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La majorité des forêts du pays est concentrée sur une bande côtière d’environ 400 km de large. C’est des forêts essentiellement de lumières, irrégulières, avec la présence d’un épais sous-bois limitant la visibilité et l’accessibilité et favorisant la propagation des feux ... Cliquer sur + pour lire la suite.

La superficie forestière par groupe d’espèce
La majorité des forêts du pays est concentrée sur une bande côtière d’environ 400 km de large. C’est des forêts essentiellement de lumières, irrégulières, avec la présence d’un épais sous-bois limitant la visibilité et l’accessibilité et favorisant la propagation des feux. Elles sont de type méditerranéen et le caractère xérophyte des espèces s’accentue en se rapprochant du Sahara.
La forêt algérienne est composée par un certain nombre d’essences étroitement liées au climat, à savoir :
• Le pin d’Alep ; • Le pin maritime ; • Le cèdre de l’Atlas ; • Le chêne liège ; • Le chêne vert ; • Le chêne zeen et afarès ; • L’eucalyptus et d’autres espèces (Thuya, Genévriers, Frêne, …).
Le tableau n° 1 présente la superficie forestière par groupe d’espèces selon les définitions de l'Analyse CEE_ONU/FAO des ressources forestières de l'an 2000 (zones tempérées et zones boréales) :
Forêts et Autres terres boisées
Forêts composées essentiellement de résineux : Forêts dans lesquelles les cimes des résineux couvrent plus de 75 % de la superficie (gymnospermes).
Forêts composées essentiellement de feuillus : Forêts dans lesquelles les cimes des feuillus couvrent plus de 75 % de la superficie (angiospermes).
Forêts composées essentiellement d’autres : Forêts dans lesquelles les cimes des essences autres que les résineux et les feuillus (plantes arborescentes appartenant aux familles du bambou, du palmier, des fougères, etc.) couvrent plus de 75 % de la superficie.
Les superficies
La superficie des forêts et autres terrains boisés ne représente que 1,7% du territoire national. En 1985, Cette superficie était estimée à 3 668 080 ha, dont 1 473 590 ha représentaient la forêt, soit 40%. En 2003, la superficie des forêts et autres terrains boisés était de 4 071 000 ha, représentant ainsi 1 468 000 ha de forêt, soit 36%. Les résineux sont largement dominants en terme de surface, ils représentent 63% des forêts et plus particulièrement le pin d’Alep. Ils sont suivis des feuillus avec 22% et en dernier les autres forêts avec 15%.
En raison de la pauvreté des sols, d’une pluviométrie relativement faible et des sécheresses périodiques, rares sont les forêts qui sont productives. De plus des potentialités existantes, seule une partie relativement faible est exploitable. Actuellement, le rôle principal du patrimoine forestier est beaucoup plus de protection que de production. Par ailleurs, il existe deux natures juridiques des forêts algériennes, les forêts du domaine public, le domaine prédominant avec 91% et les forêts privées qui ne représentent que 9%. Les incendies de forêts constituent la plus importante cause de dégradation de la forêt algérienne. Ils sont dus essentiellement à la nature spécifique de la végétation de nos forêts, aux conditions climatiques et parfois à la malveillance de l’Homme.
Les incendies touchent aussi bien la forêt que les autres formations, tels que le maquis, les broussailles et l’Alfa. La superficie des peuplements forestiers brûlés au cours de la période 1965 à 2003 représente 1 406 681 ha, avec une superficie moyenne incendiée de 36 069 ha par an, dont l’année 1994 a été la plus endommagée en terme de superficie brûlée avec 271 598 ha. Selon la série présentée dans le graphe n° 3, on remarque que les plus importantes superficies incendiées sont ceux enregistrées au cours de l’année 1965 et 2000 avec respectivement 50 809 ha et 55 782 ha. Par contre, l’année 1985 est l‘année qui représente les superficies les moins incendiées.