
Aquarium
Comment nourrir les poissons de son aquarium ? 3 principes généraux
En aquariophilie, le nourrissage des poissons fait partie des tâches essentielles. Quelle alimentation, à quelle fréquence les nourrir… Si vous avez le sentiment qu’un faux pas peut être néfaste voire fatal à vos hôtes aquatiques, car susceptible de déclencher des carences ou des maladies, vous cherchez sans doute des conseils pour vous guider dans votre nouvelle activité. Cet article détaille 3 principes généraux à retenir.
Principe n° 1 : Donner une nourriture en accord avec le mode de vie de vos poissons
Lorsqu’on débute en aquariophilie, il est important de sélectionner des espèces robustes et peu exigeantes. En phase de recherche, vous avez sans doute pris des notes concernant l’alimentation des poissons que vous avez sélectionnés. C’est la garantie de répondre à leurs besoins.
Le plus souvent, en matière d’élevage d’animaux domestiques, la reproduction des comportements observés dans la nature est une bonne pratique à adopter. Si ce n’est pas toujours simple à réaliser en aquarium, le choix d’un aliment doit se faire en lien étroit avec le mode de vie de vos poissons. C’est notamment grâce à ce principe que vous serez assuré que tous vos poissons accèdent à la nourriture. Une fois que vous connaissez leurs comportements et leur zone de nage, vous saurez mieux choisir entre des flocons, des granulés, des comprimés, des sticks, de la nourriture congelée, vivante ou séchée…
Les poissons qui vivent au fond de l’aquarium, souvent nommés poissons “nettoyeurs”, comme les corydoras, les stiphodons, ou les centromochlus, se nourrissent des restes non consommés par les autres espèces. La morphologie de leur bouche est directement reliée au mode de prise de nourriture. Les loricariidés, par exemple, ont une bouche ventrale qui peut même servir d’organe de fixation. Notez qu’il n’est pas forcément nécessaire, comme les crevettes, de les nourrir tous les jours. La nourriture adaptée à leur mode de vie est une nourriture qui tombe au fond du bac.
Les poissons se nourrissant en surface ont une bouche orientée vers le haut, comme les guppys. Ce n’est pas un problème pour eux d’être nourris avec des flocons qui flottent car leur physiologie est adaptée à ce type de comportement.
Entre le fond et la surface, on trouve les poissons de pleine eau, comme les scalaires. Ils ont le plus souvent la bouche placée au milieu de la tête et dirigée vers l’avant. Une nourriture sous forme de pastilles, de gaufrettes ou de chips leur correspond.
Principe n° 2 : Adopter la variété comme philosophie générale
Dans le milieu naturel, les poissons peuvent être classés selon quatre régimes alimentaires : carnivore, herbivore, limnivore ou détritivore (dont la nourriture consiste en débris organiques contenus dans le limon) et omnivore. Ces différents régimes correspondent à des modalités de prise de nourriture spécifiques, en lien avec la taille de l’estomac du poisson.
En général, voici les recommandations de distribution de nourriture en fonction du régime des poissons :
• pour les carnivores, planifiez 1 à 2 prises de nourriture par jour, • pour les omnivores, planifiez à 3 prises par jour, • pour les herbivores, planifiez 3 à 4 prises par jour, • les détritivores apprécient une prise de nourriture continue.
Au-delà du respect du régime alimentaire des poissons, la variété doit constituer comme une philosophie générale. Cette variété a de multiples bénéfices comme la stimulation de l’appétit des poissons, l’amélioration des défenses immunitaires, la prévention d'éventuelles carences…
Les poissons ont en effet besoin de protéines, de glucides, de lipides, de vitamines et de minéraux, en proportions différentes, selon l’espèce. Satisfaire ces besoins est nécessaire pour favoriser leur développement et leur longévité. Sentez-vous libre de tester différents aliments ! Vous pouvez par exemple proposer 1 à 2 fois par semaine des fruits et des légumes (à condition de retirer les restes non consommés pour ne pas polluer l’aquarium). Les légumes doivent être préalablement bouillis afin d’être rendus plus tendres. Les échanges sur les forums d'aquariophiles vous aideront à oser varier.
Gardez également en tête que la cellulose, constituant des parois végétales, est bien sûr bien digérée par les herbivores, mais se révèle aussi utile à tous les poissons, quel que soit leur régime alimentaire, mêmes carnivore, car elle régule le transit intestinal de tous les poissons.
En aquarium communautaire, la composition d'une ration de base de granulés, complétée avec de la nourriture vivante, congelée ou lyophilisée, est une bonne option.
Principe n° 3 : Éviter les excès
Le niveau des besoins énergétiques des poissons dépend de l’espèce à laquelle ils appartiennent, de leur niveau d’activité et de la température de l’eau. Mais lorsque l’on veut bien faire, il est fréquent de trop faire. De fait, de nombreux aquariophiles novices ont tendance à trop nourrir leurs poissons. Pourtant, le rationnement est très bénéfique aux poissons. La plupart, à l’exception de certaines espèces précises que vous pouvez facilement identifier, mais aussi des jeunes individus et des spécimens affaiblis, sont tout à fait capables de jeûner un jour par semaine, et souvent plus.
Pour évaluer la quantité adaptée, vous distribuez en plusieurs fois une quantité de nourriture estimée d’avance, et minutez à chaque fois le temps d’absorption : toute la nourriture doit être consommée dans les 3-4 minutes qui suivent. Si ce n’est pas le cas, c’est que vous en avez donné trop. Et c’est une menace pour l’équilibre de l’eau de l’aquarium car, même avec une bonne filtration, la prolifération de nitrates est un risque. Vous devez donc retirer le surplus.
Dans la logique de limiter les excès, lorsque vous achetez de la nourriture, méfiez-vous des aliments enrichis.
Portez une attention particulière à l’apport en vitamines hydrosolubles car celles contenues dans un aliment sous forme de paillettes sont lessivées dans les 30 secondes qui suivent la distribution, devenant inutilisables par les poissons. Ce phénomène est plus limité pour la nourriture sous forme de granulés.
Pensez aussi à conserver la nourriture dans des boîtes et à des conditions de température et d’humidité adaptées. Les vitamines se conservent à l'abri de l’air et de la lumière et, après ouverture du contenant, il faut les consommer dans les trois mois qui suivent.
Retenez que les poissons se satisfont de faibles quantités mais ont des besoins qualitatifs élevés. La lecture de la liste des ingrédients et des propriétés des produits que vous sélectionnez est un bon réflexe à adopter. N’hésitez pas à vous concentrer sur les marques plébiscitées par les aquariophiles plus chevronnés.
Changer l'eau de son aquarium : quand, comment, conseils et bonnes pratiques
Un milieu biologique stable contribue à réduire les risques de maladies et ainsi, à préserver la bonne santé des poissons. Limiter la quantité des polluants qui se développent dans l’aquarium passe par un changement régulier de son eau. Quand faut-il la renouveler ? En quelle proportion ? Comment retirer l’eau usée et la remplacer par une nouvelle ? Nous allons vous aider à changer l’eau de votre aquarium, une des tâches les plus importantes qui incombent à l’aquariophile.
Pourquoi changer l'eau de son aquarium ?
Dans la nature, les poissons vivent dans une eau qui se renouvelle constamment mais en captivité, leur milieu subit une activité biologique interne qui modifie sa composition. Dans ce contexte, le changement d’eau est une opération qui vise 2 objectifs :
• Maintenir la stabilité des paramètres de l'azote (ammoniac, nitrites, nitrates), des duretés (GH et KH), du phosphore (phosphates) et des autres composés chimiques. Les niveaux requis dépendent de chaque espèce, il faut donc veiller au respect des conditions favorables au bien-être des occupants de l’aquarium ; • Réduire la quantité de polluants issus de la dégradation des matières organiques (résidus d’aliments, déchets végétaux, déjection des poissons…). À faible dose, les 2 principaux polluants (nitrates et phosphates) ne représentent pas de danger vital pour les animaux. En revanche, une présence excessive de ces composés chimiques entraîne l’apparition d’algues nocives et des effets physiologiques chez les poissons, tels qu’une croissance ralentie, une malformation ou une faiblesse immunitaire.
Quelle quantité d'eau changer à chaque fois ?
Une règle élémentaire à respecter est de ne jamais changer la totalité de l’eau d’un seul coup. Le renouvellement doit se faire partiellement et varie en fonction de plusieurs critères (eau douce, eau de mer, aquarium avec plantes, sans plantes, tolérance des espèces au taux de nitrates…) Selon ces différentes données, la quantité d’eau à remplacer va de 10 % du volume brut d'un aquarium à 20% maximum par semaine. Plus l’aquarium sera grand et le filtre imposant, moins il faudra retirer d’eau. Inversement, un aquarium surpeuplé génère davantage de pollution et à ce titre, nécessite des changements plus importants et fréquents.
Quand changer l’eau et en quelle quantité ?
La fréquence du changement d’eau dépend surtout des niveaux de nitrite (NO2) ou de nitrate (NO3) mesurés dans l’aquarium. Il est donc indispensable de vérifier ces données 1 fois par semaine à l’aide de tests en gouttelettes. D’une manière générale, plus la dimension du bac est petite et le nombre de poissons élevé, plus les changements doivent se rapprocher dans le temps. Voyons plus en détail le rythme et la quantité d’eau à changer selon le type d’aquarium et de ses occupants :
• Dans un aquarium planté, les paramètres de l’eau restent stables plus longtemps car les végétaux naturels neutralisent une partie des polluants. Les changements d’eau sont de l’ordre de 10% du volume de l’aquarium par semaine ou entre 20 et 25% toutes les 2 semaines ; • Dans un aquarium sans plante, pourvu seulement d’un décor minéral, la présence de polluants est plus importante que dans un bac planté. Dans ce cas, on conseille généralement de changer environ 1/3 du volume du bac tous les 15 jours ; • Dans un aquarium aquascaping, la flore abondante fait baisser les taux de nitrates et de phosphates. Toutefois, les apports réguliers d’engrais nécessitent un changement hebdomadaire d’eau à hauteur de 10 à 20% du volume de l’aquarium ; • Dans un aquarium de mer, l’action des équipements de type écumeur permet d’éliminer rapidement les matières organiques avant leur dégradation. Les changements d’eau demeurent toutefois utiles pour stabiliser les paramètres. La nouvelle eau doit être osmosée et préparée entre 24 et 48 h à l’avance. Dans un bac bien équilibré, changer un volume de 10% par semaine est une bonne habitude. Si le rythme est trop contraignant, il est possible de renouveler 30 à 50% de l’eau du bac tous les mois.
Pourquoi faut-il préparer la nouvelle eau à l’avance ?
La veille, vous remplirez un grand arrosoir avec de l’eau du robinet. Il en effet primordial d’anticiper l’opération pour les raisons que nous allons détailler ci-après. Le jour du changement, l’eau doit être le plus proche possible de celle de l’aquarium en termes de densité (eau de mer), de dureté et de pH afin d’éviter les bouleversements peu appréciés des poissons. D’autre part, la nouvelle eau doit être à température ambiante et surtout pas froide. Enfin, l’eau du robinet peut contenir des substances (nitrates, chlore, plomb, cuivre...) susceptibles de nuire aux organismes vivant dans l’aquarium, y compris aux bonnes bactéries. Il faut donc laisser à ces produits le temps de s’évaporer pendant 24h. Si vous ne souhaitez pas attendre, sachez que le commerce propose des conditionneurs d’eau qui neutralisent ces composants nocifs.
Comment changer l’eau de son aquarium ?
Avant de passer à l’étape suivante, il est recommandé de débrancher tous les équipements électriques (filtre, pompe à air, éclairage et chauffage…). Pour retirer le volume d’eau à remplacer, munissez-vous d’un siphon cloche d’aquarium. Placez l’embout de l’accessoire près du fond et l’autre extrémité dans un seau en plastique. Pompez 2 à 3 reprises pour amorcer le siphonage puis retirez la quantité d’eau désirée. Profitez-en pour enlever les déchets en déplaçant le siphon sur toute la surface du sol. Soyez précautionneux et veillez à ne pas aspirer un poisson, des alevins ou des graviers avec le siphon cloche (les modèles disponibles en magasin possèdent généralement une crépine visant à éviter ce type d’accident). Une fois le bon volume d’eau retiré, ajoutez la nouvelle eau lentement et en prenant soin de ne pas la verser directement sur les animaux au risque de les brusquer. Une fois l’opération terminée, ils se sentiront comme des poissons dans l’eau… saine et équilibrée.
Nettoyer son aquarium : fréquence, conseils, trucs et astuces
Un aquarium demande un entretien régulier et rigoureux. Vos poissons ont besoin d’un lieu sain et agréable pour vivre en bonne santé. Par ailleurs, la propreté des vitres concourt à la beauté de l’aquarium. Or, beaucoup d’aquariophiles débutants se plaignent de devoir nettoyer les vitres au bout de 4 jours tant elles se salissent rapidement. Dans cet article, vous allez découvrir quelle est la bonne fréquence de nettoyage d’un aquarium. Nous vous donnons aussi quelques conseils pour obtenir de bons résultats.
Un petit nettoyage quotidien de l’aquarium
Vous devez chaque jour vérifier un certain nombre de choses :
• Vos poissons se comportent-ils comme les autres jours ? • Les paramètres de l’eau de l’aquarium sont-ils bons : température, dureté, acidité…? • Tous les accessoires, et en particulier les filtres, fonctionnent-ils correctement ? Si les paramètres ne sont pas bons, vous ferez bien sûr sans tarder tout ce qu’il faut pour les rétablir et vous réparerez les accessoires défaillants.
En dehors de cela, chaque jour, vous devez également retirer les gros débris de végétaux et les morceaux de nourriture non consommée, à l’aide d’une épuisette par exemple.
Autant de fois que nécessaire
Dans l’introduction, nous avons parlé du nettoyage des vitres. Celles-ci se nettoient autant de fois que vous le souhaitez, en fonction de vos exigences. De nombreux aquariophiles le font tous les deux jours. Dès le lendemain du nettoyage, un dépôt peut réapparaître. Nous abordons plus bas les outils qui se révèlent le plus efficaces.
Au moins une fois par semaine…
Au moins une fois par semaine ou un peu plus fréquemment (d’une manière générale, plus la taille de l’aquarium est petite et plus le nombre de poissons est élevé, plus les changements d’eau sont rapprochés), vous devez changer environ 10 % de l’eau de l’aquarium, par la technique du siphonnage. Vous avez sans doute lu dans de nombreux forums qu’il est très conseillé de changer un peu d’eau de façon régulière, que de changer beaucoup d’eau en une fois. L’équilibre de l’aquarium se remet bien mieux d’un petit changement que d’un plus gros.
Cette opération s’étale en réalité dans le temps. Au moins la veille du jour prévu pour le changement d’eau, vous devez traiter le volume d’eau que vous introduirez le lendemain. Un conditionneur d’eau vous permet de neutraliser la présence éventuelle de chlore et de métaux. La dureté, le pH et la température de la nouvelle eau doivent également être équivalents à ceux de l’ancienne eau.
Au moment de changer l’eau, débranchez les éventuels appareils électriques (éclairage, chauffage, filtre…).
Pour retirer une partie de l’eau de l’aquarium, utilisez un siphon prévu pour cet usage. L’emploi d’une cloche de nettoyage permet de nettoyer le substrat tout en enlevant l’eau. Certains modèles possèdent un long tuyau qui permet de siphonner l’eau usée et de l’emmener jusqu’à l’évier le plus proche de l’aquarium.
Pensez à rebrancher les appareils électriques une fois que vous avez terminé.
Retenez qu’il est recommandé de ne jamais réaliser le changement d’eau et le nettoyage de la filtration la même semaine. Faire ces deux opérations en même temps risque de retirer trop de ces bactéries qui interviennent justement dans cet équilibre.
Le nettoyage mensuel de l’aquarium
Une fois par mois, vous devez nettoyer de manière complète votre aquarium. N’utilisez jamais de détergents ou de produits chimiques qui ne soient pas adaptés. De même, vous ne devez jamais utiliser d’éponges, de chiffons ou autres que vous utilisez pour d’autres tâches. La moindre trace de produit ménager peut compromettre sévèrement la vie des habitants de l’aquarium. Vous devez donc réserver vos accessoires à l’entretien de l’aquarium.
Remplissez le petit aquarium qui va accueillir vos poissons le temps du nettoyage avec de l’eau de l’aquarium. Transférez-y vos poissons.
Vous vous occupez d’abord de vos plantes si vous en avez, en les taillant et les replantant si nécessaire.
Vous nettoyez les filtres à l’eau claire à moitié : cela permet de préserver des bactéries utiles à l’aquarium.
Vous nettoyez les vitres de l’aquarium, les néons et autres réflecteurs présents. C'est du phytoplancton qui s’accroche aux vitres. Le décrocher peut suffire : si vous avez des animaux filtreurs, ils s'en nourriront. Sachez qu’en nettoyant les vitres juste avant l'extinction des lampes retarde un peu la réapparition des algues.
Vous nettoyez aussi les décorations.
Prenez le temps de contrôler la qualité de l’eau.
Quels outils pour nettoyer les vitres d’un aquarium ?
Les aimants nettoyeurs sont des outils efficaces et pratiques. Composés de deux aimants, l’un se place à l’intérieur de l’aquarium et l’autre à l’extérieur, en vis-à-vis. Ils permettent un nettoyage des vitres sans avoir à plonger la main dans l’eau car l’aimant intérieur est guidé l’aimant extérieur. Il peut arriver que celui placé à l’intérieur tombe au fond de l’aquarium. Il est alors impératif de le retirer et de nettoyer tout résidu solide et dur comme des grains de sable (ou de sels si vous avez un aquarium d’eau salée) car vous risqueriez de rayer vos vitres. Ils sont réputés être efficaces pour supprimer les dépôts fins marron ou verts. Les aquariums récifaux ont des problèmes de dépôts de coraline, une algue rougeâtre. Dans ce cas, il faut équiper l’aimant de la lame en métal généralement vendue avec l’aimant.
Pour se débarrasser des dépôts sur les vitres, certains aquariophiles préfèrent l’efficacité d’une éponge de paille de fer en inox (ce détail est important). Elle est collée sur une plaquette d’environ 5 cm de côté, elle-même collée au bout d'un manche. Mais pour la coraline, ils doivent employer une lame métallique et racler la vitre.
Il existe aussi des lingettes de nettoyage mais leur coût est plus élevé que n’importe quel outil réutilisable.
Les raclettes ne sont utiles que si elles sont fournies avec des embouts interchangeables car elles permettent de multiplier les techniques de nettoyage et d’accéder facilement dans des endroits difficiles.
Les chiffons en microfibre sont utiles pour nettoyer les résidus de sels et les traces de gras sur les surfaces extérieures d’un aquarium. Même si vous ne les utiliser qu’à l’extérieur, il est recommandé d’utiliser des nettoyants pour vitres extérieures étudiés pour cet usage.
Les sets de nettoyage peuvent être utiles pour débutants qui n’ont pas encore une idée précise du nettoyage qu’ils vont avoir à faire. Tous les outils ne leur seront pas forcément utiles mais la palette est large : grattoir d'algues, éponge, siphon vidangeur, etc.
Le nettoyage du gravier
Si vous ne nettoyez pas le gravier, l’eau se salit plus rapidement, impliquant des changements d’eau plus fréquents. Le gravier sale favorise le développement d’algues qui dégagent une odeur nauséabonde. Les grains du gravier forment des poches pauvres en oxygène dont se servent les bactéries anaérobies pour croître. L’aspiration du gravier enlève donc la saleté qui se transforme en nitrates et autres déchets dissous, mais casse aussi ces poches. Il existe des pierres d’aération qui améliorent le mouvement de l’eau dans le substrat.
Nous avons déjà évoqué le système de cloche mais les aspirateurs électriques permettent un entretien plus complet du sol, et cela sans avoir à changer d’eau. Les sédiments sont en effet aspirés et retenus dans un filet : vous n’avez donc à redouter aucun impact négatif sur l’équilibre biologique ou la qualité de l’eau. Un bon aspirateur d’aquarium doit être :
• efficace ; • étanche ; • maniable (assez léger) ; • et robuste (une bonne qualité de plastique).
Si vous souhaitez en acheter un, soyez attentif à la puissance indiquée. Ne choisissez pas un débit inférieur à 650 L/h. Cela élimine donc tous les produits bas de gamme mais vous garantit une réelle utilité et une vraie efficacité. La présence d’un éclairage à LED peut être un plus appréciable.
Pour compléter la liste d’outils fournie dans cet article, n’oubliez pas que vous pouvez également introduire dans l’aquarium de petits organismes qui assureront une partie du nettoyage : les gastéropodes (comme les nérites, les physes et les planorbes lorsque c’est un aquarium d’eau douce, ou comme les astréas, les turbos et les nasses lorsque c’est un aquarium d’eau de mer) se révèlent en effet de précieux auxiliaires.
Le poisson rouge grandit en fonction de la taille de son aquarium : vrai ou faux ?
Ces derniers temps, le poisson rouge est devenu une sorte d'emblème de la maltraitance animale. Toutefois beaucoup d’idées fausses circulent à son sujet. Il est temps de démêler le vrai du faux, et notamment de savoir s’il est exact qu’un poisson rouge grandit ou non en fonction de la taille de son aquarium.
Taille du poisson et taille de l’aquarium
Nous ne ferons pas durer le suspens davantage : la taille d'un aquarium n'influence pas directement la croissance d'un poisson rouge.
Un poisson rouge commun (Carassius auratus) peut atteindre une taille que peu de gens soupçonnent car il meurt très souvent avant de l’avoir atteinte. Élevé dans des conditions idéales, un poisson rouge peut vivre 15 ans et atteindre la taille moyenne de 20 à 30 centimètres à l’âge adulte, certains spécimens pouvant exceptionnellement dépasser les 40 centimètres. Ces dimensions correspondent à la longueur du corps, sans prendre en compte la longueur de la queue.
Ce qui compte avant tout pour définir la taille adulte d’un poisson, c’est sa génétique, son alimentation, et les soins qu'il reçoit. Et il est par contre tout à fait vrai qu’un poisson rouge maintenu dans un petit aquarium ou dans des conditions inadaptées peut présenter une croissance réduite et des problèmes de santé.
Un espace restreint limite en effet sa liberté de mouvement et peut entraîner des déformations corporelles, un développement insuffisant des organes. Ce mauvais état général impacte forcément la croissance qui ralentit.
Pour permettre à un poisson rouge une croissance optimale, il est donc recommandé de lui fournir un aquarium dont la taille correspond à sa taille adulte.
Un poisson rouge peut-il rester seul ?
Dans la nature, le poisson rouge vit en banc : il est donc préférable d’en prendre minimum deux. Il faut penser à adapter la taille de l’aquarium en conséquence. Rappelez-vous que les poissons rouges sont d’abord des poissons de bassin. Même si c’est un environnement contraint, cela correspond à un bel espace de vie. Par ailleurs, si l’espace est trop réduit, les conflits territoriaux sont favorisés et les poissons vont se battre pour accéder à la nourriture.
Lorsque vous introduisez de nouveaux poissons, surveillez attentivement leur comportement pour s'assurer qu'ils s'entendent bien. Si des problèmes d'agression ou de harcèlement se manifestent, créer de nouvelles cachettes peut être une solution. Si cela n’est pas suffisant, il faut alors séparer les poissons.
Si vous décidez de maintenir un poisson rouge seul, il est encore plus essentiel de lui fournir un environnement riche, c’est-à-dire un vaste espace qui offre la liberté de nager, d’explorer et d’interagir.
La taille idéale d’aquarium pour un poisson rouge
Pour permettre une croissance optimale, il est recommandé de fournir à un poisson rouge un aquarium spacieux, adapté à sa taille adulte.
Un poisson seul requiert un minimum de 75 litres. On est bien loin du petit bocal rond… On compte 50 litres par poisson rouge supplémentaire. Un couple de poissons rouges nécessite ainsi un aquarium d’au moins 125 litres, trois poissons, 175 litres, etc. Vérifiez les besoins de chaque espèce de poisson si vous souhaitez associer les poissons rouges à d’autres sortes de poissons. La règle de base est que plus les poissons ont d’espace, meilleure est la cohabitation.
Jusque-là nous avons parlé des poissons rouges communs (Carassius auratus). Mais il existe d’autres variétés de poissons rouges, plus petites, comme les poissons rouges tête de lion ou les poissons rouges queue-de-voile. Leur besoin d’espace peut être légèrement moins important. Mais conservez à l’esprit qu’en matière de soins à des animaux domestiques, dont font bel et bien partie les poissons d’aquarium, l’espace est l’un des critères les plus importants pour favoriser le bien-être animal. Donc plus vous pourrez leur donner de volume, mieux les poissons se porteront.
Il n’y a pas que la taille de l’aquarium qui compte !
Mais le volume n’est pas le seul critère du bien-être animal. La qualité des soins que vous apportez à vos animaux est tout aussi essentielle.
Vous devez surveiller la qualité de l'eau. Les poissons rouges produisent beaucoup de déchets qui peuvent rapidement polluer l'eau. Un système de filtration adéquat permet de maintenir une bonne qualité d'eau. Par ailleurs, une aération suffisante assure une oxygénation correcte de l'eau. Sans changements d'eau réguliers, si vous laissez les déchets s’accumuler ou encore si vous utilisez des produits chimiques inappropriés, la qualité de l'eau peut vite devenir médiocre et des problèmes de santé vont apparaître chez vos poissons rouges. Il faut surveiller la température de l’eau pour qu’elle reste dans la plage indiquée pour les espèces de poissons que vous accueillez, ainsi que les paramètres comme l’acidité, la dureté, la présence de nitrites et de nitrates.
Les poissons rouges ont besoin d'une alimentation équilibrée et adaptée à leur espèce. Une mauvaise alimentation, une suralimentation (le plus fréquent) ou une sous-alimentation peuvent entraîner des problèmes de santé. Obésité, déséquilibres nutritionnels et troubles digestifs sont alors au rendez-vous… Or, il est plus aisé de maintenir un poisson en bonne santé que de le guérir. Ces animaux dépérissent vite une fois que leur santé commence à se dégrader.
Les poissons rouges ont aussi besoin d'un environnement riche en cachettes (plantes et éléments de décoration non dangereux). Là encore, on est loin du cliché du bocal nu ! Un environnement pauvre peut entraîner du stress et causer de l’ennui aux poissons rouges.
La souffrance des poissons rouges
On lit souvent que les poissons rouges meurent dans d’atroces souffrances parce que leurs organes grossissent à l'intérieur de leur corps et qu'ils ne peuvent pas grandir à cause d'un aquarium trop petit. C'est tout simplement faux ! Vous l’avez compris, les poissons rouges meurent parce que leur croissance est, au contraire, limitée, et que c’est leur santé dans l’ensemble qui en est affectée, réduisant simplement leur espérance de vie.
Au-delà de ces éléments, la souffrance animale est une question qui est loin d’être résolue. La douleur est un phénomène complexe à étudier : on ne peut que le constater chez les êtres humains. Nous avons certes appris à communiquer entre nous par le langage qui permet de nous faire comprendre et d'évoquer nos émotions ou notre ressenti. Mais personne n’est vraiment capable de savoir ce que ressent quelqu'un qui souffre. En ce qui concerne l'animal, et a fortiori un poisson, la compréhension de sa souffrance relève davantage du décryptage d’énigme que de la communication.
Les nocicepteurs sont une famille de récepteurs sensoriels liés à des terminaisons nerveuses. Ce sont eux qui permettent chez de nombreuses espèces animales de ressentir la douleur. Les poissons ne possèdent pas de nocicepteurs sensibles au froid mais ce n’est pas pour autant qu’ils ne peuvent pas ressentir la douleur. Des études ont montré qu’un poisson qui souffre relâche des molécules opioïdes naturellement présentes dans leur organisme lorsqu'une souffrance leur est infligée. Ainsi, si l’aquariophile pouvait mesurer la concentration de ces molécules, il serait plus à même d’évaluer le bien-être de ses poissons.
Cet article montre à quel point des animaux que nous côtoyons régulièrement sont encore de vrais inconnus pour nous. Certes, il ne faut pas fournir beaucoup d’efforts pour en apprendre davantage sur eux car les scientifiques communiquent beaucoup sur leurs découvertes et nous en savons de plus en plus sur leurs modes de vie. Mais il faut prendre la peine de s’intéresser vraiment à eux. Les soins à donner à des animaux, quels qu’ils soient, ne sont appropriés que si l’on connaît leurs besoins.
| Algérie mon beau pays | |