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La biodiversité comprend les organismes vivants autres qu’humains et les écosystèmes dont ils font partie. La préservation de la faune et la flore, principalement celle des espèces menacées d’extinction fait l’objet de nombreuses conventions internationales. L’Algérie est un pays attractif au plan touristique et singulier au plan de la diversité biologique. Un ensemble d’écosystèmes se rencontre d’un bout à l’autre du territoire algérien, d’une part, écosystèmes marins, côtiers, et d’autre part, écosystèmes forestiers, montagneux, steppique et sahariens. Pour chaque groupe taxonomique des animaux ( Mammifères, Oiseaux, Reptiles, Amphibiens, Poissons, Invertébrés, ... ), le nombre d’espèces total et le nombre d’espèces en danger sont donnés selon la définition de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) :
• Les espèces en danger sont celles qui sans être « gravement en danger » sont néanmoins confrontées à un risque d’extinction à l’état sauvage très élevé et à court terme ; • Les espèces gravement en danger sont confrontées à un risque d’extinction à l’état sauvage extrêmement élevé et à court terme.
L’Algérie de part sa position géographique intéressante recèle des paysages et des étages bioclimatiques très diversifiés, à cette multitude d’écosystèmes naturels vient s’intégrer une faune aussi diversifiée et adaptée à chaque type d’habitat. A partir relatif à la situation des espèces animales (Tab n°1), les mammifères connues en Algérie sont au nombre de 107 espèces. Elles sont toutes indigènes. 47 espèces sont en danger ou ayant un rôle comme indicateur biologique.
L’avifaune algérienne regroupe 336 espèces connues dont la quasi totalité (334) sont indigènes. Le nombre d’espèces d’oiseaux en danger est de 108 espèces, soit 32% du total des espèces connues. Parmi ces espèces : l’Erismature à tête blanche, la Grue cendrée et la Sarcelle marbrée qui sont particulièrement des espèces très menacées.
Concernant les Reptiles, ils sont très peu étudiés en Algérie, 70 espèces sont connues dont 08 en danger. Citons : l’Agame de biberon et le Varan du désert. Pour préserver sa diversité biologique faunistique, l’Algérie a crée une base législative relative à la réglementation de la chasse et la loi relative à la protection de l’environnement.
Les amphibiens est la classe des vertébrés la plus pauvre en espèces, vivant en relation étroite avec les zones humides où ils jouent un rôle écologique important, étant essentiellement insectivores et représentent eux même des proies importantes pour d’autres prédateurs. On recense la Salamandre tachetée, la grenouille de Mascaraigne et le Crapaud de pantherin que l’on retrouve uniquement dans la région de Djanet (wilaya de Illizi ).