et il en existe tant de variétés qu’il est difficile de savoir combien précisément. Elles sont le fruit d’un travail d’élevage et de sélection soigneux qui a commencé il y a plus de 1000 ans en Chine. En Occident, nous ne connaissons réellement les poissons rouges que depuis le 17e siècle. L’élevage s’y est progressivement développé, ce qui a contribué à augmenter encore le nombre de variétés. Cet article vous donne quelques points de repères pour vous situer plus facilement dans le monde riche et varié des poissons rouges.
Quels sont les éléments qui caractérisent une variété de poissons rouges ?
Ce sont bien sûr des caractéristiques anatomiques qui distinguent les variétés de poissons rouges. Il peut s’agir :
• de la queue : simple ou double • des écailles : argentées ou non, perlées ou non... • de la couleur : uniforme ou tachée... • de la forme de la tête • de la forme des yeux • de la forme du corps • de la présence de nageoires : caudales, dorsales, pectorales, pelviennes.
Il existe une classification traditionnelle chinoise des poissons rouges en 4 groupes : "Ce", "Wen", "Dragon Eye", "Egg". Mais elle n’est pas reprise en Occident.
Lorsque l’on souhaite acquérir un poisson rouge, on a donc que l’embarras du choix. Mais il est un critère important à connaître : plus une variété s'éloigne de la physionomie naturelle du poisson rouge, plus elle nécessite de soins. Il est nécessaire de ne pas surestimer ses capacités à s’occuper d’un aquarium, pour le bien-être du poisson d’une part, et pour vous éviter des déconvenues et des dépenses inutiles d’autre part. Ce sont des êtres vivants à part entière, avec des besoins spécifiques : leur entretien relève d’un apprentissage progressif qui s’approfondit avec le temps.
Un autre point d’importance : quelle que soit la variété de poissons rouges pour laquelle vous optez, ne négligez pas la contenance de l’aquarium. Les 50 litres sont un minimum pour un seul individu. Les conseillers en animalerie ne sont pas des spécialistes : de nombreux aquariophiles débutants se sont vus conseillés une contenance de 20 litres à tort.
L’exhaustivité étant impossible, nous vous présentons ici 7 variétés de poissons rouges étonnantes.
1- Les Têtes de lion
Le poisson rouge Tête de lion fait partie des poissons rouges sans nageoire dorsale, comme les Ranchus, les Lionchus, les Bubbles… De ce fait, il nage assez lentement. Il faut donc être attentif à ne pas l’associer à des poissons plus rapides, notamment pour des questions d’inégalité d’accès à la nourriture.
Son corps est ovoïde et il doit son nom à la forme de sa tête, ornée d’une protubérance au niveau du front et des opercules branchiaux. Robuste, il peut être choisi pour débuter un aquarium.
2- Les Orandas
Les Orandas sont immédiatement reconnaissables à la protubérance placée au sommet de sa tête qui, avec ses boursouflures, évoque la framboise. Chez des sujets âgés, cette boursouflure peut se développer sur les yeux, masquant alors la vision du poisson. Contrairement aux Têtes de lion, les Orandas possèdent une nageoire dorsale.
Ils peuvent atteindre les 30 cm de longueur. Ce sont des poissons également robustes, adaptés aux débutants.
3- Les Télescopes
La principale caractéristique des Télescopes, ce sont leurs yeux globuleux aux formes variables : coniques, rondes... qui ne leur servent que peu car ces poissons ont une vue finalement médiocre. Il est donc conseillé de dépouiller l’aquarium de tout décor inutile, surtout s’il est pointu ou coupant. Mais ne vous inquiétez pas pour eux concernant la nourriture : possédant un bon odorat comme tous les poissons, ils s’en servent davantage pour repérer leurs aliments.
Leur corps est, comme les yeux, tout en rondeur. Leur couleur est très variable : rouge, orange, jaune, blanc, noire (la version la plus connue étant le Black Moor), association de deux ou trois couleurs. Leur aspect peut être mat, brillant ou nacré. Cette variété date du 16e siècle. Malgré tout, c’est un poisson assez fragile à réserver aux aquariophiles expérimentés.
4- Les Shubunkins
Ce sont des poissons créés par Yoshigoro Akiyama par croisement de poissons Télescopes et de poissons rouges communs. Ils ont une forme proche des poissons rouges communs, avec une queue voilée en plus. Ils arborent des taches colorées, parfois des reflets métalliques. Ils mesurent en moyenne 25 cm, la femelle étant généralement plus grande que le mâle. Il en existe 3 variantes : Shubunkins de Londres, Shubunkins de Bristol et Shubunkins américains. Ces derniers sont les plus répandus en animalerie et ça tombe bien car ils sont faciles à entretenir et adaptés à l’aquariophile débutant.
5- Les Ryukins
Cette variété fait partie des plus anciennes. Il possède une très belle queue frangée qui en fait un poisson d’ornement recherché. Ces poissons sont assez robustes, combinant ainsi élégance et résistance : idéal pour un aquariophile débutant.
6- Les Comètes
Ces poissons sont appelés ainsi car ils sont les plus rapides des poissons rouges. Leur vitesse est due à une nageoire caudale bien développée, dont la longueur peut être équivalente à celle du corps du poisson. De ce fait, ce poisson peut atteindre une taille de 40 cm. Il peut être jaune, orange, rouge ou blanc, la version la plus populaire étant celle associant des motifs rouges et blancs.
7- Les Pom Poms
Chez le Pom Pom, ce sont les naseaux qui sont développés, au point de former un bouquet de petites boules à l’avant de la tête. Évoquant le bouquet de fleurs, les Japonais le nomment Hanafusa, "grappe de fleurs", l'appellation Pom Pom faisant, elle, référence aux pompons agités par les pom pom girls américaines. La variante chinoise n’a pas de nageoire dorsale, contrairement à la variante japonaise.
Ils appartiennent à la grande famille des Queues-de-Voiles, c’est-à-dire que leur queue est double, longue, tombante, évoquant la forme d’une voile de bateau. Elle est continue, contrairement aux poissons dont la queue est frangée.
Il est préférable d’associer les Pom Poms à des poissons aux déplacements lents. En effet, leurs protubérances nasales gênent leur vision. Il est aussi nécessaire de limiter les décors agressifs.
Gourami et Colisa en aquarium : conseils et bonnes pratiques d'élevage
Si vous cherchez à acheter des Colisa, vous aurez pu constater qu’ils sont souvent associés à des Gourami. Vous trouvez même des poissons qui portent les deux noms. D’une manière générale, il est toujours préférable de se référer au nom scientifique qui n’est, lui, jamais ambigu. Notre article décrit les espèces concernées et vous livre quelques conseils pour réussir votre élevage. Nous vous éclairons aussi sur les bonnes pratiques à adopter pour profiter de vos poissons.
La famille des Osphronemidés
Dans la famille des Osphronemidés, toutes les espèces sont qualifiées de Labyrinthidés car ces poissons possèdent un organe appelé labyrinthe, situé dans une cavité au-dessus des branchies. Il leur permet d’absorber l’oxygène de l’eau par le système de branchies classique, mais aussi d'absorber l’oxygène de l’air en venant respirer à la surface.
Les poissons qui possèdent cet organe vivent dans des zones où l’eau est stagnante ou alors où le courant est très faible. La végétation y est très riche et donc très pauvre en oxygène. C’est ce qu’on appelle le phénomène d’eutrophisation. Ces poissons vivent naturellement dans des mares, des rizières et des cours d'eau très lents d'Asie du Sud-Est. L’engouement des aquariophiles pour ces espèces ont donné naissance à des élevages dans des fermes spécialisées. Notez que l’on peut vous proposer des poissons particulièrement colorés. Sachez qu’ils le sont souvent de façon artificielle, ce qui semble amputer leur durée de vie car ils meurent assez rapidement. Par ailleurs, l’élevage intensif et les colorants utilisés les rendent stériles. Nous vous conseillons donc d’être très attentifs à la provenance de vos poissons sans quoi vous pouvez être vite déçus, sans parler des maladies importées dans votre aquarium. Respectez bien les règles de mise en quarantaine avant de mélanger vos poissons entre eux !
Le labyrinthe est avant tout un organe essentiel à la survie des poissons qui leur permet de respirer en attendant que le taux d’oxygène de l’eau augmente de nouveau. Cela n’empêche pas ces poissons de venir à la surface absorber l’oxygène atmosphérique même lorsque le taux d’oxygène de l’eau est suffisant, car des études ont montré que certains poissons de cette famille peuvent mourir s’ils sont privés d’oxygène atmosphérique.
Au sein de cette famille, vous ne trouvez plus de Colisa et de Gourami. Ces appellations sont anciennes et ne sont plus reconnues par les scientifiques. On parle désormais de Trichogaster et de Trichopodus.
Les Trichogaster
Les Trichogaster mesurent entre 5 et 10 cm de longueur. Leur espérance de vie est de 2 à 3 ans. Ce sont des poissons calmes et paisibles avec les autres espèces. Il faut toutefois noter que les mâles sont agressifs entre eux. Si vous tenez à adopter deux mâles, il ne faudra pas lésiner sur le volume de l’aquarium : plus de 200 litres garnis d'une riche végétation et cachettes.
Malgré leur aptitude à respirer de deux manières différentes, ce sont des espèces fragiles. Il est impératif de bien surveiller la stabilité des paramètres de l’eau : la dureté doit rester inférieure à 10 °GH, le pH doit être stabilisé entre 6,5 et 7,2 et la température entre 22 et 28 °C.
Ce sont des espèces omnivores à tendance carnivore : les proies vivantes ou congelées constituent la meilleure nourriture, même si elles acceptent les aliments lyophilisés, sous forme de paillettes ou de granulés.
Quatre espèces de Trichogaster sont particulièrement populaires
• Les Trichogaster chuna, appelés aussi Gourami miel (anciennement Colisa chuna) mesurent environ 5 cm de longueur. Leur couleur dominante est le jaune. • Les Trichogaster fasciata (anciennement Colisa fasciata) ou Gourami bariolés, présentent des bandes de couleur bleue. Ils mesurent environ 8 cm. • Les Trichogaster labiosa (anciennement Colisa labiosus) ou Gourami à grosses lèvres, mesurent environ 9 cm. La livrée a une base bleutée ou violacée et alterne les rayures verticales rouges et bleues sur les flancs. • Les Trichogaster lalius (anciennement Colisa lalia) ou Gourami nains sont les plus populaires des quatre. Ils mesurent moins de 6 cm de longueur. La livrée de base est de couleur jaune à orangé parfois rougeâtre. De nombreuses lignes verticales bleues animent l’ensemble.
Les Trichopodus
Les Trichopodus mesurent entre 10 et 25 cm de longueur. Leur espérance de vie est de 4 à 6 ans. Ce sont aussi des poissons calmes mais ils ont besoin d’un grand bac, plus d'un mètre de façade et plus de 300 litres si vous souhaitez en avoir plus de deux. La richesse de la végétation compte tout autant que pour les Trichogaster.
Ces espèces supportent des eaux dont la dureté totale est comprise entre 5 et 15 °GH. Le pH doit être compris 6,5 et 7,5 et la température entre 24 et 28 °C.
Ces omnivores acceptent tous les types d'aliments : paillettes, granulés, mais préfèrent, comme les Trichogaster, de la nourriture vivante ou congelée.
Quatre espèces sont populaires
• Les Trichopodus leerii (Gourami perlés ou Gourami lerry) mesurent entre 10 et 12 cm de longueur. Ils possèdent une livrée argentée égayée par de petites taches blanches, plus ou moins scintillantes. Le dessous des poissons est rouge. Ils possèdent de très longues antennes. • Les Trichopodus microlepis (Gourami argentés ou clair de lune) mesurent environ 13 cm de longueur. La livrée est uniformément argentée. Les nageoires sont transparentes. • Les Trichopodus pectoralis (Gourami peau de serpent) mesurent jusqu'à 25 cm de longueur. C’est l’espèce recommandée aux débutants tant elle est robuste, à condition de lui fournir plus de 300 litres. Sa livrée est également gris argenté mais elle est traversée par de nombreuses bandes verticales gris plus foncé. Une bande horizontale noire discontinue rythme aussi l’aspect des poissons. • Les Trichopodus trichopterus (Gourami bleus ou Gourami à trois taches) ont une livrée bleu argenté clair avec deux taches de chaque côté et une troisième sur l’œil. Ils mesurent entre 10 et 15 cm de longueur. Les mâles peuvent se montrer agressifs avec d'autres espèces ainsi que leurs congénères. Un bac de plus de 300 litres est indispensable.
Le meilleur aquarium pour héberger des Colisa et des Gourami
Votre aquarium doit impérativement être équipé d’une filtration capable de faire circuler deux ou trois fois le volume du bac par heure. Le brassage doit être homogène. Si le système crée des zones de turbulences trop importantes, d’autres zones seront trop peu brassées. Nous vous conseillons de combiner filtration mécanique et filtration biologique.
Cela n’empêche pas de changer l’eau fréquemment car la plupart de ces poissons sont sensibles à l’accumulation de nitrates : comptez 10 à 20 % d’eau neuve à température de l’aquarium à apporter chaque semaine. Lors des changements d’eau, profitez-en pour siphonner les déchets déposés sur le sol, nettoyer les algues déposées sur les vitres et tailler les plantes si nécessaire.
Vous devez bien sûr assurer la parfaite maintenance de vos appareils. Le nettoyage des masses filtrantes doit se faire deux fois par mois dans l’idéal. Cela n’est valable que pour les parties de filtration mécanique. Les parties de filtration biologique, elles, fonctionnant à partir de bactéries, n’appellent qu’un rinçage 2 à 3 fois par an.
Nous avons déjà insisté sur la nécessité d’une belle végétation. Cela implique d’installer des tubes néons qui fournissent 1 Watt pour 2 litres d’eau. La durée quotidienne d’éclairage ne doit pas descendre en dessous des 12 heures sans coupure. Une pompe à air est par contre inutile : elle agite trop l’eau et appauvrit l’eau en gaz carbonique nécessaire à la bonne pousse des plantes. Pour favoriser la croissance de celles-ci, l’emploi d’un engrais enterré dans le sol au moment de l’installation du bac est préconisé. Il est préférable que le sable qui tapisse le fond présente des grains aux bords arrondis, surtout si vous envisagez d'accueillir des poissons fouisseurs.
Les plantes que nous vous conseillons sont les suivantes : Cryptocoryne becketii ou wendtii, Microsorum, Vallisneria, Hygrophila, Limnophila, Rotala. Faites-vous plaisir pour les disposer harmonieusement ! Vous avez compris que Colisa et Gourami ont besoin de cachettes. Des souches de Malaisie et des racines de tourbière préalablement bouillies viendront compléter le décor et composer les refuges dont ces poissons ont besoin.
Chez de nombreux poissons de cette famille, le mâle construit un nid de bulles d'air et de salive à la surface de l'eau dans lequel le couple s’unit et lieu qui reçoit les œufs jusqu'à l'éclosion des œufs. Toutefois, toutes les espèces n’ont pas adopté cette technique. Certaines pratiquent l’incubation buccale, d’autres pondent en pleine eau et libèrent des œufs flottants ou encore les déposent dans des excavations. Quelques espèces pondent des œufs adhésifs, d’autres construisent une sorte de nid composé de morceaux de plantes. Renseignez-vous bien sur les espèces que vous choisissez pour leur offrir les conditions optimales de reproduction.
Voici nos conseils fondamentaux pour élever des Trichogaster et des Trichopodus (anciennement Colisa et Gourami). Bien sûr, il existe des subtilités propres à chaque espèce, notamment pour les conditions de reproduction. Nous ne pouvons que vous inviter à récolter le maximum d’informations fiables et précises pour garantir le succès de votre aquarium.
Poisson télescope, variété de poisson rouge aux yeux globuleux
Poisson télescope, variété de poisson rouge aux yeux globuleux Évoluant dans les eaux douces d’Asie, le télescope est un poisson rouge aux yeux protubérants. Cette variété ornementale est apparue en Chine au XVIe siècle pour ensuite devenir la coqueluche des élevages japonais. C’est au pays de soleil levant que la sélection a amplifié la proéminence de ses globes oculaires car plus les yeux sont gros et la queue longue, plus le télescope a du succès. Zoom sur une star des aquariums qui souffre d’une vue médiocre, voire d’une cécité totale.
Quelle est l’origine du poisson télescope ?
Vivant à l’état naturel dans les rivières et étangs asiatiques, le télescope a été découvert en Chine à la fin du XVIe siècle où on le surnomme “yeux de dragon". Appelé demekin au Japon, il est le fruit d’un croisement avec le très populaire poisson rouge (Carassius auratus). À ce titre, il appartient à la famille des cyprinidés. Le télescope, domestiqué à des fins ornementales, s’est largement répandu en Asie avant d’arriver en Europe en 1872. La pratique sélective a donné naissance aux multiples variétés proposées aujourd’hui dans le commerce et que l’on retrouve dans d'innombrables aquariums à travers le monde. Ce poisson peut atteindre 20 cm de long et vivre entre 10 et 15 ans.
À quoi ressemble le poisson télescope ?
Ce cyprinidé asiatique se distingue par une tête large surmontée d’yeux télescopiques qui lui ont donné son nom. Son corps ovoïde ou rond affiche une hauteur supérieure à la moitié de la longueur. La nageoire dorsale du poisson télescope reste dressée et les autres nageoires sont grandes, arrondies et voilées. La nageoire caudale fourchue, plus longue que son corps, pend souvent vers le bas.
De quelle couleur est le poisson télescope ?
Le poisson télescope présente de nombreuses variétés dont la plus connue est le maure noir (blackmoor), spécimen qui revêt un ton uniformément noir velouté. D’autres maures portent des taches orange. Quand le demekin se pare des coloris blanc et noir répartis très distinctement sur son corps, on l’appelle panda. La pratique sélective a créé une vaste gamme de robes monochromatiques (orange, jaune, blanc, rouge) mais également aussi bicolores (rouge-blanc, rouge-noir, jaune-noir…) et tricolores. Les nuances mates ou brillantes apparaissent selon que les variétés sont écailleuses ou pas.
Pourquoi le télescope a des yeux si gros ?
La sélection opérée au sein des élevages a cherché à augmenter la protubérance des globes oculaires à des fins commerciales car les variétés aux yeux les plus saillants sont les plus prisées en aquariophilie. Ceux-ci arborent plusieurs types de formes : sphérique, cylindrique ou conique. Les yeux du poisson télescope s’orientent généralement vers le haut et présentent des axes de direction différents. L’aspect globuleux se manifeste entre 3 et 6 mois mais ne confère aucun avantage à l’animal. Dès sa prime jeunesse, le demekin souffre en effet de troubles visuels qui s'aggravent avec le temps. Selon les spécialistes, les problèmes dégénératifs de sa vision apparaissent vers l’âge de 2 ou 3 ans pour conduire à une cécité totale dans la majorité des cas.
Comment élever un poisson télescope ?
Très populaire parmi les aquariophiles, le demekin est une variété de poisson rouge délicate qui demande de l’attention. Voici quelques principes de base visant à lui offrir un environnement adapté à son bien-être.
Les caractéristiques de l'aquarium
Le télescope a besoin de beaucoup d’eau, au minimum 50 litres par individu, donc 100 litres pour deux. Il est recommandé de placer l'aquarium dans un endroit sombre car cette variété de poisson est susceptible de développer des champignons en cas de surexposition à la lumière. Le cyprinidé asiatique manifeste peu de vitalité en raison d’une capacité limitée à nager. Par conséquent, les filtres de l'aquarium doivent être réglés à puissance modérée afin de ne pas entraîner l’animal dans le brassage.
Les paramètres de l’eau
Le poisson télescope est un gros pollueur qui peut faire augmenter le taux de nitrates rapidement et de fait, altérer sa santé. C’est pourquoi il est recommandé de contrôler souvent l'eau de l'aquarium et de la changer régulièrement. Le cyprinidé craint les basses températures et les écarts brusques d’où la nécessité de le maintenir dans une eau tempérée, comprise entre 18 et 24°C. Le demekin exige une bonne oxygénation et, en l’absence de plantes naturelles, il a besoin d’un diffuseur à bulles. Le pH préconisé est de 7 à 7,5.
Le décor
Compte tenu de la mauvaise vision du poisson télescope, voire de sa cécité, un soin minutieux doit être observé dans le choix du décor. Pour prévenir tout accident, les objets coupants, piquants ou trop durs sont à bannir car l’animal pourrait s’y cogner et déchirer ses nageoires. Une solution consiste à placer des plantes naturelles qui non seulement serviront à contrôler le niveau d'azote mais agrémenteront l'aquarium sans risque de blessure. Pour éviter qu’il ne mange les végétaux, privilégiez les espèces résistantes de type anubias.
Le régime alimentaire
Le poisson télescope possède un estomac de faible capacité c’est pourquoi il doit être nourri plusieurs fois par jour mais en quantités infimes. Ce cyprinidé omnivore est gourmand et peu exigeant. Il avale volontiers des vers, des petits crustacés, des insectes ainsi que des aliments vivants tels que les crevettes de saumure, les larves, les artémias ou les vers de vase. Nourriture fraîche, congelée ou en flocons, il accepte tout et ne dédaigne pas non plus les granulés tombés au fond de l’eau. Un apport régulier de matière végétale est indispensable à travers par exemple des légumes pochés (feuilles de laitue, de chou...)
La cohabitation
Avant d’introduire des congénères dans son espace de vie, les troubles visuels du télescope et sa faible aptitude à la nage constituent des paramètres à prendre en considération. Il est ainsi déconseillé d’imposer à cette variété de poisson lente et peu agile, des colocataires trop vifs qui pourraient par exemple lui endommager les nageoires. Le demekin est d’un naturel grégaire, paisible et peu territorial. Il est facile à vivre et apprécie la compagnie de poissons qui lui ressemblent. Un groupe d’au moins 5 individus au tempérament calme le comblerait de bonheur.
Des Piranhas en aquarium : conseils et bonnes pratiques d'élevage
Le Piranha est un poisson exotique qui passe pour un vrai tueur. Dans ces conditions, pourquoi vouloir accueillir ces animaux dans un aquarium chez soi ? En réalité, c’est un poisson qui peut se comporter de manière bien moins agressive si l’on maîtrise quelques paramètres. Voici nos conseils et bonnes pratiques d’élevage pour profiter longtemps de vos Piranhas.
← En cours de finition ↓
Comment aménager l'aquarium de son axolotl ?
L'axolotl est un animal qui a de quoi fasciner. Il est une curiosité pour le grand public d’abord, en raison de son apparence hors du commun. De leur côté, les biologistes étudient son étonnante programmation cellulaire qui lui permet bien des prouesses comme la résistance au cancer et la possibilité de récréer certaines parties de son corps. Si vous souhaitez accueillir chez vous cet être étonnant, notre article vous guide dans l’aménagement de son aquarium.
L'ancistrus, poisson régulièrement rencontré dans les aquariums
L’ancistrus se reconnaît entre mille avec sa bouche à large ventouse, son museau à pointes et ses nageoires épineuses. Poisson de fond, il se laisse vivre au-dessus des rochers et de la végétation. Bien que surnommé “nettoyeur de vitre”, c’est à vous qu’il laissera le soin de laver l’aquarium !
Le Discus en aquarium : conseils et bonnes pratiques d'élevage
Le Discus est un poisson d’eau douce très apprécié des aquariophiles pour ses magnifiques couleurs, sa forme ronde assez rare et son caractère paisible. Il nage principalement sur la partie médiane de son habitat de verre. Ce poisson n’a pas livré tous ses secrets. On ne connaît donc pas encore bien son mode de vie à l’état sauvage mais plutôt en aquarium par le biais de l’expérience des passionnés qui élèvent des Discus.Découvrons ensemble certaines de ses particularités et comment faire pour qu’il s’acclimate le mieux possible dans cet environnement.
Le scalaire en aquarium : conseils et bonnes pratiques d'élevage
Il existe au moins cent variétés de scalaires dont Pterophyllum scalare. Ce poisson d’eau douce arbore un physique majestueux qui a séduit les passionnés d’aquariophilie. Découvrons les principales caractéristiques de ce scalaire à la forte personnalité, et le meilleur moyen de le garder en bonne santé dans un aquarium.
Le poisson-clown en aquarium : conseils et bonne pratique d’élevage
Star du film Le monde de Nemo, le poisson-clown est très prisé par les aquariophiles. Vivant dans l’eau de mer, cette espèce de poisson demande des précautions particulières favorisant son bien-être en captivité.
Carpe koï : qui est-elle ? Conseils d'élevage
Symbolisant la virilité et l’amour, la carpe koï est très populaire en Asie. Facile à vivre, ce poisson d’ornement apprécie le contact avec l’homme et cohabite pacifiquement avec d’autres espèces. Zoom sur la reine des bassins et conseils sur ses conditions d’élevage.
L’axolotl : qui est-il ? Peut-il vivre en aquarium ?
Originaire du Mexique, cet étonnant amphibien qui se reproduit à l’état larvaire peut tout à fait vivre en captivité à condition de prendre certaines précautions. Zoom sur ce drôle d’animal et conseils pour garantir son bien-être.
Le guppy en aquarium : conseils et bonnes pratiques d'élevage
Parmi toutes les espèces de poissons d’eau douce que l’on peut avoir dans son aquarium, Poecilia reticulata est une des espèces les plus adaptées pour les débutants. Généralement pacifique, se reproduisant facilement tout en restant très joli et intéressant à observer, Poecilia reticulata est très certainement le poisson d’eau douce le plus apprécié des aquariophiles français.
Le Danio Rerio ou poisson-zèbre en aquarium : nos conseils d'élevage
Très facile à élever en aquarium, le Danio Rerio est un joli petit poisson rayé, d’où son surnom de poisson-zèbre. Découvrons ses caractéristiques, ses besoins et les bonnes pratiques à observer pour que mâles et femelles se reproduisent le plus aisément possible.
Le xiphophore en aquarium : conseils et bonnes pratiques d'élevage
Le Xiphophorus hellerii, appelé aussi simplement “xipho” pour les intimes, existe en différentes variétés aux couleurs très variées, allant du vert au rouge. C’est un poisson d’eau douce tropical qui mesure à l’âge adulte entre 10 et 12 cm en captivité. Il est très populaire car il est très facile à élever. Voici des conseils et des bonnes pratiques pour prendre soin de ce poisson.
Le Killi Cap Lopez en aquarium : conseils et bonnes pratiques d'élevage
Le Killi Cap Lopez est le nom courant de l’Aphyosemion austral. Il se trouve à l’état sauvage dans les eaux douces à l’Ouest de l’Afrique centrale, du Congo au Gabon. Petit poisson de 5 cm de long en moyenne, son espérance de vie est de 2 à 3 ans. Il est apprécié pour ses teintes orange, dorées ou chocolat et son élevage facile. Voici des conseils et des bonnes pratiques pour élever sereinement ces poissons.
Le platy en aquarium : conseils et bonnes pratiques d’élevage
Le platy foisonne de qualités. Sa facilité de maintien en fait l’un des poissons les plus courants en aquariophilie. Ses couleurs, ses formes et son bon caractère égayent la vie de l’aquarium. Sa reproduction est réalisable en un tour de main. Il n’empêche, son épanouissement exige la mise en œuvre du meilleur environnement possible.
Le cardinalis ou néon rouge en aquarium : conseils et bonnes pratiques d'élevage
Il suffit de voir fuser son banc multicolore dans l’aquarium pour comprendre le succès du cardinalis. Le poisson tropical doit son surnom de “néon” à son corps bardé de deux bandes fluorescentes. Son charme électrisant ne doit pas éclipser la nécessité de lui apporter des conditions de vie adaptées à sa sensibilité. Nos conseils.
Le molly en aquarium : conseils et bonnes pratiques d'élevage
La popularité de ce petit poisson tropical en fait l’une des espèces les plus répandues dans nos aquariums. Ses atouts ? L’éventail de couleurs et de motifs déployé par ses nombreuses variétés et son caractère grégaire qui le rend facile à vivre. Le Molly : caractéristiques et conseils pour son épanouissement.
Quelles crevettes élever en aquarium ? Conseils et bonnes pratiques d'élevage
Faciles à élever en nano aquarium, les crevettes d’eau douce nécessitent tout de même un peu d’attention. Ce sont en tout cas de petits invertébrés très attachants, jolis comme tout avec leurs superbes coloris, qui se contentent d’un nano-cube. C’est donc un atout lorsque l’on est amateur du genre et que l’on dispose de peu de place. Qui sont ces crevettes d’élevage, et quels sont leurs besoins ?
Le corydoras en aquarium : conseils et bonnes pratiques d'élevage
Discret et facile à vivre, le poisson-chat d’Amérique du sud est devenu la vedette des aquariums. Il n’empêche, pour s’épanouir, le corydoras doit évoluer dans un milieu adapté à ses besoins. Nos conseils pour lui offrir un habitat sur mesure.
Le poisson voile de Chine : qui est-il, comment le nourrir et entretenir son aquarium ?
Le joli poisson rouge se distingue par de grandes nageoires se déployant en forme de fin voilage : cette caractéristique apporte grâce et légèreté à ses flâneries aquatiques. Avec un ou deux compagnons de la même famille dans l’aquarium, le spectacle n’en sera que plus admirable. Comment prendre soin du voile de Chine (Carassius auratus variatus), le nourrir et préserver son habitat ?
Les poissons nettoyeurs et leur utilité dans l’aquarium
Vous rêvez d’un aquarium auto-nettoyant qui éliminerait les excréments de ses locataires, leurs restes de nourriture et les algues qui prolifèrent ? Voici quelques espèces de poissons qui se révèlent de précieux alliés pour le nettoyage de nos bacs. En fonction de leur morphologie et de leur régime alimentaire, ces aides ménagères accompliront une tâche spécifique : astiquer le fond, le décor ou les vitres.
Le poisson combattant : qui est-il, comment le nourrir et entretenir son aquarium ?
Avec son beau voile et ses splendides couleurs, le poisson combattant séduit de nombreux aquariophiles. Si ce petit animal timide et domestique est réputé pour sa beauté, il a besoin d’un environnement adapté, stable et proche de celui de ses origines pour vivre confortablement et en pleine santé.
| Algérie mon beau pays | |